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Action cœur de ville : 70 M€ programmés pour 22 projets

Que sera le centre-ville de Soissons de demain ? Sa physionomie dépend pour beaucoup des projets proposés dans le plan « Action cœur de ville ». En voici tous les projets qui façonneront peut-être la future cité du Vase.

© Mathieu Morice
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La municipalité de Soissons a lancé son programme « Action cœur de ville » en mars 2018. La cité du Vase fait d’ailleurs partie des 222 communes bénéficiaires du plan national « Action cœur de ville » mis en place par le ministère de la Cohésion des territoires. Cinq milliards d’euros sont ainsi débloqués sur 5 ans avec la double mission « d’améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter le rôle de moteur de ces villes dans le développement du territoire. »

Après deux années de préparation et de mise en place du projet, l’avenant du plan doit être signé au cours de ce mois de mars 2020. Place désormais au déploiement de « l’Action cœur de ville » de Soissons. Ce plan d’action prévisionnel a été budgété pour un coût global d’environ 70 500 000 € HT, dont près de 70 % proviennent de financements extérieurs et 30 % sont autofinancés par la ville.

© Mathieu Morice

EQUIPEMENTS

Golf urbain 9 trous

Le golf compact urbain de 9 trous avec practice était l’un des projets annoncé par la municipalité d’Alain Crémont dès 2014. Sa réalisation se concrétise avec le début des travaux à Saint-Crépin en juillet 2020 pour une ouverture au public prévue en décembre 2020 : « L’objectif est de développer la pratique du golf et la rendre accessible à tous les publics. »

1 600 000 € de travaux sont budgétés pour le golf, financés à 800 000 € par la Ville, 480 000 € de Dotation Politique de la Ville (Etat) et 320 000 € par l’Agence Nationale du Sport.

Maison des associations

La première pierre de la future Maison des association a été posée en février 2020 et son ouverture est annoncée à juin 2021. Un bâtiment neuf de 1 892 m2 sera en effet construit rue de l’Arquebuse : « Il hébergera des associations et proposera des services pour accompagner leur action et les pérenniser. »

Son coût est de 4 083 622 €, dont 1 810 216 € de la Ville, 870 000 € de l’Europe, 800 000 € de la Région et 603 406 € de l’Agglomération.

Pôle de sports et loisirs

Comment réhabiliter l’ancienne piscine et le camping ? La municipalité veut en effet reconvertir ces deux équipements en y développant l’offre sportive et de loisirs à Soissons et plus précisément ici à Saint-Crépin. Des scénarios ont été envisagés, pour l’ancienne piscine : « Transformer le bâtiment en un espace de bowling et une activité complémentaire, de type laser-game, virtual room ou autre. Créer des espaces de convivialité (bar, restaurant…) Reconvertir les bassins extérieurs. » Pour le camping : « Muter vers une offre d’hôtellerie de plein air originale et qualitative, de type chalets en bois, small houses… »

Une étude a été lancée en janvier 2020 pour étudier la faisabilité sur ces scénarios, pour un coût de 40 000 € financés avec la Banque des Territoires.

Abbaye Saint-Jean-des-Vignes

Si la Ville s’est donnée l’objectif de sauvegarder un monument emblématique de Soissons, il s’agit bien sûr de l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes : « Une première campagne de travaux de mise en sécurité a permis d’acquérir des connaissances sur l’édifice et d’établir l’ordre dans lequel les interventions doivent être organisées. »

Des études ont ainsi débutées en 2019 pour la restauration du massif occidental et la tour d’enceinte nord-est, où des travaux sont programmés jusqu’en 2030 avec un budget prévisionnel de 9 143 000 €, financés à 40 % par la Drac, 30 % par la Ville, 20 % par le Département et 10 % par l’Agglomération.

Pôle touristique à Saint-Jean-des-Vignes

La municipalité a l’intention de développer l’attractivité touristique sur le site de Saint-Jean-des-Vignes via une offre originale : « Dans un premier temps, une étude va être lancée pour faire émerger des scénarios à partir de différentes pistes suivantes. »

– Sur le numérique : développement de la réalité virtuelle et augmentée.

