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Château François 1er : la Renaissance

Cette fois c’est bel et bien parti. Les travaux de réhabilitation du château François 1er de Villers-Cotterêts vont débuter en ce début d’année 2020. La Cité internationale de la langue française sera livrée en mars 2022. Et pour la première fois de son histoire, le château royal sera ouvert au public.

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Nommé en septembre par le Centre des monuments nationaux comme administrateur du château de Villers-Cotterêts, Xavier Bailly l’a d’emblée ressenti : « Les Cotteréziens sont très attachés à leur château. Et pourtant, l’histoire les en a privé, le monument a toujours été isolé, puis abandonné, mais aujourd’hui il y a un vrai projet. » Pas étonnant que les habitants lui aient réservé un accueil enthousiaste : « Ils sont impatients voire incrédules, rassurés aussi. »

Rassurés, car la nomination de Xavier Bailly témoigne de la véracité d’un projet en construction au sein du château, et non des moindres : la Cité internationale de la langue française. Un projet d’envergure nationale que l’administrateur missionné par les Monuments nationaux doit donc mener à terme. L’administrateur, « et mon équipe », aime à rappeler Xavier Bailly, puisque Claire-Elise Hubert l’appuie en qualité de chargée d’actions culturelles, éducatives et de communication. De plus, un documentaliste vient tout juste de rejoindre l’équipe. « Notre présence sur place démontre qu’il se passe quelque chose. Nous sommes les hommes et femme de terrain du siège des Monuments nationaux à Paris, avec qui nous sommes en constante relation. Nous faisons en somme l’interface sur les conditions et le fonctionnement du projet au quotidien, pour les domaines culturel et touristique bien sûr, mais aussi des points de vue technique, administratif, financier et juridique. »

L’ampleur du chantier est en effet colossale. L’Etat n’a d’ailleurs pas mis pour rien 110 M€ sur la table pour la réalisation de la première tranche (voir encadré). Pas de quoi apeurer Xavier Bailly pour autant, lui qui vient d’administrer le Mont-Saint-Michel pendant 5 ans, rien que ça. Bien au contraire, il se dit « très enthousiaste à l’idée de relever ce challenge et préparer l’ouverture avec l’ensemble des partenaires que sont la commune, la communauté de communes, le département, la région, l’Education Nationale ou le ministère de la Culture. »

Le challenge est à la fois sa difficulté : « Révéler et ouvrir pour la première fois au public un monument extraordinaire tel que le château royal François 1er ». Et pourtant, sa première approche du château ne lui avait pas laissé les meilleurs souvenirs : « Je connaissais déjà le monument, confie-t-il, car il y a bien longtemps, lorsque j’étais étudiant en Histoire de l’art, j’avais fait la demande de le visiter. Elle m’a été refusée, je n’ai pu voir que la cour, et déjà à l’époque j’avais ressenti une profonde tristesse à la vision de son état de délabrement. »

Mais l’heure n’est plus à l’abattement, il est à la reconstruction :
« Tous les principaux appels d’offres sont lancés », s’enorgueillit Xavier Bailly, impatient de livrer la Cité internationale de la langue française en 2022, « pour révéler au public, et plus particulièrement aux habitants de la ville, les chefs d’œuvres qui existent encore dans ce château ».

Un chantier impressionnant

Le chantier de réhabilitation du château François 1er démarre en ce début d’année 2020. Cette première phase pour laquelle un budget de 110 M€ a été alloué concerne la partie du logis royal et du jeu de paume où s’installera la Cité internationale de la langue française (en jaune sur le schéma). L’ouverture est programmée à mars 2022.

Les travaux débuteront par un chantier “impressionnant” de l’aveu même de l’administrateur Xavier Bailly, celui de l’installation de la “base vie”, à savoir toute la partie technique dédiée aux entreprises, qui leur permettra de fonctionner, entrer et sortir. Cette partie du chantier se situera côté parc du château et n’aura aucune incidence sur le quotidien des habitants, si ce n’est le passage au ras des grilles régulièrement utilisé par les joggers et les promeneurs. Celui-ci sera maintenu par un petit passage en bois mais légèrement décalé.

La deuxième phase après 2022 concernera la cour des Offices, les ailes des communs et les bâtiments du XIXe siècle, mais la feuille de route et son budget n’ont pas encore été établis à cette avancée du projet.

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Le cinéma est déconfiné pour l’été

Au premier jour de réouverture autorisée, le cinéma de Soissons est sorti de son confinement le lundi 22 juin.

