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Ville de Margival

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Distribution sur l’ensemble de la commune

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La communication pour mieux vivre

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L'art d'écouter

Déborah Gufflet reprend ses ateliers de Communication NonViolente au café associatif du Bon Coin à partir d’octobre.

Les méthodes de la CNV (*) entendent améliorer et approfondir les échanges, et permettre aux participants de mieux vivre, en les libérant de leurs conditionnements sociaux pour les ouvrir à la bienveillance naturelle. Elles prônent une observation intense, pour dépasser les jugements qui génèrent l’intolérance et la discrimination.

L’approche a été codifiée par Marshall Rosenberg dans son livre Les mots sont des fenêtres, sinon ce sont des murs : employer la parole pour créer des ouvertures positives et éviter les barrières de la timidité, l’agressivité et du mépris.

Une conversation engagée sans réflexion consiste souvent à attendre que l’autre reprenne souffle pour parler soi-même. Au lieu d’écouter simplement, en cherchant à savoir ce qui est derrière ses mots, nous intervenons : « Tu devrais… », « La même chose m’est arrivée, je te raconte. » De petites « violences » qui empêchent un échange plus profond. Nous réagissons au lieu de répondre.

Les « groupes de pratique » en CNV proposent aux stagiaires d’abord de se regarder eux-mêmes, définir leur propre état d’esprit et ses effets dans le corps.

Un travail en binôme peut suivre, avec d’autres exercices d’observation, d’expression, toujours pour mieux écouter l’autre, et mieux se connaître en le faisant. Les vieilles réactions ne disparaissent pas : elles se révèlent. Le travail vise l’ouverture, l’acceptation. Déborah Gufflet constate « qu’il se passe alors quelque chose à l’intérieur ».

Après sa scolarité à Soissons et des cours de clarinette au Conservatoire, Déborah a fait des études de musicologie à la Sorbonne, puis les a poursuivies en Allemagne, en Autriche et même en Indonésie, tout en travaillant avec une association d’échanges franco-allemands pour la jeunesse.

Sur le chemin de sa vie elle a découvert la CNV, qui a modifié sa façon de travailler. Elle est rentrée de Berlin en 2019, s’occupe toujours des échanges franco-allemands, et lance son action pour faire connaître la CNV à Soissons.

La méthode n’est pas naïve ni simpliste, ses préceptes demandent de la réflexion. Déborah cite un exemple : « Exiger des excuses c’est aussi violent que de demander à être excusé. »

Ateliers au Bon Coin les 4, 10 et 18 oct., 8 et 21 nov., 6 et 19 déc., de 18 à 20h.
Renseignements  07 66 15 86 83.


(*) Le terme « NonViolent » relie la CNV aux principes de Gandhi et du mouvement des Droits Civiques américain.

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Actualités

Après l’incendie, la solidarité prend le Relais

Cet incendie représente 6 à 7 M€ de dommages pour l’entreprise, plus de 2 M€ de machines et 1 à 2 M€ de stocks. Seuls 6 camions sur 30 ont pu être sauvés.

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La boutique Ding Fring reste plus que jamais ouverte en soutien aux activités du Relais suite au sinistre qui a détruit l'usine de tri et de stockage.

Dans la nuit du mardi 13 septembre, un incendie a détruit la quasi totalité de l’usine de recyclage de vêtements Le Relais Nord-Est Ile-de-France, sur la zone d’activité du Plateau à Ploisy – Courmelles. Vers 2h30 du matin, un chauffeur de la société en attente sur le site avait donné l’alerte après avoir entendu du bruit, puis le feu s’était totalement développé à l’arrivée des sapeurs-pompiers 20 mn plus tard. Pour ce qui est de son origine, l’enquête est dans les mains des services de gendarmerie.

