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79 200 € pour « placer le vase de Soissons à l’abbaye Saint-Médard »

Le conseil municipal a ouvert son assemblée à l’association Abbaye Royale Saint-Médard de Soissons (ARSMS) et son président Nicolas de Schonen. Son intervention auprès des élus se justifient pleinement, l’ARSMS sollicitant une subvention d’équipement de 79 200 €.

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A travers l’Abbaye Royale Saint-Médard de Soissons, il est certain que Nicolas de Schonen ne manque pas d’ambition pour la ville : « On nous demande souvent où se trouve le vase de Soissons et nous sommes bien embêtés à leur répondre. Je propose alors de placer le vase de Soissons à Saint-Médard, de donner au vase de Soissons une réalité géographique et historique. On met par exemple en avant les cathédrales pour valoriser notre patrimoine, mais il y a plein de cathédrales et qu’un seul Saint-Médard en France. »

Par cette image qui matérialise l’emblème de la ville à Saint-Médard, le président de l’ARSMS veut mettre en lumière le site et dire aux Soissonnais qu’il y a déjà dans leurs murs un joyau historique bel et bien concret celui-là, l’abbaye royale. Sensibiliser les Soissonnais au privilège exceptionnel qu’ils ont de posséder un tel patrimoine est en effet l’une des missions que s’est donné l’association à sa création en 2016. Un autre objectif principal est bien sûr la sauvegarde du plus ancien site médiéval de l’Aisne, « le lieu où l’histoire de France a pris son envol, souligne Nicolas de Schonen. Dans ce but, l’association souhaite mobiliser la communauté européenne de scientifiques, archéologues et historiens au chevet de l’abbaye royale Saint-Médard, afin d’en faire un site de référence européen sur le haut Moyen-Age, de Clovis à Charlemagne. Avec l’aide de l’Europe, l’objectif est de présenter un projet en 2020. »

Convaincu par l’action de l’ARSMS, le conseil municipal a donc voté l’attribution d’une subvention de 79 200 €, « d’autant plus que l’association poursuit en 2019 la valorisation et la sécurisation de la crypte avec la finalisation d’un parcours de visite, ajoute Edith Errasti, adjointe à la sauvegarde et la valorisation du patrimoine. Associée à un programme de recherche scientifique international, la mise en valeur du site verra aussi en 2019 l’ouverture d’un chantier archéologique et la numérisation de la crypte afin qu’une cartographie précise puisse servir aux futurs travaux de restauration. »

Une expérience archéologique pour le public

L’association Abbaye Royale Saint-Médard de Soissons organise une animation archéologique le samedi 8 juin à 14h30 et 15h30. Lors de ces deux sessions, trois modules successifs de 20 mn sont proposés :
1. Tel un véritable archéologue, chaque participant pourra dégager un carré de terrain, sous la direction d’animateurs organisant les mini-fouilles.
2. L’atelier archéologique fera découvrir et manipuler des objets qui permettront de comprendre comment s’organise une fouille et ce qu’elle peut révéler des moments importants de l’abbaye.
3. Enfin, l’association proposera une visite commentée de la crypte.
Renseignements auprès de l’office de tourisme : 03 23 53 17 37.
L’animation archéologique est organisée avec l’association Défi Patrimoine qui met sur pied tout un projet d’animation patrimoniale, artistique et culturelle à rayonnement territorial, appelée « l’Aventure immersive ». Elle se décline en trois temps forts : à Saint-Médard en juin donc, mais aussi à Saint-Jean des Vignes en août puis à Braine en septembre. De plus, Défi Patrimoine propose le lundi 10 juin une balade contée d’une journée sur les routes soissonnaises, pour résoudre l’énigme du trésor des rois francs.

