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Action cœur de ville : 70 M€ programmés pour 22 projets

Que sera le centre-ville de Soissons de demain ? Sa physionomie dépend pour beaucoup des projets proposés dans le plan « Action cœur de ville ». En voici tous les projets qui façonneront peut-être la future cité du Vase.

© Mathieu Morice

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La municipalité de Soissons a lancé son programme « Action cœur de ville » en mars 2018. La cité du Vase fait d’ailleurs partie des 222 communes bénéficiaires du plan national « Action cœur de ville » mis en place par le ministère de la Cohésion des territoires. Cinq milliards d’euros sont ainsi débloqués sur 5 ans avec la double mission « d’améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter le rôle de moteur de ces villes dans le développement du territoire. »

Après deux années de préparation et de mise en place du projet, l’avenant du plan doit être signé au cours de ce mois de mars 2020. Place désormais au déploiement de « l’Action cœur de ville » de Soissons. Ce plan d’action prévisionnel a été budgété pour un coût global d’environ 70 500 000 € HT, dont près de 70 % proviennent de financements extérieurs et 30 % sont autofinancés par la ville.

© Mathieu Morice

EQUIPEMENTS

Golf urbain 9 trous

Le golf compact urbain de 9 trous avec practice était l’un des projets annoncé par la municipalité d’Alain Crémont dès 2014. Sa réalisation se concrétise avec le début des travaux à Saint-Crépin en juillet 2020 pour une ouverture au public prévue en décembre 2020 : « L’objectif est de développer la pratique du golf et la rendre accessible à tous les publics. »

1 600 000 € de travaux sont budgétés pour le golf, financés à 800 000 € par la Ville, 480 000 € de Dotation Politique de la Ville (Etat) et 320 000 € par l’Agence Nationale du Sport.

Maison des associations

La première pierre de la future Maison des association a été posée en février 2020 et son ouverture est annoncée à juin 2021. Un bâtiment neuf de 1 892 m2 sera en effet construit rue de l’Arquebuse : « Il hébergera des associations et proposera des services pour accompagner leur action et les pérenniser. »

Son coût est de 4 083 622 €, dont 1 810 216 € de la Ville, 870 000 € de l’Europe, 800 000 € de la Région et 603 406 € de l’Agglomération.

Pôle de sports et loisirs

Comment réhabiliter l’ancienne piscine et le camping ? La municipalité veut en effet reconvertir ces deux équipements en y développant l’offre sportive et de loisirs à Soissons et plus précisément ici à Saint-Crépin. Des scénarios ont été envisagés, pour l’ancienne piscine : « Transformer le bâtiment en un espace de bowling et une activité complémentaire, de type laser-game, virtual room ou autre. Créer des espaces de convivialité (bar, restaurant…) Reconvertir les bassins extérieurs. » Pour le camping : « Muter vers une offre d’hôtellerie de plein air originale et qualitative, de type chalets en bois, small houses… »

Une étude a été lancée en janvier 2020 pour étudier la faisabilité sur ces scénarios, pour un coût de 40 000 € financés avec la Banque des Territoires.

Abbaye Saint-Jean-des-Vignes

Si la Ville s’est donnée l’objectif de sauvegarder un monument emblématique de Soissons, il s’agit bien sûr de l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes : « Une première campagne de travaux de mise en sécurité a permis d’acquérir des connaissances sur l’édifice et d’établir l’ordre dans lequel les interventions doivent être organisées. »

Des études ont ainsi débutées en 2019 pour la restauration du massif occidental et la tour d’enceinte nord-est, où des travaux sont programmés jusqu’en 2030 avec un budget prévisionnel de 9 143 000 €, financés à 40 % par la Drac, 30 % par la Ville, 20 % par le Département et 10 % par l’Agglomération.

Pôle touristique à Saint-Jean-des-Vignes

La municipalité a l’intention de développer l’attractivité touristique sur le site de Saint-Jean-des-Vignes via une offre originale : « Dans un premier temps, une étude va être lancée pour faire émerger des scénarios à partir de différentes pistes suivantes. »

– Sur le numérique : développement de la réalité virtuelle et augmentée.

