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Déconfinement jour 1 : les mesures toujours en place

Au premier jour du plan national de déconfinement ce lundi 11 mai, la préfecture de l’Aisne communique les mesures prises pour limiter la propagation du covid-19.

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Pour sortir progressivement du confinement à partir de ce lundi 11 mai, la stratégie est de mettre en place des mesures qui visent à défavoriser la circulation du virus en réduisant les interactions. La préfecture de l’Aisne précise que « chacun est appelé à la responsabilité dans cet effort et au respect de tous les gestes barrières ainsi que de la distanciation physique d’au moins un mètre. »

Les établissements publics

Plusieurs établissements recevant du public demeurent fermés, dont :

  • les salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple ;
  • les restaurants et débits de boissons, sauf pour leurs activités de livraison et de vente à emporter, le room service des restaurants et bars d’hôtels et la restauration collective sous contrat ;
  • les salles de danse et salles de jeux ;
  • les établissements destinés à des expositions ou des salons ;
  • les établissements sportifs couverts ;
  • les chapiteaux et tentes ;
  • les établissements de plein air, sauf exception ;
  • les musées.

Une précision concernant les musées, monuments et parcs zoologiques dont la réouverture n’est pas susceptible de provoquer des déplacements significatifs de population : le préfet pourra autoriser leur ouverture après avis du maire et sur la base d’une demande de nature à assurer le respect des règles de prévention sanitaire.

Les lieux de culte

Leur ouverture est autorisée mais tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit jusqu’à nouvel ordre. Les cérémonies funéraires sont autorisées dans la limite de vingt personnes.

 

Parc, jardins, lacs et plans d’eau

– La préfecture stipule que « l’Aisne faisant partie des départements en catégorie rouge, et afin de renforcer la prévention des rassemblements et des risques d’inobservation des règles sanitaires dans cette phase de sortie du confinement : les accès du public aux parcs, jardins et espaces verts aménagés y sont interdits par décret jusqu’à nouvel ordre. »

Pour les lacs et plans d’eau, l’accès est interdit au plan national par décret. Cependant, une dérogation pourra être accordée par le préfet, sur la base d’une demande du maire de nature à assurer le respect des règles de prévention sanitaire.

– Les activités de pêche de loisir pourront reprendre dans les lieux ouverts au public.

– Les activités sportives de plein air ne sont autorisées que dans le cadre d’une pratique individuelle.

Les transports en commun avec un masque

– Le port du masque est obligatoire dans les transports en commun (et dans les arrêts et stations) à partir de l’âge de 11 ans, quels qu’ils soient, sous peine de se voir refuser l’accès et d’être verbalisé d’une contravention de 135 euros. Il est conseillé de se reporter aux sites et numéros d’information des différents opérateurs afin de connaître les modalités précises d’accès à ces transports.

– Pour les transports collectifs dans des véhicules de moins de neuf places, un seul passager est admis, avec port du masque s’il a plus de 11 ans. En cas de séparation par une paroi entre l’avant et l’arrière, le conducteur pourra ne pas porter de masque et le passager pourra être accompagné de membres de son foyer.

Déplacements interdits au-delà de 100 km

Dans l’Aisne comme ailleurs en France : « Il sera interdit de se déplacer hors de son département de résidence au-delà d’un rayon de 100 km depuis son domicile, afin de ne pas favoriser les brassages et donc la circulation du virus. »

La préfecture précise toutefois que « sous réserve de détenir une attestation et un justificatif de domicile, un déplacement au-delà de cette règle sera possible pour des raisons professionnelles ou un motif familial impérieux. Toute infraction pourra être sanctionnée. Les modalités de cette réglementation seront précisées très prochainement. »

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Sur les traces de C215 en Ukraine

Thierry Birrer s’est rendu à plusieurs reprises en Ukraine. Correspondant pour Le Vase Communicant, il livre à nouveau un reportage exclusif.

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A Zhytomyr en Ukraine le 28 mars, le dessin de C215 d’un enfant face à un immeuble totalement détruit par un bombardement.
© C215

Auteur – reporter soissonnais indépendant, Thierry Birrer s’est rendu à plusieurs reprises en Ukraine. Correspondant pour un journal allemand, il travaille également sur place pour Le Vase Communicant et a déjà réalisé pour nous deux reportages exclusifs. En témoigne l’accréditation presse « Le Vase Communicant » affichée sur sa voiture (photo ci-dessous), illustrant au passage que « le petit gratuit soissonnais » est l’un des rares médias qui se trouve au plus près de l’action.

