Connectez-vous avec le Vase

Actualités

Où manger et où s’approvisionner à Soissons ?

Avec les supérettes, supermarchés et hypermarchés, les commerces de détail et d’alimentation générale sont autorisés à ouvrir durant la période de confinement, de même que les restaurants en livraison et en vente à emporter. Mais où manger et où s’approvisionner à Soissons et aux alentours ?

Publié

le

Voici une liste la plus complète possible des adresses ouvertes – ou fermées. Mais attention elle n’est pas exhaustive ! La liste a été composée en fonction des informations réunies et des contacts établis – ou non – avec les commerçants. La rédaction du Vase Communicant est justement ouverte à toute nouvelle information ou correction qui pourrait compléter cet inventaire.

Restaurants

La vente à emporter et la livraison sont autorisées pour les restaurants. A savoir toutefois que pour beaucoup de restaurateurs, les problèmes techniques, le manque de personnel, le manque de visibilité côté fournisseurs, la disposition des locaux, rendent impossible cette mise en place.

Ouverts :

  • Le Corsaire (14 rue de la Bannière), ouvert du jeudi au samedi de 11h à 20h, vente de crêpes et pizzas, menu à 10 € sur réservation au 03 64 18 20 61.
  • Planet Food (11 rue Georges Muzart), plats à emporter sur réservation au 03 23 53 10 00 (7j/7).
  • Pizza Times (4 rue de la Bannière) 03 23 55 00 00
  • Le Saint-Vincent (7 rue Saint-Christophe), mise en place imminente d’un service à emporter, réservation au 03 23 93 17 18.
  • Le Shalimar (26 avenue de Laon), plats à emporter sur réservation au 03 60 53 33 29, à partir du 2 avril.
  • Sun Burger (2 rue du Général Leclerc), livraison et à emporter 7j/7, réservation au 03 23 59 15 23.
  • Tip Top Pizza, le kiosque à pizzas (41 Avenue de Château-Thierry à Belleu) conserve ses horaires habituels. 03 23 75 19 00
  • L’Arthé (16 rue de la Bannière), service traiteur fait maison le samedi. 03 23 76 29 64.

Fermés :

  • Best Western, la Grignotine, la Cathédrale, le Campanile, cafeteria Cora, la Landolina, le César, la Galetière, le Space Tunis, le Clovis, le Méchant Loup.

La rédaction n’a pas réussi à joindre :

  • Del Arte, le Laurence, le Bouche à Oreille, la Bourse aux grains, l’Excellence, le Grenadin, l’Arganier, le Soleil de Chine, MJ s’Cake, Pizzeria Marco, le Subway, le Family Pizza.

Boucherie – charcuterie

  • Guillaume Crépin : livraison sur commande au 06 40 32 29 12.
  • Sébastien Carré : livraison le samedi après-midi sur commande au 03 23 82 02 77.
  • La boucherie Hamby, 15 avenue de Reims ouvre de 8h à 13h et 15h30 et 18h. L’activité de vente en camionnette dans 65 communes autour de Soissons continue.
  • Boucherie Meraoumia (1 place Violet à Belleu) : vente en boutique et livraison sur commande au 06 44 82 25 88.
  • Boucherie Philippe Dehu (3 avenue du Général Patton à Crouy) : ouverte du mardi au samedi et le dimanche matin, livraison sur commande au 03 60 53 98 33.
  • Saucissons Didier Degabe (Bucy-le-Long) : livraison sur commande au 06 77 94 17 36, présent le vendredi à la boutique éphémère du 55 rue Saint-Martin à Soissons.
  • Les Volailles de l’Ourcq (Ferme d’Edrolles à Billy-sur-Ourcq) : vente de volailles et produits du terroir, réservation conseillée au 06 47 73 09 19.

