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Le Vase des Arts

Salut l’artiste ! : Nicolas Pierson

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L'art d'être eseignant et comédien professionnel

Nicolas Pierson : la Tragédie, la Comédie, l'Acteur

Cette nouvelle rubrique trace le parcours d’artistes soissonnais en tout genre, et les interroge sur le sens de leur activité. Pour commencer, un comédien.

L’artiste

C’est autour de la cinquantaine que Nicolas Pierson s’est dit que c’était maintenant ou jamais. Professeur d’histoire-géo au lycée Saint-Rémy, comédien amateur dans la compagnie du Grenier, allait-il passer professionnel ? Il avait joué avec le Grenier au théâtre Saint-Médard, notamment Journal d’un Fou, de Gogol (« Mon plus beau rôle » admet-il). Il y a trois ans Fabrice Decarnelle, directeur du théâtre et de sa compagnie Acaly, a demandé son aide pour plusieurs spectacles, puis lui a proposé de rejoindre la troupe. Une réduction de 18 à 9 heures hebdomadaires d’enseignement négociée, il a pu s’engager dans cette nouvelle voie.

Pour parler de l’artiste et de son art nous nous retrouvons au quartier Saint-Crépin, dans une maison qui paraît petite de dehors mais qui s’ouvre derrière la porte sur un grand espace de vie.

Né à Saint-Quentin, Nicolas y est monté pour la première fois sur scène au lycée, dans Les bâtisseurs d’empire de Boris Vian. « Puis j’ai laissé tomber à la fac. » Au Grenier, dirigé par Madeleine Deleu, il a fait son apprentissage des classiques.

A présent il joue toutes les fins de semaine au théâtre à Soissons ou à Laon, où Acaly a ouvert un nouveau théâtre. Il participe aussi au « théâtre forum », séances dans les établissements scolaires sur trois sujets brûlants : le harcèlement scolaire, la violence faite aux femmes, et le recours addictif aux écrans. Avec les répétitions et déplacements, jusqu’au Loiret, son temps est bien rempli entre lycée et théâtre. Prochaine création Acaly en avril : Feu la mère de madame, de Feydeau.

L’art

Amateur puis professionnel, quelle différence ? C’est surtout qu’il joue beaucoup, beaucoup, alors qu’un spectacle amateur n’est donné que sept ou huit fois. « Je peux rentrer dans le personnage. » En bon enseignant il numérote les étapes de la prise en main : apprendre le texte, le comprendre dont ses non-dits ; engager le corps en répétant ; écouter les consignes et réagir avec les autres acteurs.

« Les qualités pour être un bon comédien selon moi : l’écoute (le jeu c’est de la réaction), une certaine vulnérabilité (pour pouvoir exprimer des émotions), et du travail (derrière la magie du théâtre il y a beaucoup de travail : texte, voix, corps et répétition infatigable).

« Ce que m’apporte le théâtre ? Être soi et un autre. Jouer donne à vivre des vies que l’on n’aura jamais, ressentir des émotions et les communiquer dans le “présent” du jeu. Décharge d’adrénaline assurée ! »

[Cet article paraît dans le Vase Communicant n°406.]

Un commentaire, une question ? : denis.mahaffey@levase.fr

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