La voiture presse de Thierry Birrer en Ukraine, accréditée « Le Vase Communicant ».

La nouvelle exclusivité de Thierry Birrer : l’action du street artiste C215 en Ukraine. Le graffeur mondialement connu a en effet une relation privilégiée avec la cité du Vase puisqu’il y a réalisé plus d’une vingtaine d’œuvres aux quatre coins de la ville. « C215, on connaît bien à Soissons, confirme Thierry. De ses dessins, on y retrouve notamment Saint-Just, Rubens, Saint-Crépin, De Gaulle, Clotilde, Jeanne d’Arc, Anne Morgan, Henri Barbusse, Simone Veil et bien sûr Clovis. Alors pourquoi l’Ukraine ? A Kyïv (NDLR : Kiev), à un journaliste qui lui demande fin mars pourquoi il est venu peindre sur place, il répond : “Ce sont mes œuvres qui ont décidé. Pour qu’elles parlent de la guerre en Ukraine, il leur fallait être faites ici dans ce contexte, dans cette désolation. Ce sont mes œuvres qui décident et me choisissent, je n’ai donc pas eu le choix” ».

Thierry Birrer est donc allé dans les pas de C215, il a suivi les « traces » artistiques laissées par le graffeur dans ce pays toujours en guerre, à certains endroits en Fédération de Russie même, selon les derniers propos de Poutine en personne : « C215 n’a pas du tout noté les lieux où il a peint. J’ai dû faire un véritable travail d’enquête à Kyïv, Zhytomyr et Lviv. Les réseaux sociaux et mes connaissances sur place m’ont aidé. Pourtant, c’est le hasard qui m’a permis de trouver ce que je cherchais : une serveuse d’un restaurant à Lviv qui connaît une relation qui a une amie qui connaît quelqu’un dans le milieu du tag (!) ou encore une personne qui attendait à un abribus (le meilleur moyen pour rencontrer des gens qui vont ou viennent des quatre coins d’une ville ! ).

Le visage d’un enfant dessiné sur un abribus qui regarde un immeuble détruit par l’armée russe à Zhytomyr le 27 mars. Le portrait de son fils sur un bureau dans un appartement détruit à Zhytomyr encore. Le portrait d’une fillette aux couleurs du drapeau ukrainien sur un mur d’immeuble au centre de Lviv le 14 mai. Un autre portrait d’enfant sur un abribus rue Lukianivska à Kyïv ou le portrait d’une fillette dans un camp de déplacés ukrainiens ayant fuit la région de Kharkiv, à l’est, pour Lviv, à l’ouest. Les enfants sont au cœur du travail du graffeur C215, alias Christian Guémy, qui s’est rendu à deux reprises en Ukraine, fin mars et à la mi-mai, afin de poser un regard apaisé mais de réflexion sur des lieux où l’horreur a trop coulé.

« La Liberté guidant le peuple » aux couleurs de l’Ukraine par C215 sur le toit de l’ambassade de France à Kyïv.
Thierry Birrer remercie les services de l’ambassade qui l’ont autorisé à accéder à la peinture de C215. Il a promis de leur adresser l’article une fois publié. © Thierry Birrer

En Ukraine, le graffeur n’a cependant pas choisi de peindre au hasard. La démarche est réfléchie, les lieux symboliques. Il s’est rendu par exemple sur le site de la tour de télévision de la capitale, bombardée début mars où six civils ont trouvé la mort. La tour jouxte Babi Yar, un ravin où les nazis ont assassiné 33 771 Juifs par balles les 29 et 30 septembre 1941. Il y a représenté le portrait d’une jeune fille ukrainienne à partir d’une photo prise en 1935. 
A la station de métro Lukianivska à Kyïv où les roquettes russes sont tombées sur des bâtiments civils, il a reproduit le portrait d’une jeune fille qu’il avait peint à la mi-mars en immense fresque sur un mur d’immeuble dans le 13e arrondissement de Paris, en hommage à la résistance du peuple ukrainien. 
A Zhytomyr, C215 choisit de peindre le portrait d’un enfant d’un de ses amis dans un appartement anéanti par une bombe car « la tragédie ukrainienne nous concerne tous » écrit le graffeur. Les enfants, toujours les enfants. 
Sur un panneau d’orientation masqué afin de ralentir la progression des forces russes au nord de Kyïv, il a peint le portrait de sa fille. Au nord de la capitale, c’est au pied d’un immeuble dont la façade a été soufflée par une explosion qu’il peint le 31 mars le portrait d’un jeune garçon rencontré dans un camp de réfugiés syriens de la plaine de la Bekaa à Zaleh au Liban, un gamin qui fuyait déjà les bombes russes sur le peuple syrien.

