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Saint-Jean des Vignes reconstituée en réalité virtuelle

Vue extérieure de l'Abbaye Saint-Jean-des-Vignes en images de synthèse
Vue extérieure de l'Abbaye Saint-Jean-des-Vignes en réalité virtuelle

La Ville de Soissons emmène le public dans une visite inédite : « Saint-Jean des Vignes comme vous ne l’avez jamais vu », assure-t-elle. Du jamais vu depuis des siècles en effet, puisqu’elle nous embarque dans l’abbaye avant sa destruction au XVIIe.

Le voyage à l’intérieur de Saint-Jean des Vignes est aujourd’hui possible grâce à la réalité virtuelle. Le principe : avec un casque connecté sur les yeux, le visiteur passe virtuellement la porte de l’abbaye et parcourt le site où chaque recoin a été méticuleusement reconstitué par informatique. Enfin les Soissonnais découvrent leur abbaye au-delà des deux flèches de la façade ! Et le spectacle est à la hauteur de ce que laisse supposer ces vestiges majestueux, derniers témoins de la grandeur de l’édifice. Tête levée qui va de gauche à droite, yeux écarquillés, bouche grande ouverte… le « visiteur casqué » est saisi par la découverte de l’abbaye, sa nef, mais aussi son grand cloître ou son jardin.

Il faut dire que la Ville de Soissons n’a pas haricoté pour mettre en valeur son joyau touristique. Elle a constitué il y a un an un comité scientifique et historique, composé des meilleurs spécialistes locaux. Etape par étape, le comité a affiné ses recherches jusqu’à se rapprocher au plus près de ce qu’était l’abbaye au XVIIe siècle. La municipalité a ensuite fait appel à la société AGP, une référence dans le domaine des technologies numériques pour la préservation et la mise en valeur du patrimoine.

Des exemples de vues de Saint-Jean des Vignes en réalité virtuelle : l’extérieur de l’abbaye, l’intérieur de l’abbaye, le grand cloître.

Plus de 100 000 € au total ont été investis pour voir Saint-Jean des Vignes en réalité virtuelle. Preuve de la volonté de la ville de renouveler ses proposition touristiques, mais aussi de s’inscrire dans l’esprit « smart city » auquel elle associe les sites culturels dans la vie économique et connectée. Bien sûr, le choix de mettre en avant l’abbaye ne doit rien au hasard : « C’est une autre volonté de faire de Saint-Jean des Vignes, figure emblématique du territoire, le centre de vie touristique de demain, confie l’adjoint à la culture François Hanse. L’enjeu est d’en faire le pôle touristique avec de plus en plus de services dynamiques et connectés. » Dans cet élan, d’autres hauts lieux touristiques de Soissons sont en projet de réalité virtuelle, à commencer par l’abbaye royale Saint-Médard et sa crypte du IXe siècle.

Le public accueilli au CIAP avec 4 postes informatiques 3D et casques connectés pour voir l'abbaye en réalité virtuelle.

Saint-Jean des Vignes en réalité virtuelle :
4 postes informatiques 3D, accessibles gratuitement au public du mardi au dimanche au CIAP de l’abbaye. Le matin : uniquement sur réservation. L’après-midi de 14h à 17h30. Informations au 03 23 93 30 50 ou www.ville-soissons.fr

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La première pierre à la mosquée de Soissons

La première pierre de la nouvelle mosquée a été posée vendredi 22 février, avenue Raymonde Fiolet à Soissons. Futur centre culturel et islamique, il sera en mesure d’accueillir 350 personnes en salles de prière mais aussi dans des salles d’apprentissage et une bibliothèque.

