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BONNE ANNEE 2019 : VISIONS D’ARTISTES

Orchestre Français des Jeunes Baroque, Nov. 2018

Le Vase des Arts et Denis Mahaffey vous souhaitent, en 2019 et au-delà, de prendre plaisir, rire, vous émouvoir et vous mobiliser, mais surtout de retrouver vos propres profondeurs, devant les expositions, spectacles et concerts qui réfléchissent les multiples visions d’artistes.

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Le Vase des Arts en été

L'art de l'été

Le Vase des Arts, supplément en ligne du Vase Communicant, pourra proposer quelques articles dans les semaines à venir, mais son prochain sommaire sortira le 4 septembre avec le numéro 233 de son grand frère.

L’entracte estival sert à chacun pour ralentir ou presser le pas, aller ailleurs ou rester sur place, réfléchir au lieu d’agir ou agir au lieu de cogiter, faire selon ses envies en mettant les obligations de côté. Bref, changer de rythme et ainsi de point de vue.

Ce serait le moment pour demander aux lecteurs de cette chronique d’y penser et, s’ils veulent bien, s’exprimer à son sujet, en insérant un commentaire sur le présent article, ou en écrivant à l’adresse denis.mahaffey@levase.fr, ou en mettant un message sur la page Facebook du Vase des Arts.

– Que vous apporte-t-elle ?
– Qu’aimeriez-vous y voir de plus, ou en moins, ou d’autre ?
– La fréquence des articles vous convient-elle ?
– Le niveau d’analyse des événements vous satisfait-il, ou aimeriez-vous une approche plus fouillée ? Ou moins fouillée ?
– Préférez-vous les présentations d’événements (en amont) ou les comptes-rendus (en aval) ?
– Auriez-vous d’autres suggestions ?

Ces réactions éventuelles aideront à ajuster le ton et la démarche pour mieux poursuivre l’objectif : accompagner la vie des arts – dont « l’art de la vie » – autour de Soissons, à l’occasion plus loin. L’intention est de dépasser le niveau « information culturelle » en cherchant à percevoir la signification des sujets abordés.

Par ailleurs le Vase des Arts continuera à contribuer au Vase Communicant, par ses portraits de personnes qui contribuent à la vie locale, ses « brèves », et ses « Etoiles » proposant un choix parmi les spectacles et événements à venir

denis.mahaffey@levase.fr

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Le Vase des Arts communicant

L'art d'avoir un an

Le regard du Vase des Arts

Le regard du Vase des Arts

Le Vase des Arts, supplément en ligne du Vase Communicant, soufflera sa première bougie en octobre. Pendant un an et en deux cents articles, il a poursuivi l’objectif annoncé : accompagner la vie des arts – dont « l’art de la vie » – autour de Soissons, à l’occasion plus loin. L’intention a été de dépasser le niveau « information culturelle » en cherchant à percevoir la signification des sujets abordés.

Après cette expérience d’une année en ligne, la décision a été prise de renforcer la relation entre le Vase des Arts numérique et le Vase Communicant papier, pour donner plus de poids au contenu culturel.

Ainsi, chaque numéro du « Vase » indiquera « Les étoiles du Vase des Arts », quelques spectacles ou événements marquants parmi ceux qui sont proposés dans l’agenda.

Des « brèves » sur les activités artistiques et culturelles paraîtront aussi, souvent en parallèle avec un article en ligne pour développer le sujet.

Le Vase Communicant initie également une série de portraits par le chroniqueur du Vase des Arts de personnes fortement engagées dans une activité ou action artistique, sportive, humanitaire ou autre, en explorant les raisons et intentions qui les ont amenées à s’engager ainsi. Ce sera « La voie de l’engagement ».

denis.mahaffey@levase.fr

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Lucien Rosenblat : rendre des poèmes possibles

L'art de la poésie

J’ai rencontré Lucien Rosenblat pour la première fois en mars 2009 à la Bibliothèque municipale de Soissons. J’assistais en tant que correspondent de presse au vernissage d’une exposition de poèmes créés à l’atelier d’écriture qu’il tenait à l’hôpital de Soissons. Interpellé par la différence entre la simplicité des souvenirs et sentiments et la tenue littéraire de leur mise en mots, je lui demande de définir son rôle. Il n’a pas de réponse précise. Je persiste : s’agit-il d’aider les auteurs ? Non. Ou de les « accoucher » ? Non. De discuter avec eux ? Non. D’assister à l’enfantement ? Ce n’était pas ça. De traduire ce qu’il entendait ? Non, pas du tout.

Je n’ai plus insisté.

En 2011, frappé à nouveau à l’inauguration d’une suite à cet atelier par le contraste entre les niveaux d’expression, j’ose reposer la question du processus d’écriture. Lucien Rosenblat me regarde. « Je réfléchis depuis deux ans à votre question. Je peux dire comment ça se passe, mais non pas ce qui se passe. » En effet, il parle longuement avec la personne, jusqu’à détecter un changement de sujet, de rythme, une autre résonance. C’est au détour de la parole que l’essentiel est dit. « Alors je commence à noter. C’est une co-écriture. » En effet, sa main d’écrivain explique l’élégance des formes, alors que les émotions viennent des auteurs. Il insiste qu’il parle du processus, sans pouvoir expliquer le mystère de la créativité.

Lucien Rosenblat devant des poèmes qu'il a rendu possibles.

Lucien Rosenblat devant des poèmes qu’il a rendu possibles.

En 2013, nous nous retrouvons à un troisième vernissage. Lucien Rosenblat va plus loin dans son analyse. « Ce n’est pas le contenu qui compte, c’est la forme. » L’écrivain aide à la mettre en mots, mais « la forme vient du patient. » C’est comme si les mots employés comptaient moins que le fait, pour un patient, de les structurer, de créer un poème. Il devient poète. « L’objectif est de changer le regard sur le patient, sur le soin et sur la démarche artistique. » Car un créateur n’est plus un malade passif qui subit ses soins. Plus que cela, l’art n’est plus réservé à un milieu d’artistes : la maladie devient la porte d’accès à la création, et non pas une barrière.

L’année dernière, il y a eu une nouvelle exposition. Entretemps nous nous étions fréquentés, nous nous tutoyions. Lucien reformule ce qui se passe entre lui et chaque auteur de poèmes.

« Nous commençons en tête à tête, on parle du temps ou de la soupe du soir, puis on tombe sur un mot, qui en entraîne un autre, un autre. » Il finit par détecter un sens presque souterrain, qu’ensemble ils font monter à la surface. A chaque fois il est évident que « le patient aurait des choses à dire s’il savait parler. » A deux, ils flairent une préoccupation, une source de tristesse ou de joie, au présent ou dans le passé. Ensuite, Lucien ne fait que mettre en forme cette idée, l’image, un souvenir.

Voilà l’itinéraire que nous avons parcouru, chacun suscitant une série de réactions chez l’autre. Je conclus que ce qui passait entre Lucien et le patient, en restant mystérieux, même incompréhensible par la logique, était d’une grande force et d’une grande délicatesse. Etait-il passeur ? Laissons tomber les images : il rendait des poèmes possibles.

denis.mahaffey@levase.fr

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P U B L I C I T É
LA MARMITE D’EDDIE – Corporate – 09-2018

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