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La Rose et la tempête

La rose de la cathédrale de Soissons est présentée au public à l’abbaye Saint-Léger pendant sa restauration, suite à sa destruction par la tempête Egon de janvier 2017.

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Dans la nuit du 12 au 13 janvier 2017, le passage de la tempête Egon en terres soissonnaises aura eu comme conséquence la plus spectaculaire d’avoir fait volé en éclats la rose occidentale de la cathédrale Saint-Gervais – Saint-Protais. Propriété de l’Etat, elle a fait depuis l’objet d’un diagnostic approfondi, « préalable indispensable avant d’engager les travaux de restauration, souligne le service Architecture et Patrimoine de Soissons. Après notamment une analyse fine des matériaux employés, la mise en évidence de leur hétérogénéité, il a été décidé d’opter pour une restitution intégrale des remplages de la rose occidentale. »

C’est donc un chantier rare qui débute à Soissons, celui de la réalisation d’une rose de cathédrale en ce début du XXIe siècle : « Il semble opportun de faire partager au plus grand nombre les enjeux et problématiques liés à ce chantier d’ampleur, et de découvrir de tout près la rose pendant sa restauration, posée sur le pavement de l’église Saint-Léger. »

De là est née l’exposition La Rose et la Tempête dédiée à cette œuvre magistrale de l’époque médiévale et qui va renaître au fil des mois. Pendant un an plus précisément, de janvier 2020 à janvier 2021, la Direction régionale des affaires culturelles des Hauts-de-France et la Ville de Soissons proposent en effet au public de vivre au plus près ce chantier de restauration peu commun.

De plus, durant l’exposition, le service Architecture et Patrimoine organise plusieurs événements qui ponctueront l’année. Nommées « Eclats de cathédrale, des fractures de la Grande Guerre jusqu’à la tempête Egon », les premières animations invitent « à une pérégrination urbaine de la cathédrale à l’abbatiale Saint-Léger où sont présentés les remplages de la rose réassemblés ».

Le programme des animations

  • « La Rose et la Tempête » : exposition du 10 janvier 2020 au 10 janvier 2021 à l’abbaye Saint-Léger – 2,5 € (tarif plein), 1 € (tarif réduit). Parallèlement à cette exposition, le musée de Soissons accueille, jusqu’au 31 mai 2020, l’exposition Revivre ! 1918, l’Aisne se reconstruit, conçue par les Archives départementales de l’Aisne.
  • « Eclats de cathédrale, des fractures de la Grande Guerre jusqu’à la tempête Egon » : dimanches 16 février et 15 mars à 14h30, rendez-vous à l’entrée de la cathédrale – 7 € par personne + 1 € de droit d’entrée au musée.
  • « L’imaginaire de la rose du moyen-âge au XXe siècle » : dimanches 19 avril, 17 mai et 14 juin.
  • « La magie des verres de couleur » : de juillet à septembre.
  • « Comprendre et restaurer » : dimanches 18 octobre, 22 novembre et 13 décembre.

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Le cinéma est déconfiné pour l’été

Au premier jour de réouverture autorisée, le cinéma de Soissons est sorti de son confinement le lundi 22 juin.

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Nicolas Bey est le directeur du cinéma de Soissons depuis un an.

Après 100 jours de fermeture, le directeur Nicolas Bey et son équipe étaient impatients de rouvrir les portes des Clovis : « 100 jours de fermeture c’est inédit, confirme Nicolas, même pendant la guerre les salles de cinéma étaient ouvertes. »

Impatients mais aussi quelque peu frustrés. Habituellement à cette époque de l’année le cinéma bat son plein : « La fête du cinéma a été bien sûr annulée. L’an dernier à cette même date il y avait foule, ce sont toujours des moments agréables. » La fréquentation a tout simplement chuté de 70 % et la population n’est pas encore prête à reprendre toutes ses habitudes, à raison : « Il n’y aura pas de retour à la normale avant le mois de novembre, estime Nicolas Bey, les distributeurs américains sont très frileux et ils décalent toutes leurs grosses productions. »