  • La restauration : un restaurant solidaire, de type locavore, pourrait être créé sur le site, favorisant la culture et les produits locaux, ouvert le midi pour les entreprises du Parc Gouraud.
  • L’hôtellerie : l’offre en hébergement touristique est plutôt limitée sur Soissons. Pourquoi ne pas envisager de développer une offre sur le site de l’abbaye ?
  • La culture : développement d’actions culturelles et artistiques (sons et lumières, concerts, spectacles vivants…) en lien avec la Cité de la Musique et de la Danse.

L’étude de faisabilité sera lancée en 2021 pour 40 000 €, avec l’appui de la Banque des Territoires pour 20 000 €.

Pôle touristique à Saint-Médard

Dans cette optique de développer le tourisme, la Ville veut aussi valoriser et faire connaître le site de l’ancienne abbaye Saint-Médard : « Dans un premier temps, une étude va être lancée en 2021 pour un coût de 40 000 €. Elle devra aboutir à des préconisations concrètes d’actions à mettre en œuvre pour développer le site. L’idée est de concilier l’intérêt scientifique et historique du site avec une approche plus « grand public » et ludique. Cela pourrait passer par un travail sur la muséographie et la médiation culturelle, en lien avec les événements et les personnages historiques les plus marquants de l’époque mérovingienne et carolingienne par exemple (Clovis et le vase de Soissons, Charles Martel et les Sarrasins, Charlemagne…). »

Port de plaisance

Toujours au chapitre du développement touristique, la municipalité ne veut pas se priver du potentiel que l’Aisne peut apporter et souhaite la création d’un port fluvial de plaisance. « Le projet pourrait prendre différentes formes :

– Un port fluvial constituant un point d’étape sur un parcours d’itinérance fluviale.

  • Un lieu réunissant un port fluvial et différentes activités de loisirs (à la fois nautiques et terrestres) et touristiques (restauration, commerces…).
  • Une marina, intégrant un port fluvial, des activités de loisirs et des hébergements…

Pour l’heure, une étude a été lancée fin 2019 pour un coût de 20 000 €, afin de vérifier la faisabilité technique et financière du projet et de définir des orientations d’aménagement.

COMMERCE

Plan Commerce

La municipalité de Soissons a intégré un Plan Commerce dans ses « Actions cœur de ville » depuis février 2018, en place sur 3 ans (février 2021) : « L’objectif est d’accompagner techniquement et financièrement les commerces de proximité du centre-ville. » Le plan prévoit pour cela plusieurs dispositifs :

  • Avec le FISAC (Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce), une subvention est versée aux commerçants indépendants de Soissons (hors zones périphériques) réalisant des investissements tels que la rénovation de la vitrine ou de l’enseigne, la modernisation des locaux, la mise en accessibilité…
  • La prise en charge de 50 % de la taxe foncière.
  • La mise en place du fonds « Cœur de ville en chantier » pour indemniser les commerçants dont le chiffre d’affaires a été impacté par des travaux.

Le coût du FISAC (726 450 €) est soutenu par la Ville (387 780 €), l’Etat (335 290 €) et l’association des commerçants (3 380 €). La Ville de Soissons prend également à sa charge la taxe foncière (550 000 €) et le fonds « Cœur de ville en chantier » (190 000 €).

Attractivité commerciale

La Ville veut favoriser l’installation en cœur de ville de nouvelles activités adaptées aux besoins des Soissonnais. Depuis l’an dernier, elle a pour cela définit une stratégie qui se décline en deux volets : « Récolter des données de fréquentation des différents axes commerçants grâce à l’outil MyTraffic. Réaliser une enquête pour comprendre les raisons de la désaffection de certains habitants envers le commerce de centre-ville et les offres qui les feraient revenir. Cela permettra d’identifier le type d’enseignes à cibler. »

L’abonnement de 10 800 € pour un an à MyTraffic est pris en charge par la Ville, et l’étude sur le commerce de 20 000 € est financé par l’Etat (16 000 €) et la Ville (4 000 €).

HABITAT

Amélioration de l’habitat

L’Opération programmée d’amélioration de l’habitat – Renouvellement urbain (OPAH-RU) a pour objectif d’accompagner financièrement les propriétaires qui rénovent leurs logements en cœur de ville sur les cinq années à venir (2020 – 2025). Elle est réalisée en partenariat avec l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et GrandSoissons Agglomération. Son coût est de 3 095 650 €, financés pour 1 867 850 € par l’ANAH, 737 900 € par la ville et 489 900 € par l’agglo.