Des jardins partagés à Presles

La Ville de Soissons, Clésence et l’OPH de l’Aisne créent conjointement des jardins potagers et aromatiques à destination des habitants du quartier de Presles. Des parcelles de jardins situées au cœur du quartier seront ainsi mises à disposition et la mission de développer ces jardins partagés est confiée à l’association Réaliss Quartiers. La participation de la Ville se fera sous forme de mise à disposition de matériels et de matériaux pour un montant annuel maximum de 1 500 €. Quant aux deux bailleurs, leur contribution s’élève à 15 000 € chacun par an.

L’Arsenal à louer

La salle de l’Arsenal peut déjà accueillir des manifestations exceptionnelles aux tarifs de 355 € avec entrée gratuite et 725 € avec entrée payante. Mais la municipalité a constaté que l’Arsenal fait régulièrement l’objet de demandes de locations ou de prêts pour des manifestations d’ordre privé. Si l’Arsenal est inoccupé et si la demande est compatible avec les lieux, la Ville crée donc un forfait journalier de location privative, fixé à 1 000 € pour la partie est et 1 000 € également pour la partie ouest. La location des deux espaces est et ouest s’élevant à 1 700 €.

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SPECIAL ELECTIONS : économie, emploi et environnement

Le premier tour des élections municipales 2020 a lieu le dimanche 15 mars, suivi du potentiel second tour le 22 mars. A Soissons, cinq candidats se sont pour l’heure officiellement déclarés. Tout candidat a dans tous les cas jusqu’au 27 février pour se présenter et déposer sa liste de 35 noms pour composer le prochain conseil municipal de la cité du Vase.

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Après avoir présenté les 5 candidats déclarés à la mairie de Soissons, nous avons demandé à chacun d’entre eux d’exposer – succinctement – leurs engagements et leurs propositions sur les thématiques spécifiques du développement économique et de l’emploi, de l’environnement et de la circulation douce, tout en exprimant leur position sur la future installation de l’usine Rockwool. Le premier tour des élections municipales aura lieu le dimanche 15 mars, puis le possible deuxième tour la semaine suivante du dimanche 22 mars.

Philippe ABBAS

soutenu par La France Insoumise

Le développement économique et l’emploi : « Concernant l’emploi, je propose la création d’un bureau municipal de l’emploi afin de renforcer le lien entre les partenaires, les sans-emplois et les employeurs. Ce lieu n’a pas vocation à se substituer au pôle emploi ou à la mission locale. Il doit proposer des outils, accompagner, mettre à disposition les offres d’emploi et être un interlocuteur privilégié pour les entreprises. Les expériences existantes en France ont montré de bon résultats, comme par exemple à Fécamp ou Pertuis. »

L’environnement et la mobilité : « Concernant l’environnement, je prône la création d’un poste d’adjoint au maire en charge de l’écologie, le développement durable et la transition énergétique, financée par une baisse d’un quart de l’indemnité des élus. Par ailleurs, la circulation douce devra inclure un véritable plan de développement des pistes cyclables, trop insuffisant selon moi, depuis 2014. La gratuite des bus est également prévue. »

L’installation de Rockwool : « Je demande et je suis le premier candidat à annoncer souhaiter un référendum d’initiative citoyenne sur l’implantation de cette usine Rockwool sur le territoire. J’ai bien conscience que cela peut créer 140 emplois. M. Crémont, étant premier vice-président du GrandSoissons depuis 2014, en charge de l’économie et de l’emploi, n’aurait-il pas eu d’autres opportunités que l’arrivée d une telle société controversée, au risque de voir un impact sur la santé de la population et l’environnement ? J’en profite donc pour parler de la construction du canal Seine Nord Europe qui débutera en septembre 2020. 3 000 à 6 000 emplois durant les travaux pour l’Aisne, l’Oise et l’Ile-de-France et à moyen terme, 15 000 emplois envisagés !! Étrangement, cela personne n’en parle… »

Alain CREMONT

maire sortant

Le développement économique et l’emploi : « Nous recréerons une offre foncière pour accueillir de nouvelles entreprises et nous créerons, au sein de la direction économique de GrandSoissons Agglomération, un service pour l’accompagnement de start-ups et pour les projets liés à l’économie circulaire. Nous lancerons également l’acte 2 renforcé du plan commerce de proximité dans tous les quartiers. De plus, à l’image de Chartres, nous mettrons notre patrimoine en valeur à travers “Soissons en lumières” pour faire de notre ville une destination touristique de villégiature et plus seulement de passage. »