Aujourd’hui, plus des quatre cinquièmes de la trentaine de dessins de l’artiste réalisés à Lviv, Zhytomyr et Kyïv ont disparu car réalisés sur des supports éphémères. Ici à Bucha, ville ravagée par la guerre et les atrocités commises par l’armée russe, un papillon sur la carcasse d’un char russe calciné s’est envolé en même temps que le char dont les Ukrainiens récupèrent l’acier. Là, dans un quartier au sud de Kyïv, le regard de l’enfant s’est évanoui quand les employés des transports en commun ont remplacé l’abribus. Au nord de la capitale, un portrait d’une fillette avec la traditionnelle couronne ukrainienne sur la tête, reproduit sur un trolley qui servait à barrer la route à un checkpoint, a disparu quand les barrages ont été levés en juin. Toujours à Kyïv, le joli portrait d’une enfant ukrainienne peint sur un site bombardé face à la sortie de métro Lukianivska a été effacé par la reprise des affaires suite au départ des Russes de la région, en l’occurrence la société ukrainienne de vaporettes IQOS. Là, à Zhytomyr encore, le portrait d’une fillette sur un mur d’un appartement ravagé par une explosion de roquette s’est effacé sous les marteaux de la reconstruction. Les affaires reprennent, l’art et la guerre sont oubliés.

Vue en situation du portrait de la fille de C215 (quand elle était jeune) avec en arrière-plan le Musée de l’Histoire Ukrainienne à Kyïv. Ce portrait a été réalisé sur un panneau indicatif tagué au moment de l’invasion de la région par les troupes russes, tous les panneaux ayant été maculés afin que les soldats russes ne puissent pas les utiliser pour se repérer, y compris ce genre de panneaux indicatifs dans les jardins publics (cela explique les traces de bombe bleue marine sur le panneau).
Ivanka qui travaille dans un bar proche du musée, a découvert par hasard ce dessin. Elle non plus ne savait pas que c’était l’œuvre d’un artiste français : « Il est vraiment impressionnant par son regard. Maintenant que vous m’expliquez la démarche de l’auteur, je trouve qu’il a une force énorme. Cette enfant me semble m’interpeller : Pourquoi faites-vous la guerre dans mon pays ? J’en frissonne ! » © Thierry Birrer

Certaines œuvres sont cependant toujours présentes. La plus monumentale est le portrait sur un mur d’immeuble au centre de Lviv, à l’ouest du pays, reproduction exacte en mai du portrait réalisé rue Domrémy dans le 13e arrondissement de Paris à la mi-mars 2022. Sous le portrait de l’enfant, une citation du président ukrainien Volodymyr Zelinski : «Je veux vraiment qu’il n’y ait pas de photos de moi, pas de portraits de moi dans vos bureaux, parce que le président n’est pas une icône, pas une idole, le président n’est pas un portrait. Accrochez-y des photos de ces enfants et regardez-les dans les yeux avant chaque décision. » *

A Kyïv, c’est le portrait de Taras Chevtchenko qui se dresse allée Peizazhana, un quartier où les tags et graffs d’artiste sont très nombreux. Taras Chevtchenko est en Ukraine l’équivalent de notre Victor Hugo national. Le poète, peintre, ethnographe et humaniste ukrainien est considéré comme le plus grand poète romantique de langue ukrainienne. Il figure d’ailleurs sur les billets de 100 hryvnias, la monnaie locale.
C215 se devait donc de représenter Chevtchenko (1814-1861) qui, sur le plan historique, marque le réveil national de l’Ukraine au XIXe siècle.
L’œuvre la plus symbolique, mais malheureusement inaccessible à la vue du public puisque située sur le toit de l’ambassade de France à Kyïv représente « La Liberté guidant le peuple » de Delacroix. Œuvre symbole de notre république, de la liberté et de la démocratie dans le monde, C215 l’a reproduite avec un drapeau ukrainien dans la main. L’artiste l’a réalisée « pour marquer symboliquement le retour de la France par son corps diplomatique dans la capitale » le 15 avril 2022. C215 a un credo : ses compositions se veulent toujours « humanistes et non belliqueuses » ».