  • La restauration : un restaurant solidaire, de type locavore, pourrait être créé sur le site, favorisant la culture et les produits locaux, ouvert le midi pour les entreprises du Parc Gouraud.
  • L’hôtellerie : l’offre en hébergement touristique est plutôt limitée sur Soissons. Pourquoi ne pas envisager de développer une offre sur le site de l’abbaye ?
  • La culture : développement d’actions culturelles et artistiques (sons et lumières, concerts, spectacles vivants…) en lien avec la Cité de la Musique et de la Danse.

L’étude de faisabilité sera lancée en 2021 pour 40 000 €, avec l’appui de la Banque des Territoires pour 20 000 €.

Pôle touristique à Saint-Médard

Dans cette optique de développer le tourisme, la Ville veut aussi valoriser et faire connaître le site de l’ancienne abbaye Saint-Médard : « Dans un premier temps, une étude va être lancée en 2021 pour un coût de 40 000 €. Elle devra aboutir à des préconisations concrètes d’actions à mettre en œuvre pour développer le site. L’idée est de concilier l’intérêt scientifique et historique du site avec une approche plus « grand public » et ludique. Cela pourrait passer par un travail sur la muséographie et la médiation culturelle, en lien avec les événements et les personnages historiques les plus marquants de l’époque mérovingienne et carolingienne par exemple (Clovis et le vase de Soissons, Charles Martel et les Sarrasins, Charlemagne…). »

Port de plaisance

Toujours au chapitre du développement touristique, la municipalité ne veut pas se priver du potentiel que l’Aisne peut apporter et souhaite la création d’un port fluvial de plaisance. « Le projet pourrait prendre différentes formes :

– Un port fluvial constituant un point d’étape sur un parcours d’itinérance fluviale.

  • Un lieu réunissant un port fluvial et différentes activités de loisirs (à la fois nautiques et terrestres) et touristiques (restauration, commerces…).
  • Une marina, intégrant un port fluvial, des activités de loisirs et des hébergements…

Pour l’heure, une étude a été lancée fin 2019 pour un coût de 20 000 €, afin de vérifier la faisabilité technique et financière du projet et de définir des orientations d’aménagement.

COMMERCE

Plan Commerce

La municipalité de Soissons a intégré un Plan Commerce dans ses « Actions cœur de ville » depuis février 2018, en place sur 3 ans (février 2021) : « L’objectif est d’accompagner techniquement et financièrement les commerces de proximité du centre-ville. » Le plan prévoit pour cela plusieurs dispositifs :

  • Avec le FISAC (Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce), une subvention est versée aux commerçants indépendants de Soissons (hors zones périphériques) réalisant des investissements tels que la rénovation de la vitrine ou de l’enseigne, la modernisation des locaux, la mise en accessibilité…
  • La prise en charge de 50 % de la taxe foncière.
  • La mise en place du fonds « Cœur de ville en chantier » pour indemniser les commerçants dont le chiffre d’affaires a été impacté par des travaux.

Le coût du FISAC (726 450 €) est soutenu par la Ville (387 780 €), l’Etat (335 290 €) et l’association des commerçants (3 380 €). La Ville de Soissons prend également à sa charge la taxe foncière (550 000 €) et le fonds « Cœur de ville en chantier » (190 000 €).

Attractivité commerciale

La Ville veut favoriser l’installation en cœur de ville de nouvelles activités adaptées aux besoins des Soissonnais. Depuis l’an dernier, elle a pour cela définit une stratégie qui se décline en deux volets : « Récolter des données de fréquentation des différents axes commerçants grâce à l’outil MyTraffic. Réaliser une enquête pour comprendre les raisons de la désaffection de certains habitants envers le commerce de centre-ville et les offres qui les feraient revenir. Cela permettra d’identifier le type d’enseignes à cibler. »

L’abonnement de 10 800 € pour un an à MyTraffic est pris en charge par la Ville, et l’étude sur le commerce de 20 000 € est financé par l’Etat (16 000 €) et la Ville (4 000 €).

