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A l’église de Vauxrezis : mission restauration en cours

La restauration de l’église Saint-Maurice d’Agaune de Vauxrezis fut l’un des premiers chantiers retenus pour le Loto du Patrimoine lancé en 2018 par l’État et dont la mission a été confiée à Stéphane Bern et à la Fondation du Patrimoine. La seconde et dernière tranche de travaux est en cours, le maire imagine déjà une belle inauguration aux Journées du Patrimoine de septembre 2021.

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L’avancée visible des travaux sur l’église Saint-Maurice d’Agaune.

Le grand échafaudage qui encadre la tour et le clocher de l’église de Vauxrezis perce toute la vallée valrésienne. Le bruit des instruments sur la pierre se disperse dans le village, il témoigne que les ouvriers s’affairent à la restauration de l’édifice. Le chantier a en effet repris le 14 janvier pour sa seconde tranche de travaux, elle concerne en l’occurrence la rénovation d’une partie de la tourelle, du bas côté sud de l’église, de l’abside, la sacristie, le transept et le clocher.

La première tranche de travaux avait quant à elle débuté en septembre 2019 par la nef, le bas côté nord, le porche, les portes, la charpente, une partie de la toiture, l’assainissement, le sommet de la tourelle et l’équilibre du pignon. Cette partie de rénovation s’est terminée en juillet 2020, freinée par la crise sanitaire comme beaucoup de chantiers.

Tout en haut de l’église, la toiture sera refaite mais aussi le coq qui sera doré et auquel un paratonnerre sera ajouté.
Le porche de l’église avait été refait lors de la première tranche de travaux par les artisans dans son ensemble : boiserie, pierre, porte.

La restauration de l’église de Vauxrezis dans son ensemble a donc été rendue possible par la Mission Bern qui a permis à la municipalité de franchir la barre des 80 % de subventions pour un budget total de plus d’un million d’euros. Mais déjà dès 2014, le maire Marc Couteau et son conseil municipal s’alarmaient de son état et avaient lancé une étude de rénovation : « Il pleuvait dans l’église, confie Marc Couteau, il fallait faire quelque chose ou la fermer. Nous nous étions engagés dans tous les cas à effectuer les travaux d’urgence. »

Le diagnostic établi et l’avancée sur le projet de restauration ont de fait joué dans la balance pour être portés parmi les premiers dossiers du Loto du Patrimoine. La seconde et dernière tranche étant programmée pour 8 mois de travaux, Marc Couteau met maintenant le cap sur le mois d’août, « et j’espère dans la foulée une belle inauguration à l’occasion des Journées du Patrimoine en septembre prochain, dit-il, avec pourquoi pas en prélude une grande messe qui animera tout le village de Vauxrezis. »

Les entreprises de la région effectuent un travail de précision sur l’église, en images le travail du plomb ...
... et celui du cuivre.
Du haut de l’échafaudage, le chantier est l’occasion de découvrir la vue sur une partie du village, ici la route en direction de Pasly.

La Mission Stéphane Bern

L’église de Vauxrezis est l’un des tout premiers projets sélectionnés par la Mission Stéphane Bern – Fondation du Patrimoine en 2018. L’objet de la mission : « Restaurer l’église Saint-Maurice d’Agaune, classée monument historique, d’un péril imminent. » L’édifice est une remarquable église romane construite à partir du XIe siècle. Dès le XVIe siècle, elle a connu de graves désordres, résultant à l’effondrement du clocher en 1692. 

La reconstruction à l’identique fut entreprise immédiatement. Puis lors de la Première Guerre mondiale au printemps 1918, l’église subit une destruction massive, la reconstruction se fera également à l’identique dans les années 30, la fin des travaux s’achevant avec la pose des vitraux Art Déco signés du maître verrier Paul Louzier en 1939. La présentation du projet souligne : « Malgré les nombreuses interventions pour la reconstruction et le maintien de l’église, celle-ci est soumise à des dégradations alarmantes conduisant à mettre en péril l’intégralité de l’édifice. Les couvertures sont dans un très mauvais état et prennent l’eau. Des chutes de pierres sont constatées et l’humidité cause un effritement des murs internes. A cela s’ajoute un déversement du pignon ouest, qui risque aujourd’hui de s’effondrer, entrainant avec lui la charpente de l’édifice. »

Sélectionnée par la Mission Bern, « l’église pourra retrouver sa splendeur d’antan afin d’accueillir, à nouveau, les célébrations cultuelles et culturelles ; par-là, c’est aussi la vie du village et son identité qui seront préservées. De plus, la valorisation du patrimoine répond au projet de dynamisation du pays soissonnais : son riche patrimoine historique de Clovis à nos jours, permettra au territoire de le tourner vers un tourisme culturel croissant. »

L’impressionnant échafaudage en place, ici côté abside.