Le directeur des Clovis ne se désunit pas pour autant, bien au contraire, toute l’équipe a mis « plein pot sur les mesures sanitaires » et est prête à accueillir le public de l’été. Sept dessins animés seront à l’affiche et le cinéma travaille sur le développement des contenus, « nous essayons par exemple d’avoir la saga Jurassic Park », confie Nicolas. Dans tous les cas, il se sent soutenu par sa direction : « CGR est un grand groupe en plein essor et il a les reins solides. Le cinéma de Soissons ne sera pas impacté et les projets ne seront pas avortés. »

La construction du nouveau cinéma est donc toujours d’actualité, la seule inconnue reste encore à savoir où…

ALLIANZ – Parution 2

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Maison Henry : des Soissonnais soucieux de sa préservation

Alors que la construction du domaine d’Agathe et ses 113 appartements haut de gamme est lancé boulevard Jeanne d’Arc à Soissons, un groupe de citoyens appelle à la vigilance pour la préservation de la Maison Henry, modèle de l’Art Nouveau du début du XXe siècle.

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Le chantier du domaine d’Agathe a débuté dans le prolongement de la Maison Henry.

Le chantier de construction du domaine d’Agathe a commencé début 2020 et déjà en avril des riverains se sont levés contre l’abattage d’un hêtre centenaire, sans résultat. Il est certain que la surface importante de la future résidence s’étend sur la majeure partie de l’ancien parc boisée de la Maison Henry (voir l’encadré). Maison Henry qui est maintenant l’objet de toutes les attentions d’un groupe de citoyens soissonnais, composé de Denis Rolland (vice-président de la Société Historique de Soissons), Eric Boutigny (auteur spécialiste de l’Art Déco dans l’Aisne) et Evelyne Leroy (créatrice du groupe Facebook « Soissons et environs, d’hier et d’aujourd’hui »).

Construite en 1905, l’édifice reste le témoin de l’architecture soissonnaise typique du début du XXe siècle avec ses boiseries Art Nouveau, ses cheminées et moulures Art Déco et son jardin d’hiver. La maison sera belle et bien conservée, elle fait partie intégrante du projet de la société Aegide Domitys qui prévoit de réhabiliter l’intérieur pour y aménager notamment six logements. Ces travaux de réhabilitation n’ont pas encore débuté mais le groupe, soucieux de la préservation du patrimoine local, préfère prendre les devants : « Notre démarche est d’attirer l’attention du public et d’appeler à la vigilance », disent-ils. La vue d’une vidéo présentant le projet pour l’intérieur de la maison les a en effet alertés : « La rénovation ne laisse visiblement aucune place aux éléments de décor Art nouveau qu’il faut conserver. Nous sommes tout autant inquiets pour la réhabilitation du jardin d’hiver avec ses ferronneries et ses verreries du début XXe. Par ailleurs, du fait que la maison soit cloîtrée depuis 6 ans avec ses fenêtres calfeutrées, sans ventilation et sans chauffage, nous avons la crainte que le bois soit attaqué par la mérule. Il y aurait dans tous les cas un diagnostic à faire sur la présence ou non de ce champignon. »

Si les trois Soissonnais lancent cet appel public, c’est aussi parce que le contact n’est pas établi avec le constructeur. Mais le président de la Société Historique que Denis Rolland a été pendant des années n’a pas oublié d’anticiper les choses quand il s’agit encore une fois de protéger le patrimoine : « J’avais fait précédemment une demande de classement de la maison en monument historique, demande acceptée et inscrite en septembre 2015. J’ai fait cette action par précaution pour le futur aménagement. Il est vrai que l’inscription en monument historique a été accordée après le dépôt de permis, mais j’espère que le constructeur respectera cette réglementation. »

Dans l’incertitude, le groupe de citoyens soissonnais lance donc son appel à la vigilance pour la préservation de la Maison Henry.

