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Château de Villers-Cotterêts : l’incroyable chantier

Le chantier de la future Cité internationale de la langue française mené par le Centre des monuments nationaux est bel et bien lancé. Les abords du château François 1er sont en perpétuel mouvement. A l’intérieur de l’enceinte, l’activité des ouvriers a transformé le logis royal en une véritable fourmilière.

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Les travaux de réhabilitation du château François 1er – phase 1 – ont commencé comme prévu début 2020, puis le confinement a mis le chantier à l’arrêt comme partout ailleurs. Il a repris le 4 mai avec l’installation de la « base vie », qui entre-temps a dû être revue pour respecter les préconisations de sécurité sanitaire : bungalows sanitaires, vestiaires et réfectoires adaptés, ajouts de lave-mains, pédiluves et autres mesures afin de limiter la propagation du virus. La base vie était prête dès juillet suite au grutage et au montage d’un impressionnant mur de bungalows sur trois niveaux qui rassemblent les salles de réunion et de repos, les vestiaires, douches et réfectoire.

Et depuis la mise en place de murs d’échafaudages tout aussi impressionnants sur les façades du château, la phase 1 est en pleine action : désamiantage, déplombage, curage, démolition, évacuation des terres polluées et travaux sur les fondations, charpentes et toitures. Durant l’été, l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) avait également repris ses fouilles dans la cour des Dames et la cour du Jeu de paume Renaissance.

Le quotidien Le Monde s’en est même fait le témoin admiratif dans ses colonnes : « Perchés à vingt mètres au-dessus du sol, trois hommes casqués s’activent à coups de burin électrique sur la pierre calcaire. Morceau par morceau, la tour ouest des latrines, édifiée au XIXe siècle, s’effondre. D’ici quelques semaines, il n’en restera plus de trace. De l’autre côté des toits recouverts de tôle grise, un échafaudage long de 44 mètres finit d’être monté, barrant la majestueuse cour des Offices où s’ébattaient les chevaux il y a quatre siècles. Bientôt, une grue le rejoindra, qui surplombera la forêt de Retz alentour, longtemps terrain de chasse de la royauté. »

200 ouvriers au plus fort de l’activité

Un chantier « titanesque », c’est le qualificatif employé par Jacques Krabal, député de l’Aisne mais aussi secrétaire général de l’Assemblée parlementaire de la francophonie. « A priori le plus important après celui de Notre-Dame de Paris », ajoute-t-il. 110 millions d’euros ont en effet été débloqués par le ministère de la Culture pour la réalisation de cette première phase, et le député confirme qu’à la fin du chantier : « Le budget global s’élèvera à 265 millions d’euros. Un investissement totalement exceptionnel pour notre département ! ».

L’élan profite aussi à la population locale car le projet génère dans son sillon l’emploi et l’embauche d’habitants du territoire. 200 personnes, de tous corps de métiers, se croiseront sur le site au plus fort de l’activité. Jacques Krabal précise : « Les entreprises du territoire ont été sollicitées et grâce à un travail conjoint avec le conseil départemental, des clauses d’insertion dans les marchés publics permettent de recruter localement. »
Le Département de l’Aisne, via sa cellule « Clause Emploi », a en effet proposé ses services au Centre des monuments nationaux pour l’accompagner dans ce grand projet et favoriser ainsi l’emploi des personnes en insertion. « Le Département travaille avec Pôle Emploi et fait le lien avec les entreprises qui embauchent sur le chantier du château, explique Sylvie Lefèvre, chargée de projets au développement social, emploi et insertion. Nous facilitons les contacts et nous proposons des candidatures avec un vivier de 150 personnes. Elles pourront toutes potentiellement travailler sur ce chantier car il y a 15 512 heures d’insertion à effectuer pour la phase 1 des travaux.
Et beaucoup d’heures sont encore prévues pour la phase 2. »

Pour exemple sur le terrain, l’action s’est même concrétisée par deux embauches en CDI : Sébastien, Soissonnais de 27 ans, et David, Cotterézien de 32 ans, avaient été appelés sur le chantier comme manutentionnaires. Ils ont été repérés par EAS Sécurité, société de Noisy-le-Sec qui assure la surveillance du site et qui les a donc recrutés directement dans ses effectifs. Le responsable logistique, Mehdi Bezzaouia, apporte la preuve de l’impact qu’apporteront ces entreprises qui viennent à Villers-Cotterêts sur l’emploi local : « Nous travaillons aujourd’hui avec 9 personnes pour la sécurité du site et toutes ont été recrutées localement, nous serons même 20 au pic d’activités entre mai et juillet prochain. »

