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Action cœur de ville : 70 M€ programmés pour 22 projets

Que sera le centre-ville de Soissons de demain ? Sa physionomie dépend pour beaucoup des projets proposés dans le plan « Action cœur de ville ». En voici tous les projets qui façonneront peut-être la future cité du Vase.

© Mathieu Morice
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La municipalité de Soissons a lancé son programme « Action cœur de ville » en mars 2018. La cité du Vase fait d’ailleurs partie des 222 communes bénéficiaires du plan national « Action cœur de ville » mis en place par le ministère de la Cohésion des territoires. Cinq milliards d’euros sont ainsi débloqués sur 5 ans avec la double mission « d’améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter le rôle de moteur de ces villes dans le développement du territoire. »

Après deux années de préparation et de mise en place du projet, l’avenant du plan doit être signé au cours de ce mois de mars 2020. Place désormais au déploiement de « l’Action cœur de ville » de Soissons. Ce plan d’action prévisionnel a été budgété pour un coût global d’environ 70 500 000 € HT, dont près de 70 % proviennent de financements extérieurs et 30 % sont autofinancés par la ville.

© Mathieu Morice

EQUIPEMENTS

Golf urbain 9 trous

Le golf compact urbain de 9 trous avec practice était l’un des projets annoncé par la municipalité d’Alain Crémont dès 2014. Sa réalisation se concrétise avec le début des travaux à Saint-Crépin en juillet 2020 pour une ouverture au public prévue en décembre 2020 : « L’objectif est de développer la pratique du golf et la rendre accessible à tous les publics. »

1 600 000 € de travaux sont budgétés pour le golf, financés à 800 000 € par la Ville, 480 000 € de Dotation Politique de la Ville (Etat) et 320 000 € par l’Agence Nationale du Sport.

Maison des associations

La première pierre de la future Maison des association a été posée en février 2020 et son ouverture est annoncée à juin 2021. Un bâtiment neuf de 1 892 m2 sera en effet construit rue de l’Arquebuse : « Il hébergera des associations et proposera des services pour accompagner leur action et les pérenniser. »

Son coût est de 4 083 622 €, dont 1 810 216 € de la Ville, 870 000 € de l’Europe, 800 000 € de la Région et 603 406 € de l’Agglomération.

Pôle de sports et loisirs

Comment réhabiliter l’ancienne piscine et le camping ? La municipalité veut en effet reconvertir ces deux équipements en y développant l’offre sportive et de loisirs à Soissons et plus précisément ici à Saint-Crépin. Des scénarios ont été envisagés, pour l’ancienne piscine : « Transformer le bâtiment en un espace de bowling et une activité complémentaire, de type laser-game, virtual room ou autre. Créer des espaces de convivialité (bar, restaurant…) Reconvertir les bassins extérieurs. » Pour le camping : « Muter vers une offre d’hôtellerie de plein air originale et qualitative, de type chalets en bois, small houses… »

Une étude a été lancée en janvier 2020 pour étudier la faisabilité sur ces scénarios, pour un coût de 40 000 € financés avec la Banque des Territoires.

Abbaye Saint-Jean-des-Vignes

Si la Ville s’est donnée l’objectif de sauvegarder un monument emblématique de Soissons, il s’agit bien sûr de l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes : « Une première campagne de travaux de mise en sécurité a permis d’acquérir des connaissances sur l’édifice et d’établir l’ordre dans lequel les interventions doivent être organisées. »

Des études ont ainsi débutées en 2019 pour la restauration du massif occidental et la tour d’enceinte nord-est, où des travaux sont programmés jusqu’en 2030 avec un budget prévisionnel de 9 143 000 €, financés à 40 % par la Drac, 30 % par la Ville, 20 % par le Département et 10 % par l’Agglomération.

