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Des masques à disposition pour les travailleurs en activité

Le Département de l’Aisne met des masques à disposition pour les travailleurs de plusieurs activités professionnels.

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Suite à l’annonce du président de la région Hauts-de-France de la distribution de masques en tissu à chaque habitant pour le 11 mai, Nicolas Fricoteaux, le président du Département de l’Aisne, communique qu’il « souhaite continuer d’alimenter en masques les professionnels les plus exposés ainsi que les acteurs de la vie économique, en collaboration avec l’Union des Maires de l’Aisne. Il était important de leur permettre de pouvoir reprendre leur activité, dans les conditions sanitaires nécessaires pour les salariés comme les clients. »

BTP

Pour faciliter la reprise de l’activité de nombreuses entreprises axonaises, le conseil départemental de l’Aisne a réservé 100 000 masques pour les artisans et entreprises du bâtiment et des travaux publics.

Un partenariat a été passé pour cela avec les organisations du BTP : la CAPEB (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) et la FFB (Fédération Française du Bâtiment) ont envoyé depuis lundi un bon de retrait à remplir aux entreprises concernées. « La demande devra simplement être justifiée, en indiquant le type de chantier et sa commande effective, ainsi que le nombre de salariés concernés, précise le conseil départemental. Les entreprises pourront ensuite retirer un lot de masques FFP1, dans les points de retrait qui leur seront indiqués, sur présentation du bon validé par la CAPEB ou la FFB. Le nombre de masques sera attribué en fonction du nombre de salariés concernés. »

De leurs côtés, les chambres consulaires mettent du gel hydroalcoolique et des gants à disposition.

Aides à domicile

Si des moyens avaient été rapidement obtenus pour les Services d’Aide à Domicile (SAAD), la question des protections pour les intervenants à domicile employés en CESU (Chèque Emploi Service Universel) n’était pas encore réglée.

Après recensement du nombre de personnes concernées dans l’Aisne par les services du département, des masques sont désormais disponibles en pharmacie depuis cette semaine. Le conseil départemental souligne qu’en cas de retard ou de difficulté d’approvisionnement : une dotation unique de dépannage de 10 masques peut être retirée dans l’une des 38 mairies de l’Aisne « points de retrait » sur présentation d’un email adressé par Domiserve (éditeur des CESU) et/ou l’URSAAF.

La liste des communes « points de retrait » et des contacts est disponible à cette adresse : https://www.aisne.com/actualites/distribution-de-masques-pour-les-aides-a-domicile-cesu

Assistant(e)s maternel(le)s

Depuis ce mardi 21 avril, le Département met également des masques à disposition des assistant(e)s maternel(le)s en activité. Pour bénéficier de cette dotation unique de 30 masques, l’assistant(e) maternel(le) se présente simplement dans sa mairie « point de retrait » muni(e) d’une attestation de garde d’enfant (téléchargeable sur le site www.aisne.com) et de son agrément du Département.

L’attestation devra être renseignée, datée et signée par au moins un des parents-employeurs. Le conseil départemental précise bien que la liste et les modalités des points de retrait est à télécharger ou à recopier sur www.aisne.com.

Commerces

Le Département de l’Aisne rappelle enfin que les commerçants et services de proximité actuellement ouverts et qui ne l’auraient pas encore fait, peuvent retirer leur dotation dans une des 38 mairies « points de retrait », qui ont  été réapprovisionnés en masques par le Département.

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Acte Viande : la charte locale de la bonne viande

Dans l’Aisne, Acte Viande est la filière d’élevages traditionnels qui certifie une viande de haute qualité proposée chez seulement trois bouchers du Valois et du Soissonnais. La famille Bazin à Saint-Pierre-Aigle en est l’un des deux éleveurs.