La belle histoire se symbolise avec David dont l’expérience est une révélation : « Je me lance dans un nouveau projet professionnel, celui de devenir maître-chien. »

Dans le même temps, le conseil départemental s’appuie sur trois associations intermédiaires locales qui peuvent présenter du personnel en insertion et en toute réactivité pour la partie nettoyage de la base vie, prise en charge par la société A-G-net Propreté et Services. Les trois associations réunies pour cette action sont en l’occurrence AID Services de Soissons, Emploi & Service d’Ambleny et Les Petits Boulots de Villers-Cotterêts. « C’est une collaboration innovante et inédite sur le département, confie Sylvie Lefèvre, nous espérons que cette participation des associations intermédiaires s’organise de plus en plus régulièrement. » De son côté, A-G-net approuve l’initiative : « C’est une des rares fois où nous voyons un département qui s’implique autant, souligne la responsable commerciale Aude Oudin. Cela nous a permis d’avoir des candidats très rapidement, c’est rassurant pour les entreprises d’avoir ce soutien. »

Les travaux de cette première phase de chantier aboutiront à l’ouverture de la Cité internationale de la langue française en 2022. Ouverture qui illustrera le challenge que s’est fixé Xavier Bailly, l’administrateur à Villers-Cotterêts du Centre des monuments nationaux : « Révéler et ouvrir pour la première fois au public un monument extraordinaire tel que le château royal François 1er. »

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3 000 vaccinations réalisées à l’hôpital de Soissons

La vaccination contre le covid-19 s’organise à Soissons tout en s’adaptant à l’approvisionnement du précieux vaccin.
3 000 vaccinations, premières et deuxièmes doses, ont été réalisées à la mi-février au centre hospitalier où s’est rendue la ministre déléguée des Solidarités et de la Santé.

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Le centre hospitalier de Soissons est l’un des centres de vaccination contre le covid-19 du département de l’Aisne, ouvert depuis le 7 janvier suite au lancement de la campagne par le Gouvernement fin décembre. Il a été aménagé dans les locaux de la salle à manger de l’ancien hospice et est ouvert trois jours par semaine (mercredi, jeudi et vendredi). Les horaires sont adaptés en fonction de l’approvisionnement en vaccins.

A l’invitation du député Marc Delatte, la ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, Brigitte Bourguignon, chargée de l’Autonomie, s’est rendue en personne au centre de vaccination soissonnais pour suivre le déroulement de la campagne, échanger avec les soignants comme avec les personnes venues se faire vacciner. Une visite bienvenue du côté de la direction de l’hôpital : « Cela représente un message de soutien particulièrement opportun à l’égard des équipes hospitalières qui traversent dans la période actuelle des moments difficiles d’intense activité. »

Car à Soissons comme ailleurs, le centre de vaccination est victime de son succès. L’hôpital communique que le rythme de vaccinations est de 100 par jour, 45 depuis fin janvier, « étant précisé que le centre n’est ouvert que trois jours par semaine, sauf exception. » Aussi soutenu soit-il, le nombre de vaccinations ne suit pas l’explosion de demandes et dépend surtout de l’approvisionnement du précieux vaccin. Un exemple, à l’ouverture d’un jour de vaccination début février, le réfrigérateur du centre paraissait bien vide avec ses trois petits flacons de Pfizer, seule quantité distribuée à l’hôpital soissonnais pour la journée. Charge tout de même à la pharmacienne du CH, Marie-Agnès Zilavec, d’en extraire méticuleusement le bon nombre de doses pour assurer le service de vaccination minimum, ou plutôt maximum en ce qui concerne cette journée. Laurence Timsit, médecin coordinateur du centre de vaccination de Soissons, souligne : « 1 000 vaccinations ont dû être décalées car nous privilégions de fait les deuxièmes vaccinations, cela jusqu’au 24 février. »

« Il y a une tension sur le nombre de vaccins, reconnaît Brigitte Bourguignon. Mais elle n’existe pas qu’au niveau national, c’est la même chose partout en Europe. » Au-delà du soutien apporté aux soignants et de l’écoute à la population, la ministre est aussi présente sur le terrain pour véhiculer son message : « Nous ne faisons pas face à une pénurie mais à un ralentissement des livraisons, alors il est inutile d’ajouter de la colère à l’impatience. Tout le monde sera vacciné », assure-t-elle avant de rappeler : « Nous sommes dans un exercice nouveau, celui d’une campagne inédite à cette vitesse et qui recevait au départ beaucoup de défiance. » La ministre demande en somme de faire preuve de patience : « Ce n’est pas une course à l’échalote où tous les moyens sont bons pour arriver le premier, nous actionnons tous les leviers pour remporter la bataille. Il y a même beaucoup plus de centres que prévu pour une vaccination gratuite en France. »