HABITAT

Amélioration de l’habitat

L’Opération programmée d’amélioration de l’habitat – Renouvellement urbain (OPAH-RU) a pour objectif d’accompagner financièrement les propriétaires qui rénovent leurs logements en cœur de ville sur les cinq années à venir (2020 – 2025). Elle est réalisée en partenariat avec l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et GrandSoissons Agglomération. Son coût est de 3 095 650 €, financés pour 1 867 850 € par l’ANAH, 737 900 € par la ville et 489 900 € par l’agglo.

Un suivi-animation est également planifié avec le recrutement d’un opérateur pour réaliser la communication, le montage des dossiers et la coordination. 250 000 € sont prévus pour cette action, pris en charge à parts égales par la ville et l’ANAH.

Concession à la Seda (Société d’équipement du département de l’Aisne)

Avec la volonté de restructurer l’offre d’habitat en centre-ville dans des îlots urbains dégradés, la Ville de Soissons a confié à la Seda la maîtrise d’ouvrage de l’aménagement depuis juillet 2018, et cela pour une durée de 10 ans : « L’opération comprend globalement la réalisation des travaux sur 10 îlots du cœur de ville, le traitement des espaces publics, la concertation avec les habitants et les commerçants, la création de la Maison de projet cœur de ville. »

Cette restructuration des îlots dégradés est chiffrée à 7 853 278 €, financés par la Ville de Soissons (4 706 516 €) et les recettes de l’opération (3 146 762 €).

Convention avec l’EPFLO

La Ville de Soissons a établi en mai 2019 une convention pour une durée de 10 ans avec l’EPFLO (Etablissement Public Foncier Local Oise et Aisne) pour restructurer plusieurs îlots urbains dégradés. Son rôle est de prendre en charge les études urbaines, les acquisitions, les démolitions et portage foncier pour un coût de 2 375 000 €.

Lutte contre l’habitat indécent

En partenariat avec la CAF et Soliha (Solidaires pour l’habitat), l’objectif de cette action est de contrôler 70 logements par an. L’opération a débuté en janvier 2019 et est programmée jusqu’en décembre 2021. « En cas de constat de logement non décent, des travaux peuvent être prescrits et une deuxième visite de contrôle de mise aux normes peut être nécessaire. Si le propriétaire refuse de faire le nécessaire, la CAF peut suspendre le versement de l’aide au logement. »

Le coût des contrôles de décence est de 57 120 €, financés par la ville (30 870 €) et la CAF (26 250 €).

Action Logement

La Ville a signé une convention avec Action Logement en décembre 2018 afin de favoriser le logement des salariés en centre-ville : « Action Logement s’engage en effet à accompagner financièrement des opérations immobilières jusqu’en décembre 2022, via des travaux de rénovation ou de démolition et reconstruction, amenant donc une nouvelle offre de logements spécifiquement pour les salariés. » L’aide prend la forme de prêts et de subventions, financés par Action Logement pour 7 662 642 € de réservations de crédits.

MOBILITE

Stationnement intelligent

La Ville veut fluidifier la circulation en centre-ville et collecter des données sur le stationnement. Dans ce sens, un dispositif de gestion du stationnement est développé par l’application ParkingMap : « Il repose sur un réseau des capteurs vidéo qui identifient en temps réel si les emplacements sont libres ou occupés. L’information est ensuite transmise à l’usager : soit par des panneaux de jalonnement dynamique (NDLR : panneaux qui affichent le nombre de places disponibles en temps réel), soit par une application smartphone. »

Sur deux ans, depuis 2018 jusqu’à cette année 2020, la phase 1 d’aménagement prévoit l’équipement de 1 200 places en cœur de ville, et la phase 2 l’équipement de poches de stationnement en périphérie du cœur de ville (Gouraud, Gambetta, avenue de Reims). Les coûts de la pose des capteurs s’élèvent à 230 870 € et la pose du jalonnement dynamique à 143 330 €. Ils sont financés par l’Etat (187 100 €), la Ville (129 773 €) et le Département (57 327 €).