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Nicolas Bey est le directeur du cinéma de Soissons depuis un an.

Après 100 jours de fermeture, le directeur Nicolas Bey et son équipe étaient impatients de rouvrir les portes des Clovis : « 100 jours de fermeture c’est inédit, confirme Nicolas, même pendant la guerre les salles de cinéma étaient ouvertes. »

Impatients mais aussi quelque peu frustrés. Habituellement à cette époque de l’année le cinéma bat son plein : « La fête du cinéma a été bien sûr annulée. L’an dernier à cette même date il y avait foule, ce sont toujours des moments agréables. » La fréquentation a tout simplement chuté de 70 % et la population n’est pas encore prête à reprendre toutes ses habitudes, à raison : « Il n’y aura pas de retour à la normale avant le mois de novembre, estime Nicolas Bey, les distributeurs américains sont très frileux et ils décalent toutes leurs grosses productions. »

Le directeur des Clovis ne se désunit pas pour autant, bien au contraire, toute l’équipe a mis « plein pot sur les mesures sanitaires » et est prête à accueillir le public de l’été. Sept dessins animés seront à l’affiche et le cinéma travaille sur le développement des contenus, « nous essayons par exemple d’avoir la saga Jurassic Park », confie Nicolas. Dans tous les cas, il se sent soutenu par sa direction : « CGR est un grand groupe en plein essor et il a les reins solides. Le cinéma de Soissons ne sera pas impacté et les projets ne seront pas avortés. »

La construction du nouveau cinéma est donc toujours d’actualité, la seule inconnue reste encore à savoir où…

ALLIANZ – Parution 2

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Maison Henry : des Soissonnais soucieux de sa préservation

Alors que la construction du domaine d’Agathe et ses 113 appartements haut de gamme est lancé boulevard Jeanne d’Arc à Soissons, un groupe de citoyens appelle à la vigilance pour la préservation de la Maison Henry, modèle de l’Art Nouveau du début du XXe siècle.

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Le chantier du domaine d’Agathe a débuté dans le prolongement de la Maison Henry.

Le chantier de construction du domaine d’Agathe a commencé début 2020 et déjà en avril des riverains se sont levés contre l’abattage d’un hêtre centenaire, sans résultat. Il est certain que la surface importante de la future résidence s’étend sur la majeure partie de l’ancien parc boisée de la Maison Henry (voir l’encadré). Maison Henry qui est maintenant l’objet de toutes les attentions d’un groupe de citoyens soissonnais, composé de Denis Rolland (vice-président de la Société Historique de Soissons), Eric Boutigny (auteur spécialiste de l’Art Déco dans l’Aisne) et Evelyne Leroy (créatrice du groupe Facebook « Soissons et environs, d’hier et d’aujourd’hui »).

Construite en 1905, l’édifice reste le témoin de l’architecture soissonnaise typique du début du XXe siècle avec ses boiseries Art Nouveau, ses cheminées et moulures Art Déco et son jardin d’hiver. La maison sera belle et bien conservée, elle fait partie intégrante du projet de la société Aegide Domitys qui prévoit de réhabiliter l’intérieur pour y aménager notamment six logements. Ces travaux de réhabilitation n’ont pas encore débuté mais le groupe, soucieux de la préservation du patrimoine local, préfère prendre les devants : « Notre démarche est d’attirer l’attention du public et d’appeler à la vigilance », disent-ils. La vue d’une vidéo présentant le projet pour l’intérieur de la maison les a en effet alertés : « La rénovation ne laisse visiblement aucune place aux éléments de décor Art nouveau qu’il faut conserver. Nous sommes tout autant inquiets pour la réhabilitation du jardin d’hiver avec ses ferronneries et ses verreries du début XXe. Par ailleurs, du fait que la maison soit cloîtrée depuis 6 ans avec ses fenêtres calfeutrées, sans ventilation et sans chauffage, nous avons la crainte que le bois soit attaqué par la mérule. Il y aurait dans tous les cas un diagnostic à faire sur la présence ou non de ce champignon. »

Si les trois Soissonnais lancent cet appel public, c’est aussi parce que le contact n’est pas établi avec le constructeur. Mais le président de la Société Historique que Denis Rolland a été pendant des années n’a pas oublié d’anticiper les choses quand il s’agit encore une fois de protéger le patrimoine : « J’avais fait précédemment une demande de classement de la maison en monument historique, demande acceptée et inscrite en septembre 2015. J’ai fait cette action par précaution pour le futur aménagement. Il est vrai que l’inscription en monument historique a été accordée après le dépôt de permis, mais j’espère que le constructeur respectera cette réglementation. »

Dans l’incertitude, le groupe de citoyens soissonnais lance donc son appel à la vigilance pour la préservation de la Maison Henry.