Pôle touristique à Saint-Jean-des-Vignes

La municipalité a l’intention de développer l’attractivité touristique sur le site de Saint-Jean-des-Vignes via une offre originale : « Dans un premier temps, une étude va être lancée pour faire émerger des scénarios à partir de différentes pistes suivantes. »

– Sur le numérique : développement de la réalité virtuelle et augmentée.

  • La restauration : un restaurant solidaire, de type locavore, pourrait être créé sur le site, favorisant la culture et les produits locaux, ouvert le midi pour les entreprises du Parc Gouraud.
  • L’hôtellerie : l’offre en hébergement touristique est plutôt limitée sur Soissons. Pourquoi ne pas envisager de développer une offre sur le site de l’abbaye ?
  • La culture : développement d’actions culturelles et artistiques (sons et lumières, concerts, spectacles vivants…) en lien avec la Cité de la Musique et de la Danse.

L’étude de faisabilité sera lancée en 2021 pour 40 000 €, avec l’appui de la Banque des Territoires pour 20 000 €.

Pôle touristique à Saint-Médard

Dans cette optique de développer le tourisme, la Ville veut aussi valoriser et faire connaître le site de l’ancienne abbaye Saint-Médard : « Dans un premier temps, une étude va être lancée en 2021 pour un coût de 40 000 €. Elle devra aboutir à des préconisations concrètes d’actions à mettre en œuvre pour développer le site. L’idée est de concilier l’intérêt scientifique et historique du site avec une approche plus « grand public » et ludique. Cela pourrait passer par un travail sur la muséographie et la médiation culturelle, en lien avec les événements et les personnages historiques les plus marquants de l’époque mérovingienne et carolingienne par exemple (Clovis et le vase de Soissons, Charles Martel et les Sarrasins, Charlemagne…). »

Port de plaisance

Toujours au chapitre du développement touristique, la municipalité ne veut pas se priver du potentiel que l’Aisne peut apporter et souhaite la création d’un port fluvial de plaisance. « Le projet pourrait prendre différentes formes :

– Un port fluvial constituant un point d’étape sur un parcours d’itinérance fluviale.

  • Un lieu réunissant un port fluvial et différentes activités de loisirs (à la fois nautiques et terrestres) et touristiques (restauration, commerces…).
  • Une marina, intégrant un port fluvial, des activités de loisirs et des hébergements…

Pour l’heure, une étude a été lancée fin 2019 pour un coût de 20 000 €, afin de vérifier la faisabilité technique et financière du projet et de définir des orientations d’aménagement.

COMMERCE

Plan Commerce

La municipalité de Soissons a intégré un Plan Commerce dans ses « Actions cœur de ville » depuis février 2018, en place sur 3 ans (février 2021) : « L’objectif est d’accompagner techniquement et financièrement les commerces de proximité du centre-ville. » Le plan prévoit pour cela plusieurs dispositifs :

  • Avec le FISAC (Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce), une subvention est versée aux commerçants indépendants de Soissons (hors zones périphériques) réalisant des investissements tels que la rénovation de la vitrine ou de l’enseigne, la modernisation des locaux, la mise en accessibilité…
  • La prise en charge de 50 % de la taxe foncière.
  • La mise en place du fonds « Cœur de ville en chantier » pour indemniser les commerçants dont le chiffre d’affaires a été impacté par des travaux.

Le coût du FISAC (726 450 €) est soutenu par la Ville (387 780 €), l’Etat (335 290 €) et l’association des commerçants (3 380 €). La Ville de Soissons prend également à sa charge la taxe foncière (550 000 €) et le fonds « Cœur de ville en chantier » (190 000 €).

Attractivité commerciale

La Ville veut favoriser l’installation en cœur de ville de nouvelles activités adaptées aux besoins des Soissonnais. Depuis l’an dernier, elle a pour cela définit une stratégie qui se décline en deux volets : « Récolter des données de fréquentation des différents axes commerçants grâce à l’outil MyTraffic. Réaliser une enquête pour comprendre les raisons de la désaffection de certains habitants envers le commerce de centre-ville et les offres qui les feraient revenir. Cela permettra d’identifier le type d’enseignes à cibler. »

L’abonnement de 10 800 € pour un an à MyTraffic est pris en charge par la Ville, et l’étude sur le commerce de 20 000 € est financé par l’Etat (16 000 €) et la Ville (4 000 €).

