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De Soissons à Kinshasa : la deuxième vie des livres

Des livres scolaires destinés à être jetés sont collectés par Education-solidaire.org et son président Thierry Birrer, pour qu’ils trouvent une seconde vie dans les mains d’écoliers congolais.

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Journaliste « free-lance », Thierry Birrer réalise des reportages en France et à travers le monde. Il se rend par exemple régulièrement dans les Balkans pour témoigner du sort des réfugiés du Proche-Orient. Ce Soissonnais de 61 ans se définit lui-même comme « auteur – reporter ». A l’évidence, l’écriture et le livre font partie intégrante de sa vie, autant professionnelle que personnelle. Si ce n’est par pure générosité, rien d’étonnant alors à ce que Thierry s’engage dans une action humanitaire visant à fournir des livres et manuels scolaires aux élèves congolais.

L’étonnant réside en revanche dans la genèse du projet : « Je suis parti l’année dernière au Congo dans le cadre d’une coopération artistique entre les villes de Château-Thierry et Kinshasa, la capitale de la république démocratique du Congo, explique-t-il. J’ai été frappé par les difficultés de la vie quotidienne. J’ai d’emblée voulu développer un projet co-environnemental et c’est en découvrant la bibliothèque de l’école que l’idée de l’action s’est imposée d’elle-même : l’étagère pourtant nommée “bibliothèque” ne contenait en tout et pour tout que quatre livres pour 3 196 élèves ! (voir photo). Avec le nombre de livres et de manuels scolaires qui sont jetés chaque année en France, ceux-ci peuvent faire le bonheur des élèves congolais. »

Devant l’étagère « bibliothèque » : Jean-Albert Kananga, le directeur de l’enseignement primaire 1 à Mombele (un quartier de Kinshasa) qui compte 990 élèves. Mais la « bibliothèque » en question sert aussi pour l’EP2 (Enseignement primaire 2) et l’EP4 qui comptent respectivement 1126 et 1080 élèves. Cette étagère « bibliothèque » est tout ce qu’il y a comme livres pour 3196 élèves !
Saju (du Bangladesh) et Badal (du Pakistan), tous deux âgés de 18 ans et scolarisés en CAP au lycée des métiers le Corbusier à Soissons, aident Thierry Birrer dans sa collecte, ici dans les locaux de la PEEP à Longueau qui a offert des milliers d’ouvrages.

Le projet est engageant, faut-il encore le mettre sur pied. Qu’à cela ne tienne, Thierry Birrer a créé une structure type ONG nommée « Education-solidaire.org ». Il s’est très vite rapproché de plusieurs établissements scolaires soissonnais comme L’Enfant Jésus, Saint-Paul, Saint-Rémy, Saint-Just et l’école de Crouy pour collecter des livres. Parallèlement, France Info a eu vent de son action et en fait l’écho sur ses ondes, suivie dans la foulée par d’autres médias. L’information a alors circulé jusqu’à la ville de Fougères en Bretagne qui a tenu à participer à la collecte. De même, l’Académie d’Amiens a elle aussi fait appel à Thierry : « Elle change ses manuels scolaires suite à la réforme des programmes. 12 m3 partaient à la benne, souligne-t-il, avec certains livres qui n’ont même pas été ouverts, des calculettes neuves ou des flûtes. Cela aurait été de la pure perte d’argent public. »

L’objectif est de collecter 24 tonnes de livres pour remplir un container entier qui partira en cargo direction le Congo. Les ouvrages déjà collectés sont pour l’heure stockés dans des boxes prêtés par la société des Déménageurs Bretons. C’est pourquoi Education-solidaire.org est à la recherche d’un nouveau local de stockage, celui-ci devant être en terre-plein pour pouvoir décharger la cargaison dans le container qui arrivera à Soissons. Et pour la livraison jusqu’en Afrique ? Là-encore Thierry Birrer ne manque pas d’initiative : « L’idée est de voyager sur le cargo pour un 1 € symbolique, car je vais profiter de suivre le container pour en faire un reportage dans une revue spécialisée. »