L’association culturelle islamique de Soissons a invité la communauté musulmane, de même que la municipalité et la préfecture de l’Aisne à poser ensemble la première pierre de la nouvelle mosquée de la cité du Vase. « Au fil des années, la communauté musulmane soissonnaise s’agrandit (NDLR : 1 270 fidèles), explique Mohamed Aouladzian, le secrétaire général de l’association. Et naturellement les locaux actuels de l’avenue de Pasly sont devenus trop petits et ne répondent plus à nos besoins. Les vendredis ainsi que les jours de fêtes, de nombreux frères prient dans la cour de la mosquée et dans la rue. De plus, en raison du manque de places, nous ne pouvons pas assurer des cours dans de bonnes conditions pour les enfants du Soissonnais. »De ce fait, l’association s’est engagée dans la réalisation d’un nouvel équipement, « un lieu digne pour les musulmans de Soissons et des alentours » ajoute Mohamed Aouladzian. Elle a acquis le terrain avenue Raymonde Fiolet dans le quartier de Chevreux et a obtenu le permis de construire en juin 2016, dans l’attente de réunir les fonds privés pour débuter le chantier. Les travaux ont donc commencé et sont programmés sur deux à trois ans en fonction justement de l’avancée des financements.

Le coût global du projet est estimé à 3 186 000 € pour une surface construite sur 1 518 m2 et une surface de stationnement de 2 190 m2 (avec le sous-sol).

Le centre culturel et islamique sera composé d’une partie cultuelle qui comprend :

  • Une grande salle de prière pour les hommes de 402 m2
  • Une grande salle de prière pour les femmes de 170 m2
  • Une salle d’ablutions pour les hommes de 50 m2
  • Une salle d’ablutions pour les femmes de 30 m2
  • Deux bureaux pour la direction de 14 et 12,5 m2
  • Un bureau pour l’imam de 25 m2

La partie culturelle comprend :

  • Cinq grandes salles de classe de 40 m2 chacune
  • Une grande salle de conférence de 67,70 m2
  • Un bureau pour les enseignants de 19,8 m2
  • Une bibliothèque de 38 m2
  • Le parking disposera de plus de 100 places
L’entrée de la future mosquée vue de l’avenue Raymonde Fiolet.

Le maire : « Un projet 100 % privé »

Invité à poser la première pierre, le maire Alain Crémont souligne que le projet voit le jour dans le quartier de Chevreux, « le seul quartier de Soissons dans lequel il n’y avait pas encore de lieu de culte ». Il s’est toutefois montré attentif au parti pris architectural : « S’il devait nécessairement répondre à certains symboles de la religion musulmane, le futur équipement devait néanmoins avoir une architecture moderne, pleinement intégrée au quartier et à son environnement. Je crois que nous sommes arrivés à un bon compromis. »

Alain Crémont rappelle par ailleurs que la construction de la nouvelle mosquée est « un projet 100 % privé, porté par l’association culturelle et islamique de Soissons ». Il précise bien que « le projet exclut tout financement public », tout en demandant à l’association « la plus grande transparence quant à l’origine des fonds qui vont en permettre la bonne réalisation. »

Se positionnant comme un républicain laïc, le maire veut aussi partager sa vision que « la religion est et doit rester une affaire privée, ceci en est la condition du vivre-ensemble ». Vision que ne renie pas l’imam de Soissons Ahmed Fares, puisqu’il exprime à son tour que « le centre culturel islamique sera le lieu qui permettra d’éduquer la communauté musulmane dans le sens du vivre-ensemble ». Il conclut : « Les musulmans sont une composante de la société française et ce lieu a pour but de s’épanouir dans cette société française. »

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La maison « à pas de moineaux » en péril

La maison « à pas de moineaux » du quai Saint-Waast, située au bord de l’Aisne et à proximité de la passerelle des Anglais, fait partie depuis toujours du paysage des Soissonnais. Suite au récent effondrement d’un étage, il se pourrait qu’elle en disparaisse à jamais.