HABITAT

Amélioration de l’habitat

L’Opération programmée d’amélioration de l’habitat – Renouvellement urbain (OPAH-RU) a pour objectif d’accompagner financièrement les propriétaires qui rénovent leurs logements en cœur de ville sur les cinq années à venir (2020 – 2025). Elle est réalisée en partenariat avec l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et GrandSoissons Agglomération. Son coût est de 3 095 650 €, financés pour 1 867 850 € par l’ANAH, 737 900 € par la ville et 489 900 € par l’agglo.

Un suivi-animation est également planifié avec le recrutement d’un opérateur pour réaliser la communication, le montage des dossiers et la coordination. 250 000 € sont prévus pour cette action, pris en charge à parts égales par la ville et l’ANAH.

Concession à la Seda (Société d’équipement du département de l’Aisne)

Avec la volonté de restructurer l’offre d’habitat en centre-ville dans des îlots urbains dégradés, la Ville de Soissons a confié à la Seda la maîtrise d’ouvrage de l’aménagement depuis juillet 2018, et cela pour une durée de 10 ans : « L’opération comprend globalement la réalisation des travaux sur 10 îlots du cœur de ville, le traitement des espaces publics, la concertation avec les habitants et les commerçants, la création de la Maison de projet cœur de ville. »

Cette restructuration des îlots dégradés est chiffrée à 7 853 278 €, financés par la Ville de Soissons (4 706 516 €) et les recettes de l’opération (3 146 762 €).

Convention avec l’EPFLO

La Ville de Soissons a établi en mai 2019 une convention pour une durée de 10 ans avec l’EPFLO (Etablissement Public Foncier Local Oise et Aisne) pour restructurer plusieurs îlots urbains dégradés. Son rôle est de prendre en charge les études urbaines, les acquisitions, les démolitions et portage foncier pour un coût de 2 375 000 €.

Lutte contre l’habitat indécent

En partenariat avec la CAF et Soliha (Solidaires pour l’habitat), l’objectif de cette action est de contrôler 70 logements par an. L’opération a débuté en janvier 2019 et est programmée jusqu’en décembre 2021. « En cas de constat de logement non décent, des travaux peuvent être prescrits et une deuxième visite de contrôle de mise aux normes peut être nécessaire. Si le propriétaire refuse de faire le nécessaire, la CAF peut suspendre le versement de l’aide au logement. »

Le coût des contrôles de décence est de 57 120 €, financés par la ville (30 870 €) et la CAF (26 250 €).

Action Logement

La Ville a signé une convention avec Action Logement en décembre 2018 afin de favoriser le logement des salariés en centre-ville : « Action Logement s’engage en effet à accompagner financièrement des opérations immobilières jusqu’en décembre 2022, via des travaux de rénovation ou de démolition et reconstruction, amenant donc une nouvelle offre de logements spécifiquement pour les salariés. » L’aide prend la forme de prêts et de subventions, financés par Action Logement pour 7 662 642 € de réservations de crédits.

MOBILITE

Stationnement intelligent

La Ville veut fluidifier la circulation en centre-ville et collecter des données sur le stationnement. Dans ce sens, un dispositif de gestion du stationnement est développé par l’application ParkingMap : « Il repose sur un réseau des capteurs vidéo qui identifient en temps réel si les emplacements sont libres ou occupés. L’information est ensuite transmise à l’usager : soit par des panneaux de jalonnement dynamique (NDLR : panneaux qui affichent le nombre de places disponibles en temps réel), soit par une application smartphone. »

Sur deux ans, depuis 2018 jusqu’à cette année 2020, la phase 1 d’aménagement prévoit l’équipement de 1 200 places en cœur de ville, et la phase 2 l’équipement de poches de stationnement en périphérie du cœur de ville (Gouraud, Gambetta, avenue de Reims). Les coûts de la pose des capteurs s’élèvent à 230 870 € et la pose du jalonnement dynamique à 143 330 €. Ils sont financés par l’Etat (187 100 €), la Ville (129 773 €) et le Département (57 327 €).