Le jour où le maire entrait à l’Elysée

Marc Couteau, le maire de Vauxrezis, fut invité à l’Elysée le 31 mai 2018 dans le cadre de la sélection de l’église à la Mission Bern. Un jour inoubliable pour l’élu, qu’il avait partagé avec ses administrés dans le bulletin municipal « Le Valrésien » : « Gare de Soissons, 14h07, voie n°2, écrivait-il, costume cravate, rosace de maire, rasé de près et chaussures bien cirées, me voilà en route pour l’Elysée. (…) Je traverse la cour doucement, à ce moment-là une émotion particulière m’envahit. Je monte les marches et me retourne pour mieux profiter de l’instant. Puis c’est l’entrée dans le palais de l’Elysée, le salon au tapis rouge, les lustres, le mobilier, les gardes, les tableaux, les tapisseries, la vue sur le jardin, bref tout ce qui met en valeur et force le respect de cet endroit chargé d’histoire. (…) Stéphane Bern reprend la parole et invite le président de la République à intervenir, chose que ce dernier va faire pendant environ 30 mn, aisément, sans note, sans prompteur, “en live” pour soutenir les porteurs de projets.

Visiblement il connaît bien le dossier. (…) Le président Emmanuel Macron, Brigitte Macron son épouse, Stéphane Bern et les autres personnalités, sont disponibles et abordables, partageant volontiers sans réserve un instant avec ceux qui le souhaitent. Séances photo, selfies, échanges, bonne humeur, tous les ingrédients sont là pour passer un moment inoubliable. C’est en toute simplicité que je voulais partager avec vous, chers Valrésiens, ce que j’ai eu la chance de vivre… »

Marc Couteau, le maire de Vauxrezis, suit au quotidien le chantier de l’église.

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Le collège Lamartine lance un message au futur

Le projet Cube.S est ouvert à tous les établissements scolaires pour relever le défi de la transition énergétique.

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Avec le projet Cube.S, les éco-délégués du collège Lamartine de Soissons laissent un message à n’ouvrir qu’en 2050.

« Capsule temporelle. Ne pas ouvrir avant 2050. » L’annonce est affichée sous une capsule en acier accrochée dans le grand hall d’entrée du collège Lamartine à Soissons. Les élèves se projettent ainsi dans le futur, ils font un bond dans l’espace – temps pour laisser un message à leurs successeurs qui fouleront le sol de l’établissement à la moitié du XXIe siècle. L’affiche sous la capsule évoque aussi le « concours Cube.S », c’est là en effet le point de départ qui a abouti à cette action pour le moins originale.

Le projet Cube.S est ouvert à tous les établissements scolaires pour relever le défi de la transition énergétique. Il s’inscrit officiellement dans le cadre du programme CEE : Certificats d’Economies d’Energie, il est porté par l’IFPEB : Institut Français pour la Performance Énergétique des Bâtiments. L’économie d’énergie est bien la problématique du moment à tous les niveaux, elle est communiquée ici auprès des plus jeunes dès leur scolarité. À travers Cube.S, il s’agit d’économiser un maximum d’énergie, sur 5 ans, dans une ambiance de challenge. De fait, le concours est en phase de déploiement sur tout le territoire français et reçoit la candidature de multiples collèges et lycées. Les actions déployées peuvent porter sur l’entretien et la maintenance du bâtiment, sur des travaux destinés à améliorer l’efficacité énergétique, sur les programmes pédagogiques en eux-mêmes, et elles peuvent aussi idéalement impliquer tous les occupants : élèves, enseignants, personnel.

Les éco-délégués et leur référent Education Développement Durable, Ludovic Duchateau, ont rempli et verrouillé la capsule.

En terme d’implication, le projet Cube.S nécessite justement la participation d’un éco-délégué élu dans chaque classe. Au collège Lamartine, les 16 classes sont donc représentées par autant d’éco-délégués qui donnent de leur temps pour monter le projet. Ils sont encadrés par un référent Education Développement Durable. À Lamartine toujours, le rôle est endossé par le professeur d’histoire-géo Ludovic Duchateau. Ensemble, ils ont donc monté l’action fantastique de la capsule temporelle : « L’idée est d’envoyer des informations dans le futur, explique Ludovic Duchateau. Nous avons choisi l’ouverture de la capsule en 2050 car c’est la date symbolique où l’on doit arriver à la neutralité carbone. »

La capsule temporelle est accrochée dans le grand hall d’entrée du collège.