* La citation est extraite, presque mot pour mot, du discours d’investiture prononcé par le président Zelensky le 20 mai 2019. Le président s’adressait aux députés, en leur expliquant vouloir lutter contre la corruption : « Et pour cela, nous avons besoin de gens au pouvoir qui serviront le peuple. C’est pourquoi je ne veux vraiment pas que ma photo soit dans vos bureaux, car le président n’est pas une icône, ni une idole ou un portrait. Accrochez les photos de vos enfants à la place et regardez-les à chaque fois que vous prenez une décision. »

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L’œuvre du roi Clovis à Soissons

La Ville de Soissons lance l’acquisition d’un chef d’œuvre pour ses collections : « Le roi Clovis » peint durant les années 1625 – 1630 par Orazio Riminaldi. Pour une valeur de 200 000 €, le ministère de la Culture y participe à hauteur de 100 000 €, la municipalité à 45 000 € et un mécénat participatif est ouvert du 16 novembre au 20 décembre pour que les Soissonnais s’approprient eux aussi le retour de Clovis dans la cité du Vase.

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Le galeriste Giovanni Sarti et le directeur des musées de Soissons, Christophe Brouard, en pleine discussion devant le tableau du roi Clovis.

La municipalité de Soissons travaille sur ce dossier depuis plus d’un an : l’achat d’un tableau de Clovis proposé par la galerie Sarti, basée à Paris et Londres. « Ce roi Clovis est un trésor national et patrimonial pour les collections municipales, n’hésite pas à qualifier l’adjoint à la culture, François Hanse. Avec cette acquisition, la ville entreprend en effet un nouveau projet, inédit, ambitieux, porteur. Ce tableau à l’effigie du roi Clovis est fascinant, c’est une œuvre exceptionnelle que les Soissonnais pourront bientôt s’approprier. »

La figure de Clovis et son histoire font bien sûr partie de l’identité même du territoire soissonnais, mais Soissons n’en a pourtant pas l’exclusivité : «La tutelle symbolique du roi des Francs est en effet revendiquée par Reims ou Tolbiac, deux cités dans lesquelles s’est écrite une partie de l’histoire de France, souligne François Hanse. Avec ce tableau, la ville peut enfin acquérir l’exclusivité d’une image, qui plus est loin des standards de l’image d’Epinal, et que les Soissonnais pourront revendiquer. Ce projet s’inscrit dans la droite ligne de Soissons en lumières et de la Cité de la langue française à Villers-Cotterêts : celle de l’histoire de France. A vous d’y croire et à vous d’y contribuer», interpelle l’adjoint à la culture.

Pour cela, une souscription est lancée sur la plateforme de mécénat participatif www.dartagnans.fr pour faire un don du 16 novembre au 20 décembre. Parallèlement, le public pourra manifester son intérêt et sa volonté de soutenir l’acquisition en découvrant le tableau qui est exposé exceptionnellement à l’hôtel

de ville : du 19 au 27 novembre de 14h à 20h. Et pour accompagner le projet, deux événements sont également organisés à l’hôtel de ville de Soissons. Mercredi 16 novembre à 18h : Conférence « Clovis, un tableau inédit pour les collections municipales ». Vendredi 18 novembre à 17h : Vernissage de l’exposition-dossier consacrée au tableau « Le roi Clovis ».

« Le roi Clovis » vu par le directeur des musées

Christophe Brouard, le directeur des musées de Soissons, est au cœur du projet d’acquisition du tableau : « Le Clovis, Clodoveo en italien, proposé par la galerie Sarti est une œuvre rare. Peinte par un peintre italien dont la carrière fut brève mais couronnée de succès, la toile appartient à un courant pictural emblématique de l’histoire de l’art : le caravagisme. Orazio Riminaldi en fut l’un de ses plus brillants représentants et fut de ce fait au service des plus grands (cardinaux romains, princes, etc). Le tableau fut peint durant les années 1625-1630, tandis que l’artiste côtoyait Simon Vouet à Rome dont il s’inspire ici. Cette amitié et la présence de dignitaires français à Rome durant cette période ont également pu inspirer la commande. À moins que celle-ci n’émane directement de la reine Marie de Médicis, qui souhaitait s’attacher les services de Riminaldi, ou d’un membre de la cour de France.