Voie réservée avenue du Général de Gaulle

Dans le cadre du projet de Quartier de Gare, la municipalité veut profiter du futur réaménagement de l’avenue Général de Gaulle pour favoriser les transports en commun et les mobilités douces entre la gare et le cœur de ville : « L’ambition est de créer une voie réservée donnant la priorité aux bus et aux vélos, et l’expérimentation d’une navette électrique autonome. »

L’heure est pour le moment à l’étude de faisabilité qui sera lancée en juin 2020 pour un montant de 41 667 €, pris en charge par l’Etat (32 000 €) et la Ville (9 667 €).

Plan de circulation autos – vélos – piétons

Une étude de circulation a été lancée en janvier 2020 avec pour objectif : « Pacifier la circulation automobile en centre-ville et développer la pratique du vélo et de la marche. » Le coût de l’étude de 50 000 € est soutenu par la Banque des Territoires.

Parkings aériens

La Ville a l’intention de réduire l’emprise dédiée au stationnement, mais ceci en conservant le même nombre de places : « L’idée est de créer des parkings en silo (NDLR : aériens et à étages) de capacité importante en cœur de ville, afin de pouvoir supprimer du stationnement sur les places et dans les rues. »

Des études sont ainsi lancés cette année pour des parkings pouvant être à deux étages (type Parc de Stationnement Largement Ventilé à 340 places), dans l’objectif de finir les travaux en 2022. Les emplacements potentiels actuellement à l’étude se situent rue Jean de Dormans (entre le Mail et la bibliothèque) et place de l’Evêché.

Le coût prévisionnel du parking place de l’Evêché est estimé à 2 350 000 € (financé à 36 % par l’Etat et à 32 % par la Ville et l’Agglomération). Pour un parking Jean de Dormans, la prévision est de 3 700 000 € (avec les mêmes pourcentages de financement).

'exemple d'une navette électrique autonome, ici à Lyon.

ESPACES PUBLICS

Berges de l’Aisne

L’aménagement des berges a débuté en 2018 par la rive droite et va se poursuivre en 2020 par la rive gauche pour une fin programmée des travaux en 2022 : « L’ambition est de remettre l’Aisne au centre de la ville. »

Un budget de 2 553 336 € a été alloué à la rive droite, porté par la Ville (836 995 €), l’Europe (766 001 €) la Région (750 000 €) et le Département (200 340 €). Pour la rive gauche, le budget prévisionnel est établi à 7 020 782 €, financés à 30 % par la Ville, l’Europe et la Région, à 7 % par le Département et 3 % par l’Ademe.

Projet Wilmotte

Le projet confié au cabinet de l’architecte Jean-Michel Wilmotte, originaire de Soissons, porte sur le réaménagement des espaces publics du cœur de ville, plus précisément sur l’axe de la place Mantoue à la rue de la Bannière, et la place Saint-Christophe : « L’objectif est de réinscrire le cœur historique de Soissons dans sa fonction de centralité urbaine, afin de lui redonner toute son attractivité. »

Les études ont débuté en 2018, avec un budget prévisionnel sur ce projet d’environ 10 M€, financés à 30 % par la Ville et l’Etat, 20 % par la Région, et 10 % par le Département et l’Agglomération. La réalisation de cette action d’envergure se fera sur plusieurs années, peut-être 10 ans.