Un suivi-animation est également planifié avec le recrutement d’un opérateur pour réaliser la communication, le montage des dossiers et la coordination. 250 000 € sont prévus pour cette action, pris en charge à parts égales par la ville et l’ANAH.

Concession à la Seda (Société d’équipement du département de l’Aisne)

Avec la volonté de restructurer l’offre d’habitat en centre-ville dans des îlots urbains dégradés, la Ville de Soissons a confié à la Seda la maîtrise d’ouvrage de l’aménagement depuis juillet 2018, et cela pour une durée de 10 ans : « L’opération comprend globalement la réalisation des travaux sur 10 îlots du cœur de ville, le traitement des espaces publics, la concertation avec les habitants et les commerçants, la création de la Maison de projet cœur de ville. »

Cette restructuration des îlots dégradés est chiffrée à 7 853 278 €, financés par la Ville de Soissons (4 706 516 €) et les recettes de l’opération (3 146 762 €).

Convention avec l’EPFLO

La Ville de Soissons a établi en mai 2019 une convention pour une durée de 10 ans avec l’EPFLO (Etablissement Public Foncier Local Oise et Aisne) pour restructurer plusieurs îlots urbains dégradés. Son rôle est de prendre en charge les études urbaines, les acquisitions, les démolitions et portage foncier pour un coût de 2 375 000 €.

Lutte contre l’habitat indécent

En partenariat avec la CAF et Soliha (Solidaires pour l’habitat), l’objectif de cette action est de contrôler 70 logements par an. L’opération a débuté en janvier 2019 et est programmée jusqu’en décembre 2021. « En cas de constat de logement non décent, des travaux peuvent être prescrits et une deuxième visite de contrôle de mise aux normes peut être nécessaire. Si le propriétaire refuse de faire le nécessaire, la CAF peut suspendre le versement de l’aide au logement. »

Le coût des contrôles de décence est de 57 120 €, financés par la ville (30 870 €) et la CAF (26 250 €).

Action Logement

La Ville a signé une convention avec Action Logement en décembre 2018 afin de favoriser le logement des salariés en centre-ville : « Action Logement s’engage en effet à accompagner financièrement des opérations immobilières jusqu’en décembre 2022, via des travaux de rénovation ou de démolition et reconstruction, amenant donc une nouvelle offre de logements spécifiquement pour les salariés. » L’aide prend la forme de prêts et de subventions, financés par Action Logement pour 7 662 642 € de réservations de crédits.

MOBILITE

Stationnement intelligent

La Ville veut fluidifier la circulation en centre-ville et collecter des données sur le stationnement. Dans ce sens, un dispositif de gestion du stationnement est développé par l’application ParkingMap : « Il repose sur un réseau des capteurs vidéo qui identifient en temps réel si les emplacements sont libres ou occupés. L’information est ensuite transmise à l’usager : soit par des panneaux de jalonnement dynamique (NDLR : panneaux qui affichent le nombre de places disponibles en temps réel), soit par une application smartphone. »

Sur deux ans, depuis 2018 jusqu’à cette année 2020, la phase 1 d’aménagement prévoit l’équipement de 1 200 places en cœur de ville, et la phase 2 l’équipement de poches de stationnement en périphérie du cœur de ville (Gouraud, Gambetta, avenue de Reims). Les coûts de la pose des capteurs s’élèvent à 230 870 € et la pose du jalonnement dynamique à 143 330 €. Ils sont financés par l’Etat (187 100 €), la Ville (129 773 €) et le Département (57 327 €).

Voie réservée avenue du Général de Gaulle

Dans le cadre du projet de Quartier de Gare, la municipalité veut profiter du futur réaménagement de l’avenue Général de Gaulle pour favoriser les transports en commun et les mobilités douces entre la gare et le cœur de ville : « L’ambition est de créer une voie réservée donnant la priorité aux bus et aux vélos, et l’expérimentation d’une navette électrique autonome. »

L’heure est pour le moment à l’étude de faisabilité qui sera lancée en juin 2020 pour un montant de 41 667 €, pris en charge par l’Etat (32 000 €) et la Ville (9 667 €).