L’environnement et la mobilité : « Nous déploierons un plan “Soissons 1000 arbres”, avec végétalisation des rues et façades, et créerons des îlots de fraîcheur sur des places et parcs et près de la rivière. Nous densifierons le réseau de pistes cyclables et développerons des parkings à vélo sécurisés. Fidèles à notre volonté de faire du cœur de ville un véritable lieu de vie, nous expérimenterons l’ensemble du cœur de ville en zone 30, une zone bleue et la piétonnisation une fois par trimestre. Nous améliorerons également les performances énergétiques des bâtiments publics. De plus, comme pour les véhicules de la collectivité, nous travaillerons avec le SITUS à déployer davantage de bus circulant à l’énergie propre. »

L’installation de Rockwool : « Fidèle à mon engagement en faveur de l’emploi sur un territoire qui compte 11,7 % de chômeurs et ayant là l’occasion de satisfaire les attentes légitimes de nos concitoyens, je suis favorable à l’installation de Rockwool et je fais confiance à l’État pour conduire toutes les études environnementales et sanitaires. »

Franck DELATTRE

soutenu par la République En Marche

Le développement économique et l’emploi : « Plus de 1 000 personnes ont quitté Soissons en 6 ans et cela a eu des répercussions sur l’attractivité du territoire, avec des classes et des commerces qui ferment. L’attractivité du territoire passe par le déploiement de la fibre optique, l’aménagement de nos infrastructures, une structure d’accompagnement pour l’implantation des entreprises avec la mise en place d’une équipe logistique facilitatrice, mettant du lien (il faut arrêter de travailler en silos) et de la synergie entre l’ensemble des acteurs du territoire (institutionnels, formation, élus, pôle emploi). Pour être attractif, il faut aussi baisser la taxe foncière, trop élevée et pénalisante pour l’activité et le pouvoir d’achat, nous la baisserons de 10 % dès la première année de notre mandat. »

L’environnement et la mobilité : « Nous revégétaliserons la ville (trop d’arbres abattus ces dernières années) et végétaliserons les toitures des bâtiments communaux ainsi que les friches commerciales et industrielles de façon réversible si une nouvelle activité venait à s’y installer. Une réfection thermique des bâtiments communaux, accompagnée d’installation de panneaux solaires sera lancée. Nous aménagerons, sur l’ensemble de la ville, un réseau de pistes cyclables vraiment sécurisé avec des aires de stationnement dédiés. Par ailleurs, les bus seront gratuits les mercredis et samedis, jours de marché. »

L’installation de Rockwool : « Attirer les investisseurs, c’est aussi assurer une bonne qualité de vie sur le territoire. En conséquence, toute implantation d’entreprise devra être écologiquement responsable. L’emploi ne peut se faire au détriment de la santé, en implantant des industries potentiellement polluantes. C’est le cas de Rockwool avec le risque de pollution, de répercussions sur la santé, un exode encore plus grand et une dévaluation conséquente des biens des Soissonnais. »