Rues commerçantes

La Ville a déjà commencé à réaménager et moderniser ses principales rues commerçantes : « Le nouvel aménagement repose sur une nouvelle répartition de l’espace entre chaussée, zones de stationnement et trottoirs. L’ensemble est mis au même niveau et traité avec des revêtements de sols en pierre très qualitatifs. Des bacs d’orangerie avec système d’arrosage automatique contribuent à végétaliser les lieux et des équipements moderne sont introduits. »

L’aménagement des rues du Collège et Saint-Quentin a été budgété à 1 775 000 €, dont 710 000 € par l’Etat, 421 514 € par la Ville, 500 000 € par la Région et 43 486 € par le Département. Pour la partie ouest de la rue du Collège : 1 539 000 €, dont 569 500 € par l’Etat, 430 920 € par la Région, 307 800 € par la Ville et 30 780 € par le Département.

Place Alsace-Lorraine

Pour « redonner une image attractive au quartier Saint-Waast en réaménageant sa place centrale », des études sont lancées en début d’année 2020, jusqu’à la livraison d’une nouvelle place Alsace-Lorraine en 2022 : « Cette action participe de la stratégie visant à reconnecter les deux rives de l’Aisne et compenser le déséquilibre qui existe actuellement entre elles. »

L’aménagement de la place Alsace-Lorraine est programmée sur un budget prévisionnel de 2 411 420 €, avec la participation de la Ville (55 %), l’Etat (30 %), le Département (10 %) et l’Ademe (5 %).

Le projet Wilmotte sur la place Marquigny.

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« Mon masque de France » : l’atelier soissonnais qui répond à la crise

Le masque est l’outil dont on ne se sépare plus, on en vient à se les comparer comme des articles de mode, mais faut-il rappeler qu’il est avant tout le premier rempart de protection sanitaire. Un masque protecteur, mais aussi original et bien conçu… Il se pourrait bien qu’en la matière une entreprise soissonnaise ait été la plus réactive à le fabriquer, sous l’impulsion de Diane Deblyck qui a lancé « Mon masque de France ».

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Diane Deblyck a créé l’Ecole du cuir et « Les ateliers français de la sellerie » il y a un an et demi à Villeneuve-Saint-Germain. Comme pour toute école et entreprise, le confinement a stoppé net son activité. Mais Diane Deblyck n’est pas du genre à rester les deux pieds dans le même sabot. Sans attendre, elle a voulu garder le lien avec ses élèves et son personnel, tout en se rendant utile face à la propagation du coronavirus : « J’ai fait un appel aux dons de tissus, et avec les couturières qui possèdent une machine chez elles, nous nous sommes lancées dans la fabrication de masques. » Très vite, 2 000 masques ont été réalisés au profit d’Ehpad, de pompes funèbres, de centres commerciaux et de mairies de toute la France.

De là est née l’idée de se structurer pour confectionner des masques à plus grande échelle, « toujours dans cette volonté d’engagement citoyen, assure Diane, mais aussi avec la prise de risques financiers que cela implique ». Pas de quoi freiner l’entrepreneuse soissonnaise pour autant : « J’ai fait paraître des annonces pour couturiers et couturières textile avec Pôle Emploi, j’ai fait tous les recrutements par téléphone, je me suis battue pour trouver un autre local dans la zone d’activités de Villeneuve-Saint-Germain, puis il fallait organiser les normes de sécurité pour valider l’ouverture. » Ouverture effective le 4 mai dernier, en un temps record de 21 jours pour monter la structure en plein confinement, avec l’emploi de 19 personnes au départ, 20 aujourd’hui

Les couturières - et couturier - de « Mon masque de France » à l’œuvre dans leur atelier de Villeneuve-Saint-Germain.