Un deuxième centre ouvrira d’ailleurs fin février à Soissons, à l’Espace Simone Veil, en collaboration avec les services de la ville. Pour l’heure, à la mi-février, environ 1 400 personnes auront été vaccinées pour les premières et deuxièmes doses, soit près de 3 000 vaccinations au total. Sur le département, l’objectif fixé par le préfet de l’Aisne pour janvier de 10 000 vaccinations a été dépassé au 22 janvier avec 10 164 personnes vaccinées, dont 2 663 résidents d’EHPAD, 4 533 professionnels de santé, 2 610 personnes de plus de 75 ans et 358 autres personnes à risque.

La réhabilitation des Eclaircies sur la table

A l’occasion de la visite de la ministre Brigitte Bourguignon au centre hospitalier, le projet à l’Ehpad Les Eclaircies a été présenté. La direction explique : « Il consiste à lancer des études pour une réhabilitation lourde du bâtiment, avec une diversification des offres de prise en charge tournées vers l’accueil de jour, l’hébergement temporaire et la prise en charge des résidents souffrants de troubles cognitifs graves. » 

La ministre a assuré la direction de son soutien : « Pas dans 30 ans, dit-elle, mais effectif dans 5, 6 ou 7 ans. Les budgets sont déjà votés dans le Plan de relance où 3 milliards d’euros sont alloués aux seuls Ehpad. » Alain Crémont, maire de Soissons et de fait président du conseil de surveillance de l’hôpital, a bien noté la promesse de la ministre et se dit également « prêt à travailler sur le projet avec les services de la ville ».

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Le film de l’exhumation de l’abbé Albéric, mort en 1206

L’association Abbaye Royale Saint-Médard de Soissons a suivi au plus près la spectaculaire découverte du corps exceptionnellement conservé d’un abbé du XIIIe siècle. Présente lors de l’exhumation, elle refait le film de l’opération, « un événement à la une de la presse à tous niveaux et même à l’étranger », souligne Nicolas de Schonen, le président de l’association.

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La Drac des Hauts-de-France rappelle que des fouilles archéologiques sont menées sur autorisation de l’Etat sur le site de l’ancienne abbaye Saint-Médard, dont la crypte est classée au titre des Monuments Historiques depuis 1875
: « La phase 1 de cette opération conduite en 2020 est le fruit d’une collaboration étroite entre la Direction régionale des affaires culturelles Hauts-de-France, le conseil départemental de l’Aisne en charge de l’étude de la sépulture, le Centre national de la recherche scientifique, qui constitue notamment les archives vidéo de l’opération, et la Ville de Soissons, propriétaire des lieux, à l’origine des campagnes de fouilles archéologiques et qui apporte l’indispensable soutien financier et technique à ces opérations. »

C’est ainsi qu’une tombe a été découverte dans un exceptionnel état de conservation, sous la dalle funéraire de l’abbé Albéric de Braine, décédé le 3 mai 1206. Et le 28 octobre 2020, en ouvrant ce caveau, l’équipe de fouille a constaté que la hampe de la crosse, le grand manteau brodé qui enveloppait le corps de cet homme d’église et ses chaussures étaient conservés :

« Le corps était déposé sur une feuille de plomb et la tête reposait sur une pierre inclinée qui lui servait d’oreiller, témoigne la Drac. Un mystère pour les archéologues : le visage était recouvert par une tôle de plomb et la tête reposait sur un oreiller également en plomb. Une fouille en laboratoire s’imposait et ARC-Nucléart, atelier de recherche et de conservation au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives de Grenoble, a accepté de réaliser le prélèvement de cette sépulture, son traitement par irradiation gamma et son stockage. Le prélèvement a été réalisé mardi 15 décembre 2020, le transport et le traitement ont été engagés dès le lendemain. »

Corinne Chassaing, membre de l’association Abbaye Royale Saint-Médard, a suivi la découverte du corps. Elle témoigne de l’avancée de l’opération : « La terre a dû être dégagée autour du corps et des pierres pesant 250 kg. Le poids a rendu difficile la possibilité de glisser une grande plaque noire sous la pierre. Il a fallu s’aider de petites bandes servant de patins et d’une planche de consolidation.

