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Actualités

Les journées Européennes du Patrimoine

Programme complet disponible début septembre au Centre d’Interprétation de l’architecture et du patrimoine, Abbaye Saint-Jean-des-Vignes, ainsi qu’à l’office de tourisme et dans les lieux publics.

Abbaye Saint-Jean-des-Vignes
Samedi 21 et dimanche 22 septembre
Site abbatial
Visites de l’abbaye toutes les heures de 10 h à 18 h avec accès au premier étage du logis de l’abbé.
Espace réalité virtuelle
Aventure immersive 3D de 14 h à 17h
Réfectoire
Exposition des photographies réalisées dans le cadre du concours photo organisé par l’association Les Amis de Saint-Jean-des-Vignes : la curiosité végétale à Saint-Jean-des-Vignes.
Anciens greniers de l’abbaye
Visites des ateliers de restauration de 14h00 à 17h30
RV Abbaye Saint-Jean-des-Vignes, Place de l’abbé Breuil

Cathédrale Saint-Gervais/Saint-Protais
Samedi et dimanche de 14h à 17h
Exposition : « la Reconstruction de la cathédrale après la Première guerre mondiale et ses acteurs » présentée par l’Association « Les Amis de la Cathédrale »
Montées au sommet de la tour samedi et dimanche après-midi à 14h, 14h45, 15h30 et 16h15 avec les guides conférenciers de Soissons, Ville d’art et d’histoire
RV à l’entrée de la nef avec votre laisser-passer à retirer au CIAP, abbaye Saint-Jean-des-Vignes

Crypte de l’abbaye Saint-Médard
Samedi 21 et dimanche 22 septembre 2019 de 14h30 à 17h
Ouverture de la crypte au public
Présentation des travaux de valorisation et de mise en lumière par l’association « Abbaye royale Saint-Médard »
Dimanche 22 septembre à 14h00
Retour sur les fouilles de l’été 2019 par Denis Defente
Etude de la crypte, dégagement des fondations anciennes, prospections géophysiques, numérisation du site, orthophotographie par le pôle système d’information géographique du Département.
Ces opérations sont réalisées dans le cadre du réaménagement du site par la Ville de Soissons, en lien avec l’association « Abbaye Royale Saint-Médard de Soissons », le Département de l’Aisne, l’Inrap et le CNRS.
Rendez-vous : 3, place Saint-Médard 02200 Soissons

Chapelle Saint-Charles
Vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 septembre de 14h30 à 17h30
Présentation de l’exposition
Anne Morgan et le Comité Américain pour les Régions Dévastées – 1917 à 1921
En partenariat avec le musée franco- américain de Blérancourt
15h Présentation du film : Anne Morgan. Une Américaine sur le front. Film de Sylvain Bergère, Artline films.
RV 9 rue de Panleu

Thématique nationale :
Arts et divertissements
Du vendredi 20 au dimanche 22 septembre

La fête du haricot
Trois jours de fête pour couronner la renaissance de ce légumineux remis en lumière depuis plus de 20 ans sous l’impulsion de la Confrérie du Haricot de Soissons. Une façon aussi de mettre à l’honneur tous les talents locaux.
RV Esplanade du Mail

Théâtre antique
Samedi 21 à partir de 14h et dimanche 22 septembre de 10h à 12h00
et de 14h à 18h
Visites du site par l’association Anima theatri
Samedi 21 septembre de 14h à 17h
Les nouvelles découvertes archéologiques sur le site du théâtre antique. Présentation du programme AugusThA par Jérôme HAQUET, archéologue au CNRS et Filipe Ferreira, archéologue
RV, rue du théâtre romain

Circuit en ville
Samedi et dimanche après-midi
De la Place de la République à la place Fernand Marquigny, souvenirs des lieux festifs soissonnais avec les guides conférenciers de Soissons, Ville d’art et d’histoire
RV Place de la République, entrée du jardin d’horticulture

