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Ville de Hartennes-et-Taux

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Distribution sur l’ensemble de la commune

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Actualités

La Croix d’Or renaît, la rue Saint-Christophe revit

L’historique hôtel de la Croix d’Or s’est mué en résidence de la Croix d’Or. Tout juste inaugurée, elle participe au renouveau du quartier Saint-Christophe à Soissons, dont la rue vient elle aussi d’être rouverte à la circulation après sa totale rénovation.

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Il paraît bien loin le temps où la friche de l’hôtel de la Croix d’Or entachait la rue Saint-Christophe, et cela pendant des décennies. « Une dent creuse » comme il est communément appelé ce type de bâtiment laissé à l’abandon dans une rue commerçante. L’expression ne pouvait pas être plus adéquate puisqu’il ne restait plus que la façade encore debout et un grand vide inoccupé derrière. Le maire Alain Crémont n’hésite pas à le qualifier de « verrue en plein centre-ville qui a commencé à se délabrer depuis sa fermeture en 1973 ».

Et pourtant, l’hôtel de la Croix d’Or a fait la fierté des Soissonnais en son temps. Ouvert au XVIe siècle, il était l’un des établissements historiques de la ville. Reconstruit après la Première Guerre mondiale à la mode Art Déco de l’époque, il connut ses heures de gloire dans la première partie du XXe siècle, jusqu’à sa fermeture définitive au début des années 70. Racheté par la Ville de Soissons en 2016, Alain Crémont rappelle qu’il « a eu la chance d’être le maire qui a pu mener l’opération à son terme, après 37 ans d’attente et de démarches de rachat ». La façade fut alors démolie au printemps 2017 et les premiers coups de pioches de la nouvelle résidence ont été donnés en février 2020, juste avant le premier confinement, ce qui au passage n’a pas aidé à l’avancée rapide du chantier, cela sans compter les découvertes archéologiques successives sur les lieux.

Mais au 6 septembre 2022, voilà que la nouvelle Croix d’Or est enfin inaugurée. Conçue par l’architecte Antoine Daudré-Vignier, il partage son émotion, non sans raison : « En tant que Soissonnais, j’ai toujours connu ce bâtiment en friche et inoccupé. Je voulais donc restituer à Soissons sa matière noble qui est la pierre, tout en faisant des logements de qualité. L’équilibre a alors été trouvé avec cette résidence, sans tomber dans le pastiche pur de l’ancienne Croix d’Or ni dans le contemporain déplacé. Ce fut une belle aventure soissonnaise. » Pour Pascale Sébille, la présidente de Clésence en charge du programme : « La résidence marque notre volonté de ramener les logements en centre-ville et d’éviter les constructions en périphérie. 16 familles ont ainsi pris possession de leurs logements certifiés NF Habitat HQE dans le centre historique de Soissons. »

Le maire souligne à son tour : « Que de chemin parcouru, plus de 6 ans après le rachat. » Il associe d’ailleurs la concrétisation de la résidence à la réouverture de la rue Saint-Christophe après rénovation : « La ville s’embellit et la rue tout juste refaite en est un nouvel exemple, à l’image de tout le centre-ville. Il reste quelques finalisations, précise-t-il, puis nous terminerons avec les plantations… à la Sainte-Catherine. »

16 logements dont certains avec vue sur la cathédrale

La nouvelle résidence de La Croix d’Or, en lieu et place de l’ancien hôtel du même nom, a été inaugurée par Clésence, entreprise sociale pour l’habitat en Hauts-de-France, filiale d’Action Logement. Incluse dans le programme Action Cœur de Ville, elle est construite sur deux étages avec 16 logements modernes, dont certains avec vue sur la cathédrale, sur une surface totale de 1 550 m2. Côté cour : 30 places de stationnement, un local vélo et des espaces verts. Le rez-de-chaussée est en revanche composée de cellules commerciales, dans la continuité de toute la rue commerçante du quartier Saint-Christophe. Pas totalement finalisées, ces cellules ne sont pas encore commercialisées. Livrée en mars 2022, l’opération s’élève à un montant de 3,6 M€.

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Exposition

Exposition : dans l’intimité de Racine

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L'art de la correspondance

Lettre manuscrite de Racine à sa sœur Marie

Une exposition plus intimiste est présentée au musée dédié au dramaturge Jean Racine, né à La Ferté-Milon et qui, presque 500 plus tard, reste d’actualité par l’intensité perenne de ses écrits.