Mais quelles informations le collège Lamartine a-t-il voulu envoyer dans le futur ? À l’occasion d’une petite cérémonie amicale à laquelle les parents d’élèves étaient conviés, le professeur référent et ses éco-délégués ont méticuleusement rempli la capsule. Les collégiens de 2050 y trouveront : une photo de toute l’équipe qui associe aussi la professeure de SVT Noémie Perry et l’agent d’entretien Laurent Bolliot, les enregistrements des consommations d’électricité et de gaz de l’établissement en 2022, les photos des appareils d’enregistrement, les diagnostics énergétiques réalisés dans différentes salles, une vidéo expliquant la démarche. Une fois la capsule temporelle bien verrouillée, les éco-délégués ont choisi de l’accrocher dans le hall d’entrée pour qu’elle reste visible, « c’est comme une bouteille à la mer qu’on ne touchera plus pendant 28 ans », disent-ils.

Avec cette action, le collège ne cache pas son ambition de remporter le concours Cube.S qui s’inscrit comme le championnat de France des économies d’énergies. Il comprend plusieurs catégories, Ludovic Duchateau et ses éco-délégués ont choisi de concourir pour « l’évènement le plus original », la capsule temporelle en est assurément un.

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De la destruction à la résurrection de la cathédrale

Denis Rolland consacre son dernier livre à la reconstruction de la cathédrale de Soissons « Maison de Dieu, mémoire des Hommes ». Un incroyable témoignage en images issues de 300 photos du fonds Vergnol.

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Denis Rolland lance une souscription avant la publication de son prochain ouvrage sur la reconstruction de la cathédrale de Soissons en images. Ici une photo de la cathédrale en 1919, seuls deux angles de la tour avaient subsisté.

« En 1919, la cathédrale de Soissons offre un aspect pitoyable. Au milieu du champ de ruines qu’est devenue la ville, sa nef est coupée en deux.
La tour sud s’est effondrée en ne laissant que deux moignons de maçonnerie.
Les dommages sont si importants qu’on se demande même s’il sera possible de la réparer. »

Président de la Société Historique de Soissons et déjà auteur de nombreux ouvrages, Denis Rolland s’est cette fois-ci plongé dans la grande aventure de la reconstruction de la cathédrale de Soissons, de sa destruction par les bombes allemandes durant la Première Guerre mondiale à sa lente résurrection en 1937. Pendant des semaines, il a ressorti, décortiqué et trié la trentaine de cartons conservée à la Médiathèque du patrimoine et de la photographie de Charenton-le-Pont où sont répertoriés tous les éléments de l’histoire. Il remet plus particulièrement au grand jour l’incroyable fonds de 300 images laissées par le photographe André Vergnol. Car cet ouvrage de 170 pages se distingue par ses 150 photos qui témoignent de la reconstruction de l’édifice durant toutes ces années et du travail des hommes qui ont été véritablement des grands bâtisseurs, eux aussi, au XXe siècle.

Réalisé en collaboration avec Marie Raymond, préfacé par Marie-Agnès Pitois, la présidente des Amis de la cathédrale de Soissons, le livre de Denis Rolland est tout d’abord ouvert à une souscription (bulletin ci-dessous) jusqu’au 1er mars, au prix de 16 € au lieu de 22 € pour sa publication à venir en mars ou avril dans les librairies soissonnaises.

La cathédrale en 1919 : on mesure ici l’importance des dégâts sur la cathédrale et les immeubles environnants. Les premiers travaux de protection sont en cours.
La reconstruction des voûtes de la nef. Elles sont refaites à l’abri de la couverture. Les nervures sont terminées mais reposent encore sur les cintres. À gauche, Maurice Lépissier surveille les travaux. À droite, les deux ouvriers débutent la pose des blocs de remplissage et l’homme avec la blouse blanche est probablement un métreur (AD 02, 13 Fi 1267).
La nef au début de l’année 1916 : les voûtes se sont effondrées sur toute la longueur de la nef.