La bâtisse à l’architecture typique du Soissonnais avait résisté à tout depuis le XVIIIe siècle. En cette période contemporaine, elle aura connu la construction puis la destruction des silos à ses fenêtres. Et malgré la construction de la nouvelle résidence des Berges des 3 Roys autour d’elle, la maison aura été préservée du fait de son intérêt patrimonial. Mieux encore, elle a été intégrée au programme du promoteur et nouveau propriétaire, Quadrance Immobilier. Le projet étant d’y installer un restaurateur mais aucun exploitant n’a été trouvé pour la réhabiliter.
La maison « à pas de moineaux » est donc restée vide face aux caprices du temps… jusqu’à ce qu’elle se rappelle elle-même à notre attention. Le mardi 26 février : une poutre a cédé à l’intérieur et a causé l’effondrement d’un étage.

Pour Denis Rolland, président de la Société Historique de Soissons, spécialiste du patrimoine ancien, mais aussi ingénieur ETP spécialisé dans le bâtiment : « Ce qui devait arriver est arrivé. Une poutre maîtresse du plancher du premier étage s’est rompue entraînant dans sa chute une partie du plancher et affaiblissant l’ensemble de la structure et la charpente. Il faut le rappeler, dans ces maisons du XVIIIe siècle les planchers participent à la stabilité d’ensemble de l’édifice. C’est pourquoi les ancres de fer sont visibles sur les façades. » Denis Rolland concède : « Dans sa situation actuelle la maison est devenue un danger et il sera très délicat et probablement impossible de la restaurer. L’effondrement du plancher du deuxième étage également a formé un amoncellement de poutres et de gravats difficile à déblayer sans ébranler une structure fragilisée. »
Le président de la SHS avait pourtant averti la société Quadrance Immobilier de la situation. Celle-ci lui avait répondu qu’elle avait prévu une mise en sécurité de la construction en la protégeant par une bâche enveloppante. « En fait, il s’agit d’un emplâtre sur une jambe de bois, explique Denis Rolland. Aucun étaiement n’étant prévu, cette solution risquait d’être un pis-aller puisque la bâche repose sur une charpente fragilisée. De plus, on sait aussi qu’un tel dispositif nécessite une surveillance constante qui n’a pas été prévue. »

Indépendamment de ces considérations techniques, il s’interroge finalement sur les causes de la situation actuelle : « Restaurer la maison supposait que le promoteur se conduise en bon père de famille. Il aurait dû stabiliser les désordres et protéger la maison pour que ces désordres ne s’accentuent pas. Au lieu de cela, rien n’a été fait. La couverture a même été rapidement supprimée, laissant la maison à tout vent et accélérant sa dégradation. » Denis Rolland n’hésite pas en tirer sa conclusion : « À bien regarder, il n’y a que deux possibilités. Soit elle est le résultat d’un laxisme coupable de l’entreprise. Soit, on ose l’imaginer, le résultat d’un choix délibéré afin d’accélérer la dégradation et éviter une restauration coûteuse… »

Dans tous les cas, ce passionné du patrimoine s’attriste : « Au final, la ville de Soissons va perdre un nouveau témoin de son patrimoine ancien », sa maison « à pas de moineaux » du bord de l’Aisne.

La maison « à pas de moineaux » attenante aux résidences des Berges des 3 Roys.

Procédure de péril imminent

Une semaine après l’effondrement d’un étage de la maison « à pas de moineaux », le maire de Soissons Alain Crémont a lancé une procédure de péril imminent qui est la procédure d’urgence en cas d’habitat menaçant ruine. Dans ce cadre, le maire doit avertir par courrier le propriétaire qu’une procédure de péril va être prise à son encontre. Puis il doit saisir le tribunal administratif afin qu’il désigne un expert chargé dans les 24 heures de constater ou non le péril imminent. À L’issue de ce constat, le rapport conclut soit à l’existence d’un péril imminent, soit à l’existence d’un péril non imminent.