Fruits et légumes

  • Espace Nature (14 rue Saint-Christophe à Soissons) : vente en boutique le lundi (14h30/18h30), du mardi au vendredi (9h15/12h15 et 14h15/19h), le samedi (9h/18h30), livraison gratuite dans un rayon de 25 km, commande au 03 23 53 20 98 ou 09 62 60 53 31.
  • Loïc Primeurs : livraison sur commande à loicprimeurs@gmail.com ou sur facebook page Loïc-primeurs, présent le mercredi à la boutique éphémère du 55 rue Saint-Martin à Soissons.
  • Alexis Legrand (Chassemy) : livraison sur commande au 06 32 19 95 21.
  • Yassin El Bilouzi (épicerie fine, dates, fruits secs) : livraison sur commande au 06 35 21 66 10 ou yas-dj@hotmail.fr, présent le mardi à la boutique éphémère du 55 rue Saint-Martin à Soissons.
  • Brice Lavocat (8 rue du Carrier à Acy) : vente à la ferme possible le mercredi et le vendredi de 16h à 18h30, livraison sur commande au 06 81 90 97 28 ou brice.lavocat@wanadoo.fr.
  • Pierre Chabrol (la Ferme du Bercail au 6 bis rue du Pontceau à Nampteuil-sous-Muret) : vente à la ferme le mercredi et le jeudi de 14h à 18h et commande au 06 78 49 93 85 ou lafermedubercail@gmail.com, présent le samedi à la boutique éphémère du 55 rue Saint-Martin à Soissons.
  • Champignons Noris : commande au 06 86 89 96 66 25 et retrait le jeudi à la boutique éphémère du 55 rue Saint-Martin à Soissons.
  • Sanbill Distribution Joël Pasquier : distributeur automatique au 7 bis rue Camille Desmoulins à Soissons, informations au 06 33 28 41 71 ou sanbill-distribution.fr.
  • La Ferme de Venizel, vente directe de fruits, légumes et produits locaux, 191 rue Marcel Bignebat à Venizel. Ouvert le mercredi et le vendredi de 15h à 19h. Distributeur automatique du lundi matin au samedi soir de 9h à 21h.
Le distributeur automatique de légumes frais ouvert à Soissons.
  • La boutique du maraîcher EARL Tessier : boutique au chemin des Carreux à Missy-sur-Aisne, 06 17 80 64 12 ou earltessier.missy@orange.fr.
  • Délices d’Orient : centre commercial du 19 bd de Presles à Soissons, Moustapha El Hadad au 07 81 98 73 19.
  • Jean-Claude Terlet (7 impasse du Village Est à Celles-sur-Aisne) : mise en place d’un point de vente de fraises et asperges vers le 15 avril, 06 85 18 03 49 ou 03 23 54 77 39.
  • Xavier et Marion Mouton (hameau de Ouilly, 4 rue du calvaire à Morsain) : vente directe à la ferme d’œufs plein air et terrines de poules le vendredi de 10h à 12h et le lundi de 17h à 19h, 03 23 55 72 37 ou 06 09 52 55 95.
  • Le Panier Preslois et les Fruits de Ben (route de Vailly-sur-Aisne à Presles-et-Boves) : vente à la ferme le samedi et dimanche matin de 9h à 12h, possibilité de commander par sms de préférence ou téléphone au 06 49 29 42 75 avec enlèvement à la ferme ou au distributeur, possibilité de livraison dans un rayon limité et avec un minimum de commandes.

Fromages – Produits laitiers – Miel

  • Fromagerie David : livraison sur commande à fromagerie.gdavid@sfr.fr ou 06 79 35 13 09 ou 06 89 76 65 28, livraison le mercredi et samedi ou retrait des commandes au 57 rue des Hodelots à Berny-Rivière.
  • Ferme du Pont de l’Ecluse : possibilité de livraison de produits laitiers le vendredi après-midi, commande avant le mercredi soir au 06 75 84 20 29.
  • Fromages de chèvre de Pierre Schaeffer : possibilité de livraison groupées à Soissons sur commande au 03 23 24 79 76.
  • Apiculteur Laurent Putman : livraison de miel sur commande au 07 86 53 91 23 ou marie.putman@sfr.fr, présent le vendredi à la boutique éphémère du 55 rue Saint-Martin à Soissons.

Marchés autorisés

A ce jour, la préfecture de l’Aisne autorise trois marchés par dérogations formulées par les maires sur l’arrondissement de Soissons : Vic-sur-Aisne, Cœuvres-et-Valsery, Presles-et-Boves.