Quand Jean et sa jeune sœur Marie se sont trouvés orphelins après la mort de leurs parents, ils ont été hébergés, lui chez les parents de son père, elle chez ceux de sa mère, qui habitaient à deux pas les uns des autres de chaque côté de l’église Saint-Nicolas. La maison Racine a survécu à l’Histoire, et le rez-de chaussée est devenu le Musée Racine, un espace restreint qui offre un concentré de documents, d’images, de tableaux et de sculptures pour illustrer et expliquer Racine.

Alain Arnaud, Président du Musée Racine

Chaque année, pour la Nuit des Musées, l’association Jean Racine et son Terroir, responsable du musée, réussit l’exploit d’inaugurer une nouvelle exposition. Après les visages de Racine, ou Racine et La Fontaine en 2021, sujets traitant du personnage public, Alain Arnaud, président du musée, a décidé de s’écarter du côté illustre (« l’Illustre », on l’appelle) et d’aborder sa vie privée, à travers les lettres qu’il a adressées à sa sœur Marie, son fils aîné Jean-Baptiste, sa femme Catherine.

Des panneaux explicatifs commentent le contexte de ses lettres familiales. Une constante de ces expositions annuelles est la clarté de textes souvent érudits mais toujours accessibles, et la qualité de la présentation graphique, dont le style reste reconnaissable d’année en année.

Au cœur de l’exposition il y a un document unique, émouvant : une lettre manuscrite de Jean Racine à sa sœur Marie, qui est restée à La Ferté-Milon toute sa vie – et n’a vu aucune des pièces de son frère.

Racine la rassure quant à la solution d’un problème rencontré par son mari. Le ton est attentionné, affectueux, rassurant.

Ce trésor, qui appartient au musée, a été acheté aux enchères en 2005. La feuille est pliée de façon à ménager un espace pour l’adresse, comme sur une enveloppe : « Mademoiselle Rivière, à la Ferté Milon ».

Le musée a créé une vidéo, realisée par Valérie Kamêneers, dans laquelle Pascal Ponsart-Ponsart lit et commente cette lettre intime :

Les visiteurs lisent donc des lettres que Racine n’avait aucune intention de rendre publiques. [Bien des auteurs prévoient la publication (Leonard Woolf, mari de Virginia, faisait laborieusement une copie carbone de chacune de ses missives).]Alain Arnaud considère même que « le lecteur est ici un genre de « voyeur », il regarde par-dessus l’épaule de Jean Racine, sans respect pour le caractère privé et sacré du contenu… »

Alors comment justifier cette intrusion ? Par de sérieuses considérations biographiques, ou une curiosité dévorante ? Ne serait-ce plutôt par la preuve qu’elles fournissent du génie de Racine ? Cet extraordinaire styliste de la langue française ne peut pas faire quelques remarques à Jean-Baptiste, Marie, Catherine, sans montrer sa maîtrise des mots, de leur rythme interne. Il termine ainsi une lettre à son fils :

Vous aurez pu voir, mon cher enfant, combien je suis touché de votre maladie et la peine extrême que je ressens de n’être pas auprès de vous pour vous consoler. Je vois que vous prenez avec beaucoup de patience le mal que Dieu vous envoie et que vous êtes fort exact à faire tout ce qu’on vous dit […] Assurez-vous qu’on ne peut pas vous aimer plus que je vous aime, et que j’ai une fort grande impatience de vous embrasser.


L’exposition reste ouverte jusqu’à la fermeture annuelle en novembre.

[Une version abrégée de cet article paraît dans le Vase Communicant éd. Villers-Cotterêts/La Ferté-Milon n°13.]

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Actualités

La Perle verte du Valois : exceptionnelle

Avec ses 13 000 hectares, la forêt domaniale de Retz est l’une des plus grandes de France, et la première hêtraie.

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En mars 2022 à l’occasion de la visite du chantier de la Cité internationale de la langue française, Roselyne Bachelot, alors ministre de la Culture, avait annoncé publiquement la labellisation de Retz comme « Forêt d’Exception ». Un secret de Polichinelle pourrait-on dire pour les membres du comité de pilotage à la candidature, co-dirigé par la communauté de communes Retz-en-Valois (CCRV), le Centre des monuments nationaux (CMN) et l’agence territoriale de Picardie de l’ONF. Au soir du 3 février, suite à la présentation du dossier, le comité national Forêt d’Exception leur avait bien laissé sous-entendre que leur candidature avait toutes ses chances de décrocher le fameux label. C’est désormais officiel : la forêt de Retz est la 15e forêt de France à être labellisée « Forêt d’Exception ». Le territoire n’attend plus que sa remise protocolaire par le directeur de l’Office National des Forêts.

