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Rockwool : des questions / des réponses

L’arrivée de Rockwool sur la zone du Plateau à Courmelles a entraîné tous types de commentaires sur les réseaux sociaux. Une pétition circule même contre l’installation du groupe. Des propos fondés ou non ? Le Vase Communicant a directement demandé à Rockwool d’y répondre.

L'usine Rockwool ici installée à Saint-Eloy-les-Mines en Auvergne depuis 1978. Le projet de Soissons prévoit à la différence un fonctionnement à l'énergie électrique et non fossile (image publiée dans le magazine L'Usine nouvelle © DR).

Le groupe danois Rockwool, producteur de laine de roche pour l’isolation dans le secteur de la construction, a annoncé le 5 octobre la possible création d’une usine de production sur un terrain de 40 hectares situé à côté de l’aérodrome de Soissons – Courmelles. Le projet est en phase d’étude de faisabilité et le groupe se prononcera sur son installation définitive ou non dans un an (lire notre article en ligne « Une usine Rockwool en projet sur le Plateau).

Toutefois, ce ne sont pas les 140 millions d’euros d’investissement, les 150 emplois directs et les 300 emplois indirects générés qui suscitent le plus de commentaires. Autour de vraies/fausses informations sur la fermeture de l’aérodrome et les rejets toxiques de l’usine, les réseaux sociaux se sont enflammés. Un comble pour une industrie qui fabrique un produit qui se veut incombustible.

De fait, la parole est donnée à Rockwool pour répondre aux interrogations qui lui sont posées à travers les réseaux. Une démarche que le groupe souhaite d’ailleurs engager volontairement en organisant régulièrement des consultations publiques afin d’informer la population sur la construction de son projet.

Première allégation qui circule sur les réseaux sociaux : l’usine Rockwool serait-elle classée Seveso (site industriel présentant des risques d’accidents majeurs) ?

Sur ce point, la réponse de Gaëtan Fouilhoux, responsable des relations institutionnelles de Rockwool France, est claire : « Non, l’usine ne sera pas classée Seveso. Notre usine déjà existante à Saint-Eloy-les-Mines en Auvergne est en effet classée Seveso car nous y utilisons et stockons des substances chimiques brutes pour la fabrication de nos produits, mais ce ne sera pas le cas sur le site de Courmelles. Nous n’y stockerons pas de produits chimiques entraînant un classement Seveso. »

 

Quelles seraient les conséquences environnementales de la production et y auraient-ils des rejets toxiques vers la cuvette de Soissons et les villages environnants ?

GF : « Notre volonté est d’utiliser les dernières technologies modernes, à commencer par l’utilisation de l’énergie électrique et non fossile. Les rejets de CO2 ou de soufre dans l’air seront donc fortement diminués et largement en-dessous des seuils définis par la réglementation. Notre objectif est de ne pas avoir d’impact mesurable sur la qualité de l’air. Le groupe s’est d’ailleurs engagé à mesurer la qualité de l’air avant, pendant et après la construction de l’usine, et à faire un suivi précis. De plus, nous nous inscrivons dans une démarche de protection de l’environnement avec le recyclage en interne de tous nos déchets et eaux usées que nous réutilisons dans notre cycle de production. »

 

Quel trafic routier l’usine générerait-elle ?

GF : « Nous prévoyons des allées et venues de 100 camions par jour. Et la situation sur la zone du Plateau est un avantage puisqu’elle est préparée pour que l’accès soit direct des entreprises à la N2, sans nuisance pour les villages environnants. » Le groupe a par ailleurs évalué le fait que ses 100 camions représentent moins de 1% du trafic routier existant.

 

Les travailleurs du bassin soissonnais seraient-ils les premiers concernés par les 150 emplois directs ?

GF : « Il est faux de dire que nous ferons appel à des travailleurs détachés. Nous utiliserons justement les dispositifs comme Proch’emploi et les programmes d’insertion du territoire. La main d’œuvre sera bien issue du tissu local. »

 

Peut-on compter sur de l’emploi à long terme ou imaginer une délocalisation d’ici quelques années ?