Social et humanitaire

  • L’épicerie sociale a rouvert mercredi 1er avril et sera ouvert tous les mercredis matins jusqu’à épuisement des stocks.
  • Les Restos du Coeur sont fermés, ils préparent leur campagne d’été qui démarre en principe le 21 avril.
  • La Croix Rouge livre des colis alimentaires malgré les difficultés.
  • La Banque alimentaire est fermée.

Divers

  • Les boulangeries peuvent être ouvertes 7jrs/7 contre 6jrs/7 habituellement. Leurs horaires d’ouverture diffèrent selon chaque artisan-boulanger.

Les boutiques de chocolats/confiseries sont également ouverts, pour certaines uniquement cette semaine à l’occasion de pâques.

  • Jeff de Bruges( 8 place Fernand Marquigny, du Lundi à Samedi de 9h à 18h et Dimanche 12 Avril de 9h à 13h),
  • Réauté (Zone de Vauxbuin) sont ouvert, pas d’infos diponibles.
  • De Neuville (Galerie Cora, du lundi au samedi de 8h à 14h, livraison sur Villers et Soissons),
  • Levasseur (18 Bd Paul Doumer – du mardi au samedi 10h-12h/14h-17h – livraison sur Soissons),
  • Léonidas (13 place du Cloître 9h-12h- 14h-18h pas de livraison), Féron (4 rue de la Buerie – du mardi au samedi 9h-16h livraison possible)

Les cavistes :

  • La Cave Malts et Raisins en zone de Vauxbuin assure une permanence de 9h30 à 12h tous les jours. ( L’alcool est à consommer avec modération)
  • La Cave Le Tonneau 8 avenue de l’Aisne à Soissons ouvre du mardi au samedi de 9h30 à 12h. (Consommer avec modération)
  • Cavavin ouvre du mardi au samedi de 10h à 13h. Livraison à domicile possible l’après midi selon distance et quantité, système drive possible en contactant le 03 64 18 41 51. ( Consommer avec modération)
Les consignes de sécurité affichées sur les commerces ouverts, ici la boulangerie Sarazin, rue Saint-Martin à Soissons.
  • La poissonnerie La Côte d’Opale, au 33 rue Saint-Christophe à Soissons, dépend des arrivages… Et ceux-ci n’arrivent plus. Elle est donc fermée pour le moment.

Actualités

Sur les traces de C215 en Ukraine

Thierry Birrer s’est rendu à plusieurs reprises en Ukraine. Correspondant pour Le Vase Communicant, il livre à nouveau un reportage exclusif.

Publié

le

A Zhytomyr en Ukraine le 28 mars, le dessin de C215 d’un enfant face à un immeuble totalement détruit par un bombardement.
© C215

Auteur – reporter soissonnais indépendant, Thierry Birrer s’est rendu à plusieurs reprises en Ukraine. Correspondant pour un journal allemand, il travaille également sur place pour Le Vase Communicant et a déjà réalisé pour nous deux reportages exclusifs. En témoigne l’accréditation presse « Le Vase Communicant » affichée sur sa voiture (photo ci-dessous), illustrant au passage que « le petit gratuit soissonnais » est l’un des rares médias qui se trouve au plus près de l’action.

La voiture presse de Thierry Birrer en Ukraine, accréditée « Le Vase Communicant ».

La nouvelle exclusivité de Thierry Birrer : l’action du street artiste C215 en Ukraine. Le graffeur mondialement connu a en effet une relation privilégiée avec la cité du Vase puisqu’il y a réalisé plus d’une vingtaine d’œuvres aux quatre coins de la ville. « C215, on connaît bien à Soissons, confirme Thierry. De ses dessins, on y retrouve notamment Saint-Just, Rubens, Saint-Crépin, De Gaulle, Clotilde, Jeanne d’Arc, Anne Morgan, Henri Barbusse, Simone Veil et bien sûr Clovis. Alors pourquoi l’Ukraine ? A Kyïv (NDLR : Kiev), à un journaliste qui lui demande fin mars pourquoi il est venu peindre sur place, il répond : “Ce sont mes œuvres qui ont décidé. Pour qu’elles parlent de la guerre en Ukraine, il leur fallait être faites ici dans ce contexte, dans cette désolation. Ce sont mes œuvres qui décident et me choisissent, je n’ai donc pas eu le choix” ».