« L’obtention du label est l’aboutissement du travail depuis quinze années entre les équipes successives de la communauté de communes et de l’ONF, témoigne Alexandre de Montesquiou, le président de la CCRV. Les liens se sont développés pour créer de plus en plus d’actions et d’événements, la tour Mangin en est un exemple, le festival Branche & Ciné en est un autre. » Depuis, l’annonce du président Macron en personne de la création de la Cité internationale de la langue française au château de Villers-Cotterêts a changé toute la donne, elle a eu pour conséquence de dynamiser toutes les actions : « A l’annonce de la création de la Cité, nous nous sommes mis en ordre de marche pour reconduire le lien entre le château et la forêt, confirme le président de Montesquiou. Nous avons postulé pour le label en décembre 2020, avec la contribution logique du CMN qui gère le projet de la Cité. Une quarantaine de personnes, chapeautée par la cheffe de projet Marjorie Levasseur, a travaillé pendant un an pour élaborer le dossier et notamment ses 21 actions qui valoriseront l’identité culturelle et historique de la forêt, son patrimoine naturel et ses capacités de développement touristique et économique. » Un dossier visiblement bien ficelé puisque le comité national a accordé son label à l’unanimité en 1 an et 2 mois, « d’habitude il faut 2 à 3 ans, confie Thierry Gilles, vice-président de la CCRV à la communication et aux ressources humaines, nous étions prêts pour l’ouverture programmée à l’origine de la Cité internationale. Mais rien n’est définitif, ajoute-t-il, le label est à confirmer tous les 5 ans. Nous repasserons en effet l’oral dans 5 ans et il faudra que ce soit encore mieux, ce sera possible en avançant sur toutes nos actions établies. »

Résultat de toutes ces énergies, le label « Forêt d’exception » replace la forêt de Retz au cœur du territoire : « Elle en est un élément majeur, rappelle Alexandre de Montesquiou, surnommée la Perle verte du Valois, elle est le poumon vert, l’équilibre entre le patrimoine et l’environnement. » Thierry Gilles résume à son tour : « Si le château de Villers-Cotterêts est la future Cité internationale, la forêt de Retz est notre Cité végétale. »

Au cœur de la forêt de Retz, l’ermitage Saint-Hubert et son système d’adduction des eaux de la forêt appelé « La Laie des Pots ». Utilisé jusqu’en 1937, ce système permettait de recueillir les eaux de pluie et de les amener jusqu’au château et la ville grâce à un réseau de canalisation en poterie. Il fait aujourd’hui l’objet d’une réhabilitation grâce à l’Association de sauvegarde du patrimoine de la laie des pots en forêt de Retz. (© ONF Vigne)

Retz rejoint le cercle prestigieux des 15 Forêts d’Exception

Avec ses 13 000 hectares, la forêt domaniale de Retz est l’une des plus grandes de France, et la première hêtraie. Plus précisément composée pour moitié de hêtres, et plus d’1/4 de chênes, la forêt a été la première à être traitée en futaie régulière dans l’histoire forestière de France. De très grande qualité, les bois de Retz, acheminés par le canal de l’Ourcq, ont participé à la construction de Paris.

Le label Forêt d’Exception est maintenant une opportunité unique de co-construire un projet de territoire. Il distingue l’excellence de la gestion de ces forêts, reconnues pour leur patrimoine unique en termes d’histoire, de paysages, de biodiversité ou de bois de grande valeur. Les quinze forêts engagées dans la démarche et labellisées sont : Fontainebleau, Verdun, Grande Chartreuse, Rouen, Montagne de Reims, Bercé, Bassin d’Arcachon, Val Suzon, Tronçais, Sainte-Baume, Boscodon, Aigoual, Volcans de Martinique, la forêt indivise de Haguenau et désormais la forêt de Retz.

Le label Forêt d’Exception constitue donc un outil pour l’action. Il repose sur des projets partagés et des programmes d’actions ayant vocation à couvrir une large palette d’opérations innovantes, dans le respect des enjeux et des contraintes de chaque site. Trois raisons principales ont d’ailleurs conduit les principaux acteurs à prendre conscience de cette évidence de faire entrer Retz dans le cercle prestigieux des Forêts d’Exception : la dynamique des partenaires, les relations de confiance et les habitudes de travail installées, les actions en cours et en projet, la convention cadre entre l’ONF et la CCRV en discussion/la formidable opportunité offerte par la création de la Cité internationale de la langue française au château de Villers-Cotterêts et les projets de développement culturel et touristique associés/l’incroyable potentiel et les richesses de la forêt de Retz, et son lien physique et historique avec le château.

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