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« Manger de la bonne viande, cela passe par une bonne bête, un bon éleveur, un bon boucher et un bon cuisinier », voilà la devise de Baptiste Bazin et plus simplement de l’amateur de bonne viande qu’il est. Car chez les Bazin, on aime la bonne viande de père en fils.
S’ils sont agriculteurs depuis 12 générations, la famille s’est ouvert à l’élevage depuis 4 générations. Laurent est lui-même à l’origine de la création d’Acte Viande en 1989, regroupant des éleveurs et bouchers qui souhaitaient travailler ensemble en circuit-court. Après avoir défini un cahier des charges et la traçabilité du produit, Acte Viande assure depuis « la haute qualité d’une viande locale, la provenance d’élevages traditionnels de l’Aisne, le travail par des boucheries artisanales, tout ceci dans le respect du bien-être animal ».
A l’origine d’Acte Viande en 1989, une quarantaine de bouchers et une vingtaine d’éleveurs locaux s’étaient engagés dans la démarche. Aujourd’hui ils sont six bouchers et deux familles d’éleveurs, à savoir la famille Bazin à Saint-Pierre-Aigle et la famille Pinta à Noyant-et-Aconin. « Nous sommes bien moins nombreux, reconnaît Thibaut Bazin, la filière a énormément évolué du fait bien sûr de l’explosion des grandes surfaces en 35 ans et à l’inverse des fermetures des artisans bouchers. »
Pour autant, les deux frères Baptiste et Thibaut ont tenu à perpétuer l’activité élevage de leur père Laurent, « en semi-retraite progressive, s’amusent-ils, il assure toujours le relationnel avec les bouchers notamment, mais nous recherchons en effet quelqu’un pour renforcer l’équipe lorsqu’il aura définitivement passé la main. »
Dans tous les cas, le père a d’ores et déjà passé aux fistons la passion et le savoir-faire qu’exige le label Acte Viande. Tout comme la famille Pinta avec laquelle ils s’entraident toujours, les Bazin poursuivent la même façon de procéder : « La sélection de bêtes d’exception tout d’abord, adaptée aux préférences de chaque boucher. Puis l’élevage 6 mois de l’année en grande pâture pour une croissance lente et régulière. L’hiver à l’abri, pour surveiller les naissances d’une part, sur un lit de paille que nous changeons trois fois par semaine. Et une nourriture très équilibrée d’autre part, à base de pulpes de betteraves et de pois qui viennent de notre exploitation, auxquels nous ajoutons notamment du lin, des minéraux, des granulés de colza et de maïs, sans OGM bien sûr. »

Baptiste , Laurent et Thibaut Bazin aux petits soins de leurs Limousines en pâture du côté de Saint-Pierre-Aigle.

La famille élève ainsi près de 300 bêtes actuellement en pâture autour de Saint-Pierre-Aigle : des vaches de race Limousine, « qui produisent une viande fine, tendre et juteuse », confient-ils, mais aussi de la Blanc bleu, la Parthenaise ou encore la Blonde d’Aquitaine, « à la demande du boucher qui achète exclusivement des génisses d’au moins 3 ans, les mâles étant moins qualitatifs ».
Sur les 6 bouchers partenaires d’Acte Viande, 3 sont installés dans le Soissonnais et le Valois : les boucheries Petit et Hamby à Soissons, et la boucherie Cotelle à Villers-Cotterêts. Acte Viande reste le seul élevage de l’Aisne qui leur assure cette charte de haute qualité :
« C’est un marché de niche, nous sommes les derniers des Mohicans, s’amusent Thibaut et Baptiste. Mais la filière fonctionne car c’est la seule façon d’avoir de la bonne viande. » Dans le même temps, ils admettent qu’ils ne pourraient pas vivre uniquement de l’élevage : « C’est vrai que la tendance va plutôt contre l’élevage et la consommation de viande. Mais nous n’incitons personne à la consommation, chacun est libre de faire comme il veut. Nous sommes toujours prêts en revanche à ouvrir nos portes pour expliquer notre fonctionnement, nous sommes transparents à 100 %. »
Ils se disent par ailleurs prêts à travailler avec d’autres bouchers qui se reconnaissent dans leur démarche : « Il est certain que la filière conduit à un coût plus élevé, nous sommes cependant partisans de manger moins de viande mais mieux. Nous faisons le choix de la qualité plutôt que de la quantité, une qualité qui se retrouve chez nos artisans bouchers. »

Acte Viande

Les éleveurs : Famille Bazin à Saint-Pierre-Aigle – Famille Pinta à Noyant-et-Aconin.
Les bouchers : Cotelle (Villers-Cotterêts) , Petit et Hamby (Soissons), Maricourt (Ussy-sur-Marne), Vansteenbrugghe (Athis-sous-Laon), Denis (Crouy-sur-Ourcq).