L’opération devrait se dérouler en janvier, mais Thierry a déjà joué les éclaireurs il y a quelques semaines en présentant une centaine de livres dans une école de Kinshasa : « L’accueil a été grandiose, les élèves sont tombés en pâmoison devant les livres français si bien illustrés, à l’inverse de leurs quelques vieux livres déchirés. Le voyage m’a confirmé que les besoins sont énormes, à commencer par cette école dans la savane où j’avais aussi amené des livres. Mais l’école a brûlé, et les livres avec… »

Loin de se démobiliser, « l’auteur – reporter » soissonnais annonce d’ores et déjà que « l’histoire va durer 2 ans de plus, au moins jusqu’en octobre 2021, car nous récupèrerons les manuels de terminales dont les programme vont aussi changer. » Thierry Birrer renouvelle donc son appel aux dons de livres, même aux particuliers : « Plutôt que de les jeter, dit-il, un livre qui passe de main en main pour que l’apprentissage perdure, n’a pas de valeur. »

Appel aux bonnes volontés

Thierry Birrer a mis en place l’action d’Education-solidaire.org avec ses fils et sa fille. Cependant, elle nécessite aussi un engagement personnel. La tâche consiste à faire la collecte des livres, les conditionner et effectuer des petites réparations. Le manque de mains se fait donc sentir, c’est pourquoi l’association lance un appel pour que des bénévoles les rejoignent, « s’ils veulent participer à un projet coopératif, culturel et lié à l’éducation ».

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« Quizz pour un champion » : Bucy vs Braine

Braine et Bucy-le-Long s’affronteront amicalement dans un « Quizz pour un champion » animé par Christophe Spalony, le champion toutes catégories de l’histoire du jeu « Questions pour un champion ».

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Une rencontre inter-communes autour d’un grand quizz en conditions réelles façon « Questions pour un champion » : c’est le concept imaginé par Sandrine Cance, adjointe à la mairie de Braine, pour animer le territoire. « L’idée m’est venue en accompagnant mon fils au quizz inter-collèges organisé par Christophe Spalony (lire encadré). J’ai tout de suite pensé à un challenge entre communes qui pourrait se faire dans notre belle salle du foyer rural de Braine. »

L’adjointe de Braine a alors sollicité une commune proche, celle de Bucy-le-Long et son maire Thierry Routier. Il a d’emblée adhéré au projet : « C’est une manière très ludique d’amener la culture dans nos territoires ruraux et de tisser des liens encore plus forts entre nos villes et villages. »

Tous deux se sont alors engagés avec enthousiasme dans l’organisation de l’événement, en collaboration étroite avec Christophe Spalony qui assurera l’animation, l’arbitrage et la préparation de pas moins de 1 500 questions. Leur plus grand étonnement est le retour très positif des habitants comme des partenaires : « Des gens de partout veulent y participer et ont tout simplement envie de jouer, témoignent-ils. Dans le même temps, ce type de manifestation suscite l’engouement des partenaires. Nous avons déjà le soutien de la communauté de communes et de l’office de tourisme du Val de l’Aisne, du département de l’Aisne, et des offices de tourisme de Soissons et Laon. D’autres partenaires privés sont aussi avec nous, cela permettra à chaque participant de repartir avec un lot. »

Dans leur élan, ils imaginent déjà de futurs « Quizz pour un champion » inter-communes sur le territoire. Face à l’accueil reçu alors que la grande finale ne se profile que fin mars, eux en tous cas y croient.

Les sélections

Dans la pratique, le « Quizz pour un champion » se veut être l’affrontement amical entre les communes de Braine et Bucy-le-Long, mais les sélections sont malgré tout ouvertes aux habitants d’autres communes. La grande finale, programmée le dimanche 29 mars à 15h à la salle polyvalente de Bucy-le-Long, opposera 8 sélectionnés de Braine contre 8 sélectionnés de Bucy-le-Long.

Les 16 sélectionnés devront donc passer par des qualifications. Celles-ci se dérouleront à Braine le dimanche 2 février à 15h /
à Bucy-le-Long le dimanche 8 mars à 15h.

Pour tous les candidats qui doivent être au moins âgés de 13 ans, les réservations aux qualifications sont obligatoires à Braine : au foyer rural ou au 03 23 74 11 60 / à Bucy-le-Long : à la médiathèque ou au 09 67 41 04 93.

A savoir que les qualifications ne se joueront qu’entre 16 candidats. En cas de candidatures plus nombreuses, des pré-sélections rapides se feront sur place.