ALLIANZ – Parution 2

Le projet Agathe

Le permis de construire du domaine d’Agathe au 78 – 78 bis boulevard Jeanne d’Arc a été accordé à la société Aegide Domitys en octobre 2014. Le projet prévoit la réalisation d’une résidence haut de gamme pour seniors autonomes, composée de 113 appartements allant du studio au 3 pièces. L’ensemble d’une surface de 7 433 m2 au plancher, pour une hauteur maximale de 14 m, est construit sur la parcelle de 8 740 m2 du parc de la maison de maître, couramment appelée Maison Henry. Maison qui est elle-même intégrée au projet et qui fera face à la future résidence neuve. Elle sera réaménagée pour abriter six logements, ainsi que des espaces pour séminaires et activités communes. Le chantier a commencé en ce début d’année 2020 pour se terminer fin 2021, date de livraison annoncée avant le confinement.

Le projet du domaine d’Agathe sur le parc Henry, au cœur du boulevard Jeanne d’Arc.

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Les « emplois francs » généralisés pour relancer l’embauche dans les quartiers prioritaires

L’Etat relance pour un an l’aide à l’embauche des habitants des Quartiers Prioritaires de la Ville, dont l’accès à l’emploi reste plus fermé.

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Les « emplois francs » ont été expérimentés dans les Hauts-de-France d'avril 2018 à décembre 2019. A Soissons, les quartiers de Presles, Chevreux et Saint-Crépin sont concernés. La municipalité et ses partenaires avaient organisé il y a un an un « forum emplois francs », ici à la salle #Aulocal, rue du Bois de Sapin (photo d'archives).

Les inégalités face à l’emploi subsistent si l’on vient d’un quartier dit « difficile » ou si l’on habite un riche centre-ville. A diplôme, âge et parcours équivalents, il est en effet toujours plus difficile d’accéder à un travail pour les habitants des Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV). C’est bien à l’intention des habitants des QPV que les « emplois francs » ont été expérimentés sur certains territoires. A Soissons, les quartiers de Presles, Chevreux et Saint-Crépin sont concernés.

Le principe des emplois francs consiste à aider financièrement tout employeur (entreprise, association) qui recrute un demandeur d’emploi ou un jeune suivi par une mission locale et résidant dans un QPV, dans le cadre d’un CDI ou d’un CDD d’au moins 6 mois. Après un an et demi d’expérimentation, l’Etat a décidé de le généraliser depuis le 1er janvier 2020 sur l’ensemble du territoire pour une durée d’un an.

Avec ces emplois francs, le but est bien sûr de relancer l’embauche. Les entreprises qui souhaite recruter avec ce dispositif doivent adresser leur demande d’aide à Pôle Emploi dans les trois mois qui suivent la signature du contrat de travail. Le montant de l’aide financière de l’État accordée à l’employeur pour un emploi franc est à hauteur de :

  • 5 000 € par an sur 3 ans en CDI.
  • 2 500 € par an sur 2 ans en CDD d’au moins 6 mois.

Dans le département de l’Aisne, on compte actuellement 17 Quartiers Prioritaires de la Ville répartis dans neuf villes (Saint-Quentin, Soissons, Laon, Château-Thierry, Hirson, Chauny, Tergnier, La Fère et Villers-Cotterêts). Au total, près de 6 800 demandeurs d’emploi domiciliés dans ces quartiers prioritaires peuvent bénéficier du dispositif Emplois francs (données au 31 décembre 2019).

ALLIANZ – Parution 2

Le constat établi par l’Etat

Le taux de chômage dans les quartiers prioritaires de la Politique de la ville reste très élevé, proche de 25 %, soit plus de deux fois et demi le taux de chômage national.

Les difficultés d’accès à l’emploi touchent toutes les catégories de résidents de ces quartiers prioritaires, les personnes peu qualifiées mais aussi les personnes les plus diplômées.

Les études montrent que le fait d’être issu de certains territoires ou quartiers constitue un frein d’accès à l’emploi.

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P U B L I C I T É
JEROME TROUVE – Hypnose

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