Plan de circulation autos – vélos – piétons

Une étude de circulation a été lancée en janvier 2020 avec pour objectif : « Pacifier la circulation automobile en centre-ville et développer la pratique du vélo et de la marche. » Le coût de l’étude de 50 000 € est soutenu par la Banque des Territoires.

Parkings aériens

La Ville a l’intention de réduire l’emprise dédiée au stationnement, mais ceci en conservant le même nombre de places : « L’idée est de créer des parkings en silo (NDLR : aériens et à étages) de capacité importante en cœur de ville, afin de pouvoir supprimer du stationnement sur les places et dans les rues. »

Des études sont ainsi lancés cette année pour des parkings pouvant être à deux étages (type Parc de Stationnement Largement Ventilé à 340 places), dans l’objectif de finir les travaux en 2022. Les emplacements potentiels actuellement à l’étude se situent rue Jean de Dormans (entre le Mail et la bibliothèque) et place de l’Evêché.

Le coût prévisionnel du parking place de l’Evêché est estimé à 2 350 000 € (financé à 36 % par l’Etat et à 32 % par la Ville et l’Agglomération). Pour un parking Jean de Dormans, la prévision est de 3 700 000 € (avec les mêmes pourcentages de financement).

'exemple d'une navette électrique autonome, ici à Lyon.

ESPACES PUBLICS

Berges de l’Aisne

L’aménagement des berges a débuté en 2018 par la rive droite et va se poursuivre en 2020 par la rive gauche pour une fin programmée des travaux en 2022 : « L’ambition est de remettre l’Aisne au centre de la ville. »

Un budget de 2 553 336 € a été alloué à la rive droite, porté par la Ville (836 995 €), l’Europe (766 001 €) la Région (750 000 €) et le Département (200 340 €). Pour la rive gauche, le budget prévisionnel est établi à 7 020 782 €, financés à 30 % par la Ville, l’Europe et la Région, à 7 % par le Département et 3 % par l’Ademe.

Projet Wilmotte

Le projet confié au cabinet de l’architecte Jean-Michel Wilmotte, originaire de Soissons, porte sur le réaménagement des espaces publics du cœur de ville, plus précisément sur l’axe de la place Mantoue à la rue de la Bannière, et la place Saint-Christophe : « L’objectif est de réinscrire le cœur historique de Soissons dans sa fonction de centralité urbaine, afin de lui redonner toute son attractivité. »

Les études ont débuté en 2018, avec un budget prévisionnel sur ce projet d’environ 10 M€, financés à 30 % par la Ville et l’Etat, 20 % par la Région, et 10 % par le Département et l’Agglomération. La réalisation de cette action d’envergure se fera sur plusieurs années, peut-être 10 ans.

Rues commerçantes

La Ville a déjà commencé à réaménager et moderniser ses principales rues commerçantes : « Le nouvel aménagement repose sur une nouvelle répartition de l’espace entre chaussée, zones de stationnement et trottoirs. L’ensemble est mis au même niveau et traité avec des revêtements de sols en pierre très qualitatifs. Des bacs d’orangerie avec système d’arrosage automatique contribuent à végétaliser les lieux et des équipements moderne sont introduits. »

L’aménagement des rues du Collège et Saint-Quentin a été budgété à 1 775 000 €, dont 710 000 € par l’Etat, 421 514 € par la Ville, 500 000 € par la Région et 43 486 € par le Département. Pour la partie ouest de la rue du Collège : 1 539 000 €, dont 569 500 € par l’Etat, 430 920 € par la Région, 307 800 € par la Ville et 30 780 € par le Département.

Place Alsace-Lorraine

Pour « redonner une image attractive au quartier Saint-Waast en réaménageant sa place centrale », des études sont lancées en début d’année 2020, jusqu’à la livraison d’une nouvelle place Alsace-Lorraine en 2022 : « Cette action participe de la stratégie visant à reconnecter les deux rives de l’Aisne et compenser le déséquilibre qui existe actuellement entre elles. »

L’aménagement de la place Alsace-Lorraine est programmée sur un budget prévisionnel de 2 411 420 €, avec la participation de la Ville (55 %), l’Etat (30 %), le Département (10 %) et l’Ademe (5 %).

Le projet Wilmotte sur la place Marquigny.

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De la destruction à la résurrection de la cathédrale

Denis Rolland consacre son dernier livre à la reconstruction de la cathédrale de Soissons « Maison de Dieu, mémoire des Hommes ». Un incroyable témoignage en images issues de 300 photos du fonds Vergnol.