Tel un Clovis triomphant, Clovis est rarement représenté en effigie ; l’épisode du baptême est plus fréquent. Pour autant, le mythe de Clovis “le Très-Chrestien” au 17e siècle, plus particulièrement à la cour de France, nous permet de contextualiser le tableau. Nous nous trouvons certes face à une sorte d’unicum (NDLR : objet historique connu à un seul exemplaire) mais n’a-t-il pas l’allure d’un saint ? Par sa prestance et son aura, le personnage incarne en effet tout autant le robuste chef d’armées que le roi investi d’un rôle nouveau : la francisque dans une main et le vase sous l’autre parachèvent le symbole, à la manière des saintes idoles qui se multiplient au 17e siècle. Iconique, ce tableau est un chef-d’œuvre de cette période. Il se présente de surcroît dans un très bon état de conservation. »

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Cie Link : l’impro, le stand-up et l’électro à Soissons

Link est la toute nouvelle compagnie culturelle créée à Soissons. Attirée par les arts actuels, elle se spécialise dans les cours de stand-up, théâtre d’improvisation et musique électronique. Autour de ces activités, Link pourrait aussi faire le lien avec un futur Comédie Club à Soissons.

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Des ateliers d’arts actuels et des scènes d’impro ouvrent ici au Rock'n Food Bar, montés par la compagnie Link de Clément et Arthur (au premier plan).

A l’origine du projet : Clément Pouilhe, qui à 24 ans a déjà fait ses preuves dans la comédie, l’impro et le stand-up. « L’idée est de rendre plus accessibles ces arts actuels, et plus particulièrement à Soissons, explique-t-il. À part les écoles payantes à Paris, on ne peut que constater qu’il est difficile de sortir des activités classiques, l’envie est de moderniser la culture pour attirer ici un nouveau public. »

Structurée en association, la compagnie Link met en place ses cours sous la forme d’ateliers, totalement encadrés par des professionnels : Clément au théâtre d’improvisation et au stand-up en collaboration avec Charles Pérut pour l’écriture, et Clément Mirnatrek pour la partie musique électronique. Les ateliers se déroulent au Rock’n Food Bar, rue Neuve de l’hôpital à Soissons, qui met son établissement à disposition en dehors de ses heures de service et aménage ses locaux pour la meilleure pratique des arts.

Arthur, Guillaume, Marie et Clément au Rock'n Food Bar qui accueille les ateliers de la compagnie Link.

« Ouverts tout au long de l’année scolaire, les cours peuvent séduire les étudiants soissonnais qui cherchent à étendre leurs activités, précise Arthur Desjardins, le trésorier de la compagnie. Mais ils s’adressent aussi à un public plus large comme les entreprises, les associations ou les commerces qui souhaitent se perfectionner dans la prise de parole par exemple. » De plus, avec la volonté d’élargir son éventail d’arts actuels, Link propose des stages dans le domaine de l’audiovisuel en partenariat avec Afam Prod, ils trouveraient en l’occurrence leur place durant les vacances scolaires.

Au final, quand on parle d’impro et de stand-up, la scène n’est pas bien loin. C’est déjà un événement que la compagnie Link institue une fois par mois, avec des spectacles de théâtre d’improvisation au Rock’n Food Bar. A noter dès à présent la prochaine date dans son agenda : vendredi 25 novembre à 20h. Ce format ne préfigure-t-il pas un futur Comédie Club à Soissons ? « Nous y pensons, ne cache pas Clément, c’est un type de scène au plus proche des gens et en interaction avec le public que nous aimerions monter. Reste à savoir quelle structure pourra nous accueillir… » Mais d’ores et déjà avec Link, Clément et Arthur posent les bases d’une nouvelle compagnie : « C’est l’art, la musique et la culture moderne que nous voulons développer à Soissons, la ville où nous avons aimé grandir, où nous aimons vivre et à laquelle nous sommes heureux d’apporter cette activité. »

Toutes les informations et les adhésions sur les réseaux Facebook/Instagram/Tik Tok @compagnielink — compagnie.link @gmail.com

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