Connectez-vous avec le Vase

Actualités

Cahier de doléances de 2019 : qu’ont écrit les Soissonnais ?

« Monsieur, Je ne sais pas si vous lirez mes doléances, mais je m’angoisse avant tout pour mes petits-enfants. Et de l’image de mon pays ». Ainsi débute une des 112 doléances collectées par 10 communes qui ont participé sur les 27 de Grand Soissons Agglomération ainsi qu’en appelait le président Macron fin 2018.

Publié

le

Les contributions dénommées “Cahiers de doléances” dans le langage populaire ou plus exactement : “Cahiers d’expression citoyenne” (terminologie exacte) sont aujourd’hui détenus par les Archives Départementales. Ces cahiers offrent un format varié. La commune de Belleu a proposé à ses administrés une feuille A4 préimprimée. Ce « Formulaire de doléances à l’attention des pouvoirs publics » sur lequel les personnes pouvaient écrire leurs revendications dans trois rubriques, “Demande”, “Propose” et “Souhaite que soient traités par ordre de priorité les problèmes suivants”, un formulaire à déposer dans une urne. La présentation du document entraîne l’anonymat des écrits. A Mercin-et-Vaux, les deux écrits déposés ont été consignés dans un “Registre des remarques” sur-titré « Mouvement des Gilets Jaunes ». Plusieurs municipalités de l’agglomération ont utilisé un cahier, du petit format d’écolier à Septmonts au grand cahier 21×32 cm, parfois spiralé, comme à Pommiers, un beau cahier de 126 pages… dont une seule a été utilisée. Trois lettres manuscrites, dont une très longue de 5 pages, ont été agrafées à la 3e feuille.

Si la majeure partie des communes ont versé en archivage les originaux, Septmonts ou Noyant-et-Aconin ont versé la copie du cahier. A Crouy ont été également collectées et imprimées les doléances parvenues par courriel. A Soissons, un retraité a adressé par voie postale sa doléance au maire, Alain Crémont, en lui demandant de bien vouloir la joindre aux autres doléances. Des mairies se sont contentées de collecter les écrits qui leur ont été apportés dans une simple pochette cartonnée. Dans ce dernier cas, les formats sont également divers, d’une simple feuille format A5 sur laquelle sont formulées simplement 7 demandes telle la « Réduction de la CSG pour les retraitées » à un long texte dactylographié et mis en forme où des réflexions personnelles débouchent sur des propositions rédigées en gras. Il est ainsi proposé un « Etats généraux des personnes riches pour leur demander quels efforts ils sont prêts à faire pour participer au bien collectif comme baisser leurs rémunérations ». Une femme conseille au Président de lire l’ouvrage « Utopies Réalistes », livre de Rutger Bregman paru au Seuil en 2017. La doléance se termine par « Mr Macron, si vous voulez laisser dans l’histoire une trace de celui qui a osé une vraie profonde mutation sociétale et qui corresponde bien à la situation actuelle : OSEZ LE REVENU DE BASE UNIVERSEL !!! ».

Beaucoup de revendications ayant été faites de façon anonyme – 52,7% des documents étudiés sur Grand Soissons Agglomération – il est difficile de tracer exactement le profil des rédacteurs. L’étude des contenus et de l’écriture permet cependant de dire qu’il y a autant d’hommes que de femmes qui se sont exprimés et que, très majoritairement, près de 4 fois sur 5, ce sont des personnes retraitées. Tous les secteurs d’activité sont représentés : ouvriers, commerçants, salariés, professions libérales et sans emploi. Les actifs ou retraités du domaine des arts et de la culture sont particulièrement absents (seule apparaît une restauratrice d’art). L’anonymat est parfois imposé par la forme (tel le document de Belleu) mais est également un choix assumé, tel ce « Signé = une citoyenne soissonnaise de la classe moyenne ». Un habitant d’une petite commune conclut son propos par « Ayant constaté la diminution des valeurs républicaines, cette lettre restera anonyme par peur d’éventuelles représailles ». A l’opposé, un retraité de la même commune, écrit « En préambule, je souhaiterais que chacun s’exprime de façon non anonyme et en affichant ses revenus sur ces cahiers de doléance ». Un habitant « souhaite que ne soient prises en compte que les interventions signées ». Si la majorité – 62% – s’adresse au Président, quelques-uns entament leur lettre par un « Monsieur le Député » ou un « Monsieur le Maire ». Ou un très succinct « PRESIDENT » en capitales. Voire un « Merci monsieur MACRON »