Un cercueil de transport a été réalisé en contreplaqué, recouvert d’un film spécial.

L’opération la plus délicate : le glissement du corps sur le cercueil de transport par sept personnes. Après de très gros efforts, le corps a trouvé sa place, les experts l’ont examiné de plus près et ont prélevé d’infimes parties en vue d’une étude ADN. »

« Une fois le corps emballé dans le film thermo-collé, le cercueil est recouvert d’un contreplaqué et doit être rouvert à la sortie de la fosse pour être stabilisé par irradiation grâce à l’intervention d’ingénieurs en physique nucléaire, en vue du voyage jusqu’à Grenoble.

Le cercueil est sanglé puis hissé à l’horizontal, et depuis le 3 mai 1206 soit 814 ans, Albéric est sorti de sa tombe. »

Phase 2

La Drac Hauts-de-France annonce que la phase 2 de l’opération sera consacrée à la fouille, à l’étude et à la restauration de cet ensemble afin d’identifier précisément cet individu et les rituels funéraires qui caractérisent cette inhumation : « Une analyse ADN et une datation par mesure de radiocarbone seront réalisées. Une étude de l’histoire d’Albéric de Braine et de sa famille, très présente dans le Soissonnais aux XIIe et XIIIe siècles, sera également engagée aux Archives nationales de France. Une grande exposition, du type “de la fouille au musée”, est dès à présent envisagée. Pour le financement de cette importante phase 2, il sera fait appel au mécénat. »

L’association Abbaye Royale Saint-Médard de Soissons, qui a en charge aux côtés de la Ville de Soissons, la sauvegarde et la valorisation du site, sera également associée à cette opération.

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L’évolution du quartier Saint-Crépin s’expose dans la rue

Le témoignage du renouvellement de Saint-Crépin est exposé en images depuis le 14 décembre avenue Choron et place Lamartine.

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La rénovation du quartier Saint-Crépin est assurément le projet le plus ambitieux dans lequel s’est engagée la municipalité de Soissons lors de son mandat précédent : 50 millions d’euros investis sur un chantier de cinq années pour redonner un nouveau visage au quartier, redéfini par le maire Alain Crémont comme le futur « carrefour du sport et du bien être ». Les travaux ont débuté fin 2019 et sont planifiés par tranches jusqu’en 2024, du moins si ce fichu virus ne continue pas d’occasionner du retard au chantier.

Avec cette complète réhabilitation, les habitants de Saint-Crépin voient leur environnement changer au fur et à mesure. Le bouleversement de ce cadre de vie se devait d’être suivi et inventorié. La municipalité de Soissons a alors missionné Thierry Birrer pour travailler sur la mémoire du quartier. L’objectif : conserver une trace des actions menées, témoigner des modifications apportées au paysage urbain et comment elles influencent, modifient et améliorent la vie des habitants.

Thierry Birrer apparaît en effet comme le parfait relai pour ce travail. Il peut ici faire valoir sa double casquette d’habitant du quartier Saint-Crépin et d’auteur – reporter sur le plan professionnel.

De fait, il s’est mis au travail dès l’été 2019 pour suivre l’évolution du chantier et recueillir le témoignage des résidents et commerçants. Il a ainsi produit des dizaines de photographies et un court-métrage sur la première tranche des travaux effectués, à savoir le réaménagement de la place Lamartine, l’avenue Choron et la rue du général Pille. A chaque tranche de travaux, le même exercice sera réalisé jusqu’à la fin de la rénovation de Saint-Crépin.

Le résultat devait être présenté et exposé au Mail Scène culturelle le 13 mai dernier puis le 16 septembre, mais le covid-19 a une nouvelle fois tout bouleversé. Le choix a alors été pris d’amener directement l’exposition aux habitants en affichant 49 photographies dans la rue, avenue Choron et place Lamartine. Celle-ci est visible depuis le 14 décembre et restera en place jusqu’à fin mars, le court-métrage est quant à lui en ligne sur le site internet de la ville de Soissons. Une nouvelle exposition sera proposée chaque année jusqu’à la fin du renouvellement urbain de Saint-Crépin.

Exposition « Saint-Crépin fait peau neuve »
Renseignements auprès de la maison du projet – 10 avenue Choron – 03 23 76 50 40 – maisonduprojet@ville-soissons.fr

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