Voie réservée avenue du Général de Gaulle

Dans le cadre du projet de Quartier de Gare, la municipalité veut profiter du futur réaménagement de l’avenue Général de Gaulle pour favoriser les transports en commun et les mobilités douces entre la gare et le cœur de ville : « L’ambition est de créer une voie réservée donnant la priorité aux bus et aux vélos, et l’expérimentation d’une navette électrique autonome. »

L’heure est pour le moment à l’étude de faisabilité qui sera lancée en juin 2020 pour un montant de 41 667 €, pris en charge par l’Etat (32 000 €) et la Ville (9 667 €).

Plan de circulation autos – vélos – piétons

Une étude de circulation a été lancée en janvier 2020 avec pour objectif : « Pacifier la circulation automobile en centre-ville et développer la pratique du vélo et de la marche. » Le coût de l’étude de 50 000 € est soutenu par la Banque des Territoires.

Parkings aériens

La Ville a l’intention de réduire l’emprise dédiée au stationnement, mais ceci en conservant le même nombre de places : « L’idée est de créer des parkings en silo (NDLR : aériens et à étages) de capacité importante en cœur de ville, afin de pouvoir supprimer du stationnement sur les places et dans les rues. »

Des études sont ainsi lancés cette année pour des parkings pouvant être à deux étages (type Parc de Stationnement Largement Ventilé à 340 places), dans l’objectif de finir les travaux en 2022. Les emplacements potentiels actuellement à l’étude se situent rue Jean de Dormans (entre le Mail et la bibliothèque) et place de l’Evêché.

Le coût prévisionnel du parking place de l’Evêché est estimé à 2 350 000 € (financé à 36 % par l’Etat et à 32 % par la Ville et l’Agglomération). Pour un parking Jean de Dormans, la prévision est de 3 700 000 € (avec les mêmes pourcentages de financement).

'exemple d'une navette électrique autonome, ici à Lyon.

ESPACES PUBLICS

Berges de l’Aisne

L’aménagement des berges a débuté en 2018 par la rive droite et va se poursuivre en 2020 par la rive gauche pour une fin programmée des travaux en 2022 : « L’ambition est de remettre l’Aisne au centre de la ville. »

Un budget de 2 553 336 € a été alloué à la rive droite, porté par la Ville (836 995 €), l’Europe (766 001 €) la Région (750 000 €) et le Département (200 340 €). Pour la rive gauche, le budget prévisionnel est établi à 7 020 782 €, financés à 30 % par la Ville, l’Europe et la Région, à 7 % par le Département et 3 % par l’Ademe.

Projet Wilmotte

Le projet confié au cabinet de l’architecte Jean-Michel Wilmotte, originaire de Soissons, porte sur le réaménagement des espaces publics du cœur de ville, plus précisément sur l’axe de la place Mantoue à la rue de la Bannière, et la place Saint-Christophe : « L’objectif est de réinscrire le cœur historique de Soissons dans sa fonction de centralité urbaine, afin de lui redonner toute son attractivité. »

Les études ont débuté en 2018, avec un budget prévisionnel sur ce projet d’environ 10 M€, financés à 30 % par la Ville et l’Etat, 20 % par la Région, et 10 % par le Département et l’Agglomération. La réalisation de cette action d’envergure se fera sur plusieurs années, peut-être 10 ans.

Rues commerçantes

La Ville a déjà commencé à réaménager et moderniser ses principales rues commerçantes : « Le nouvel aménagement repose sur une nouvelle répartition de l’espace entre chaussée, zones de stationnement et trottoirs. L’ensemble est mis au même niveau et traité avec des revêtements de sols en pierre très qualitatifs. Des bacs d’orangerie avec système d’arrosage automatique contribuent à végétaliser les lieux et des équipements moderne sont introduits. »

L’aménagement des rues du Collège et Saint-Quentin a été budgété à 1 775 000 €, dont 710 000 € par l’Etat, 421 514 € par la Ville, 500 000 € par la Région et 43 486 € par le Département. Pour la partie ouest de la rue du Collège : 1 539 000 €, dont 569 500 € par l’Etat, 430 920 € par la Région, 307 800 € par la Ville et 30 780 € par le Département.

