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Pic’Arts 2019 : ça va être cool

Au programme de la 22e édition du festival Pic’Arts à Septmonts des 28 et 29 juin : une belle affiche, des musiciens de talents, des tubes et de la performance.

17 000 personnes se sont pressées d’y assister l’année dernière, soutenues par 160 bénévoles et 40 emplois occasionnels. Le festival Pic’Arts règle 120 000 € de facture aux entreprises locales et souffre d’un autofinancement croissant (presque 80 %).

Le groupe "Salut c'est cool"

A l’affiche de cette édition 2019, « pour nous les vieux » s’amuse Dominique Létoffé, directeur du festival, le choix s’est porté sur Julien Clerc et Bernard Lavilliers, deux artistes aux longues et brillantes carrières. Côté hip hop : Gringe, qui a fait partie du groupe Casseurs Flowters avec Orelsan, honorera le donjon de Septmonts de son flow ciselé. Hocus Pocus, groupe de jazz hip hop nantais formé en 1995, trouvera aussi son public. Côté reggae, les amateurs du genre seront gâtés avec le reggae dancehall de Taïro, et les Californiens de Groundation, formés en 1996, « subtil mélange entre le plus authentique reggae roots et un jazz à la fois cool et halluciné, soulignés par des dubs envoûtants ». L’électro aura sa part également avec le français Fakear. Concernant le décalé, la performance techno à tendance électro punk du groupe « Salut c’est cool » méritera le détour. Enfin, question tube, c’est l’événement attendu avec Trois cafés gourmands, rendus célèbres pour les 80 millions de vues YouTube et leur hit « A nos souvenirs » rendant hommage à la Corrèze. Ok, pas d’affiche rock cette année, mais rajoutez 4 groupes régionaux, dont 2 de l’Aisne, un tarif qui n’augmente pas, et il y aura forcément du soleil !

Les Trois Cafés Gourmands

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Château François 1er : la Renaissance

Cette fois c’est bel et bien parti. Les travaux de réhabilitation du château François 1er de Villers-Cotterêts vont débuter en ce début d’année 2020. La Cité internationale de la langue française sera livrée en mars 2022. Et pour la première fois de son histoire, le château royal sera ouvert au public.

Nommé en septembre par le Centre des monuments nationaux comme administrateur du château de Villers-Cotterêts, Xavier Bailly l’a d’emblée ressenti : « Les Cotteréziens sont très attachés à leur château. Et pourtant, l’histoire les en a privé, le monument a toujours été isolé, puis abandonné, mais aujourd’hui il y a un vrai projet. » Pas étonnant que les habitants lui aient réservé un accueil enthousiaste : « Ils sont impatients voire incrédules, rassurés aussi. »

Rassurés, car la nomination de Xavier Bailly témoigne de la véracité d’un projet en construction au sein du château, et non des moindres : la Cité internationale de la langue française. Un projet d’envergure nationale que l’administrateur missionné par les Monuments nationaux doit donc mener à terme. L’administrateur, « et mon équipe », aime à rappeler Xavier Bailly, puisque Claire-Elise Hubert l’appuie en qualité de chargée d’actions culturelles, éducatives et de communication. De plus, un documentaliste vient tout juste de rejoindre l’équipe. « Notre présence sur place démontre qu’il se passe quelque chose. Nous sommes les hommes et femme de terrain du siège des Monuments nationaux à Paris, avec qui nous sommes en constante relation. Nous faisons en somme l’interface sur les conditions et le fonctionnement du projet au quotidien, pour les domaines culturel et touristique bien sûr, mais aussi des points de vue technique, administratif, financier et juridique. »

L’ampleur du chantier est en effet colossale. L’Etat n’a d’ailleurs pas mis pour rien 110 M€ sur la table pour la réalisation de la première tranche (voir encadré). Pas de quoi apeurer Xavier Bailly pour autant, lui qui vient d’administrer le Mont-Saint-Michel pendant 5 ans, rien que ça. Bien au contraire, il se dit « très enthousiaste à l’idée de relever ce challenge et préparer l’ouverture avec l’ensemble des partenaires que sont la commune, la communauté de communes, le département, la région, l’Education Nationale ou le ministère de la Culture. »

Le challenge est à la fois sa difficulté : « Révéler et ouvrir pour la première fois au public un monument extraordinaire tel que le château royal François 1er ». Et pourtant, sa première approche du château ne lui avait pas laissé les meilleurs souvenirs : « Je connaissais déjà le monument, confie-t-il, car il y a bien longtemps, lorsque j’étais étudiant en Histoire de l’art, j’avais fait la demande de le visiter. Elle m’a été refusée, je n’ai pu voir que la cour, et déjà à l’époque j’avais ressenti une profonde tristesse à la vision de son état de délabrement. »

Mais l’heure n’est plus à l’abattement, il est à la reconstruction :
« Tous les principaux appels d’offres sont lancés », s’enorgueillit Xavier Bailly, impatient de livrer la Cité internationale de la langue française en 2022, « pour révéler au public, et plus particulièrement aux habitants de la ville, les chefs d’œuvres qui existent encore dans ce château ».