Christophe Spalony, maître du jeu

Christophe Spalony sera le maître du jeu du « Quizz pour un champion » en tant qu’organisateur, animateur, arbitre et même concepteur des questions. Mais qui d’autre que cet habitant de Vénizel et professeur de mathématiques au collège de Villeneuve-Saint-Germain pouvait mieux incarner ce jeu ? Christophe reste en effet à ce jour le champion toutes catégories du jeu télévisé « Questions pour un champion », avec le plus gros gain de 150 000 € remporté et le plus grand nombre de 15 victoires consécutives des « Supers champions » en 2015.

Fort de son expérience et toujours aussi passionné par les quizz, il organise l’animation inter-collèges depuis plusieurs années et pense à la création d’un club « Questions pour un champion » sur le territoire. Il est d’ores et déjà très enthousiaste et heureux d’avoir été sollicité pour la première fois par des communes pour organiser un « Quizz pour un champion » local.

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Brexit : les conséquences pour les entreprises et agriculteurs axonais

Avec la sortie annoncée de la Grande-Bretagne de l’Europe au 31 janvier 2020, les autorités départementales informent les entreprises et les agriculteurs de l’Aisne des conséquences et des solutions face au Brexit.

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Le choix des Britanniques de quitter l’Union européenne remonte à leur référendum de juin 2016. Depuis, aucun accord n’a été trouvé entre les gouvernements anglais et le conseil européen pour entériner ce Brexit. Mais le vote des élections législatives anticipées du 12 décembre 2019 a changé la donne. Le peuple britannique a en effet assuré une large majorité au gouvernement conservateur du premier ministre Boris Johnson, partisan de la première heure du Brexit. Il a d’emblée confirmé sa volonté d’accélérer les choses et a annoncé leur sortie de l’Europe au 31 janvier 2020.

Faut-il préciser que cette décision historique ne sera pas sans conséquence ? Le Brexit fera tout simplement du Royaume-Uni un pays étranger à l’Union européenne, et première répercussion : le régime actuel de libre circulation des marchandises ne s’appliquera plus. Les échanges commerciaux avec l’Angleterre en seront bien sûr impactés, et ce sont ces conséquences et les solutions que la préfecture, la chambre de commerce et d’industrie et la chambre d’agriculture de l’Aisne veulent présenter aux entreprises et aux agriculteurs axonais.

« Les entreprises et agriculteurs qui exportent vers le Royaume-Uni, ou qui importent depuis ce pays, devront s’adapter à cette nouvelle donne du commerce qui va impacter leurs ventes, leur process de fabrication et donc leur chiffre d’affaires », confirme Olivier Jacob, le président de la CCI 02. La région des Hauts-de-France plus généralement est particulièrement exposée à ces risques du Brexit, du fait de son partenariat économique privilégié avec la Grande-Bretagne (lire l’encadré).

Les autorités du département jusqu’à l’Etat avertissent donc : « Les chefs d’entreprises qui travaillent avec le Royaume-Uni doivent dès maintenant s’interroger sur les conséquences du Brexit pour leur activité. »

A savoir :
Quelle période transitoire ? Quelles procédures de dédouanement ? Comment vont s’organiser les flux logistiques et le trafic routier autour de Calais, de Dunkerque et au Royaume-Uni ? Quelles certifications sanitaires seront nécessaires pour exporter vers le Royaume-Uni ? Qui va les délivrer et comment ? Comment seront accompagnées les entreprises en difficulté à cause du Brexit ?

Une réunion d’information a été organisée à la CCI de l’Aisne à Laon pour présenter aux entrepreneurs et agriculteurs les conséquences du Brexit, en présence des Douanes, de la Direction régionale de l’alimentation et de l’agriculture, de la DIRECCTE et de la Direction départementale de la protection des populations.