Emmanuel Pilloy, le PDG du Relais, ne peut que constater l’ampleur des dégâts : « Cet incendie représente 6 à 7 M€ de dommages pour l’entreprise, plus de 2 M€ de machines et 1 à 2 M€ de stocks. Seuls 6 camions sur 30 ont pu être sauvés. » Sur le plan matériel également, c’est tout simplement un bâtiment de 4 500 m2 qui est parti en fumée : « Tout le secteur du tri est HS, confirme Emmanuel Pilloy, les 80 personnes du tri sur les 150 salariés au total ne peuvent pas travailler. »

L’urgence est donc de trouver un nouveau local pour le stockage des vêtements d’une part et pour que la moitié des effectifs actuellement à l’arrêt retrouvent leur activité au plus vite. La collectivité a d’emblée apporté son soutien comme en témoigne Alain Crémont, le président de l’Agglomération : « Dès que GrandSoissons a été informé de la situation, accompagné d’agents de la collectivité, je me suis rendu sur place pour évaluer la situation et échanger avec Emmanuel Pilloy afin de quantifier ses besoins et les différentes temporalités. » Il précise : « A court terme, le service Développement économique a mobilisé ses contacts et son réseau pour présenter des solutions pour un espace d’environ 500 m² qui permettrait de reprendre au plus vite l’activité de stockage, le Relais collectant une trentaine de tonnes de textile par jour. Après un échange avec les logisticiens du secteur pour faire cette place à la collecte, une opportunité a été trouvée. De son côté, le Relais a aussi effectué des démarches qui pourraient aboutir. »

A l’heure du bouclage de ce journal le 22 septembre, une solution est également en cours de résolution pour le stationnement des camions servant à la collecte. Enfin, pour l’activité de tri, trois solutions ont été étudiées sur le territoire et un bâtiment de 5000 m² a été visité par la direction du Relais. « Des discussions sont actuellement en cours avec le propriétaire, confirme le président de l’Agglo. L’objectif de GrandSoissons est évidemment d’accompagner Le Relais, acteur historique de l’insertion sur le Soissonnais, dans cette crise et de permettre une reprise de son activité au plus vite pour ne pas pénaliser les 150 salariés du site du Parc du Plateau. Une fois cette urgence réglée, nous étudierons avec l’entreprise les différentes solutions possibles à plus long terme. »

Le président de GrandSoissons Agglomération, Alain Crémont, et le sous-préfet de Soissons, Joël Dubreuil, prennent connaissance de l’ampleur des dégâts avec la direction du SDIS. 80 pompiers et une trentaine de véhicules ont été déployés au plus fort de l’incendie. (© GrandSoissons Agglomération)

Mais retrouver un site de production de 4 500 m2 n’est bien sûr pas une chose si simple. « Il y a peu de solutions sur Soissons », reconnaît Emmanuel Pilloy, mais dans tous les cas il insiste pour trouver cette solution sur le secteur soissonnais, « ne serait-ce que pour nos travailleurs sociaux qui n’ont pas de grandes facilités de déplacement », dit-il. De fait, le Relais se concentre dans un premier temps sur le court terme : « Remonter notre usine nécessitera un investissement énorme dans des machines et demandera un délai de plus d’un an, continue le directeur. L’urgence est donc de repartir avec d’autres machines, plus petites et d’occasion, que nous trouverons notamment dans les pays de l’Est de l’Europe. Nous aurons ainsi l’outil de production qui redonnera en priorité du travail à nos 80 employés. »

Mais d’ores et déjà, la solidarité joue à plein au sein des 6 structures du Relais réparties dans les Hauts-de-France. Dès le lendemain du sinistre, elles ont envoyé 20 camions pour assurer les collectes de vêtements qui alimentent ensuite les boutiques Ding Fring de la société, à commencer par la boutique soissonnaise de l’avenue de Compiègne. Celle-ci est en effet toujours ouverte et se doit de le rester car elle apporte la rentabilité qui permet tout simplement de payer les salariés. De là, en découle aussi en amont la collecte, autre activité de l’entreprise que l’incendie a mise en difficulté : « Les clés des cadenas des points de collecte ont disparu dans le feu, confie Emmanuel Pilloy. Mais le temps de les faire refaire ou de les changer, les conteneurs débordent. » Le PDG du Relais Nord-Est Ile-de-France a alors un message à faire passer aux donateurs : « La mise en service des conteneurs revient à la normale, mais si un conteneur est encore plein, je vous demande d’attendre un peu plutôt que de les mettre à côté car nous aurons besoin de tous vos textiles pour relancer notre activité. »

Là encore, c’est bien la solidarité, élément fondamental de l’entreprise en insertion professionnelle, qui fait avancer le Relais.