Un chantier impressionnant

Le chantier de réhabilitation du château François 1er démarre en ce début d’année 2020. Cette première phase pour laquelle un budget de 110 M€ a été alloué concerne la partie du logis royal et du jeu de paume où s’installera la Cité internationale de la langue française (en jaune sur le schéma). L’ouverture est programmée à mars 2022.

Les travaux débuteront par un chantier “impressionnant” de l’aveu même de l’administrateur Xavier Bailly, celui de l’installation de la “base vie”, à savoir toute la partie technique dédiée aux entreprises, qui leur permettra de fonctionner, entrer et sortir. Cette partie du chantier se situera côté parc du château et n’aura aucune incidence sur le quotidien des habitants, si ce n’est le passage au ras des grilles régulièrement utilisé par les joggers et les promeneurs. Celui-ci sera maintenu par un petit passage en bois mais légèrement décalé.

La deuxième phase après 2022 concernera la cour des Offices, les ailes des communs et les bâtiments du XIXe siècle, mais la feuille de route et son budget n’ont pas encore été établis à cette avancée du projet.

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Cité de la musique et de la danse : cité ouverte

Inaugurée en février 2015, la Cité de la musique et de la danse de Soissons fête bientôt ses 5 ans d’existence. Si son grand auditorium de 500 places a d’emblée fait l’adhésion auprès des artistes et a vite trouvé son public, ses activités au sein du conservatoire semblent encore méconnues des Soissonnais.

La Cité de la musique est-elle une belle endormie vivant repliée sur elle-même ? Que nenni répond Benoît Wiart, le directeur depuis 3 ans : « La structure n’a jamais été aussi dynamique » souligne-t-il, à l’heure où le tout nouveau programme des manifestations du conservatoire vient de sortir. « On pourrait croire que l’équipement est élitiste » reconnaît Benoît, mais il entend bien écorner l’idée reçue.

En premier lieu, le conservatoire a établi son record d’inscriptions à la rentrée 2019 depuis sa création, avant même l’ouverture de la Cité sur le parc Gouraud. Plus de 600 élèves évoluent dans les différentes disciplines cette année : 360 dans les classes de musique, 200 dans les classes de danses contemporaine et classique, 40 dans les classes de théâtre. Preuve de la volonté d’ouverture de la structure, le directeur met en avant le dispositif pédagogique très innovant, comme l’orchestre numérique, « le seul du département », la section de musique assistée par ordinateur (MAO) ou le nouveau cursus jazz pour l’apprentissage de la guitare, basse, batterie. Ceci sans compter les classes à horaires aménagés théâtre au collège Saint-Just, musique au collège Lamartine et la toute nouvelle classe orchestre cuivres à l’école Saint-Crépin.

Car les actions de la CMD s’exportent également « hors-les-murs » : 3 200 élèves de 38 établissements différents ont même participé aux activités des deux intervenants à l’extérieur l’an passé. S’il fallait encore démontrer l’état d’esprit qui anime les lieux, Benoît Wiart cite à la volée : « Les scènes ouvertes une fois par mois les mardis ou mercredis à 18h30, la pause musicale sur le parvis en mai et juin, la mise à disposition des studios d’enregistrement ou les rencontres avec les autres conservatoires. »

Les équipes dirigeante et enseignante de la CMD s’arrêtent-elles là dans leurs actions ? La réponse est évidemment non : depuis l’an passé, le conservatoire propose son propre programme de manifestations, en parallèle – et en lien – avec la programmation culturelle du grand auditorium. « Ce programme n’est pas encore très connu, mais il tend à se développer », confie le directeur. Moins connu mais déjà très dense puisque plus de 70 manifestations sont inscrites à ce programme du conservatoire qui vient d’être dévoilé pour la saison 2019/2020.
« Ce sont même trois fois plus de dates que le programme culturel », ajoute Benoît Wiart.

Au total, plus de 100 manifestations et concerts sont organisés à la Cité de la musique et de la danse de Soissons : « C’est un équipement récent de 5 ans qui prend ses marques et se développe », assure le directeur. Tout est en effet lancé pour que cet équipement de 19 M€ puisse être valorisé.

Recettes en hausse

La Cité de la musique et de la danse de Soissons fonctionne avec un budget de 2 M€ par an, dont 1,3 M€ pour le conservatoire et 700 000 € pour la saison culturelle au grand auditorium.

Le directeur Benoît Wiart souligne que « malgré un budget en baisse comme toutes les collectivités » les recettes sont en hausse, du fait de la nouvelle programmation culturelle jeune public par exemple et de l’augmentation du nombre d’élèves. De plus, le coût pour les élèves baisse depuis 3 ans mais le nombre d’actions et d’événements augmente.

Concernant la saison culturelle 2018/2019 : la CMD a accueilli plus de 10 000 spectateurs sur une vingtaine de dates, avec un taux de remplissage très important de 85 % sur les 513 places de l’auditorium.