Les rédacteurs se sont visiblement appliqués, notamment pour les textes manuscrits. Deux ratures ont été relevées sur les 85 documents écrits au stylo ou à l’encre. Il y a très peu d’erreurs orthographiques, ce qui peut s’expliquer par le grand nombre de retraités et le peu de personnes d’origine étrangère récemment arrivées en France. Les propos sont toujours polis et rarement agressifs, même si dans quelques écrits sourdre une certaine menace : « Nous faisons appel à la grève (…). Vous comprendrez alors ce qu’on demande ». Un retraité soissonnais conclut sa missive par un « Vivement un 89 ! ». Certains expriment leur colère : « Je suis très en colère car vous êtes un président qui nous méprise, nous insulte ! (…) PARTEZ !!! ». Si des écrits sont très brefs, 2 lignes sans aucune formule de politesse par exemple, d’autres sont très longs, jusqu’à 9 pages dactylographiées à Soissons (et 11 à Laon !). La drôlerie ne manque pas : « Si certains de nos concitoyens préfèrent fuir la France plutôt que s’appauvrir, nous devrions voter une prime pour chacun d’eux en vue de faciliter leur déménagement ! ». Un même texte collectif d’artisans a été déposé à Crouy, Septmonts et Villers-Cotterêts. De même plusieurs signataires se sont réunis pour un même texte collégial et dactylographié de revendications dénommé “Gilets Jaunes Handicapés”, “Association familiale du Soissonnais” ou “Nous voulons des coquelicots à Soissons”. Un Soissonnais est passé à deux reprises déposer ses revendications sur le cahier de Soissons mais sans que ses revendications soient identiques. Six doléances sont signées par les deux membres du couple et une autre par « Des retraités en colère ».

En moyenne, chaque participant a rédigé 6 revendications.

A propos de la structuration des propos, certains proposent plusieurs idées, d’autres un seul thème mais longuement développé tel cette doléance qui débute par « A propos de la psychiatrie et des malades psychiques » dans laquelle sont abordées 3 points (accueil, emploi et soutien). Si la majorité formule des propos de type verbe/sujet/complément, d’autres choisissent de lister une série de mesures, parfois entamées par un “Non” : « Non à l’augmentation des frais de succession, Non à l’alibi de la transition énergétique pour justifier les augmentations futures des prix de carburant, Non à l’augmentation de la CSG pour les retraités et non-salariés, Non aux effets de seuil en matière de fiscalité ou d’aides sociales. ») ou de façon sibylline : « Autoroutes : Non ».

La longueur des propos est également très variable. Sur les 112 contributions locales, la plus brève compte 8 mots quand la plus longue en compte 1785. La moyenne s’établit à 171 mots/doléance. Comme toute moyenne, elle ne reflète pas exactement la réalité puisque deux contributions importantes, de respectivement 1332 et 1785 mots, influent directement sur cette moyenne. En ôtant les deux extrêmes les plus faibles et les deux plus élevés, la moyenne établie à 127 mots reflète mieux la longueur des textes déposés. A noter que ce décompte a été fait en ne prenant pas en compte les articles. C’est un choix d’étude basé sur le fait qu’écrire « l’absence » ou « le manque » représente exactement la même idée mais dans le premier cas, le décompte retiendra un mot et dans le second deux. Il est également intéressant de noter que les doléances rédigées par ordinateur ou adressées par courriel sont, avec une moyenne de 385 mots, trois fois plus longues que celles manuscrites. Et que le formulaire proposé par la mairie de Belleu a contraint les scripteurs dans un espace déterminé, entraînant des doléances particulièrement courtes avec une moyenne de 57 mots seulement (à mettre en relation avec la moyenne pondérée de 127 mots/doléance).