Place Alsace-Lorraine

Pour « redonner une image attractive au quartier Saint-Waast en réaménageant sa place centrale », des études sont lancées en début d’année 2020, jusqu’à la livraison d’une nouvelle place Alsace-Lorraine en 2022 : « Cette action participe de la stratégie visant à reconnecter les deux rives de l’Aisne et compenser le déséquilibre qui existe actuellement entre elles. »

L’aménagement de la place Alsace-Lorraine est programmée sur un budget prévisionnel de 2 411 420 €, avec la participation de la Ville (55 %), l’Etat (30 %), le Département (10 %) et l’Ademe (5 %).

Le projet Wilmotte sur la place Marquigny.

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L’évolution du quartier Saint-Crépin s’expose dans la rue

Le témoignage du renouvellement de Saint-Crépin est exposé en images depuis le 14 décembre avenue Choron et place Lamartine.

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La rénovation du quartier Saint-Crépin est assurément le projet le plus ambitieux dans lequel s’est engagée la municipalité de Soissons lors de son mandat précédent : 50 millions d’euros investis sur un chantier de cinq années pour redonner un nouveau visage au quartier, redéfini par le maire Alain Crémont comme le futur « carrefour du sport et du bien être ». Les travaux ont débuté fin 2019 et sont planifiés par tranches jusqu’en 2024, du moins si ce fichu virus ne continue pas d’occasionner du retard au chantier.

Avec cette complète réhabilitation, les habitants de Saint-Crépin voient leur environnement changer au fur et à mesure. Le bouleversement de ce cadre de vie se devait d’être suivi et inventorié. La municipalité de Soissons a alors missionné Thierry Birrer pour travailler sur la mémoire du quartier. L’objectif : conserver une trace des actions menées, témoigner des modifications apportées au paysage urbain et comment elles influencent, modifient et améliorent la vie des habitants.

Thierry Birrer apparaît en effet comme le parfait relai pour ce travail. Il peut ici faire valoir sa double casquette d’habitant du quartier Saint-Crépin et d’auteur – reporter sur le plan professionnel.

De fait, il s’est mis au travail dès l’été 2019 pour suivre l’évolution du chantier et recueillir le témoignage des résidents et commerçants. Il a ainsi produit des dizaines de photographies et un court-métrage sur la première tranche des travaux effectués, à savoir le réaménagement de la place Lamartine, l’avenue Choron et la rue du général Pille. A chaque tranche de travaux, le même exercice sera réalisé jusqu’à la fin de la rénovation de Saint-Crépin.

Le résultat devait être présenté et exposé au Mail Scène culturelle le 13 mai dernier puis le 16 septembre, mais le covid-19 a une nouvelle fois tout bouleversé. Le choix a alors été pris d’amener directement l’exposition aux habitants en affichant 49 photographies dans la rue, avenue Choron et place Lamartine. Celle-ci est visible depuis le 14 décembre et restera en place jusqu’à fin mars, le court-métrage est quant à lui en ligne sur le site internet de la ville de Soissons. Une nouvelle exposition sera proposée chaque année jusqu’à la fin du renouvellement urbain de Saint-Crépin.

Exposition « Saint-Crépin fait peau neuve »
Renseignements auprès de la maison du projet – 10 avenue Choron – 03 23 76 50 40 – maisonduprojet@ville-soissons.fr

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100 écoliers sur les océans du Vendée Globe

Les écoliers de l’Enfant Jésus à Soissons sont embarqués sur les mers à travers le Vendée Globe 2020. En suivant l’évolution de leurs skippers préférés sur les océans de la planète, l’école prépare les élèves à la « classe d’eau », une action d’éducation à la citoyenneté qui se déroulera pour sa part en avril 2021.