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LIVRE : Trois siècles d’économie en Soissonnais

S’appuyant sur 50 années d’observations, d’échanges, de rencontres et d’archives soigneusement conservées, le fondateur du Vase Communicant publie un ouvrage abondamment illustré sur 300 ans d’histoire économique locale.

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S’il y a une personnalité que les lecteurs du Vase Communicant connaissent, c’est bien Michel Bultot. Fondateur du magazine gratuit d’informations locales du Soissonnais en 2007, il coule aujourd’hui une paisible retraite depuis 4 ans, après avoir laissé la main de son bimensuel au fiston Martin. Mais l’écriture et la passion du territoire le rappellent toujours, on ne se refait pas. Michel s’est alors plongé dans l’histoire de l’économie soissonnaise, en faisant un bond de 300 ans, de la Révolution à 2020. Aucun hasard ici dans le choix du sujet à traiter : « Je suis tombé dedans quand j’étais petit, s’amuse-t-il, c’est le fruit d’un travail de 50 ans de recherches, de collectes et d’archives. Le livre s’appuie sur mes sources personnelles que je note depuis 1972 et que j’ai complétées au fur et à mesure. » De qui dirait obsessionnel, non c’est là tout l’esprit curieux de Michel : « J’observe comment les choses évoluent, spécifiquement dans le Soissonnais, mon côté chauvin. » L’aspect histoire économique s’est également imposé tout naturellement : « La vie économique se crée et se transforme sans cesse, et pourtant elle est très peu couverte dans l’histoire locale, il existe très peu d’écrits sauf dans les grandes zones urbaines. De même, ici très peu d’entreprises ont écrit leur histoire. »

L'histoire des grandes entreprises soissonnaises tombant petit à petit dans l'oubli des jeunes générations a poussé Michel Bultot à écrire « Trois siècles d'économie en Soissonnais ».

Les ouvertures, les fermetures, les changements, les projets des entreprises… Les lecteurs assidus du Vase Communicant auront vite fait le parallèle avec la rubrique « Informerciales » du journal, « le fondement du magazine, confirme Michel, directement inspiré de mes observations régulières. Celles-ci forment aussi la base de ce livre. » Les habitués du Vase y retrouveront en effet toute la patte de Bultot père, avec toute sa rigueur et sa connaissance du territoire. Ils y retrouveront également la forme puisque les 210 pages largement illustrées ont été composées par Alexandre Dupont, le graphiste du journal.

« Trois siècles d’économie en Soissonnais » retrace ainsi un large pan de l’histoire locale à travers les rencontres de l’auteur avec des centaines d’acteurs économiques, des milliers de coupures de presse, d’anecdotes et d’archives soigneusement conservées. De ces 300 années de vie économique, Michel Bultot en ressort l’analyse que « Soissons n’était pas du tout une ville industrielle avant la Révolution contrairement à d’autres grandes et moyennes villes voisines. Elle ne comptait que 7 000 habitants en 1760 dont 1 000 ecclésiastiques et religieux, elle était probablement la ville la plus ecclésiastique avec ses 18 abbayes et couvents. Le tout début d’un développement industriel est finalement lié à la vente des biens nationaux et donc de ses abbayes qui ont été autant de nouveaux bâtiments pour l’installation des industries. »

Il ajoute : « Le vrai démarrage de l’industrialisation dans le Soissonnais débute avec la verrerie Vauxrot en 1826 puis la fonderie Zickel Dehaitre en 1846. S’en est suivie la grosse révolution industrielle de 1870 à 1914, une période durant laquelle les entreprises n’ont pas arrêté de s’implanter. Puis la ville a connu son apogée dans les années 1960/70 avec ses chaudronneries et ses cartonneries avant le coup d’arrêt de 1975. Une centaine d’entreprises ont disparu en 40 ans et près de 7 000 emplois industriels dans le même temps. » Michel Bultot voit-il trois siècles d’économie soissonnaise qui se termine en faillite ? « Le territoire opère un tournant dans son activité depuis les années 2000/2010 avec l’essor du numérique. Il se matérialise par exemple par la création du Parc Gouraud, appuyé par l’intervention des pouvoirs publics en mettant à disposition terrains et bâtiments. On peut donc revoir l’avenir avec optimisme dans le Soissonnais. »

« Trois siècles d’économie en Soissonnais »
par Michel Bultot, édition Le Vase Communicant :

en vente à partir de début décembre dans toutes les librairies soissonnaises

208 pages, 29,90 €.