GF : « Comment peut-on penser que Rockwool mette des millions d’euros sur la table pour construire son unité de production (NDLR : 140 millions d’euros) et partir ensuite ? Non il n’y aura pas de délocalisation, si le groupe choisit le site du Plateau de Ploisy – Courmelles, c’est pour construire une histoire qui durera au moins 50 ans. »

 

L’implantation de Rockwool mettrait-elle en concurrence l’activité du Relais avec ses travailleurs en insertion ?

GF : « C’est peut-être le commentaire qui me blesse le plus, c’est un procès indigne que l’on nous fait ici. Nous ne sommes absolument pas en concurrence et pas du tout sur le même type de production. Nous pourrons au contraire travailler ensemble, ne serait-ce que sur l’emploi des ouvriers en insertion. »

 

L’usine aura-t-elle une cheminée de 65 m de haut ?

GF : « Nous savons que la cheminée est un élément de nuisance visuel. Mais pour une bonne dispersion des émissions, il faut une cheminée de 50 à 70 m. Nous travaillons toutefois techniquement pour réduire la cheminée à 50 m, c’est notre souhait. »

L’aérodrome de Soissons – Courmelles devra-t-il disparaître ?

La présence de la cheminée à proximité, même à 50 m de hauteur, ne permettra pas à l’aérodrome de continuer son activité sur le Plateau. Mais cela n’entraînera pas sa disparition totale sur le territoire. Les Ailes Soissonnaises ont été tenues au courant de la situation et savent qu’il est possible que l’aérodrome soit déplacé en cas d’arrivée de Rockwool. Son président Jean-Paul Loublier se dit lui-même « pas contre le fait de bouger ». Jean-Marie Carré, le président de GrandSoissons Aggloméra

L’aérodrome de Soissons – Courmelles déménagera sur un autre terrain en cas d’arrivée de Rockwool.

tion, et Alain Crémont, le maire de Soissons, ont pour leur part assuré qu’un nouveau terrain d’aviation serait aménagé si le groupe Rockwool s’implante sur le Plateau en septembre 2019. A savoir que l’aérodrome actuel, sur sa surface de 12 hectares, avait coûté 1,1 millions d’euros à sa construction en 1990/1991. Aujourd’hui, sur une autre surface possible de 16 à 20 hectares, Jean-Paul Loublier imagine qu’un nouvel aérodrome pourrait coûter environ 3 millions d’euros.

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L’accueil du visiteur du Chemin des Dames est rouvert

Le centre d’accueil du visiteur du Chemin des Dames, sur le site de la Caverne du Dragon à Oulches-la-Vallée-Foulon, a rouvert ses portes le 4 mai après travaux. Il est ouvert tous les jours du 15 janvier au 15 décembre, en accès libre et gratuit.

Le bâtiment d’accueil a été totalement transformé pour répondre aux attentes des visiteurs et offrir de nouveaux services : « Des outils complémentaires, mêlant histoire et numérique, permettent ainsi de mieux comprendre le territoire, le paysage et d’aborder le Chemin des Dames sous un autre angle, confirme le Département de l’Aisne. La scénographie a été pensée pour donner toutes les clés d’interprétation du Chemin des Dames, notamment à travers une frise chronologique de 17 m de long, ponctuée d’écrans et de vitrines présentant photos et films d’époque, armes, uniformes et autres objets issus des collections départementales. Une des plus grandes tables numériques de France, conçue par les scénographes Ubiscène et Dévocité, offre une exploration interactive du Chemin des Dames, mettant les sites de mémoire présents en perspective avec leur situation pendant la guerre et aujourd’hui. »

Le centre d'accueil du visiteur du Chemin des Dames, au-dessus de la Caverne du Dragon à 14 m sous terre. La terrasse avait été agrandie en 2016 pour accueillir la sculpture d'Haïm Kern « Ils n'ont pas choisi leur sépulture ». © ACBS Architecte

Construit en 1998 au-dessus des galeries de la Caverne du Dragon sur les plans de l’architecte Nasrin Seraji, le centre d’accueil du visiteur a été réorganisé sous les directives d’Antoine Cosson et Barbara Sawczak d’ACBS Architectes. Il s’agit ici d’une nouvelle étape pour la Caverne du Dragon, après l’agrandissement de la terrasse en 2016 pour accueillir l’œuvre d’Haïm Kern, l’installation d’une signalétique sur le Chemin des Dames en 2017 et le déménagement des collections dans les nouvelles réserves du Centre des Archives et Bibliothèque départementales de l’Aisne en 2018.