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Carnet de voyage en e-administration

Les rapports et les demandes auprès des administrations n’ont jamais été simples, toutes époques confondues. Aujourd’hui, une nouvelle donne entre en compte : l’e-administration ou la transformation numérique des services.

Celle-ci étant encore loin d’être opérationnelle, voici ce que peut être « la galère administrative » dans laquelle a vogué ici la Société Historique de Soissons pendant une année, avec pour ce qui la concerne les services de la région Hauts-de-France.

A savoir que l’association soissonnaise organise un colloque gratuit les 29 et 30 novembre à la Cité de la musique et de la danse de Soissons, nommé « A la conquête des ruines » sur la première reconstruction de 1918 à 1920. Le récit relaté pour nous par Denis Rolland, le président de la SHS, débute au :

31 janvier 2019, par le dépôt sur le site de la Région d’une demande de financement au titre du PRAC (NDLR : Projet à rayonnement artistique et culturel). La particularité du site est qu’il n’y a ni adresse, ni mail, ni numéro de téléphone pour se renseigner.

Début avril, sans nouvelle, et surtout sans le nom d’une personne référente, j’adresse un message à François Decoster, alors vice-président de la Région chargé de la culture.

11 avril, je reçois un message de L. L. m’invitant à répondre à un sondage.

12 avril, j’ai enfin un nom et une adresse, j’adresse donc un message à L. L. qui me répond : « Votre dossier est en cours d’instruction et a été traité pour l’instant par la gestionnaire V. T. que je mets en copie. Je vous demande de vous rapprocher de cet agent afin qu’elle puisse vous donner plus de précisions sur votre dossier. »

20 avril, V.T. me répond : « Je suis absente jusqu’au 6 janvier inclus. N’hésitez pas à prendre contact avec Mme O. pour demande d’information. »

23 avril, nouveau message de V.T. : « Votre dossier est suivi par R.C., vous pouvez prendre contact avec lui pour savoir où en est l’instruction. »

Dans les jours qui suivent, j’appelle le numéro donné, cela ne répond jamais et la boite vocale indique le nom d’une autre personne. Je finis par laisser un message en précisant qu’il est destiné à R. C. Pas de réponse.

Début mai, je me rends à l’antenne régionale de Gouraud, je rencontre M. F, après différents appels il finit par joindre R. C. qui lui dit : « Oui normalement le dossier est éligible mais il faut que je vois avec ma collègue Mme X, si c’est nous qui suivons ce dossier car nous ne savons pas s’il relève de la culture ou du patrimoine. »

Courant juin, je retourne voir M. F. qui me dit : « J’ai une info, votre dossier devrait passer en commission en juillet. »

Début septembre, je retourne voir M. F., il lance plusieurs appels tous sans réponse, laisse des messages avec mes coordonnées. Sans résultat.
11 octobre, nouvelle visite à M. F.. Il lance encore différents appels, sans réponse et finit par avoir quelqu’un qui lui dit : « R.C. ne s’occupe plus de cela, il faut contacter M.S. »

15 octobre, j’appelle M. S. qui est continuellement sur répondeur, je laisse deux messages.

18 octobre, je rappelle : toujours sur répondeur.

21 octobre, mail de M.S. : « Monsieur Rolland, votre dossier est inscrit à l’ordre du jour de l’assemblée de novembre. » Sachant que notre demande a été déposée sur le site de la Région le 31 janvier 2019 dernier, c’est-à-dire il y a presque 10 mois, pour un colloque qui se déroulera fin novembre.

23 octobre : M. Engrand, conseiller régional de Soissons, m’appelle pour me dire que Christophe Coulon (vice-président de la Région) va m’adresser un mail pour me dire que nous n’aurons rien car, selon le directeur de la culture, notre colloque n’est pas éligible car trop scientifique.

Pourtant le message de la région du 21 octobre dit que notre dossier sera soumis à la commission de novembre. Or ne sont soumis à la commission que les dossiers éligibles. Notre dossier serait donc éligible ? J’entends déjà nous dire qu’une aide n’est pas une obligation. Je réponds que je le sais, mais en revanche une réponse dans un délai raisonnable est bien un dû. Si en juin nous avions eu une réponse négative, nous nous serions posés la question de la continuité de notre action. A un mois de cette manifestation, je me vois mal dire à tous les chercheurs qui ont préparé leurs interventions : « Circulez, il n’y a plus rien à voir ! » 15 jours avant ce colloque nous en sommes là : 10 mois de pleine incohérence.

Pas démobilisée, mais sans aides de la Région, la Société Historique de Soissons organisera bien son colloque « A la conquête des ruines » les vendredi 29 et samedi 30 novembre à la Cité de la musique et de la danse de Soissons.

Colloque :
« A la conquête des ruines »

Vendredi 29 & Samedi 30 novembre 2019

SOISSONS
Cité de la Musique
Parc Gouraud

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P U B L I C I T É
LA MARMITE D’EDDIE – Corporate – 09-2018

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