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Du temps de l’écriture à la plume

« Joyeux Bouquet », voilà un joli nom pour un ouvrage historique sur la vie scolaire à Hartennes-et-Taux dans les années 60.

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Jean-Pol Warbecq habite Hartennes-et-Taux, il se passionne pour l’histoire de notre quotidien et d’objets anciens qui s’y attachent. Quand il a entendu parler de ces vieux documents d’école du village des années 50 et 60 autour desquels un travail d’édition pouvait voir le jour, il est spontanément devenu coordinateur du projet. Autour de lui œuvre un collectif d’une vingtaine de personnes. Un travail mémoriel sur l’école ? Comment ne pas y associer la classe des CM1/CM2 de Rodolphe Kinzinger, instituteur à l’école locale ? Ce fut le cas dès le début de l’année 2025, les élèves d’aujourd’hui et ceux d’hier découvrant ou redécouvrant ces textes et dessins sortis du passé, à une époque où l’impression scolaire était non seulement balbutiante mais rarissime en campagne. Alors les premiers numéros du « Joyeux Bouquet », le nom donné à ce journal d’école paraissant toutes les 6 semaines né en décembre 1955, ont été écrits à la main, puis ronéotypés, une méthode d’impression britannique où les feuilles étaient imprimées une à une et mues par une manivelle. Ce journal d’élève s’inscrivait alors dans la pédagogie Freinet en usage à l’école primaire d’Hartennes comme le précise la préface de l’ouvrage : « Il y a 70 ans, à la rentrée scolaire 1955-1956, Paul Desnos, prenait son poste d’instituteur à l’école primaire d’Hartennes-et-Taux. A cette époque, elle était sur la place de la Mairie et les classes couvraient plusieurs niveaux. La plupart des enfants, âgés de 6 à 14 ans, venaient d’Hartennes et du Hameau de Taux à pied ». Cette méthode a été inventée en 1922, fondée sur l’expression libre des enfants : texte libre, dessin libre, correspondance interscolaire, imprimerie et… journal des élèves. La méthode est approuvée par l’inspecteur de l’Education nationale en 1966.

Journal d’école ? Pas seulement. Bien sûr, école oblige, la couverture est un dessin d’enfant de l’école primaire et le contenu principal se compose de textes des élèves et de mots du maître. En sus de la vie de l’école et très régulièrement, ce périodique scolaire détaille l’actualité du village : les décès, les travaux et constructions dans une rubrique « Au fil des jours ». Un exemple : on y apprend qu’en mars 1956 la gelée a atteint des conduites d’eau à 80 cm de profondeur. Une mine d’histoire maintenant éditée dans un ouvrage qui permet, au travers d’une sélection de couvertures d’époque, de lignes encrées et appliquées, de textes d’enfants et d’anecdotes, de découvrir la vie des Hartennois et Hartennoises d’il y a près de trois quarts de siècle, de revivre avec sourire, curiosité ou nostalgie une tranche d’histoire locale. D’anciens élèves, tels Michel Manscourt, Thérèse Magnier devenue épouse Godeau, Dominique Gandon, Eric Wokan ou Annie Boitel ont écrit un texte en 2025. Un bel hommage à Paul Desnos, instituteur jusqu’à sa retraite en juin 1978 comme précisé dans sa biographie.

Pour cet ouvrage de 92 pages au format A4 et réalisé à 200 exemplaires avec le support de la mairie et du Foyer rural, la mise en page est faite « à la main » et « on s’est amusé à chaque séance de travail » commente Jean-Pol Warbecq. Dans cette publication, les élèves d’aujourd’hui ont participé de même que leur maître actuel qui a écrit un texte. Les archives contiennent cependant un manque pour les années 1970 à 1978. Un appel est lancé : si vous possédez les « Joyeux Bouquet » de cette époque, Jean-Pol numérisera vos exemplaires afin de reconstituer l’intégralité de la collection.

Prix de vente de 10 €. Pour un exemplaire, c’est auprès de Jean-Pol Warbecq à jean-pol.warbecq@orange.fr ou au 06 80 23 83 23

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