Musée – Abbaye saint-Léger
Le musée aura un stand à la fête du haricot. Le public se mettra en scène et prendra la pose en s’inspirant des tableaux de portraits des collections du musée. Les photos souvenirs réalisées pourront être retirées au musée.
RV Esplanade du Mail
Collections permanentes : samedi et dimanche après-midi, abbaye Saint-Léger
RV 2, rue de la Congrégation

Programme complet disponible début septembre au Centre d’Interprétation de l’architecture et du patrimoine, Abbaye Saint-Jean-des-Vignes, ainsi qu’à l’office de tourisme et dans les lieux publics.

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Fête du Haricot : les temps forts

Un grand événement populaire et familial gratuit où chacun peut y trouver une activité qui lui convienne : marché gourmand, des animations et spectacles plein air ou en déambulation, un grand spectacle le samedi soir…

La recette de la fête du haricot reste celle que le public apprécie. Un grand événement populaire et familial gratuit où chacun peut y trouver une activité qui lui convienne : marché gourmand, des animations et spectacles plein air ou en déambulation, un grand spectacle le samedi soir…
Quelques spécificités de l’édition 2019 (5e édition) :

Les Géants : dans la pure tradition du Nord, la ville a fait réaliser deux géants à l’effigie de Clovis et Clotilde, ils seront présentés dès le vendredi soir et défileront bien sûr en tête de cortège lors de la parade. Présentation et défilé sur le Mail, vendredi 20 à 18h.

Parade à 11h00 : l’année dernière, l’heure de la parade avait été avancée. Au-delà d’éviter les intempéries climatiques, l’organisation avait remarqué que cet horaire avait attiré beaucoup de monde et que les restaurateurs avaient fait le plein à l’issue du défilé. Il a donc été collectivement convenu que ce nouvel horaire devait être maintenu.

Programmation musicale renforcée : le public trouve toujours un programme très varié sur les 3 jours : théâtre, animations, danse, musique. Cette année et afin de contenter notamment un public de jeunes adultes, l’organisation a mis un accent tout particulier sur les groupes musicaux comme Faut qu’ça guinche, GT Live Band, Time Code, Ginkgoa, Sweet Scarlett, Devi Reed, Nadamas…

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Sous la place, des pavés… de l’Antiquité au XXe

Une partie de la place Fernand Marquigny a été le lieu d’un diagnostic archéologique durant tout le mois d’août.
Le diagnostic dira si des fouilles de plus grande ampleur devront être entreprises avant de débuter les travaux de rénovation du cœur de ville à cet endroit.

« Vivre dans une ville avec un patrimoine historique aussi riche, cela a des avantages, mais aussi des inconvénients. » Le maire de Soissons, Alain Crémont, l’admet lui-même : engager des projets de reconstruction dans la cité du Vase n’est pas si simple. Statut de première capitale des Francs oblige, impossible pour une collectivité territoriale de creuser une simple fondation de bâtiment sans sonder le sous-sol et passer à côté des possibles trésors archéologiques dont il regorge. Un exemple vient d’emblée à l’esprit du maire, à savoir la construction de la Maison des association rue de l’Arquebuse :
« Le chantier a pris deux ans de retard après les fouilles archéologiques. Nous avons dû repenser complètement le projet avec des pieux de soutènement. » Il annonce toutefois : « La construction de la Maison des association reprendra en cette fin d’année 2019. »