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Denis Rolland lance une souscription avant la publication de son prochain ouvrage sur la reconstruction de la cathédrale de Soissons en images. Ici une photo de la cathédrale en 1919, seuls deux angles de la tour avaient subsisté.

« En 1919, la cathédrale de Soissons offre un aspect pitoyable. Au milieu du champ de ruines qu’est devenue la ville, sa nef est coupée en deux.
La tour sud s’est effondrée en ne laissant que deux moignons de maçonnerie.
Les dommages sont si importants qu’on se demande même s’il sera possible de la réparer. »

Président de la Société Historique de Soissons et déjà auteur de nombreux ouvrages, Denis Rolland s’est cette fois-ci plongé dans la grande aventure de la reconstruction de la cathédrale de Soissons, de sa destruction par les bombes allemandes durant la Première Guerre mondiale à sa lente résurrection en 1937. Pendant des semaines, il a ressorti, décortiqué et trié la trentaine de cartons conservée à la Médiathèque du patrimoine et de la photographie de Charenton-le-Pont où sont répertoriés tous les éléments de l’histoire. Il remet plus particulièrement au grand jour l’incroyable fonds de 300 images laissées par le photographe André Vergnol. Car cet ouvrage de 170 pages se distingue par ses 150 photos qui témoignent de la reconstruction de l’édifice durant toutes ces années et du travail des hommes qui ont été véritablement des grands bâtisseurs, eux aussi, au XXe siècle.

Réalisé en collaboration avec Marie Raymond, préfacé par Marie-Agnès Pitois, la présidente des Amis de la cathédrale de Soissons, le livre de Denis Rolland est tout d’abord ouvert à une souscription (bulletin ci-dessous) jusqu’au 1er mars, au prix de 16 € au lieu de 22 € pour sa publication à venir en mars ou avril dans les librairies soissonnaises.

La cathédrale en 1919 : on mesure ici l’importance des dégâts sur la cathédrale et les immeubles environnants. Les premiers travaux de protection sont en cours.
La reconstruction des voûtes de la nef. Elles sont refaites à l’abri de la couverture. Les nervures sont terminées mais reposent encore sur les cintres. À gauche, Maurice Lépissier surveille les travaux. À droite, les deux ouvriers débutent la pose des blocs de remplissage et l’homme avec la blouse blanche est probablement un métreur (AD 02, 13 Fi 1267).
La nef au début de l’année 1916 : les voûtes se sont effondrées sur toute la longueur de la nef.

Autre sortie en librairie :

le nouveau « Mémoires du Soissonnais »

Tout juste publié et en vente à la librairie du Centre et chez Inter Lignes à Soissons : le dernier tome de la collection « Mémoires du Soissonnais » de la Société Historique de Soissons, consacré aux souterrains et à l’archéologie. On y découvre notamment des articles sur la dernière découverte archéologique cet été des Américains Sheila Bonde et Clark Maines à Saint-Jean-des-Vignes, un état des lieux des dernières fouilles et recherches de Denis Defente à l’abbaye Saint-Médard, les 130 années de l’Argus Soissonnais avec les membres de la famille Fossé d’Arcosse, le château de Clémencin à Crouy disparu pendant la Grande Guerre, les photographies et les plans inédits d’un monde souterrain étonnant, ou la vie de Pierre Lebrun, cinéaste des années 20 installé à Fère-en-Tardenois.

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Le concours inédit de cuisine végétale

Ambiance Top Chef et MasterChef dans les cuisines de Saint-Vincent-Paul durant toute une matinée. Les élèves du Bac Pro Cuisine ont participé à un concours inédit en France. 

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Les Bac Pro Cuisine du lycée Saint-Vincent-de-Paul ont participé au premier Trophée VégOresto.