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Le Vendée Globe est la plus grande course à voile autour du monde, en solitaire, sans escale et sans assistance. Parallèlement, les quatre classes de CE1 de l’Enfant Jésus participeront en avril à une semaine banalisée sur l’eau, « une classe d’eau organisée depuis plusieurs années déjà, souligne Anne Du Roizel, l’une des enseignantes à l’origine du projet. Cette classe a pour but de sensibiliser les enfants puis indirectement les parents à la préservation des océans et plus généralement de l’eau, ressource si précieuse. » Le Vendée Globe ayant lieu tous les quatre ans au départ des Sables d’Olonne : « Notre fil conducteur était tout trouvé cette année, nous avons la chance de suivre cette course mythique en France et ainsi de faire découvrir tout un univers autour de la mer à nos élèves. »

Voilà les cent écoliers de CE1 embarqués dans l’une des plus grandes aventures sportives et humaines encore existantes. Si les marins se sont lancés dans leur tour du monde le 8 novembre, les enfants préparent l’événement depuis la rentrée de septembre. Anne Du Roizel a également pu se rendre sur le village départ où elle a rencontré une dizaine de skippers. Elle est revenu avec des autographes, des dédicaces, des affiches, des goodies : « Les enfants sont enthousiastes, ils ont tous choisi un skipper qu’ils suivent dans la course, ils regardent le classement tous les jours, ils ont bien sûr observé avec attention le sauvetage de Kévin Escoffier et les parents jouent aussi le jeu à la maison. »

Au-delà de la passion que suscite la course, l’intérêt pédagogique est multiple. Suivre le Vendée Globe, c’est aussi se former à l’histoire, la géographie, les sciences, les mathématiques, le chant, la peinture, mais également le français. Exercice pratique de français par exemple : chaque élève a écrit une lettre qu’il enverra à son skipper préféré. Sur le terrain, l’école s’est rapprochée de l’école de voile de Pommiers qui interviendra lors de la classe d’eau.

Avec ce projet, les enseignants sentent l’émulation se créer au sein de leurs classes. D’autres valeurs sont aussi mises en avant : la solidarité, la volonté, le goût de l’effort, le secours à l’autre…  Et en emmenant ses élèves dans cette grande aventure, Anne Du Roizel imagine pourquoi pas susciter de nouvelles vocations : « Qui sait, peut-être que l’un ou l’une d’entre eux sera un futur grand skipper de cette fabuleuse et légendaire course ? »

Les enfants des quatre classes de CE1 ont tous écrit une lettre qu’ils enverront à leur skipper préféré du Vendée Globe.

Dans l’action d’Initiatives-cœur

En suivant le Vendée Globe 2020, les cent élèves de CE1 de l’Enfant Jésus se retrouvent dans l’action, et l’école ajoute à cela la bonne action, celle en l’occurrence de Mécénat chirurgie cardiaque. L’établissement profite en effet de son projet de classe d’eau pour soutenir l’association humanitaire spécialisée dans la chirurgie cardiaque pédiatrique : « Elle permet aux enfants souffrant de graves malformations cardiaques, originaires de pays défavorisés, d’être opérés en France quand cela est impossible dans leurs pays faute de moyens techniques ou financiers, précise Nathalie Lafleur, enseignante de l’une des quatre classes de CE1. Le coût d’une intervention est de 12 000 €. »

Le soutien de l’école à cette association s’explique par l’engagement de Samantha Davies, skipper du bateau « Initiatives-cœur » de Mécénat chirurgie cardiaque. D’autres skippers sont engagés dans d’autres actions, comme Maxime Sorel pour l’association « Vaincre la mucoviscidose », mais de l’aveu même des enseignants : « Samantha Davies est cette année la chouchou de beaucoup d’enfants des quatre classes. » L’Enfant Jésus se veut alors totalement partie prenante de ses actions et organisera une course en février pour récolter des fonds qui permettront de sauver des enfants malades du cœur.

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Spectacles : le retour à la scène

Pour tout le secteur de la culture et le monde du spectacle, l’inactivité dure depuis presque un an. Entre le premier confinement de mars et le reconfinement fin octobre, l’espace de jeu a été court. La lumière des projecteurs s’illumineront timidement au bout de la scène : musées, cinémas et théâtres pourront théoriquement rouvrir à partir du 7 janvier, les concerts debout à compter du 21 janvier 2021, tout ceci si la situation sanitaire le permet bien sûr.

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Laurent, Didier, Mélanie... et Naïa, heureux de retrouver bientôt leur public au théâtre du Petit Bouffon.