Thierry Birrer est donc allé dans les pas de C215, il a suivi les « traces » artistiques laissées par le graffeur dans ce pays toujours en guerre, à certains endroits en Fédération de Russie même, selon les derniers propos de Poutine en personne : « C215 n’a pas du tout noté les lieux où il a peint. J’ai dû faire un véritable travail d’enquête à Kyïv, Zhytomyr et Lviv. Les réseaux sociaux et mes connaissances sur place m’ont aidé. Pourtant, c’est le hasard qui m’a permis de trouver ce que je cherchais : une serveuse d’un restaurant à Lviv qui connaît une relation qui a une amie qui connaît quelqu’un dans le milieu du tag (!) ou encore une personne qui attendait à un abribus (le meilleur moyen pour rencontrer des gens qui vont ou viennent des quatre coins d’une ville ! ).

Le visage d’un enfant dessiné sur un abribus qui regarde un immeuble détruit par l’armée russe à Zhytomyr le 27 mars. Le portrait de son fils sur un bureau dans un appartement détruit à Zhytomyr encore. Le portrait d’une fillette aux couleurs du drapeau ukrainien sur un mur d’immeuble au centre de Lviv le 14 mai. Un autre portrait d’enfant sur un abribus rue Lukianivska à Kyïv ou le portrait d’une fillette dans un camp de déplacés ukrainiens ayant fuit la région de Kharkiv, à l’est, pour Lviv, à l’ouest. Les enfants sont au cœur du travail du graffeur C215, alias Christian Guémy, qui s’est rendu à deux reprises en Ukraine, fin mars et à la mi-mai, afin de poser un regard apaisé mais de réflexion sur des lieux où l’horreur a trop coulé.

« La Liberté guidant le peuple » aux couleurs de l’Ukraine par C215 sur le toit de l’ambassade de France à Kyïv.
Thierry Birrer remercie les services de l’ambassade qui l’ont autorisé à accéder à la peinture de C215. Il a promis de leur adresser l’article une fois publié. © Thierry Birrer

En Ukraine, le graffeur n’a cependant pas choisi de peindre au hasard. La démarche est réfléchie, les lieux symboliques. Il s’est rendu par exemple sur le site de la tour de télévision de la capitale, bombardée début mars où six civils ont trouvé la mort. La tour jouxte Babi Yar, un ravin où les nazis ont assassiné 33 771 Juifs par balles les 29 et 30 septembre 1941. Il y a représenté le portrait d’une jeune fille ukrainienne à partir d’une photo prise en 1935. 
A la station de métro Lukianivska à Kyïv où les roquettes russes sont tombées sur des bâtiments civils, il a reproduit le portrait d’une jeune fille qu’il avait peint à la mi-mars en immense fresque sur un mur d’immeuble dans le 13e arrondissement de Paris, en hommage à la résistance du peuple ukrainien. 
A Zhytomyr, C215 choisit de peindre le portrait d’un enfant d’un de ses amis dans un appartement anéanti par une bombe car « la tragédie ukrainienne nous concerne tous » écrit le graffeur. Les enfants, toujours les enfants. 
Sur un panneau d’orientation masqué afin de ralentir la progression des forces russes au nord de Kyïv, il a peint le portrait de sa fille. Au nord de la capitale, c’est au pied d’un immeuble dont la façade a été soufflée par une explosion qu’il peint le 31 mars le portrait d’un jeune garçon rencontré dans un camp de réfugiés syriens de la plaine de la Bekaa à Zaleh au Liban, un gamin qui fuyait déjà les bombes russes sur le peuple syrien.