Sébastien LANGE

union de gauche

Le développement économique et l’emploi : « Depuis 40 ans, le bassin soissonnais a perdu plus de 3 000 emplois industriels. Notre projet, en s’appuyant sur la loi d’expérimentation du 28 mars 2003, propose donc que l’agglomération du Grand Soissons devienne un nouvel espace de la valorisation économique, sociale et environnementale des entreprises abandonnées ou menacées. Les enjeux se situent au niveau des savoirs, des savoir-faire et des compétences dont il est urgent d’assurer la pérennité sur le Soissonnais. Cela est étroitement lié à ceux de la qualité des emplois, de leur sécurisation et le développement de la formation tout au long de la vie. Un autre enjeu concerne leur financement avec une territorialisation des décisions par ses acteurs aussi bien privés que publics incluant les nouveaux acteurs du financement participatif. Il s’agit en particulier de mettre à la disposition du Soissonnais des outils pour responsabiliser les banques dont on connaît la réticence à prendre en compte l’apport des PME et TPE au développement du territoire. Enfin, notre projet porte un enjeu de démocratie lié à la participation des parties prenantes du territoire à la régulation de son développement.
Quant aux commerces, nos propositions sont claires : refus d’installations de nouvelles zones commerciales et développement des commerces de proximité. Le droit de préemption sur les locaux de Soissons sera maintenu avec un accompagnement des commerçants dans leur projet. Nous sommes également favorables au développement des entreprises liées aux activités de nuit. Les commerces du cœur de ville souffrent. Il est donc impératif de faire des allégements fiscaux aux nouvelles installations, afin de développer leur activité. Cela est déjà appliqué mais nous souhaitons une véritable équité entre les commerces. »

L’environnement et la mobilité : « Dans la redynamisation du cœur de ville, nous développerons davantage les lignes de bus et ces dernières seront gratuites. Des voies piétonnes seront créées avec une revégétalisation de nos voies et espaces verts, afin de compenser la minéralisation. Notre projet comprend aussi la multiplication des pistes cyclables. »

L’installation de Rockwool : « Nous y sommes favorables. Il faut créer des emplois. Néanmoins, nous serons vigilants sur le respect des normes environnementales et les types de contrats. »

Alain REYT

rassemblement national

Le développement économique et l’emploi : « Le réarmement économique de Soissons par implantation de nouvelles entreprises, industrielles de préférence, sera notre priorité parallèlement au dossier santé. L’avenir de Soissons, sa vitalité, sa capacité d’investissement, la qualité des services rendus à la population en terme d’infrastructures, de voirie, d’éducation, de culture, etc. – sont à ce prix. Les ressources financières de la commune ne peuvent pas reposer uniquement sur l’impôt foncier (injuste) et sur les subventions octroyées par l’État (trop aléatoire). Aussi faut-il promouvoir la création de valeur ajoutée par le travail, celle-ci générant un accroissement du pouvoir d’achat global dont profiteront tous les acteurs économiques au final (commerces, artisans, etc.) Soissons dispose d’atouts qu’il faut mettre davantage en valeur. Toutes les pistes n’ont pas été explorées dans ce sens. Bien sûr il ne suffira pas d’un claquement de doigts pour faire venir des industries. Il faudra se battre, aller chercher le travail et les emplois “avec les dents” selon l’expression de N. Sarkozy.
Il faudra également faire preuve de créativité, ouvrir de nouvelles pistes. Nous nous y emploierons. »

L’environnement et la mobilité : « La lutte pour l’environnement et la qualité de la vie doit s’envisager en relation avec l’économie et le social sinon on reste dans le symbolique. Ainsi, les circuits courts et le recours aux acteurs locaux seront systématiquement privilégiés. L’innovation et les économies d’énergie seront recherchées dans le transport (bus + vélo), l’habitat et les bâtiments publics. Nous aurons également une attention particulière pour l’entretien des espaces verts et naturels ainsi que pour le bien-être de nos amis les animaux. »

L’installation de Rockwool : « Nous sommes favorables à l’implantation de l’usine Rockwool à Soissons. Les isolants permettant de réduire la consommation énergétique des bâtiments – et donc les émissions de gaz à effet de serre – doivent bien venir de quelque part, il faut être cohérent et conséquent. Il appartient au maître d’ouvrage, la com d’agglo, de garantir une réalisation de haute qualité environnementale et sanitaire, au travers des obligations contenues dans le cahier des charges. »

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La Rose et la tempête

La rose de la cathédrale de Soissons est présentée au public à l’abbaye Saint-Léger pendant sa restauration, suite à sa destruction par la tempête Egon de janvier 2017.