ALLIANZ – Parution 2

Le projet Agathe

Le permis de construire du domaine d’Agathe au 78 – 78 bis boulevard Jeanne d’Arc a été accordé à la société Aegide Domitys en octobre 2014. Le projet prévoit la réalisation d’une résidence haut de gamme pour seniors autonomes, composée de 113 appartements allant du studio au 3 pièces. L’ensemble d’une surface de 7 433 m2 au plancher, pour une hauteur maximale de 14 m, est construit sur la parcelle de 8 740 m2 du parc de la maison de maître, couramment appelée Maison Henry. Maison qui est elle-même intégrée au projet et qui fera face à la future résidence neuve. Elle sera réaménagée pour abriter six logements, ainsi que des espaces pour séminaires et activités communes. Le chantier a commencé en ce début d’année 2020 pour se terminer fin 2021, date de livraison annoncée avant le confinement.

Le projet du domaine d’Agathe sur le parc Henry, au cœur du boulevard Jeanne d’Arc.

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Les « emplois francs » généralisés pour relancer l’embauche dans les quartiers prioritaires

L’Etat relance pour un an l’aide à l’embauche des habitants des Quartiers Prioritaires de la Ville, dont l’accès à l’emploi reste plus fermé.

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Les « emplois francs » ont été expérimentés dans les Hauts-de-France d'avril 2018 à décembre 2019. A Soissons, les quartiers de Presles, Chevreux et Saint-Crépin sont concernés. La municipalité et ses partenaires avaient organisé il y a un an un « forum emplois francs », ici à la salle #Aulocal, rue du Bois de Sapin (photo d'archives).

Les inégalités face à l’emploi subsistent si l’on vient d’un quartier dit « difficile » ou si l’on habite un riche centre-ville. A diplôme, âge et parcours équivalents, il est en effet toujours plus difficile d’accéder à un travail pour les habitants des Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV). C’est bien à l’intention des habitants des QPV que les « emplois francs » ont été expérimentés sur certains territoires. A Soissons, les quartiers de Presles, Chevreux et Saint-Crépin sont concernés.

Le principe des emplois francs consiste à aider financièrement tout employeur (entreprise, association) qui recrute un demandeur d’emploi ou un jeune suivi par une mission locale et résidant dans un QPV, dans le cadre d’un CDI ou d’un CDD d’au moins 6 mois. Après un an et demi d’expérimentation, l’Etat a décidé de le généraliser depuis le 1er janvier 2020 sur l’ensemble du territoire pour une durée d’un an.

Avec ces emplois francs, le but est bien sûr de relancer l’embauche. Les entreprises qui souhaite recruter avec ce dispositif doivent adresser leur demande d’aide à Pôle Emploi dans les trois mois qui suivent la signature du contrat de travail. Le montant de l’aide financière de l’État accordée à l’employeur pour un emploi franc est à hauteur de :

  • 5 000 € par an sur 3 ans en CDI.
  • 2 500 € par an sur 2 ans en CDD d’au moins 6 mois.

Dans le département de l’Aisne, on compte actuellement 17 Quartiers Prioritaires de la Ville répartis dans neuf villes (Saint-Quentin, Soissons, Laon, Château-Thierry, Hirson, Chauny, Tergnier, La Fère et Villers-Cotterêts). Au total, près de 6 800 demandeurs d’emploi domiciliés dans ces quartiers prioritaires peuvent bénéficier du dispositif Emplois francs (données au 31 décembre 2019).

ALLIANZ – Parution 2

Le constat établi par l’Etat

Le taux de chômage dans les quartiers prioritaires de la Politique de la ville reste très élevé, proche de 25 %, soit plus de deux fois et demi le taux de chômage national.

Les difficultés d’accès à l’emploi touchent toutes les catégories de résidents de ces quartiers prioritaires, les personnes peu qualifiées mais aussi les personnes les plus diplômées.

Les études montrent que le fait d’être issu de certains territoires ou quartiers constitue un frein d’accès à l’emploi.

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P U B L I C I T É
JEROME TROUVE – Hypnose

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