Au théâtre du Petit Bouffon à Villeneuve–Saint-Germain, la compagnie du Milempart répète son prochain spectacle, impatiente de retrouver son public, d’échanger, de s’amuser. Il faut dire que pour Mélanie, Laurent et Didier, l’attente a été longue. Le théâtre est fermé et n’a pas rouvert ses portes depuis le 17 mars : « Le premier confinement a été une surprise, un arrêt total et brutal de toutes les activités, témoigne Mélanie. Ce deuxième confinement, nous le vivons différemment, on savait qu’une deuxième vague planait. Nous qui avons toujours la tête dans le guidon, cela a été l’occasion de faire les choses pour lesquelles nous n’avions pas le temps d’habitude. » Didier ajoute : « On a pu faire le tri dans les costumes, les accessoires, on a remis une nouvelle moquette et nous avons surtout agrandi notre scène qui passe de 35 à 60 m2. »

La compagnie aurait pu rouvrir son théâtre pendant les deux confinements cet été, « mais nous n’avons pas senti la confiance des spectateurs pour revenir dans un lieu clos », confie Laurent. Les trois comédiens ont alors travaillé au grand air eux aussi, en participant à des actions organisées par la mairie de Soissons dans les centres aérés, les centres sociaux ou encore à Saint-Jean-des-Vignes : « Rejouer devant une centaine de spectateurs, cela nous a fait un bien fou », avoue Mélanie.

La troupe fait en effet face aux événements avec philosophie : « Cela aurait été plus dur si le public ne venait pas parce que nos spectacles ne plaisent plus, là ce n’est pas de notre fait. Ce qui compte durant cette période est que nos finances restent saines. C’est compliqué financièrement bien sûr, mais comme pour tout le monde. »

La compagnie du Milempart confie d’ailleurs que la crise de 2008 a été plus difficile à vivre : « Le plus frustrant est que nous commencions à sortir la tête de l’eau en 2019. Il a fallu 10 ans pour retrouver une belle activité puis tout s’est arrêté à nouveau. On ne sait pas ici ce que nous réserve l’avenir, mais on se tient prêt et on s’adaptera. » Si quelques spectacles reprendront pour un public restreint à partir du 7 janvier (lire ci-dessous), la réouverture du théâtre du Petit Bouffon est programmée au 21 janvier 2021 : « Cela dépendra aussi des mesures sanitaires qui nous seront imposées, soulignent-ils. Notre spécificité de café-théâtre implique une ambiance d’échanges et de détente. Si les conditions sanitaires ne sont pas propices et sont trop rigoureuses, cela ne nous sert à rien de rouvrir. »

Dans tous les cas, Mélanie, Didier et Laurent ont hâte de retrouver les spectateurs, tout comme leur public de personnes handicapées ou migrantes pour lesquelles ils jouent régulièrement : « Ils nous manquent », disent-ils. Le prochain spectacle à venir : la pièce réactualisée « Les miséreux », pour se faire plaisir les vendredis et samedis soir au théâtre du Petit Bouffon.

Les marionnettes de Pouce Mi au Petit Bouffon

Patrice Le Duc vient de créer sa compagnie théâtrale Pouce Mi en juin 2020. « Pouce Mi », un clin d’œil à la rue de Poussemy à Pernant, où il habite depuis 5 ans et village auquel il est aujourd’hui très attaché pour sa vie associative et culturelle. Patrice et sa famille sont en effet arrivés dans le Soissonnais en 2015, en provenance de Laval, pour rejoindre la compagnie Nomades. Arrivé comme régisseur technique, puis comme comédien également : « Une révélation », avoue Patrice, tout comme la découverte un peu plus tard du théâtre de marionnettes : « C’est un art que je connaissais peu et j’ai découvert que l’on pouvait tout raconter à travers la marionnette. Le comédien lui donne vie et l’imagination n’a plus de limite. »

Le comédien de Pouce Mi donne vie en l’occurrence à 6 marionnettes dans son spectacle « Frère de terre », l’histoire du « réseau » végétal et animal phénoménal qui existe sous terre. Un spectacle tout public de 40 mn, joué une première fois au centre de loisirs de Ressons-le-Long, et qui a déjà reçu un super accueil.

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