Anti-virus

L’atelier opérationnel, encore fallait-il confectionner un masque de qualité : « Dans le même temps que la création de l’entreprise, j’ai recherché une technologie innovante. Je l’ai trouvée chez la société suisse HeiQ, spécialisée dans les technologies scientifiques appliquées aux produits textiles. Elle a développé le traitement Viroformula, une technologie inédite, brevetée anti-bactérienne et anti-virus pour aller au-delà de la protection filtrante. Le traitement détruit les bactéries et les virus en 2 à 5 mn. » Puis Diane Deblyck a trouvé le tisseur italien Albini qui pour sa part se charge d’appliquer le « bain » Viroformula sur le tissu. Elle certifie : « L’efficacité anti-bactérien et anti-virus reste valable jusqu’à 30 lavages, quelle que soit la durée du port du masque dans la journée. »

Avec le savoir-faire des couturiers et couturières soissonnais(es), la production pouvait être lancée sous la nouvelle marque « Mon masque de France ». Le site e-commerce www.monmasquedefrance.fr est officiellement ouvert depuis le 28 juillet.

Anti-anxiogène

Il faut bien l’avouer, Diane Deblyck est pleine de ressources, épaulée il est vrai par son fils qui est aussi le cofondateur de « Mon masque de France ». Non contents de participer à leurs façons à la protection sanitaire de la population et de créer une entreprise locale en plein confinement qui emploie 20 personnes, ils ont mis un point d’honneur à associer la qualité à l’esthétisme. « L’époque et le masque en lui-même sont assez anxiogènes comme cela, dit-elle. Nous voulions proposer quelque chose de plus gai, adapté au grand public mais aussi aux enfants. Nous avons donc fait appel à des créateurs pour concevoir la gamme de nos Masques de France. »

De fait, la gamme est étonnante : des masques pour adultes et pour enfants, des masques classiques, ergonomiques et exclusifs, des accessoires et une proposition de modèles aussi différents que le « France », « Polynésie », « Antilles », « La Rochelle », « Cambrai », « Paris », « Nice », « Cannes »… On est surpris de ne pas voir le « Soissons » ou le « Hauts-de-France » : « Nous les créerons quand nous aurons une commande des collectivités locales », confie Diane avec amusement, le message a le mérite d’être passé.

Et « Mon masque de France » tend déjà à se développer grâce à un nouveau projet en cours : « Une ligne de linge hospitalier est à l’étude pour des draps, taies d’oreillers et blouses destinés aux établissements de santé, dans l’intérêt de lutter contre les bactéries, virus et maladies nosocomiales », continue Diane. Elle affirme en cela sa volonté « d’agir pour mon pays et plus largement pour l’humain ». Et si cela ne suffisait pas, l’entreprise s’est engagée à reverser 50 centimes d’euros par masque vendu à l’ONG FXB International qui lutte contre la pauvreté…

La crise sanitaire aura au moins ramené la population vers une consommation plus locale. En cette rentrée masquée, « Mon masque de France » tient tous les atouts en main pour y participer et apporter la contribution soissonnaise à la protection contre le virus.

180 000 masques confectionnés

Depuis son ouverture le 4 mai, « Mon masque de France » est en capacité de produire 23 000 masques par semaine et enregistre 180 000 masques fabriqués et livrés. Le prix du masque classique est de 10,50 €, prix que la fondatrice Diane Deblyck annonce « plus économique par rapport au masque jetable, soit un coût de 0,35 € par utilisation du fait de sa résistance à 30 lavages à 40° en conservant la technologie Viroformula. »

Les commandes proviennent de toute la France, et notamment de collectivités locales. L’entreprise compte par exemple parmi ses clients 90 municipalités mais aussi l’Assemblée Nationale qui a commandé 4 000 masques. La ville de Nîmes a pour sa part commandé 50 000 masques, la ville de Villers-Cotterêts 12 000 masques et Le Touquet 5 000 masques.

De plus, la possibilité de personnaliser les masques, après avoir investi dans une machine de sérigraphie, intéresse de nouveaux clients comme des boîtes de production, des chambres d’agriculture ou même l’Hôpital américain de Paris… et le Vase Communicant !

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Soissons candidat au futur centre de conservation de la BnF

Un pôle regroupant un conservatoire national de la presse et un centre de conservation des collections de la Bibliothèque nationale de France : c’est l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) qu’a lancé la BnF pour un projet qui devrait voir le jour fin 2027. L’appel a été entendu par l’agglomération de Soissons qui se verrait bien accueillir ce pôle d’excellence culturelle.