Les revendications, récriminations et interpellations sont essentiellement d’ordre national (voir infographie ci-dessous) et concernent en premier lieu l’économie et la fiscalité (qui représentent près de la moitié des propos), puis la vie politique et sociétale. La fiscalité des ménages est de loin le thème le plus abordé avec 30% de toutes les idées rédigées. Le terme “taxe” apparaît dans un texte sur deux. La question des retraites est le sujet le plus traité et c’est logique puisque les retraités représentent plus des deux-tiers des participants. Les revendications liées à l’environnement, la santé, l’enseignement et le logement sont très rares (1,2% pour ces 4 thèmes), tout comme celles relatives à la culture, domaine quasiment absent (2 remarques sur 688 comptabilisées). Côté économies d’énergie, un habitant d’une commune périphérique souhaite que « les particuliers isolent obligatoirement leur maison et mettent un chauffage électrique ». La problématique d’acquisition des véhicules électriques n’apparaît que 4 fois, par exemple d’un scripteur qui demande que ce soit Pôle-Emploi qui acquiert de tels véhicules en location « pour que celui qui démarre dans l’emploi et ne peut pas acheter de voiture » puisse tout de même aller travailler. Un autre soissonnais propose que « la taxation écologique sur le gazole soit réintroduite et que tout son produit soit d’abord affecté à la redistribution aux moins favorisés pour l’acquisition d’un véhicule moins polluant ».

Infographie : ``Sujets abordés dans les cahiers`` sur GSA tel que publié dans le Vase 401.

Les questions européennes apparaissent également très peu souvent – 1,1 % des revendications – et quand c’est le cas, c’est de façon très précise telle cette « harmonisation européenne sur la fraude fiscale » ou cette demande de « taxer les transports routiers internationaux en France ». Les problématiques liées à l’immigration ne sont pas non plus un point souvent abordé – une seule personne a osé un « Halte à l’immigration » – avec un doléant sur six. Les propos extrémistes sont rares (4 seulement sur 112) et les écrits mesurés. « Il est nécessaire de réfléchir à l’immigration, à l’accueil que nous proposons et à également aider les pays d’où viennent ces personnes » écrit ainsi une dame. Autre domaine très peu abordé, celui du monde de l’entreprise. Le mot syndicat n’apparaît jamais. Les termes liberté (3 fois), égalité (3 fois), équité (1 fois) ou fraternité (3 fois) sont également peu nommés et seuls deux scripteurs posent la question du devenir de la devise “Liberté, égalité, fraternité”. Et quand il est question de solidarité, c’est la plupart du temps au titre de la fiscalité ou du partage des richesses, « Tout Français doit payer des impôts, même minime ». Un médecin retraité propose une solidarité au-delà des frontières, en rédigeant qu’il faut « Voter un budget conséquent d’accompagnement de l’Afrique dans la transition écologique ».

Certaines doléances semblent vouloir répondre à des revendications très personnelles, telle cette proposition de « ramener la durée de détention d’un bien à but locatif à 15 ans au lieu de 22 ans pour bénéficier de l’exonération de l’impôt sur la plus-value en cas de vente ». Des lettres ne sont pas des doléances mais relèvent de l’intimité familiale, telle cette lettre d’une fratrie d’adultes de parents divorcés qui demandent que « les enfants doivent savoir pourquoi leurs parents ont divorcés (…) et ce qui a occasionné le divorce car des pères ne voient plus leurs enfants car leur mère les a manipulés ».