La réouverture a eu lieu le 4 mai : 50 ans jour pour jour après l’inauguration du premier musée du Souvenir français sur le site de la Caverne. Une date symbolique qui marque la continuité du travail de mémoire entre cette association et le Département. Cofinancés par les fonds européens, l’Etat et la région Hauts-de-France, ces travaux ont par ailleurs été lancés pour faire de la Caverne « une véritable porte d’entrée sur le Chemin des Dames, précise le Département, et poursuivre le développement du tourisme de mémoire, dans le prolongement du Centenaire. »

Le centre d'accueil du visiteur du Chemin des Dames, au-dessus de la Caverne du Dragon, a rouvert ses portes après travaux © Horizon Bleu.

Infos pratiques

Centre d’accueil du visiteur

Entrée libre, tous les jours de 10h à 17h, du 15 janvier au 31 mars et du 15 novembre au 15 décembre / de 10h à 18h, du 1er avril au 14 novembre inclus. Fermeture annuelle du 15 décembre au 15 janvier.

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L’éco-quartier de Ressons-le-Long est lancé

La construction de l’éco-quartier de la Trésorerie à Ressons-le-Long a débuté. Un projet qui mûrit depuis 10 ans et qui changera tout l’agencement de la commune d’ici 10 à 15 ans.

Le maire de Ressons-le-Long, Nicolas Rébérot, présente le projet et la maquette de l'éco-quartier.

Le hasard a voulu que les travaux de l’éco-quartier soient lancés le 23 avril, jour de la Saint-Georges et saint-patron de Ressons-le-Long. Un clin d’œil qui plaît au maire Nicolas Rébérot, lui qui travaille sur le dossier depuis plusieurs années. Le projet est même en réflexion depuis 2008 : « A cette époque, la commune voulait anticiper sur l’avenir. L’objectif était de créer de l’habitat pour maintenir la population et de fait les écoles. »

Les études de faisabilité ont ensuite démarré en 2010 : « Nous nous sommes donnés le temps de faire mûrir le projet, ajoute Nicolas Rébérot. Mais il y aussi le temps des procédures administratives, de l’enquête publique et de l’acquisition des terrains, toutes à l’amiable avec les propriétaires. »

La commune avait besoin de 35 nouveaux logements pour stabiliser la population de 770 habitants et d’une cinquantaine pour maintenir les classes des écoles maternelle et primaire. Avec le futur éco-quartier, ce sont environ 90 nouveaux logements qui seront proposés à l’achat et à la location. L’ensemble sera situé au nord du centre-bourg, à proximité des équipements sportifs, sur une surface totale de 7,2 hectares.

De plus, la municipalité a fait le choix de construire un nouveau quartier pesant le moins possible sur l’environnement. Dans ce sens, elle a demandé à l’architecte du projet de présenter des plans d’habitations pour optimiser les performances énergétiques et préconiser l’utilisation de matériaux biosourcés. La commune incitera alors l’éco-construction avec une meilleure fiscalité de l’urbanisme, celle-ci pourra aller jusqu’à 80 % de remboursement de la taxe d’aménagement et un abattement de 50 % de la taxe foncière selon les choix de construction. « Ceci sans compter les économies de consommation d’énergie sur le long terme », précise Nicolas Rébérot.

Pour l’heure, la première phase des travaux est lancée. Elle consiste à la viabilisation des parcelles individuelles, libres de constructeurs, qui seront livrées en octobre prochain. La commercialisation débutera alors à l’automne. L’aménagement de l’éco-quartier est programmé sur trois tranches de travaux, pour une durée totale de 10 à 15 ans. Le projet prévoit également la construction de logements pour seniors, un grand espace vert et arboré, ainsi qu’un pôle scolaire au sein de l’éco-quartier. Ce qui sous-entend qu’à terme, les classes situées dans le bâtiment de la maternelle et au rez-de-chaussée de la mairie, de même que la bibliothèque, déménageront à « La Trésorerie ». De fait, le maire et son équipe se projettent sur l’avenir de la commune : « Nous pensons déjà à l’utilisation possible des salles qui seront libérées, confie Nicolas Rébérot. Nous pourrions par exemple en faire des espaces de co-working, mais tout cela reste encore à l’étude. » Chose déjà actée en revanche : l’accueil de la mairie se retrouvera au rez-de-chaussée. Des aménagements sont programmés dès cet été avec les travaux d’accessibilité à la mairie. La transformation du centre-bourg de Ressons-le-Long est bien en marche.