Aujourd’hui, plus des quatre cinquièmes de la trentaine de dessins de l’artiste réalisés à Lviv, Zhytomyr et Kyïv ont disparu car réalisés sur des supports éphémères. Ici à Bucha, ville ravagée par la guerre et les atrocités commises par l’armée russe, un papillon sur la carcasse d’un char russe calciné s’est envolé en même temps que le char dont les Ukrainiens récupèrent l’acier. Là, dans un quartier au sud de Kyïv, le regard de l’enfant s’est évanoui quand les employés des transports en commun ont remplacé l’abribus. Au nord de la capitale, un portrait d’une fillette avec la traditionnelle couronne ukrainienne sur la tête, reproduit sur un trolley qui servait à barrer la route à un checkpoint, a disparu quand les barrages ont été levés en juin. Toujours à Kyïv, le joli portrait d’une enfant ukrainienne peint sur un site bombardé face à la sortie de métro Lukianivska a été effacé par la reprise des affaires suite au départ des Russes de la région, en l’occurrence la société ukrainienne de vaporettes IQOS. Là, à Zhytomyr encore, le portrait d’une fillette sur un mur d’un appartement ravagé par une explosion de roquette s’est effacé sous les marteaux de la reconstruction. Les affaires reprennent, l’art et la guerre sont oubliés.

Vue en situation du portrait de la fille de C215 (quand elle était jeune) avec en arrière-plan le Musée de l’Histoire Ukrainienne à Kyïv. Ce portrait a été réalisé sur un panneau indicatif tagué au moment de l’invasion de la région par les troupes russes, tous les panneaux ayant été maculés afin que les soldats russes ne puissent pas les utiliser pour se repérer, y compris ce genre de panneaux indicatifs dans les jardins publics (cela explique les traces de bombe bleue marine sur le panneau).
Ivanka qui travaille dans un bar proche du musée, a découvert par hasard ce dessin. Elle non plus ne savait pas que c’était l’œuvre d’un artiste français : « Il est vraiment impressionnant par son regard. Maintenant que vous m’expliquez la démarche de l’auteur, je trouve qu’il a une force énorme. Cette enfant me semble m’interpeller : Pourquoi faites-vous la guerre dans mon pays ? J’en frissonne ! » © Thierry Birrer

Certaines œuvres sont cependant toujours présentes. La plus monumentale est le portrait sur un mur d’immeuble au centre de Lviv, à l’ouest du pays, reproduction exacte en mai du portrait réalisé rue Domrémy dans le 13e arrondissement de Paris à la mi-mars 2022. Sous le portrait de l’enfant, une citation du président ukrainien Volodymyr Zelinski : «Je veux vraiment qu’il n’y ait pas de photos de moi, pas de portraits de moi dans vos bureaux, parce que le président n’est pas une icône, pas une idole, le président n’est pas un portrait. Accrochez-y des photos de ces enfants et regardez-les dans les yeux avant chaque décision. » *

A Kyïv, c’est le portrait de Taras Chevtchenko qui se dresse allée Peizazhana, un quartier où les tags et graffs d’artiste sont très nombreux. Taras Chevtchenko est en Ukraine l’équivalent de notre Victor Hugo national. Le poète, peintre, ethnographe et humaniste ukrainien est considéré comme le plus grand poète romantique de langue ukrainienne. Il figure d’ailleurs sur les billets de 100 hryvnias, la monnaie locale.
C215 se devait donc de représenter Chevtchenko (1814-1861) qui, sur le plan historique, marque le réveil national de l’Ukraine au XIXe siècle.
L’œuvre la plus symbolique, mais malheureusement inaccessible à la vue du public puisque située sur le toit de l’ambassade de France à Kyïv représente « La Liberté guidant le peuple » de Delacroix. Œuvre symbole de notre république, de la liberté et de la démocratie dans le monde, C215 l’a reproduite avec un drapeau ukrainien dans la main. L’artiste l’a réalisée « pour marquer symboliquement le retour de la France par son corps diplomatique dans la capitale » le 15 avril 2022. C215 a un credo : ses compositions se veulent toujours « humanistes et non belliqueuses » ».