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Dans la nuit du 12 au 13 janvier 2017, le passage de la tempête Egon en terres soissonnaises aura eu comme conséquence la plus spectaculaire d’avoir fait volé en éclats la rose occidentale de la cathédrale Saint-Gervais – Saint-Protais. Propriété de l’Etat, elle a fait depuis l’objet d’un diagnostic approfondi, « préalable indispensable avant d’engager les travaux de restauration, souligne le service Architecture et Patrimoine de Soissons. Après notamment une analyse fine des matériaux employés, la mise en évidence de leur hétérogénéité, il a été décidé d’opter pour une restitution intégrale des remplages de la rose occidentale. »

C’est donc un chantier rare qui débute à Soissons, celui de la réalisation d’une rose de cathédrale en ce début du XXIe siècle : « Il semble opportun de faire partager au plus grand nombre les enjeux et problématiques liés à ce chantier d’ampleur, et de découvrir de tout près la rose pendant sa restauration, posée sur le pavement de l’église Saint-Léger. »

De là est née l’exposition La Rose et la Tempête dédiée à cette œuvre magistrale de l’époque médiévale et qui va renaître au fil des mois. Pendant un an plus précisément, de janvier 2020 à janvier 2021, la Direction régionale des affaires culturelles des Hauts-de-France et la Ville de Soissons proposent en effet au public de vivre au plus près ce chantier de restauration peu commun.

De plus, durant l’exposition, le service Architecture et Patrimoine organise plusieurs événements qui ponctueront l’année. Nommées « Eclats de cathédrale, des fractures de la Grande Guerre jusqu’à la tempête Egon », les premières animations invitent « à une pérégrination urbaine de la cathédrale à l’abbatiale Saint-Léger où sont présentés les remplages de la rose réassemblés ».

Le programme des animations

  • « La Rose et la Tempête » : exposition du 10 janvier 2020 au 10 janvier 2021 à l’abbaye Saint-Léger – 2,5 € (tarif plein), 1 € (tarif réduit). Parallèlement à cette exposition, le musée de Soissons accueille, jusqu’au 31 mai 2020, l’exposition Revivre ! 1918, l’Aisne se reconstruit, conçue par les Archives départementales de l’Aisne.
  • « Eclats de cathédrale, des fractures de la Grande Guerre jusqu’à la tempête Egon » : dimanches 16 février et 15 mars à 14h30, rendez-vous à l’entrée de la cathédrale – 7 € par personne + 1 € de droit d’entrée au musée.
  • « L’imaginaire de la rose du moyen-âge au XXe siècle » : dimanches 19 avril, 17 mai et 14 juin.
  • « La magie des verres de couleur » : de juillet à septembre.
  • « Comprendre et restaurer » : dimanches 18 octobre, 22 novembre et 13 décembre.

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SPECIAL ELECTIONS : 5 candidats à Soissons, leur enjeu pour la ville

Le premier tour des élections municipales 2020 a lieu le dimanche 15 mars, suivi du potentiel second tour le 22 mars. A Soissons, cinq candidats se sont pour l’heure officiellement déclarés. Tout candidat a dans tous les cas jusqu’au 27 février pour se présenter et déposer sa liste de 35 noms pour composer le prochain conseil municipal de la cité du Vase.

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Pour rappel, les précédentes élections municipales de 2014 s’étaient jouées à trois à Soissons : avec le maire sortant Patrick Day, tête de liste de l’union de gauche, la liste divers droite menée par Alain Crémont et la liste Front National d’Emmanuel Chassagnoux. Trois au premier tour, et trois au second tour, car les trois candidats étaient au-dessus des 20 % après le premier vote. Alain Crémont et Patrick Day se retrouvaient tout particulièrement au coude-à-coude, séparés de seulement 0,5 % des voix. Alain Crémont a donc fait la différence au second tour, avec un taux de participation plus important de 52,7 à 57,3 %. Il a été élu avec 45,6 % des voix, devant Patrick Day (40,3 %) et Emmanuel Chassagnoux (14,1 %).
Six ans plus tard, quel est l’enjeu pour la ville de Soissons ? C’est ce que nous avons demandé à chacun des cinq candidats déclarés. Nous détaillerons ainsi les thématiques et les dossiers les plus importants dans nos prochaines éditions jusqu’à l’élection du futur maire de Soissons.