Le projet d'éco-quartier de La Trésorerie sur 7,2 hectares au nord du centre-bourg de Ressons-le-Long.

Le budget

La construction de l’éco-quartier de la Trésorerie est programmée pour un coût total de 3,9 millions d’euros HT. La commune de Ressons-le-Long y participe à hauteur de 52 100 € et a cédé la concession du projet à la Seda (Société d’équipement du département de l’Aisne). D’autres aides seront perçues de la part de l’Etat (460 000 €), la région (172 000 €) et le département (5 000 €).

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« La chips française » est soissonnaise

Elle est toute fraîche, elle vient de sortir dans les premiers supermarchés du Soissonnais. Elle est croquante et sent bon le terroir picard : c’est la « chips française ». Etienne Lemoine et André Vanlerberghe ont en effet mis en vente leur tout premier paquet dans plusieurs grandes surfaces du territoire.

Les deux associés travaillent sur leur produit depuis près d’un an. Avec une troisième personne, ils ont créé la SAS Ferme de Coquerel pour composer « La chips française », leur marque qui sera vendue en grande distribution. En parallèle, ils produiront également « La coquerel », la marque réservée aux boucheries, aux épiceries fines et à la vente à la ferme.

Etienne et André sont amis d’enfance depuis leur collège à Soissons. Ils ont même été colocataires durant leurs études supérieures. Ils sont aussi tous les deux issus du monde agricole, fils de producteurs… de pommes de terre bien sûr. A 31 et 32 ans, ils ont alors quitté leurs postes de responsable dans la grande distribution pour Etienne et de commercial dans les semences pour André, afin de lancer leur nouvelle activité : « celle d’amoureux des bonnes choses et de la pomme de terre », soulignent-ils.

Ils ont bien pensé à la production de frites locales dans un premier temps, mais les contraintes de date limite de consommation et de logistique les ont vite amenés vers la chips. « Mais une chips qui se veut de qualité et issue du terroir, assurent André et Etienne. Car c’est également en tant qu’amoureux du terroir français que nous avons décidé de la nommer la chips française. » Ils ont sélectionné pour cela la Lady Claire comme variété de pommes de terre. Une Lady Claire avec laquelle ils mettent un point d’honneur à la préparer de façon artisanale, « du lavage, à l’épluchage, le rinçage, le découpage jusqu’à la cuisson ». En effet, leur produit se distingue aussi par sa méthode de cuisson : « Au chaudron, confient-ils, une cuisson plus lente et plus douce qui amène plus de croustillant et permet à la chips de retrouver le vrai goût de pomme de terre. » De même, les tout nouveaux PDG et DG de La chips française ont opté pour la fleur de sel des 2 Caps, un produit régional de la côte d’Opale.

Pour l’heure, les associés ont débuté leur production chez un prestataire de service où ils louent l’outil de travail, tout en accompagnant le produit pendant le processus de fabrication afin de veiller au suivi du cahier des charges. Ils ont cependant commandé la ligne de production et en particulier le précieux chaudron pour produire leurs chips dès le début de l’année 2020 à la Ferme de Coquerel, basée à Saint-Aubin (entre Coucy-le-Château et Blérancourt) : « Nous maîtriserons ainsi la production de A à Z en un même lieu, de la culture de la pomme de terre à l’emballage des chips sur place. »

Avec cette prochaine mise en place, la société pourra alors lancer le recrutement de personnel, pour la production mais aussi pour la logistique et le commerce. Car si Etienne et André sont d’ores et déjà « heureux et fiers » de proposer leur produit dans les supermarchés locaux, ils ont aussi l’ambition d’être présents dans toute la région puis sur le marché national. « La chips française » aux saveurs du terroir soissonnais pourra alors être dégustée dans tout le pays.

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P U B L I C I T É
LA MARMITE D’EDDIE – Corporate – 09-2018

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