* La citation est extraite, presque mot pour mot, du discours d’investiture prononcé par le président Zelensky le 20 mai 2019. Le président s’adressait aux députés, en leur expliquant vouloir lutter contre la corruption : « Et pour cela, nous avons besoin de gens au pouvoir qui serviront le peuple. C’est pourquoi je ne veux vraiment pas que ma photo soit dans vos bureaux, car le président n’est pas une icône, ni une idole ou un portrait. Accrochez les photos de vos enfants à la place et regardez-les à chaque fois que vous prenez une décision. »

Continuer la lecture

Actualités

L’œuvre du roi Clovis à Soissons

La Ville de Soissons lance l’acquisition d’un chef d’œuvre pour ses collections : « Le roi Clovis » peint durant les années 1625 – 1630 par Orazio Riminaldi. Pour une valeur de 200 000 €, le ministère de la Culture y participe à hauteur de 100 000 €, la municipalité à 45 000 € et un mécénat participatif est ouvert du 16 novembre au 20 décembre pour que les Soissonnais s’approprient eux aussi le retour de Clovis dans la cité du Vase.

Publié

le

Le galeriste Giovanni Sarti et le directeur des musées de Soissons, Christophe Brouard, en pleine discussion devant le tableau du roi Clovis.

La municipalité de Soissons travaille sur ce dossier depuis plus d’un an : l’achat d’un tableau de Clovis proposé par la galerie Sarti, basée à Paris et Londres. « Ce roi Clovis est un trésor national et patrimonial pour les collections municipales, n’hésite pas à qualifier l’adjoint à la culture, François Hanse. Avec cette acquisition, la ville entreprend en effet un nouveau projet, inédit, ambitieux, porteur. Ce tableau à l’effigie du roi Clovis est fascinant, c’est une œuvre exceptionnelle que les Soissonnais pourront bientôt s’approprier. »

La figure de Clovis et son histoire font bien sûr partie de l’identité même du territoire soissonnais, mais Soissons n’en a pourtant pas l’exclusivité : «La tutelle symbolique du roi des Francs est en effet revendiquée par Reims ou Tolbiac, deux cités dans lesquelles s’est écrite une partie de l’histoire de France, souligne François Hanse. Avec ce tableau, la ville peut enfin acquérir l’exclusivité d’une image, qui plus est loin des standards de l’image d’Epinal, et que les Soissonnais pourront revendiquer. Ce projet s’inscrit dans la droite ligne de Soissons en lumières et de la Cité de la langue française à Villers-Cotterêts : celle de l’histoire de France. A vous d’y croire et à vous d’y contribuer», interpelle l’adjoint à la culture.

Pour cela, une souscription est lancée sur la plateforme de mécénat participatif www.dartagnans.fr pour faire un don du 16 novembre au 20 décembre. Parallèlement, le public pourra manifester son intérêt et sa volonté de soutenir l’acquisition en découvrant le tableau qui est exposé exceptionnellement à l’hôtel

de ville : du 19 au 27 novembre de 14h à 20h. Et pour accompagner le projet, deux événements sont également organisés à l’hôtel de ville de Soissons. Mercredi 16 novembre à 18h : Conférence « Clovis, un tableau inédit pour les collections municipales ». Vendredi 18 novembre à 17h : Vernissage de l’exposition-dossier consacrée au tableau « Le roi Clovis ».

« Le roi Clovis » vu par le directeur des musées

Christophe Brouard, le directeur des musées de Soissons, est au cœur du projet d’acquisition du tableau : « Le Clovis, Clodoveo en italien, proposé par la galerie Sarti est une œuvre rare. Peinte par un peintre italien dont la carrière fut brève mais couronnée de succès, la toile appartient à un courant pictural emblématique de l’histoire de l’art : le caravagisme. Orazio Riminaldi en fut l’un de ses plus brillants représentants et fut de ce fait au service des plus grands (cardinaux romains, princes, etc). Le tableau fut peint durant les années 1625-1630, tandis que l’artiste côtoyait Simon Vouet à Rome dont il s’inspire ici. Cette amitié et la présence de dignitaires français à Rome durant cette période ont également pu inspirer la commande. À moins que celle-ci n’émane directement de la reine Marie de Médicis, qui souhaitait s’attacher les services de Riminaldi, ou d’un membre de la cour de France.