Philippe ABBAS

soutenu par La France Insoumise

  • 45 ans
  • Responsable du groupe soissonnais investi par La France Insoumise
  • Adjoint des cadres – responsable de la permanence d’accès aux soins à l’hôpital de Soissons
  • Déjà candidat aux élections législatives et candidat à une place non éligible sur la liste de Patrick Day aux Municipales 2014.

France Insoumise s’est scindée en deux groupes à Soissons. Philippe Abbas est le chef de file de l’un deux, mais il est aussi celui qui a obtenu le soutien officiel de La France Insoumise pour représenter une liste citoyenne aux élections municipales. Il confie avoir « travaillé pendant un an pour composer une liste d’union de gauche » avec les autres partis soissonnais, et il confirme avoir récemment « claqué la porte de l’union de gauche », faute d’accord sur son positionnement dans la liste. « Je n’ai jamais voulu la place de n° 1, précise-t-il, en revanche je n’accepte pas la 5e place. Elle ne correspond pas aux scores de notre mouvement en tant que première force de gauche aux dernières Législatives et deuxième force aux Européennes. Nous avons également prouvé ce que nous pouvons apporter en dynamique sur le terrain. »
De fait, Philippe Abbas part seul avec La France Insoumise dans la bataille, et il entend bien étendre sa propre liste à 35 noms. Et s’il n’arrivait pas à réunir les 35 noms avant le dépôt des listes du 27 février ? « Dans ce cas, j’annoncerais à ce moment le nom du candidat que je soutiendrais », dit-il.
Toutefois, Philippe Abbas n’en est pas là et il se prépare comme un candidat déclaré. Quel est l’enjeu du prochain mandat pour la ville de Soissons ? Il le voit dans un programme social et humain : « La priorité est de s’occuper de tous les habitants de la ville, et cela dans tous les quartiers de la ville. Sans augmenter les impôts, il faudra tout particulièrement leur amener une maison pluridisciplinaire de la santé publique, une unité Alzheimer publique et des transports gratuits ».

Alain CREMONT

maire sortant

  • 66 ans, marié, 4 enfants
  • Chef d’entreprise retraité
  • 1 mandat de maire de Soissons, vice-président de l’agglomération en charge du développement économique
  • En tête de la liste « Pour Soissons, gardons le cap »

Elu maire en 2014 en tête d’une liste divers droite, Alain Crémont se présente donc à sa propre succession en mars 2020. Il annonce « avoir parcouru beaucoup de chemin en 6 ans et tenu de nombreux engagements », mais il dit aussi savoir « que beaucoup reste à faire, c’est pourquoi nous restons mobilisés pour tenir la feuille de route que nous nous sommes fixée pour relever Soissons et améliorer la qualité de vie des Soissonnais, quel que soit leur quartier ».
Pour les 6 nouvelles années à venir, l’enjeu à Soissons se situe pour lui « dans le développement économique, l’emploi et l’attractivité du territoire. C’est une priorité car le développement économique crée des richesses, et de là en découle le pouvoir d’achat retrouvé des familles qui peuvent ainsi faire vivre les écoles, les associations et les équipements publics de la ville. Dans la même idée, il faut capitaliser sur le travail déjà réalisé en terme d’économie sociale et solidaire, tout en développant le tourisme et l’innovation. » Alain Crémont se dit par ailleurs « heureux de voir Soissons et GrandSoissons revenir dans les radars ».

Franck DELATTRE

soutenu par la République En Marche

  • 54 ans, marié, 3 enfants
  • Cadre dans une société HLM
  • Conseiller régional EELV (2004 – 2015), adjoint au maire de Soissons (2008 – 2014)/vice-président à l’agglomération de Soissons (2008 – 2014) en charge du logement, du plan énergie et climat, conseiller délégué à l’agglomération (2014 -2020) responsable de la zone d’habitat et du plan paysage.

