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Mélissa Aït Mesghat sait ce qu’elle fait

Mélissa Aït Mesghat, directrice de l’Espace Jeunesse et Culture de Soissons, pose pour la photo devant le logo de l’association.
Mélissa Aït Mesghat, directrice de l’Espace Jeunesse et Culture de Soissons, pose pour la photo devant le logo de l’association.

Mélissa Aït Mesghat, directrice de l’Espace Jeunesse et Culture de Soissons, pose pour la photo devant le logo de l’association. Les lettres « EJC » y sont encadrées à gauche par un demi-anneau, recouvert de sillons de CD en haut et se fragmentant en bas en petits carrés. Le nom s’imprime en toutes lettres sous ce dessin dans une police sobre, mais avec une touche de fantaisie dans le « P » et le « R ».

Le logo traduit adroitement l’activité de l’EJC à Soissons, centrée sur les « musiques actuelles » mais qui se décline en toutes sortes d’ateliers, de la danse à la mécanique. Il remplace une série d’animaux de bande dessinée, pour mieux refléter le sérieux de ce qui se fait dans une ambiance détendue. Quel graphiste professionnel l’a dessiné ? « Mais c’est moi-même » déclare Mélissa avec un sourire.

Elle « sait ce qu’elle fait », comme on dit pour reconnaître la compétence. Mais Mélissa sait en plus ce qu’elle entend faire : bâtir une structure qui nourrit les talents, compter sur une équipe (Emilie Gamallo est son assistante), construire l’avenir en accord avec toutes les parties.

Mélissa, dont les grands-parents ont quitté la Kabylie pour l’Aisne, naît à Château-Thierry et y fait sa scolarité, suivie d’études universitaires dans le secteur culturel à Reims.

Elle occupe ensuite une série de postes dans des centres culturels, remplaçant des personnes en congé de maternité : programmation de la saison à Witry près de Reims, Charleville-Mézières pour le festival des marionnettes, puis six mois à Paris dans la production de films, suivie de la direction d’un centre culturel dans les Ardennes. Comment a-t-elle fait pour les obtenir ? « Que par les rencontres ! » admet-elle, en reconnaissant le réseau qu’elle s’est construit. Elle a appris ainsi les responsabilités du métier, mais s’est engagée aussi dans l’animation pratique d’activités – qu’elle continue avec un atelier d’éveil corporel à Soissons.

Encouragée par une amie elle a postulé pour le poste de directrice à Soissons, et a été acceptée. « C’est mon premier CDI ! » jubile-t-elle.

Arrivée en cours de saison, elle commence par une période d’observation. « L’EJC n’était pas assez visible, avait un problème d’identité. » L’ancienne « Maison » était devenue « Espace » à la suite de conflits, mais Mélissa ne s’y attarde pas : « On regarde en avant, pas en arrière. » Elle se met au travail, obtient de la Ville que les locaux, imbriqués dans le même ensemble que la Scène culturelle et l’ancien Conservatoire, soient rénovés.

Les activités sont revues et développées. La participation augmente depuis quatre ans. Le « bœuf » du mardi soir est devenu l’événement musical de la semaine en ville. La rentrée de septembre verra trois nouveaux ateliers : Rythme et oreilles, Trompette et tambour et « Le Comptoir » (atelier de chant qui prend son nom du comptoir autour duquel l’idée est née).

Mélissa Aït Mesghat répondant sans hésitation à toutes les questions, parle peu de sa vie personnelle. Ce n’est pas son propos en acceptant l’entretien. Elle parle de ce qu’elle fait – et de ce qu’elle sait faire.

EJC de Soissons – Fédération départementale des MJC de l’Aisne : 7 Rue Jean de Dormans – 03 23 93 05 48.

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Le CDG Express confirmé mais reporté

Alors que la ligne ferroviaire du Charles de Gaulle Express devait être opérationnelle pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, a annoncé son report à décembre 2025.

La ministre des Transports avait confirmé début 2019 la construction du CDG Express : un train rapide qui ralliera l’aéroport de Roissy au centre de Paris, plus précisément le terminal 2 de Roissy – Charles-de-Gaulle à la gare de l’Est. La ligne sera aménagée pour un budget d’1,8 milliard d’euros, dont 500 millions d’euros iront à l’amélioration du RER B. Le trajet de 32 km durera 20 mn et coûtera 24 €. Le territoire soissonnais s’en trouve concerné puisque la liaison du CDG Express utilisera les mêmes voies que les 27 circulations quotidiennes du TER Paris – Laon entre la Plaine Saint-Denis et Mitry-Mory, de même que les circulations de la ligne K du Transilien Paris – Crépy-en-Valois.

Elisabeth Borne souhaitait donc que la ligne soit mise en service au 31 décembre 2023 et surtout prête à temps pour les JO de 2024, tout en assurant que « cela ne se fera pas au détriment des transports du quotidien ». Mais devant les deux scénarios présentés par le préfet de la région Ile-de-France, le gouvernement a préféré opter pour le plan B, celui d’un CDG Express livré en décembre 2025, qui permettra de réaliser les travaux dans des conditions acceptables pour les usagers. Ce second scénario entraînera en revanche un coût supplémentaire, « de quelques dizaines de millions d’euros, a précisé Elisabeth Borne, une centaine au maximum ».