Autre sortie en librairie :

le nouveau « Mémoires du Soissonnais »

Tout juste publié et en vente à la librairie du Centre et chez Inter Lignes à Soissons : le dernier tome de la collection « Mémoires du Soissonnais » de la Société Historique de Soissons, consacré aux souterrains et à l’archéologie. On y découvre notamment des articles sur la dernière découverte archéologique cet été des Américains Sheila Bonde et Clark Maines à Saint-Jean-des-Vignes, un état des lieux des dernières fouilles et recherches de Denis Defente à l’abbaye Saint-Médard, les 130 années de l’Argus Soissonnais avec les membres de la famille Fossé d’Arcosse, le château de Clémencin à Crouy disparu pendant la Grande Guerre, les photographies et les plans inédits d’un monde souterrain étonnant, ou la vie de Pierre Lebrun, cinéaste des années 20 installé à Fère-en-Tardenois.

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Le concours inédit de cuisine végétale

Ambiance Top Chef et MasterChef dans les cuisines de Saint-Vincent-Paul durant toute une matinée. Les élèves du Bac Pro Cuisine ont participé à un concours inédit en France. 

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Les Bac Pro Cuisine du lycée Saint-Vincent-de-Paul ont participé au premier Trophée VégOresto.

Le lycée Saint-Vincent-de-Paul de Soissons a lancé le premier concours de cuisine « Trophée VegOresto ». Au menu : plat végétal et dessert végétal, selon les convictions de l’application VegOresto dont le but est de démocratiser la cuisine végétale dans la restauration française. Le concours est en effet né de l’initiative d’Olivier Héraud, chargé de mission VegOresto et intervenant ponctuel dans la formation cuisine du Bac Pro : « J’interviens dans bien d’autres établissements scolaires de toute la France, dit-il, mais le coup d’essai du trophée est tenté à Soissons. Après cette belle organisation, il ne demande qu’à être transformé ailleurs, les demandes sont déjà nombreuses. »

L’organisation a de fait été confiée au professeur de cuisine de Saint-Vincent-de-Paul, Xavier Bertrand. Avec tout son enthousiasme et sa passion, il a donc monté avec succès ce premier événement en France, tout en fédérant les classes de Bac Pro Cuisine et Salle autour du projet. « L’idée était de casser les codes à travers ce concours dédié à la cuisine végétale, souligne Xavier Bertrand. Cela permet d’une part de promouvoir une cuisine et une consommation diversifiées, qui trouvent de plus en plus un public soucieux des problématiques écologiques en raison notamment de la surconsommation de viande. Il faut d’autre part former nos élèves aux nouvelles habitudes de consommation qui leur seront demandées à l’avenir, mais déjà aujourd’hui. Il vaut mieux savoir quelles sont les différences entre végétarien, végétalien, vegan ou flexitarien… Mais c’est aussi un concours qui les prépare tout simplement à leurs futurs examens. »

L’effervescence dans les cuisines du lycée Saint-Vincent-de-Paul.

Un concours ouvert aux élèves de Première et Terminale Bac Pro Cuisine. Quatre d’entre eux ont relevé le défi : Jamélia Vanon et Cyril Lempereur, 17 ans et élèves de Terminale, Camille Lefebvre et Aristide Quéhu, 16 ans et élèves de Première. Tous étaient secondés par un commis, un Seconde Bac Pro en l’occurrence. Et Trophée VegOresto oblige, un cahier des charges leur était imposé pour leurs menus : un plat végétal en utilisant tofu et haricots de Soissons, un dessert végétal obligatoirement croustillant. Une fois les assiettes dressées, leurs camarades de salle ont ensuite pris le relais pour servir les membres du jury. Celui-ci était composé d’Olivier Héraud, Xavier Bertrand, de l’ancien chef Bannier et le membre de la confrérie du Haricot de Soissons, Martine Lechef.

Les candidats et leurs menus

1re Jamélia Vanon

Tofu à l’ail des ours accompagné de son riz rouge et ses haricots de Soissons sauce arachide
Tartelette et mousse chocolat au tofu aux cerises et coulis de fruits rouges

2e Cyril Lempereur

Tofu fumé sauté, accompagné de jeunes pleurotes, carottes glacées et endives braisées sur lit de mousseline de haricots de Soissons
Pudding de chia au lait de coco sur son coulis de mangue fraîche et sa tuile à la farine de lentille verte

3e ex-æquo :   Camille Lefebvre & Aristide Quehu

Trilogie de purée de carotte, haricots de Soissons et vitelotte et son tofu fumé sauté.
Clémentine poché au sirop de basilic et ganache chocolat aux zestes de clémentine confite
Tofu fumé sauce bourguignonne à l’aubergine grillée et haricot de Soissons aux petits légumes
Mousse chocolat à l’aquafaba, amande et raisin, accompagnée de son caramel aux pois chiches

La présentation du plat au jury.

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