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Un nouveau centre de conservation de la Bibliothèque nationale de France, voilà un projet que le directeur général de la BnF, Denis Bruckmann, qualifie lui-même de « premier et sans doute plus ambitieux projet d’investissement culturel du plan de relance national ». Le Soissonnais pouvant être un des territoires d’accueil possible, il s’est directement adressé au député Marc Delatte pour lui faire part de l’AMI. En tout premier lieu, la BnF recherche en effet un terrain sur lequel un bâtiment de 15 000 m2 puisse s’implanter, à deux heures de Paris au maximum en transports en commun et à trois heures en voiture. Requêtes auxquelles Soissons ou son agglomération répondent positivement.

Sans attendre, Marc Delatte, également vice-président du groupe d’étude sur le patrimoine à l’Assemblée Nationale, a relayé l’appel de la BnF à Alain Crémont, maire de Soissons et président de l’agglomération : « La Ville de Soissons semble combiner ces deux critères et dispose de très nombreux atouts pour attirer un tel projet, et ce bien que la concurrence s’annonce très relevée », lui confirme le député. Il ajoute : « Le Soissonnais est un territoire chargé d’histoire, et son lien avec la littérature est loin d’être insignifiant. Par ailleurs, la construction de la Cité de la francophonie à Villers-Cotterêts pourrait permettre de développer un axe de la francophonie et de la préservation du patrimoine culturel, avec à la clé le développement d’un circuit touristique autour de cette thématique. »

L’appel a retenu toute l’attention d’Alain Crémont : « Le choix de Soissons serait hautement symbolique, en s’implantant dans la première capitale des Francs, qui plus est une ville d’art et d’histoire. » Il a assuré au député son intention de mettre « les services du GrandSoissons Agglomération en préparation d’un dossier de candidature », tout en comptant sur son soutien pour le présenter au directeur de la BnF.

Les magasins de la BnF sur le site François-Mitterrand © Guillaume Murat / BnF.

Une centaine d’emplois

Le projet est en effet colossal. La BnF est maintenant confrontée à la saturation quasi généralisée de ses magasins de collections, et ce malgré la collecte croissante de documents numériques et ses actions de numérisation massive. Pour poursuivre ses missions, elle doit donc se doter d’un nouveau centre de conservation de pointe et de grande échelle.

Le futur pôle de conservation de la BnF hébergera donc 350 km linéaires de collections de tous types (livres, journaux, objets, œuvres d’art…). Il disposera en son sein d’un bâtiment dédié à l’une de ses collections les plus précieuses : un conservatoire national de la presse. Denis Bruckmann a même confié au député Delatte : « Le projet de la BnF se présente donc à la fois comme le garant de la continuité historique d’une institution chargée, depuis François 1er, de l’exercice du dépôt légal et à ce titre de la constitution et de la préservation de notre mémoire commune, et comme l’occasion de rassembler et de valoriser ce véritable trésor pour la démocratie qu’est le patrimoine de la presse, depuis la création de La Gazette par Théophraste Renaudot. »

Le projet se veut un pôle d’envergure au niveau culturel et historique, mais il le sera aussi techniquement. Le directeur de la BnF a également précisé à Marc Delatte : « Aux côtés de magasins de conservation de dernière génération, utilisant la robotisation et la raréfaction de l’oxygène, au sein d’un bâtiment résilient sans climatisation, on trouvera également dans ce pôle des ateliers de conservation des collections qui travailleront en priorité au sauvetage de la collection de la presse, en particulier celle de la IIIe République, en cours d’autodestruction du fait de l’acidité des papiers. »

De plus, il est prévu qu’une centaine de personnes travaille dans ce centre de conservation. Son coût total de construction est estimé entre 70 et 90 millions d’euros. Il sera financé grâce à des cessions de bien immobiliers de l’Etat qui ont été affectés à la BnF, une subvention exceptionnelle du ministère de la Culture et des fonds issus des collectivités locales qui accueilleront le site.