Le lycée Saint-Vincent-de-Paul de Soissons a lancé le premier concours de cuisine « Trophée VegOresto ». Au menu : plat végétal et dessert végétal, selon les convictions de l’application VegOresto dont le but est de démocratiser la cuisine végétale dans la restauration française. Le concours est en effet né de l’initiative d’Olivier Héraud, chargé de mission VegOresto et intervenant ponctuel dans la formation cuisine du Bac Pro : « J’interviens dans bien d’autres établissements scolaires de toute la France, dit-il, mais le coup d’essai du trophée est tenté à Soissons. Après cette belle organisation, il ne demande qu’à être transformé ailleurs, les demandes sont déjà nombreuses. »

L’organisation a de fait été confiée au professeur de cuisine de Saint-Vincent-de-Paul, Xavier Bertrand. Avec tout son enthousiasme et sa passion, il a donc monté avec succès ce premier événement en France, tout en fédérant les classes de Bac Pro Cuisine et Salle autour du projet. « L’idée était de casser les codes à travers ce concours dédié à la cuisine végétale, souligne Xavier Bertrand. Cela permet d’une part de promouvoir une cuisine et une consommation diversifiées, qui trouvent de plus en plus un public soucieux des problématiques écologiques en raison notamment de la surconsommation de viande. Il faut d’autre part former nos élèves aux nouvelles habitudes de consommation qui leur seront demandées à l’avenir, mais déjà aujourd’hui. Il vaut mieux savoir quelles sont les différences entre végétarien, végétalien, vegan ou flexitarien… Mais c’est aussi un concours qui les prépare tout simplement à leurs futurs examens. »

L’effervescence dans les cuisines du lycée Saint-Vincent-de-Paul.

Un concours ouvert aux élèves de Première et Terminale Bac Pro Cuisine. Quatre d’entre eux ont relevé le défi : Jamélia Vanon et Cyril Lempereur, 17 ans et élèves de Terminale, Camille Lefebvre et Aristide Quéhu, 16 ans et élèves de Première. Tous étaient secondés par un commis, un Seconde Bac Pro en l’occurrence. Et Trophée VegOresto oblige, un cahier des charges leur était imposé pour leurs menus : un plat végétal en utilisant tofu et haricots de Soissons, un dessert végétal obligatoirement croustillant. Une fois les assiettes dressées, leurs camarades de salle ont ensuite pris le relais pour servir les membres du jury. Celui-ci était composé d’Olivier Héraud, Xavier Bertrand, de l’ancien chef Bannier et le membre de la confrérie du Haricot de Soissons, Martine Lechef.

Les candidats et leurs menus

1re Jamélia Vanon

Tofu à l’ail des ours accompagné de son riz rouge et ses haricots de Soissons sauce arachide
Tartelette et mousse chocolat au tofu aux cerises et coulis de fruits rouges

2e Cyril Lempereur

Tofu fumé sauté, accompagné de jeunes pleurotes, carottes glacées et endives braisées sur lit de mousseline de haricots de Soissons
Pudding de chia au lait de coco sur son coulis de mangue fraîche et sa tuile à la farine de lentille verte

3e ex-æquo :   Camille Lefebvre & Aristide Quehu

Trilogie de purée de carotte, haricots de Soissons et vitelotte et son tofu fumé sauté.
Clémentine poché au sirop de basilic et ganache chocolat aux zestes de clémentine confite
Tofu fumé sauce bourguignonne à l’aubergine grillée et haricot de Soissons aux petits légumes
Mousse chocolat à l’aquafaba, amande et raisin, accompagnée de son caramel aux pois chiches

La présentation du plat au jury.

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Le Sommet de la Francophonie 2024 à Villers-Cotterêts

Alors que l’inauguration de la Cité internationale de la langue française est annoncée pour la fin du printemps 2023, le président Emmanuel Macron, présent à Djerba en Tunisie pour le XVIIIe Sommet de la Francophonie, a annoncé que l’édition 2024 se tiendra à Villers-Cotterêts : « Il n’y a pas de plus beau lieu pour que la langue française puisse raconter son odyssée et bâtir son avenir », a-t-il déclaré. C’est aussi pour la première fois depuis plus de 30 ans que le sommet se déroulera en France.