Tel un Clovis triomphant, Clovis est rarement représenté en effigie ; l’épisode du baptême est plus fréquent. Pour autant, le mythe de Clovis “le Très-Chrestien” au 17e siècle, plus particulièrement à la cour de France, nous permet de contextualiser le tableau. Nous nous trouvons certes face à une sorte d’unicum (NDLR : objet historique connu à un seul exemplaire) mais n’a-t-il pas l’allure d’un saint ? Par sa prestance et son aura, le personnage incarne en effet tout autant le robuste chef d’armées que le roi investi d’un rôle nouveau : la francisque dans une main et le vase sous l’autre parachèvent le symbole, à la manière des saintes idoles qui se multiplient au 17e siècle. Iconique, ce tableau est un chef-d’œuvre de cette période. Il se présente de surcroît dans un très bon état de conservation. »

Continuer la lecture

Actualités

Cie Link : l’impro, le stand-up et l’électro à Soissons

Link est la toute nouvelle compagnie culturelle créée à Soissons. Attirée par les arts actuels, elle se spécialise dans les cours de stand-up, théâtre d’improvisation et musique électronique. Autour de ces activités, Link pourrait aussi faire le lien avec un futur Comédie Club à Soissons.

Publié

le

Des ateliers d’arts actuels et des scènes d’impro ouvrent ici au Rock'n Food Bar, montés par la compagnie Link de Clément et Arthur (au premier plan).

A l’origine du projet : Clément Pouilhe, qui à 24 ans a déjà fait ses preuves dans la comédie, l’impro et le stand-up. « L’idée est de rendre plus accessibles ces arts actuels, et plus particulièrement à Soissons, explique-t-il. À part les écoles payantes à Paris, on ne peut que constater qu’il est difficile de sortir des activités classiques, l’envie est de moderniser la culture pour attirer ici un nouveau public. »

Structurée en association, la compagnie Link met en place ses cours sous la forme d’ateliers, totalement encadrés par des professionnels : Clément au théâtre d’improvisation et au stand-up en collaboration avec Charles Pérut pour l’écriture, et Clément Mirnatrek pour la partie musique électronique. Les ateliers se déroulent au Rock’n Food Bar, rue Neuve de l’hôpital à Soissons, qui met son établissement à disposition en dehors de ses heures de service et aménage ses locaux pour la meilleure pratique des arts.

Arthur, Guillaume, Marie et Clément au Rock'n Food Bar qui accueille les ateliers de la compagnie Link.

« Ouverts tout au long de l’année scolaire, les cours peuvent séduire les étudiants soissonnais qui cherchent à étendre leurs activités, précise Arthur Desjardins, le trésorier de la compagnie. Mais ils s’adressent aussi à un public plus large comme les entreprises, les associations ou les commerces qui souhaitent se perfectionner dans la prise de parole par exemple. » De plus, avec la volonté d’élargir son éventail d’arts actuels, Link propose des stages dans le domaine de l’audiovisuel en partenariat avec Afam Prod, ils trouveraient en l’occurrence leur place durant les vacances scolaires.

Au final, quand on parle d’impro et de stand-up, la scène n’est pas bien loin. C’est déjà un événement que la compagnie Link institue une fois par mois, avec des spectacles de théâtre d’improvisation au Rock’n Food Bar. A noter dès à présent la prochaine date dans son agenda : vendredi 25 novembre à 20h. Ce format ne préfigure-t-il pas un futur Comédie Club à Soissons ? « Nous y pensons, ne cache pas Clément, c’est un type de scène au plus proche des gens et en interaction avec le public que nous aimerions monter. Reste à savoir quelle structure pourra nous accueillir… » Mais d’ores et déjà avec Link, Clément et Arthur posent les bases d’une nouvelle compagnie : « C’est l’art, la musique et la culture moderne que nous voulons développer à Soissons, la ville où nous avons aimé grandir, où nous aimons vivre et à laquelle nous sommes heureux d’apporter cette activité. »

Toutes les informations et les adhésions sur les réseaux Facebook/Instagram/Tik Tok @compagnielink — compagnie.link @gmail.com

Continuer la lecture
P U B L I C I T É

Inscription newsletter

Catégories

Facebook

Top du Vase

LE VASE sur votre mobile ?

Installer
×