L’Inrap en action

Pour l’heure, ce sont les sous-sols de la place Fernand Marquigny qui sont à l’étude. Dans son projet de réhabilitation du cœur de ville, la municipalité a en effet émis l’idée d’y faire un parking souterrain. Elle a donc confié le diagnostic archéologique à l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives). Tout au long du mois d’août, six archéologues ont ainsi ouvert chirurgicalement la place sur trois zones de sondage, à coups de pelle mécanique quand même, puis de pioches et truelles : « Bien sûr, on est loin de l’image de l’archéologue avec sa brosse à dents », s’amuse Louis Hugonnier, le responsable des opérations.
Leurs missions : « Définir si le sol contient des vestiges, si oui à quelle profondeur et de quand datent-ils, explique Richard Rougier, directeur scientifique et technique adjoint de l’Inrap Picardie. Partant des derniers documents existants de la fin 18e début 19e siècle, nous avions également une demande plus spécifique, celle de repositionner l’ancien Hôtel-Dieu et la rue du même nom, détruits en 1917 lors des bombardements de la Première Guerre mondiale. »

L’Hôtel-Dieu retrouvé

Premier enseignement : des vestiges existent sous la place Fernand Marquigny, certains sans aller plus profond que 20 cm sous le macadam. Dans le premier sondage, les archéologues ont resitué l’Hôtel-Dieu : « Nous avons mis à jour un angle de la façade avec des murs de très belle facture », souligne Louis Hugonnier. Dans le deuxième sondage, la rue de l’Hôtel-Dieu a été retrouvée : « C’était une rue très étroite de 3 à 4 mètres de large, elle rejoignait presque le chevet de la cathédrale ». Dans le troisième sondage, plusieurs niveaux de vestiges ont été découverts, du haut Moyen-Age à l’époque romaine, ces derniers étant à une profondeur de 3,70 m. « Notre but est de poursuivre le sondage pour arriver à la terre naturelle, continue Louis Hugonnier. Nous irons jusqu’à 6 mètres s’il le faut ».

Les conclusions

Après cinq semaines d’études, l’Inrap a terminé son diagnostic et rendu la place Marquigny à la Ville de Soissons le 30 août. Louis Hugonnier devra rendre son rapport scientifique au service régional archéologique le 20 décembre au plus tard. Une commission statuera ensuite si des fouilles devront ou non être engagées sur la place en fonction du projet de réhabilitation.
« Notre but est d’aller chercher l’information historique et nous avons déjà trouvé des choses intéressantes au cours du diagnostic », rappelle le responsable des opérations. Il avance alors à demi-mot :
« Si le projet doit se faire en sous-sol, il y aura certainement des fouilles. S’il se fait en surface, il n’y aura pas de fouilles… »
Du côté du maire Alain Crémont : « Nous saurons quoi faire sur la place fin décembre suite au rendu du rapport, mais la balle n’est plus dans notre camp. » Quoi qu’il soit préconisé à la Ville, il continue à argumenter cette idée : « Si on veut repeupler le cœur de ville, il faut de toutes façons des places de parking. » Seront-elles sous la place Fernand Marquigny ? Réponse dans quelques semaines maintenant…

Des diagnostics jusqu’en 2022

Dans le cadre du projet Wilmotte de réhabilitation du centre-ville, ce diagnostic réalisé durant ce mois d’août sur 2 500 m2 de la place Marquigny est en fait le deuxième. Et huit autres tranches de travaux sont encore à venir. Le premier diagnostic a été fait en avril, au niveau du transept sud de la cathédrale et de la Goutte de lait.

« Cela représente au total 4 hectares de diagnostic archéologiques dans le centre-ville de Soissons, expose Richard Rougier, le directeur scientifique et technique adjoint de l’Inrap Picardie. C’est un diagnostic d’une ampleur énorme, les différentes phases s’étaleront donc jusqu’en 2022. Elles sont encore à définir mais elles concerneront la rue de la Bannière, les places Saint-Pierre, de l’Evêché et Saint-Christophe. »

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La laie des pots : un circuit historique en forêt de Retz

Une toute nouvelle association s’est créée à Villers-Cotterêts : la Sauvegarde du patrimoine de la laie des pots en forêt de Retz. En lien avec la restauration du château François 1er, un autre pan de la riche histoire de la ville pourra être préservé.