Si le rapport conclut à l’existence d’un péril imminent, le maire doit prendre un arrêté de péril imminent mettant en demeure le propriétaire d’effectuer les travaux d’urgence dans un délai qu’il fixe. Cet arrêté doit préciser que la non exécution des travaux entraîne le paiement d’une astreinte d’un montant maximum de 1 000 € par jour de retard.

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BSL : la reconquête

L’arrivée du nouvel actionnaire Spicery Capital et du nouveau président, Sébastien Leclerc, donnent un nouvel élan à l’entreprise BSL.

Créée en 1946, BSL est l’une des industries soissonnaises historiques. Le fabricant de tubes pour le marché mondial a connu son âge d’or dans les années 80, avec son millier de salariés dans la manufacture, route de Reims à Billy-sur-Aisne. Mais l’embellie économique sera stoppée par les politiques pour le moins contestables de ses acquéreurs successifs et la crise de 2008 n’aura qu’accentué le déclin de l’entreprise. Ce sont bien sûr les salariés qui en ont payé le prix fort : BSL ne comptait plus que 70 employés en 2018.

Mais BSL n’est pas mort, et mieux encore : l’optimisme renaît dans l’entreprise avec l’arrivée de son nouvel actionnaire. Le groupe Spicery Capital a en effet racheté l’usine le 23 novembre 2018. Cette société d’investissement allemande a choisi Sébastien Leclerc comme nouveau président de BSL Pipes & Fittings : « Il est important de préciser que la société est composée d’une famille d’entrepreneurs qui investissent dans l’économie et l’industrie traditionnelles en Europe, souligne-t-il. A savoir que leur vision industrielle et leur stratégie n’est pas d’acheter puis de vendre à profit comme pouvaient le faire nos prédécesseurs, mais de développer leurs usines. »

Sébastien Leclerc, le nouveau président de BSL Pipes & Fittings.

Objectif : 90 salariés fin 2019

Preuve de la volonté du nouvel actionnaire : l’entreprise est déjà passée de 70 à 85 personnes en trois mois. « Nous pensons atteindre les 90 salariés en fin d’année, confirme Sébastien Leclerc, et nous recherchons d’ailleurs des chaudronniers-soudeurs, des manutentionnaires, un responsable planning et un administrateur des ventes. » Dans le même temps, le président veut aussi « mettre de la matière grise dans l’entreprise, cela passe par l’embauche d’ingénieurs pour améliorer les performances de l’usine ».

Car BSL est bien décidé à reconquérir le marché et le groupe est prêt pour cela « à réinvestir dans l’outil de production et dans les hommes ». Sébastien Leclerc peut déjà s’appuyer sur l’historique de BSL : « L’entreprise a une vraie renommée mondiale sur le marché, celui des tubes et raccords en acier et alliages spéciaux pour le pétrole, le gaz ou la pétrochimie. Malgré tout, les choix de nos prédécesseurs ont déçu le marché. Nous devons donc le reconquérir, en sachant qu’il y a une vraie attente de voir revenir BSL dans le coup. »

A l’heure de repartir à la reconquête, le nouveau président de BSL sait aussi qu’il peut compter sur ses troupes : « En arrivant ici, je savais que la société était en difficulté et j’avais des craintes qu’elle ait perdu ses principales compétences. Mais à l’inverse, j’ai découvert une équipe en place avec de vraies qualités et connaissances, un vrai savoir-faire qui est resté et un vrai sentiment d’appartenance à l’entreprise BSL. De leur côté, je crois que les salariés sont rassurés de voir un groupe qui connaît son travail et qu’il y a enfin quelqu’un au pilotage de l’usine BSL. »

Il apparaît que le nouvel élan du nouvel actionnaire suscite une véritable excitation, sur le marché international comme chez les salariés. Bref, tout le monde a plaisir à voir BSL de retour.

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P U B L I C I T É
LA MARMITE D’EDDIE – Corporate – 09-2018

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