Il apparaît évident que le territoire ne veuille pas passer à côté de ce projet, celui-ci présentant tellement de correspondances avec la future Cité internationale de la francophonie, au château François 1er de Villers-Cotterêts. GrandSoissons a maintenant jusqu’au 16 octobre pour déposer son dossier de candidature. Mais où le centre de conservation de la BnF pourrait-il s’implanter ? L’ancienne friche Zickel, située à côté du lycée Saint-Vincent-de-Paul et entre l’avenue de Reims et l’Aisne, pourrait être l’endroit idéal pour accueillir cette activité, à la fois proche du centre-ville historique et de la gare de Soissons. Mais comme l’arrivée du pôle de la BnF, ceci n’en reste qu’au stade de l’anticipation.

Le calendrier prévisionnel de la BnF

  • Lancement de l’Appel à Manifestation d’Intérêt : lundi 29 juin 2020
  • Date limite de remise des dossiers de candidatures : vendredi 16 octobre 2020 à 16h
  • Examen des dossiers de candidatures et pré-sélection : octobre 2020
  • Visite des sites présélectionnés et échanges techniques : novembre 2020
  • Communication des résultats : janvier 2021
  • Début des travaux : 2024
  • Inauguration : 2027

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Les acteurs de l’économie se rencontrent à Soissons

La rentrée économique du Soissonnais se fait au Parc Gouraud avec « Les rencontres entreprises et territoires » le 22 septembre.

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« Les rencontres entreprises et territoires » investissent le deuxième étage du bâtiment Les Décideurs sur le Parc Gouraud. Si les organisateurs de l’agence Coteo avaient mis sur pied la première édition l’an passé à Saint-Quentin, ils proposent la manifestation pour la première fois à Soissons. Elle est aussi le premier événement post-confinement de la série des « Rencontres entreprises et territoires » sur toute la région des Hauts-de-France.

L’édition soissonnaise était d’ailleurs programmée le 14 mai dernier, annulée cause covid, et reportée à cette date du mardi 22 septembre. Le report et la tenue de la manifestation étaient dans le même temps très attendus par les collectivités et les organismes économiques locaux : « Il est important que ces rencontres puissent se faire en cette rentrée, confie Anne-Sophie Hervieux, chargée de projet attractivité au service Développement économique de GrandSoissons Agglomération. Ce type de salon et de rencontres en B2B créent des liens entre les entreprises locales elles-mêmes et avec les pouvoirs publics. La manifestation vient à point nommé pour accompagner les entreprises en cette rentrée économique, relancer leurs activités, nouer ou renouer les contacts qui font tout simplement le business local. »

Le comité de pilotage des « Rencontres entreprises et territoires du GrandSoissons ».

« Les rencontres entreprises et territoires » sont en effet ouvertes à tous les acteurs de l’économie locale (dirigeants, créateurs d’entreprises, artisans, commerçants, indépendants, professions libérales, responsables RH, communicants…), tout autant qu’aux élus, décideurs et services publics. Le rendez-vous se veut ainsi incontournable pour découvrir les prestataires et partenaires locaux, rencontrer les clients, créer, vendre ou reprendre une entreprise, connaître les réseaux, recruter ou se faire recruter. L’organisation met également en avant « un concept unique » : le salon inversé à l’heure du déjeuner de 12h30 à 14h30, où les donneurs d’ordres, entreprises et collectivités du territoire, reçoivent sans rendez-vous.

Une cinquantaine d’exposants et 400 visiteurs sont attendus au Parc Gouraud, mardi 22 septembre de 10h à 16h. Dès 9h, Dynabuy propose la possibilité de participer aux rencontres dirigeants pour développer son réseau, rencontrer des acteurs locaux et échanger entre entrepreneurs.

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