Document d'illusration

Projet contesté

Le projet reste toutefois contesté par de nombreux usagers, habitants et élus de l’Ile-de-France. Une association nommée « Non au CDG Express » s’est même créée pour interpeller la ministre des Transports : « Stop à ce scandale d’Etat, financier, environnemental, social. » Les membres demandent en effet la priorité aux transports du quotidien : « Rappelons que le CDG Express ce sera 152 trains directs par jour dans les deux sens entre la gare de Paris Est et l’aéroport CDG pour transporter seulement 17 000 passagers par jour, à comparer aux 900 000 usagers journaliers pour le seul RER B. Un train inaccessible aux usagers franciliens avec la tarification Ile-de-France Mobilités et un billet – pour un seul trajet – estimé à ce jour entre 24 et 29 € ! Ça suffit, dans une période où de plus en plus de citoyens se sentent exclus, ce projet ségrégatif va amplifier cette fracture sociale sur des territoires où les populations sont déjà en grande souffrance. »

Pour argumenter son désaccord, le collectif prend en exemple les impacts possibles sur des lignes existantes : « Outre le RER B, et en ricochet le RER D, la ligne K et le TER Picardie, ce projet aura aussi de lourds impacts sur la circulation des trains de la ligne P venant de Meaux, La Ferté-Milon ou Château-Thierry, voire du RER E du fait de l’utilisation de la gare de l’Est comme terminus, avec 3 voies, voire 4 en situation perturbée, dévolues au seul CDG Express, compromettant toutes possibilités de développement. Dénonçons également le passage en force du gouvernement qui lançait des travaux sur Mitry-Mory alors que la concertation était en cours. »

Pour l’association « Non au CDG Express », le projet est ni plus ni moins « une opération purement financière au service d’intérêts privés, au moment où l’Etat veut privatiser “Aéroports de paris” et que Vinci est sur les rangs pour se l’accaparer, une société qui bénéficie déjà des larges rentes des autoroutes dans une période où le scandale de leurs privatisations refait l’actualité avec la hausse des péages. »

TER Hauts-de-France

La mise en garde des élus

Lors de l’enquête publique sur la réalisation du CDG Express, les principaux élus de la région Hauts-de-France, du département de l’Aisne et du Soissonnais s’étaient adressés au commissaire-enquêteur pour lui faire part des craintes des usagers et a demandé des engagements de la part de l’Etat : « Nous souhaitons être pleinement rassurés sur les effets de ce projet, les usagers de la ligne Paris-Laon subissant d’ores-et-déjà des perturbations récurrentes depuis de très nombreuses années – ponctualité déficiente, suppressions de trains, mauvais état de la ligne, etc –, et des menaces continuant de peser sur la pérennité de cette ligne à l’horizon 2024 si aucune amélioration ne lui est apportée (…)
Si nous sommes bien entendu conscients de l’importance de ce projet emblématique du Grand Paris pour les usagers de l’aéroport Charles de Gaulle, il ne saurait en aucun cas se réaliser au détriment des usagers du Laonnois, du Soissonnais et du Valois. Nous demandons donc un engagement fort et sans ambiguïté de la part de l’État, et de la SNCF, sur le maintien de la fréquence des TER entre Laon et Paris, et qu’aucun impact négatif ne vienne perturber le fonctionnement actuel de la ligne ni pendant les travaux, ni après sa mise en service. »

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Les nouvelles berges de l’Aisne prennent forme

La transformation des berges de l’Aisne et de la rive droite de Soissons se poursuit. Les travaux ont débuté en octobre 2018 pour une fin programmée en décembre 2019.

Fin mai, le maire Alain Crémont annonçait : « Les plantations de vivaces sont en cours, les futures bornes électriques et eaux qui serviront pour les manifestations ont été posées ; les salons urbains avec WiFi gratuite sur le quai des Berges des 3 Roys sont en achèvement et le début de coulage des dalles en béton sur l’ensemble du quai est programmé sous un mois ; l’ossature de la plate-forme de promenade en bois est réalisée, avec les planches posées à partir de début juin.

Les Soissonnais pourront profiter de la promenade et de l’espace pique-nique dès cet été.

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Les visages de la tolérance sur les murs de Presles

Jay Shoko, Bless NSG, Mimosa, Touchit et Martoch sous leurs noms de graffeurs, ou plutôt Joachim, Mounaim, Agibu, Marc et Rachid (dans le désordre) ont présenté leur fresque aux habitants du quartier de Presles à Soissons, à l’occasion de la Fête des voisins.

Dans le cadre d’un chantier jeunes du centre social de Presles et #aulocal, les cinq jeunes en insertion professionnelle avaient pour mission de travailler sur le mieux-vivre ensemble et la tolérance. Avec l’artiste Baptiste Provenzano, ils ont alors réalisé cette fresque représentant Coluche, Simone Veil, Nelson Mandela et Malala Yousafzai : les personnes qui pour eux symbolisent le plus ces valeurs humaines. Quatre portraits aux côtés desquels ils ont apposé cette citation de Nelson Mandela : « Aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès. »

Avec cette fresque créée en quatre jours à côté du centre social, le quartier de Presles s’en trouve véritablement embelli et grandi.

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P U B L I C I T É
LA MARMITE D’EDDIE – Corporate – 09-2018

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