Des auteurs sont très précis dans leurs demandes au Président de la République, tel ce « Trop de fleurs sur les tables » lors des repas présidentiels, avec le conseil de « se satisfaire de ce qui existe dans les Palais ». Ou la suppression de la limitation de vitesse à 80 km/h qui « oblige à rester en 5e au lieu du 6e rapport » qui entraîne plus de « pollution et surconsommation de carburant ». Très peu de revendications sont vraiment locales, mais ce n’était pas le but de la démarche, même si dans d’autres départements, tels la Creuse ou la Gironde, la question des liaisons routières est un sujet omniprésent dans les doléances. Par exemple, aucun Soissonnais n’a abordé la problématique de la liaison ferroviaire Laon-Paris. Un seul note simplement « des infrastructures ferroviaires (…) obsolètes » sans préciser sur quelles lignes. Une habitante de l’agglomération soulève néanmoins le « besoin urgent et populaire [de] finaliser la RN2 » mais personne ne mentionne la RN31. Une dame soulève la problématique des cars pour Chauny et un retraité demande le financement du canal Seine-Nord. D’autres ont confondu la consultation nationale avec des revendications purement locales. Ainsi un écrit anonyme demande « des leds dans la rue prolongeant l’Espace Simone Veil ». Un texte souhaite « Réorienter le projet de golf à Soissons en zone naturelle préservée ou en zone de plantations collectives maraîchères » et une personne demande à « arrêter la construction de logements sociaux à Soissons ». Deux personnes ont cité Rockwool, l’un se positionnant pour, l’autre contre. Un autre demande « l’augmentation de la dotation étatique pour sa commune ». Une personne aborde la question des déserts médicaux : « Actuellement, obligation pour consulter un dermatologue de se déplacer sur Laon, Reims ou Paris. Est-ce normal ? ». Enfin, une habitante d’une commune le long de l’Aisne se contente d’interpeller son maire : « A quoi sert le paiement de nos impôts ? Je suis habitante du village depuis juin 1986 ».

Côté propositions, une personne propose sur deux pages manuscrites un tableau financier de progression des charges en fonction du revenu, du SMIC jusqu’à 7000€/mois, ou en fonction de la catégorisation professionnelle avec « 0% de charges pour les taxis, PME, forains et petits commerces de ville ». Toujours au registre des idées, un habitant propose une fiscalité établie sur l’empreinte écologique de manière que « ceux qui consomment le plus de ressources [paient] le dépassement de leurs quotas et les plus économes (qui sont aussi les moins aisés) [soient] bénéficiaires des sommes payées par les plus aisés » et ainsi « on aide les moins aisés à mieux vivre ». Un Soissonnais propose « la fusion de Soissons avec les communes limitrophes [de] Courmelles, Belleu, Crouy, Cuffies, Mercin-et-Vaux, Vauxbuin et Villeneuve-Saint-Germain [ce qui] permettra de n’avoir qu’un maire au lieu de 8 (environ 130 000€ d’économies par an) ».Loin des préoccupations personnelles, quelques contributeurs soulèvent cependant des questions essentielles de démocratie parce que « Nos démocraties sont fragiles, elles méritent le plus grand soin » écrit l’un d’entre-eux. Ainsi ce « Pourrait-on envisager que le parlement, avant de promulguer une loi, examine systématiquement en quoi elle va améliorer (ou non) en priorité la situation des moins favorisés. Et que cela apparaisse dans les attendus de cette loi. » Ou ce « Pourquoi les rapports des Cours des Comptes qui dénoncent régulièrement des dysfonctionnements ne font-ils pas l’objet d’actions correctives avec un suivi d’application régulièrement publié et consultable par tous ? ». Ou posent des questions très ciblées : « Quel est le montant des économies » réalisées à l’occasion du redécoupage régional de 13 à 22 régions en novembre 2014. Le même demande « Au nom de quelle logique plus de 600 hauts fonctionnaires dit “serviteurs de l’Etat” gagnent plus que le Chef de l’Etat ? ». Dans un registre similaire, cette réflexion « Ne peut-on envisager pour tous un digne revenu qui permette à chacun, même les plus pauvres, d’assumer avec dignité son devoir de fraternité ? ». Une ou un habitant, peut-être visionnaire ou fin connaisseur de la Macronie, demande en janvier 2019 à « préciser des règles de suivis obligatoires à donner » aux cahiers de doléances en demandant que « les élus, aussi bien nationaux que régionaux ou locaux (…) mettent en débat leur position devant leurs électeurs ».

