Baptiste Provenzano, alias Snek dans le milieu du street art, avait déjà été sollicité par la Ville de Soissons pour des projets dans les quartiers notamment. La municipalité a de nouveau fait appel à lui pour lui confier une autre action : la réalisation d’une « fresque de la République » façon street art, sous l’un des ponts de l’avenue Jean-Monnet où passe la voie verte Rochy-Condé. L’artiste a alors proposé ses maquettes, retravaillées par ailleurs avec les services de la Ville, mais aussi la police nationale, le tribunal de Soissons et la sous-préfecture, les valeurs de la République et ses trois piliers devant être mis en avant. Dans le même temps, l’intérêt était également d’y associer les jeunes Soissonnais des centres sociaux, les services civiques, de même que les étudiants en licence DNMADE « design & matières » du lycée Saint-Vincent de Paul. Au total, 40 à 50 personnes ont pris part au projet.
De l’aveu même de Baptiste Provenzano, « la réalisation ne fut pas si simple ». D’une part, les différents épisodes du covid ont retardé l’action à plusieurs reprises. « Il a aussi fallu s’accorder entre tous sur le message, la maquette, les graphismes. » Snek n’oublie pas non plus qu’à l’heure de la création, « nous avons travaillé dans le froid de la fin mars, entre 0 et 1° avec le vent, ce fut parfois compliqué », avoue-t-il. Mais le travail dans la douleur a finalement porté ses fruits, le résultat n’en est que plus époustouflant. Lors de son inauguration officielle fin mai, le maire Alain Crémont a salué les jeunes et tous leurs encadrants « pour la réalisation de cette œuvre de street art porteuse de valeurs ».
Fier de ce projet « agréable à faire » dit-il, Snek n’a pas fini son histoire avec Soissons. A la demande de la municipalité, il reviendra en effet à la Toussaint en provenance de sa Meuse natale, pour redécorer avec sa patte street art un transformateur et des locaux techniques de la ville.