Nouvelle frontière

Côté français, on est prêt. Tant sur la construction de nouveaux postes de frontières que sur la création d’une nouvelle « frontière numérique » qui vise à enregistrer à l’avance les règlementations, les déclarations et les identifications des poids-lourds par exemple, pour fluidifier au maximum le passage aux frontières. « On se prépare depuis 2 ans, confirme Eric Meunier, le directeur inter-régional des douanes des Hauts-de-France. On s’est même organisé en imaginant le scénario le plus défavorable, à savoir une sortie de l’Union européenne du Royaume-Uni au 1er février 2020 à minuit sans accord, le Brexit no deal. 700 douaniers supplémentaires ont même été recrutés pour faire face à ce Brexit. »

Pour les contrôles sanitaires et phytosanitaires aux frontières, les services du ministère de l’Agriculture et de l’alimentation sont eux-aussi prêts à se déployer. Cela concernera les flux de végétaux, animaux vivants, produits animaux et aliments pour animaux en provenance ou à destination du Royaume-Uni. Les marchandises majoritaires étant les produits de la pêche et les viandes.

Les enjeux du Brexit se jouent en effet pour les entreprises au niveau des droits des douanes, des contrôles sanitaires et phytosanitaires, et des barrières règlementaires sur l’export et l’import. Cela étant, si tout est prêt côté français, c’est le grand flou qui règne outre-Manche où rien n’a encore été défini. Tout juste ont-ils annoncé qu’ils n’effectueront pas de contrôles sanitaires jusqu’en août 2020. Il est donc conseillé aux entreprises et agriculteurs de réaliser au plus vite un auto-diagnostic pour recenser toutes les conséquences sur leurs activités, puis identifier les mesures à prendre. Pour cela, des outils sont mis à leur disposition sur les sites du gouvernement et des administrations.

La chronologie du Brexit

• 23 juin 2016 : référendum voté à la majorité de 52 % par le peuple britannique pour quitter l’Union européenne.
• 29 mars 2017 : ouverture des négociations avec l’Union européenne.
• 25 novembre 2018 : premier accord de retrait obtenu avec la Première ministre Theresa May mais jamais approuvé côté Grande-Bretagne.
• 29 mars 2019 : sortie initialement prévue de la Grande-Bretagne de l’Europe, puis reportée plusieurs fois faute d’accords au 12 avril 2019, 31 octobre 2019 et 31 janvier 2020.
• 17 octobre 2019 : nouvel accord obtenu avec le Premier ministre Boris Johnson.
• 28 octobre 2019 : report du Brexit au 31 janvier 2020 accepté par le conseil européen.
• 12 décembre 2019 : élections législatives britanniques anticipées donnant une large majorité au gouvernement conservateur de Boris Johnson, partisan du Brexit.
• 31 janvier 2020 : sortie annoncée de la Grande-Bretagne de l’Europe.
• 31 décembre 2020 : fin annoncée de la période de séparation « en douceur » entre la Grande-Bretagne et l’Europe, et fin définitive des négociations d’accord de libre-échange commercial.

En chiffres : les échanges commerciaux Royaume-Uni / Hauts-de-France

Le R-U est le 7e partenaire commercial des HdF avec 6,7 milliards d’euros d’échanges en 2018.
HdF est la 2e région française par ses flux commerciaux avec le R-U, derrière l’Ile-de-France.
Le R-U est le 4e investisseur dans la région HdF en nombre d’établissements et d’effectifs avec 157 établissements et entreprises pour 10 527 personnes en effectifs. Par département, cela représente 87 établissements et 5 632 personnes dans le Nord ; 14 établissements et 1 904 personnes dans la Somme ; 36 établissements et 1 677 personnes dans le Pas-de-Calais ; 15 établissements et 1 118 personnes dans l’Oise ; 5 établissements et 196 personnes dans l’Aisne.

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Le quai Saint-Waast est ouvert

Comme annoncé il y a 1 an et 2 mois au commencement des travaux : les berges de la rive droite de l’Aisne sont ouvertes au public.

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Depuis le 12 décembre, le quai Saint-Waast situé entre le pont de Laon et la passerelle des Anglais est accessible aux promeneurs et aux pêcheurs. La promenade est refaite à neuf, le nouveau mobilier est installé, de même que des sanitaires et un point d’accès wifi gratuit. Dans le même temps, la fonction portuaire de chargement et déchargement des péniches est conservée tout en étant réhabilitée.

En revanche, la seconde partie de la rive droite, entre la passerelle des Anglais et le pont Gambetta, n’est pas totalement terminée. Mais cette partie qui était jusque-là inaccessible aux piétons pourra très prochainement être empruntée.

Place désormais à la transformation de la rive gauche dont les travaux vont débuter durant le second semestre de cette année 2020.

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