Ancien conseiller régional Europe Ecologie Les Verts, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l’Aisne, porte-parole de l’opposition de gauche pendant une bonne partie du mandat d’Alain Crémont, Franck Delattre a surpris son monde en annonçant sa candidature à la mairie de Soissons avec le soutien de la République En Marche et du député Marc Delatte. Cela lui a d’ailleurs valu son exclusion du Parti Socialiste axonais.
Qu’à cela ne tienne, le candidat part avec également dans ses rangs d’autres conseillers municipaux de l’opposition de gauche. Selon lui, l’enjeu à venir pour Soissons se trouve « dans un développement équilibré de la ville, du centre aux quartiers. » Il parle de développement équilibré aussi bien au sens économique : « Rouvrir les commerces préemptés par exemple, faire revenir les gens dans le centre-ville en enlevant les parcmètres pour les mettre en zones bleues et mettre les zones bleues en zones blanches. » Et développement équilibré dans les quartiers au sens social : « Amener tous les services dans les quartiers, que ce soit Pôle Emploi, la CAF, la police municipale jusqu’à des services décentralisés de la mairie »

Sébastien LANGE

union de gauche

  • 42 ans
  • Ouvrier dans la métallurgie à la société Capi
  • Membre du conseil départemental du PCF
  • Conseiller municipal d’opposition à Venizel (2014 -2020)

Les partis de gauche soissonnais (sans la France Insoumise) ont composé une liste d’union pour briguer la mairie de Soissons en choisissant Sébastien Lange, membre du Parti Communiste Français, comme tête de liste. Celle-ci est donc composée du PCF, du Parti Socialiste, d’Europe Ecologie Les Verts, du Parti Radical de Gauche, « et de citoyens syndiqués, issus du monde associatif et sportif » tient à préciser Sébastien Lange.
Quel enjeu rassemble la gauche pour l’avenir de Soissons ? « La santé, répond le candidat. C’est le constat que nous avons fait par rapport à la situation difficile de l’hôpital, l’appauvrissement de Soissons qui engorge les urgences et le déficit de médecins qui se creuse. Nous voulons construire un grand centre de santé sous régie municipale avec des spécialistes, des généralistes et pour lequel nous recruterons des jeunes médecins salariés. Tout l’intérêt est de faire face au désert médical et de faire en sorte que tout le monde puisse être soigné à Soissons. Dans cette même idée d’un service pour tous, ajoute-t-il, ce sont les transports urbains que nous ouvrirons à la gratuité. »

Alain REYT

rassemblement national

  • 62 ans
  • Attaché du groupe Rassemblement National au conseil départemental de l’Aisne

Arrivé en troisième position de la triangulaire du second tour des Municipales 2014 (14,1 %), le Front National (ex-RN) a donc siégé au conseil municipal du mandat en cours avec deux élus à la table. Deux élus certes, mais qui n’ont pas toujours brillé par leur présence, et qui ont surtout souvent changé d’identité après les démissions successives de plusieurs conseillers FN. Pour autant, le FN (puis le RN) était bel et bien présent dans les conseils, à la mairie de Soissons comme à l’agglomération, du moins en tant qu’observateurs dans le public et tout particulièrement ces derniers mois. Parmi eux : Alain Reyt, le candidat RN pour ces Municipales 2020.
Pour lui, « l’enjeu local à Soissons ne se démarque pas des enjeux nationaux. Quoi qu’en disent certains, le programme local découle aussi de l’idéologie politique choisie. » Cette volonté politique se mesurera principalement selon Alain Reyt sur l’économie : « La priorité est de faire venir des entreprises et de créer de l’emploi à Soissons. Comme au niveau national, la réalisation de ce projet pourra se faire avec un dispositif protectionniste. Nous sommes les derniers à croire à l’ouverture des frontières et à croire que la concurrence est loyale. L’enjeu est de protéger les emplois », dit-il.

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