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Le label Ville et Pays d’art et d’histoire à l’échelle du Soissonnais

Les élus de GrandSoissons veulent mettre en place une politique commune de mise en valeur de tout le patrimoine soissonnais à l’échelle de l’agglomération et de ses
28 communes.

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Dès son élection à la présidence de GrandSoissons Agglomération en 2020, Alain Crémont a présenté le développement économique du territoire comme une priorité. Sa politique de développement économique inclut l’essor du tourisme local et par là même la mise en valeur du patrimoine soissonnais. Quelques semaines plus tard à l’heure du bilan touristique de l’été 2020, il annonçait déjà en misant sur la richesse historique et patrimoniale locale : « Faire du Soissonnais non plus un territoire de transition, mais un territoire de destination ». Le vice-président au tourisme Pascal Tordeux ajoutait à cette occasion : « Le Soissonnais est un livre d’histoire à ciel ouvert et c’est cette histoire que nous devons raconter aux visiteurs. »

L’enjeu est bien de capitaliser sur les multiples atouts artistiques et patrimoniaux du territoire. C’est pourquoi les élus du conseil communautaire ont voté l’extension de la convention « Ville et Pays d’art et d’histoire » à l’échelle de GrandSoissons Agglomération et ses 28 communes. Il est en effet question ici d’extension du label au « Pays » car Soissons est elle-même « Ville d’art et d’histoire » depuis 1988. Ce label attribué par le ministère de la Culture rassemble au total 203 Villes et Pays d’art et d’histoire en France, dont 17 dans les Hauts-de-France. Il a permis à Soissons de créer son service dédié au patrimoine : le service de l’architecture et du patrimoine, de recruter du personnel qualifié et de concevoir une politique globale de valorisation du patrimoine. Le service de l’architecture et du patrimoine s’est depuis renforcé en terme d’effectifs et un CIAP (centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine) s’est créé en 2007.

Au conseil d’agglomération, la chargée de projets Coline Courbin s’est adressée en préambule aux élus pour leur exposer les enjeux de l’extension au « Pays » : « Il s’agit de renforcer la cohérence territoriale de GrandSoissons par le patrimoine, une composante incontournable du territoire, tout en partageant un projet de valorisation avec les acteurs locaux. » Elle souligne par ailleurs « l’aura non négligeable qu’apporte ce type de label à un territoire, la structuration par le biais d’un service dédié au patrimoine à l’échelle de l’agglomération, avec les moyens politiques et humains pour mener à bien les actions de valorisation, sans oublier les subventions dont peut bénéficier la collectivité. »

Avec l’ambition de décrocher ce label « Ville et Pays d’art et d’histoire », Coline Courbin a déjà engagé un travail colossal avec l’ensemble du service architecture et patrimoine, l’office de tourisme, la Drac et tous les acteurs locaux dans le domaine. L’ensemble du patrimoine soissonnais doit en effet être recensé dans un premier temps, « un patrimoine immense » de l’aveu même de la chargée de projets qui découvre petit à petit le territoire depuis son arrivée en octobre 2020. Un bilan décennal doit également être élaboré car la convention signée entre le ministère de la Culture et la collectivité est renouvelable tous les 10 ans.

« L’objectif est de transmettre le dossier de candidature à la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture en 2022 », annonce le vice-président Pascal Tordeux. Le territoire soissonnais pourrait alors décrocher officiellement le label en 2023. A terme, on peut même imaginer un label « Ville et Pays d’art et d’histoire » à l’échelle supérieure, celle du PETR du Soissonnais et du Valois qui regroupe les collectivités du GrandSoissons, de Retz-en-Valois, du Val de l’Aisne et du canton d’Oulchy-le-Château. Cette structure qui est également présidée par Alain Crémont englobe en effet de plus en plus de projets locaux et s’inscrit petit à petit comme la future délimitation du territoire local.

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