Le vice-président de l’association, Jean-Christophe Prévot, ici devant le regard le plus spectaculaire du circuit : l’Ermitage Saint-Hubert.

Un ouvrage écrit en 1961 par M. Desclève soulignait déjà :  « Si on demandait à un Cotterézien de moins de 20 ans ce qu’est la “laie des pots”, il est vraisemblable qu’il ne saurait dire que l’on désigne sous cette appellation bizarre l’ensemble des ouvrages d’adduction d’eau au château de Villers-Cotterêts ». Près de 60 ans plus tard, il est encore bon de rappeler que la laie des pots est bien un réseau de conduites d’eau de 14 km, avec ses poteries, ses portes, ses aqueducs, ses voûtes et ses regards à tampons appelés aussi margelles ou pots. Ce réseau d’adduction d’eau date du XIIe siècle et court sur une partie de la forêt de Retz jusqu’à Villers-Cotterêts. Il a alimenté la ville et son château en eau pendant près de 800 ans et est désormais classé au titre des Monuments Historiques depuis 2013.

Avec la restauration du château François 1er, la création fin avril de l’association de Sauvegarde du patrimoine de la laie des pots en forêt de Retz prend tout son sens et toute son importance pour l’histoire du territoire. Une trentaine d’adhérents a déjà rejoint les membres du bureau de l’association, à savoir Guy Duronsoy (président), Jean-Christophe Prévot (vice-président), Claude Duronsoy (secrétaire) et Sylviane Vaillant (trésorière). Ils se sont fixés pour missions :
« La sauvegarde de l’intégrité de la laie des pots ; le maintien de la propreté des lieux et leur bon entretien pour la réputation touristique de la région ; la restauration des regards en maçonnerie ; le nettoyage des canalisations ; la signalétique des circuits de la laie des pots ; les visites guidées des ouvrages aux publics, aux enfants des écoles et de façon générale pour tous types de manifestations. »

Comme ici indiqué au-dessus de ces trois cavalières en balade dans la forêt de Retz, le circuit de la laie des pots est maintenant signalisé grâce à l’association.

Les regards à tampons… ou pots

Ils ont en effet donné leur nom aux chemins qui recouvrent les conduites et constituent, dans leur ensemble, la laie des pots. Ce sont des sortes de puisards, de profondeur variable en fonction du relief du terrain, munis d’un bac de décantation destiné à recueillir le sable entraîné par les eaux en raison de la nature du sol. Ces regards étaient curés régulièrement afin que l’eau arrivant au château soit la plus claire possible. Irrégulièrement répartis au long des 14 kilomètres de conduites, il en existe environ 150, dont une bonne partie sont en bon état.

Les regards à porte

Parmi les regards tout au long de la laie des pots, certains sont des constructions en maçonnerie, avec façade en pierre de taille, de 2 mètres sur 2 en général. La façade comporte une porte fermant (jadis) à clef. A l’intérieur, une fosse de décantation reçoit les drains ou les rigoles des aqueducs. De la limite du Bois Hariez à l’Allée Royale, il en existe onze, la plupart reconstruits en 1824. Le plus connu et le plus spectaculaire est bien sûr l’Ermitage Saint-Hubert.

L’allée du Roi tracée dans la forêt jusqu’au château François 1er où l’eau était acheminée grâce aux 14 km de conduites.

Journées du Patrimoine

L’association de Sauvegarde du patrimoine de la laie des pots en forêt de Retz participe aux Journées du Patrimoine et propose des animations dimanche 22 septembre.
• De 10h à 17h30 : visite et exposition à l’Ermitage Saint-Hubert
• 11h30 : signature d’une convention entre l’ONF et l’association
• De 14h à 17h30 : balade – découverte de la laie des pots, départs toutes les 30 mn.
Renseignements au 03 23 71 42 17 ou 06 31 13 97 64.

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P U B L I C I T É
LA MARMITE D’EDDIE – Corporate – 09-2018

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