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Le château de Villers-Cotterêts, ici au-dessus de la verrière qui vient d'être posée, fait l'objet d'une double annonce : l'inauguration de la Cité internationale à la fin du printemps 2023 et l'organisation du Sommet de la Francophonie 2024 (© Centre des Monuments Nationaux).
S’il y a bien un lieu symbolique de la francophonie, c’est en effet le château François 1er où il signa l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, imposant désormais « le français dans tous les actes à portée juridique de l’administration et de la justice du royaume. » Elle posa tout simplement le premier jalon pour l’essor de la langue française. Ce fut également Emmanuel Macron en 2017 qui afficha son souhait de faire du château la future Cité internationale de la langue française. Au terme d’un chantier colossal toujours en cours, la Cité accueillera donc son sommet dans 2 ans. Le président a par ailleurs annoncé en même temps que la marraine de cette édition 2024 sera la chanteuse Yseult : « Je veux que cela soit un temps très fort pour les créatrices et les créateurs francophones. Avec Yseult, nous allons continuer à promouvoir notre si belle langue ».

L’annonce de cet événement promet dans tous les cas l’accueil d’une manifestation d’ampleur mondiale à Villers-Cotterêts. Le Sommet de la Francophonie est en effet la conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, l’instance suprême de la francophonie en d’autres termes. Organisé tous les deux ans, il est présidé par le chef d’État ou de gouvernement du pays hôte du sommet jusqu’au sommet suivant. Il définit les orientations de la Francophonie pour 10 ans « de manière à assurer son rayonnement dans le monde. Il adopte toute résolution qu’il juge nécessaire au bon fonctionnement de la Francophonie et à la réalisation de ses objectifs. »

Le chantier de la Cité internationale avance bien : le ciel lexical et la verrière viennent d'être posés au-dessus de la cour du Jeu de paume (© Centre des Monuments Nationaux).

Place à la jeunesse francophone

Présent au Sommet de la Francophonie à Djerba en tant que conseiller auprès du président de l’Association Francophone d’Amitié et de Liaison, l’ex-député Jacques Krabal se réjouit de l’annonce d’Emmanuel Macron. Pour la petite histoire, c’est lui qui amena en 2017 le futur président de la République à Villers-Cotterêts, alors en campagne électorale. Il découvrit à cette occasion le château François 1er, en bien mauvais état, et de là en découle le projet colossal de Cité internationale dans la cité d’Alexandre Dumas.

Jacques Krabal au Sommet de la Francophonie à Djerba, avec Jean-Daniel Sylla, élève du lycée Européen et Jeune Ambassadeur Francophone.

« J’en éprouve une certaine fierté puisque mon engagement politique au sein de la Francophonie parlementaire n’avait de sens que si le territoire se saisissait de cette opportunité », confie Jacques Krabal. Il met plus particulièrement en avant le programme des Jeunes Ambassadeurs Francophones : « Un projet émanant de la charte de l’élève francophone, rédigée par les établissements scolaires de Villers-Cotterêts et présentée en mars 2018 avec mon équipe au lycée Européen, lors d’un événement organisé à l’occasion du mois de la Francophonie. Depuis lors, nous mobilisons et accompagnons les Jeunes Ambassadeurs Francophones à faire entendre leurs voix par des actions qu’ils mettent en œuvre. » De ce fait, un élève du lycée Européen, Jean-Daniel Sylla, a accompagné Jacques Krabal au sommet de Djerba. Désormais, avec l’organisation de l’événement à la maison dans 2 ans, l’objectif annoncé est de rassembler 1 000 Jeunes Ambassadeurs Francophones dès l’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 puis au Sommet de la Francophonie programmé dans la foulée quelques semaines plus tard, date à confirmer toutefois. « L’ambition est maintenant de relever le défi et notre chance est d’emmener tout le territoire jusqu’au niveau régional pour être à la hauteur de ce qui nous est proposé. Il s’agit de fédérer tout le monde, des élus jusqu’à la population, pour mettre en lumière toute une région. »

La ministre de la Culture en visite de chantier

Le chantier du château de Villers-Cotterêts est l’un des grands chantiers en cours en France. L’annonce de l’organisation du Sommet de la Francophonie 2024 en son sein ne fait que confirmer l’importance du projet. Rien d’étonnant de ce fait à ce que la ministre de la Culture, Rima Abdul-Malak, soit récemment sur le chantier, une visite pour se rendre compte de l’état d’avancée des travaux. Le Centre des monuments nationaux a pu lui confirmer à cette occasion que le chantier avance bien. L’inauguration de la Cité internationale de la langue française, après avoir été retardée en raison du covid et de quelques complications, est même annoncée pour la fin du printemps 2023.

La ministre de la Culture Rima Abdul-Malak accueillie par le Centre des Monuments Nationaux, les élus et les autorités locales.

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