Quelques réflexions pour sourire ou réfléchir :

  • « Pourquoi voit-on encore les huissiers en queue-de-pie à notre époque ? » (à propos de l’Assemblée nationale)
  • «  Cette mesure [des 80 km/h] provoque des crampes dans la jambe droite »
  • « A quand la suppression des cerveaux vocaux ? » [pour « serveurs vocaux »]
  • « Arrêter de donner des diplômes pour les statistiques de réussite »
  • « Comment être libre quand on n’a pas les moyens ? »
  • « Je suis plus gilet bleu blanc rouge que gilet jaune »
  • « S’il n’y a plus les centrales [nucléaires] où recharger les batteries des voitures électriques ? »
  • « Comment prôner la fraternité quand [la] fracture sociale provoque l’exclusion sociale ? »
  • « Qu’une partie de ces doléances soit retenue »
  • « Plus de culturel. Remettre les émissions du corrézien Patrick Sébastien à la télé ».

En conclusion, pas de grande révélation dans ces écrits que l’on ne connaisse déjà, ce qu’avaient déjà révélé les slogans vus ou entendus sur les carrefours lors de l’épisode des Gilets Jaunes de novembre 2018. Néanmoins les Soissonnais se sont avérés tout à fait aptes à formuler un programme d’actions réalisables. Les revendications et les propositions concrètes formulées il y a plus de six ans n’ont vraiment rien perdu de leur actualité. Aucun des sujets soulevés il y a plus de six ans n’a été solutionné aujourd’hui. Alors comment utiliser cette masse de récits et de revendications – 211 communes axonaises ont déposé des écrits aux Archives départementales, bien moins cependant que la moyenne nationale – que contiennent ces cahiers de doléances dont l’Etat n’a rien fait ? Il nous semble que très peu de chercheurs ont déjà publié à ce sujet. Qu’ont apporté ces écrits au débat démocratique ? Par courriel un soissonnais ne se fait aucune illusion : « Ce grand débat est un enfumage de première classe qui accouchera d’une souris (…), le président ne changera rien ». Pourtant les habitants de Soissons y ont cru puisque la Cité du Vase est celle de l’Aisne qui a le plus recueilli de doléances, deux fois plus que Laon par exemple. Quoi de mieux pour clore ce rapide survol que cet extrait d’un cahier d’expression rédigée il y a maintenant plus de six ans et qui peut faire sourire au vu de la situation politique actuelle : « Espérons que cette consultation inédite (…) permettra d’envisager l’acte 2 du quinquennat d’une manière apaisée dans le respect et l’écoute mutuelle, pour éviter des situations de blocage qui desserviraient notre précieuse démocratie… » ? Il y a le risque que les citoyens, voyant les dispositifs participatifs s’accumuler et leurs résultats ne pas être pris en compte (Convention citoyenne pour le climat, Cahiers d’expression citoyenne, …), n’aillent plus voter et soient attirés par d’autres modes d’expression néfastes pour « notre précieuse démocratie ».

Le Vase Communicant proposera prochainement une étude des doléances sur le territoire de la CC de Retz-en-Valois, puis une étude comparative des doléances des territoires axonais.

NOTA : L’étude des cahiers a été réalisée aux Archives départementales de l’Aisne à Laon par Thierry Birrer et Martin Bultot en 09/2025, sans prendre en compte les contributions via la plate-forme numérique mise en place par l’Etat. © Le Vase Communicant 2025.

Continuer la lecture

LE VASE sur votre mobile ?

Installer
×