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Le Vase des Arts

Lully et Molière et le Baroque turbochargé

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L'art du Baroque

Vents et cordes du Poème Harmonique

Hélas, le concert de l’ensemble Baroque Le Poème Harmonique à la Cité de la Musique (CMD) a été interrompu par un incident technique. Certes, la panne a mis fin au une course-poursuite engagée, pour des raisons restées obscures, autour du plateau et même au milieu des musiciens plus sérieux qui continuaient à jouer. Des instruments avaient été brandis ; un musicien avait poursuivi un autre en le menaçant avec son théorbe, sorte de grand luth.

En courant, quelqu’un s’était-il pris les pieds dans un câble ? Soudain, avec le « hsssssssss ! » aigu d’un court-circuit, toutes les lumières, de la salle comme du plateau, se sont éteintes, plongeant l’auditorium dans l’obscurité.

Le noir. Le silence. Le public, ne sachant plus quoi penser.

Très lentement, les lampes des pupitres se rallument. Voilà l’ensemble des instrumentistes en place, prêts à jouer, voilà les cinq chanteurs qui attendent de chanter. Comme si rien ne s’était passé. Et rien ne s’était passé. C’était du théâtre.

La spécialité du Poème Harmonique, sous la direction pleine de lumière et d’humour de Vincent Dumestre, est d’abord de jouer et chanter la musique du 17e et début du 18e siècle. Sa réputation l’a précédé, et seules quelques places sont restées vides dans la grande salle. Surtout, deux rangs étaient occupés par des jeunes de classes « Musique » (CHAM) et « Théâtre » (CHAT) (*), dont l’enthousiasme communicatif allait galvaniser la salle, comme à un concert rock, aux moments les plus turbochargés de la soirée.

De g. à dr. Geoffroy Buffière, Romain Bockler, David Tricou et Vincent Dumestre

L’ensemble instrumental et cinq chanteurs, soprano Anna Reinhold, ténors David Tricou et Romain Bockler, et barytons Geoffroy Buffière et Igor Bouin (qui fait le bouffon du groupe), ont présenté Le ballet des Jean-Baptiste. Il marque le 400e anniversaire de la naissance de Molière et célèbre la grande décennie de sa collaboration avec le compositeur Lully. Le titre ? Ils portaient le même prénom.

La musique baroque est élégante, mesurée, loin des tempêtes et pâmoisons des compositeurs Romantiques. Vincent Dumestre maintient cette retenue, mais il n’oublie pas le génie comique de Molière, et le fait ressortir à travers la mise en scène. Il est ressorti du comportement des chanteurs, comme du court-circuitage simulé et d’autres preuves d’inventivité. A un concert, les chanteurs d’extraits de spectacles se limitent généralement à des mouvements simples et quelques gestes. Ici, ils exploitent toutes les possibilités comiques des paroles, dansent, se chamaillent, s’étreignent, se soutiennent, se font de l’ombre. A travers les chants et ballets de Lully et Charpentier, rarement entendus dans les productions de Molière, ils reflètent le comique, parfois burlesque, de ses pièces. Il faut les voir entrer, portant à bout de bras le corps d’Igor Bouin étendu sur un brancard, ou se concertant pour empêcher le même baryton de chanter. Les jeunes des premiers rangs ont traduit l’enthousiasme de toute la salle.

Sur son estrade au milieu du tourbillon, Vincent Dumestre, grand, mince, cheveux blonds aux reflets d’argent, avait un petit sourire aux lèvres en restant serein au milieu de la comédie musicale remuante qu’il avait agencée.


(*) Leur présence reflète le partenariat avec l’Education Nationale, et la médiation culturelle pratiquée par la CMD.

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