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Le Département organise 300 dépistages par jour

A partir de ce lundi 27 avril, le Département de l’Aisne est en capacité de réaliser 300 tests de dépistage du coronavirus par jour, en partenariat avec l’hôpital de Soissons. D’ici deux à trois semaines, il sera même en mesure d’en réaliser 500 par jour.

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Avec son Laboratoire Départemental d’Analyses et de Recherche (LDAR), le conseil départemental de l’Aisne peut participer au dépistage du coronavirus. Le LDAR dispose en effet des moyens adaptés pour réaliser le dépistage : bâtiment équipé de salles de laboratoire spécifiques pour l’accueil d’échantillons pathogènes, personnel compétent, maîtrise de la technique analytique dite « PCR » * (réaction en chaîne par polymérase), matériels et réactifs permettant d’analyser des séries importantes d’échantillons.

« Dès cette semaine, les équipes du LDAR travailleront jusqu’à 7 jours sur 7 si besoin pour réaliser les échantillons, communique le Département. De nouvelles modalités d’organisation du travail au laboratoire permettront d’atteindre les objectifs de 200 à 300 tests par jours, puis les 500 dans deux semaines. » Plus précisément, cette première semaine est consacrée à la validation de la méthode qui repose sur des réalisations de tests en double à partir d’échantillons communs en différents lieux : LDAR – CH de Soissons et CHU d’Amiens.

Les analyses en capacité d'être réalisées au Laboratoire Départemental d'Analyses et de Recherche de l'Aisne (© CD02).

L’engagement du Département

Dès le 3 avril, le président du département, Nicolas Fricoteaux, avait sollicité le premier ministre afin d’obtenir l’autorisation gouvernementale nécessaire pour réaliser les analyses.

Sans attendre, le LDAR s’est préparé pour pouvoir réaliser au plus vite des quantités importantes de tests : « Le 6 avril, précise Olivier Mathie, le directeur du LDAR, nous avons effectué les commandes nécessaires en consommables, réactifs, kits d’analyse, équipements de protection individuelle (EPI), matériels complémentaires pour augmenter encore la capacité d’analyse, tout cela dans un contexte de marché très tendu. Le LDAR va pouvoir réaliser 8 000 analyses avec les réactifs achetés et livrés et vendredi dernier, nous avons réalisé les premiers tests qui servent à valider la méthode analytique».

De plus, le LDAR doit s’associer avec un laboratoire spécialisé en biologie médicale pour le rendu des résultats car la sécurité et la fiabilité des résultats d’analyse impliquent une caractérisation précise de la méthode d’analyse avant la réalisation de grandes séries d’échantillons.

C’est pourquoi un partenariat étroit a été mis en place avec le centre hospitalier de Soissons. Le SDIS apporte également son concours logistique en transportant des échantillons entre les lieux de prélèvements, le centre hospitalier et le LDAR.

Avec cette organisation, le Département de l’Aisne veut répondre au besoin crucial de détecter au plus vite les porteurs du coronavirus et ainsi enrayer la pandémie actuelle.

* Le test PCR recherche la présence de virus, par prélèvement naso-pharyngé, grâce à un écouvillon (long coton-tige). Il s’agit de détecter un brin d’ARN appartenant au coronavirus SARS-Cov-2. Le résultat des tests est transmis sous 24h à 48h au patient.

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Acte Viande : la charte locale de la bonne viande

Dans l’Aisne, Acte Viande est la filière d’élevages traditionnels qui certifie une viande de haute qualité proposée chez seulement trois bouchers du Valois et du Soissonnais. La famille Bazin à Saint-Pierre-Aigle en est l’un des deux éleveurs.

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« Manger de la bonne viande, cela passe par une bonne bête, un bon éleveur, un bon boucher et un bon cuisinier », voilà la devise de Baptiste Bazin et plus simplement de l’amateur de bonne viande qu’il est. Car chez les Bazin, on aime la bonne viande de père en fils.
S’ils sont agriculteurs depuis 12 générations, la famille s’est ouvert à l’élevage depuis 4 générations. Laurent est lui-même à l’origine de la création d’Acte Viande en 1989, regroupant des éleveurs et bouchers qui souhaitaient travailler ensemble en circuit-court. Après avoir défini un cahier des charges et la traçabilité du produit, Acte Viande assure depuis « la haute qualité d’une viande locale, la provenance d’élevages traditionnels de l’Aisne, le travail par des boucheries artisanales, tout ceci dans le respect du bien-être animal ».
A l’origine d’Acte Viande en 1989, une quarantaine de bouchers et une vingtaine d’éleveurs locaux s’étaient engagés dans la démarche. Aujourd’hui ils sont six bouchers et deux familles d’éleveurs, à savoir la famille Bazin à Saint-Pierre-Aigle et la famille Pinta à Noyant-et-Aconin. « Nous sommes bien moins nombreux, reconnaît Thibaut Bazin, la filière a énormément évolué du fait bien sûr de l’explosion des grandes surfaces en 35 ans et à l’inverse des fermetures des artisans bouchers. »
Pour autant, les deux frères Baptiste et Thibaut ont tenu à perpétuer l’activité élevage de leur père Laurent, « en semi-retraite progressive, s’amusent-ils, il assure toujours le relationnel avec les bouchers notamment, mais nous recherchons en effet quelqu’un pour renforcer l’équipe lorsqu’il aura définitivement passé la main. »
Dans tous les cas, le père a d’ores et déjà passé aux fistons la passion et le savoir-faire qu’exige le label Acte Viande. Tout comme la famille Pinta avec laquelle ils s’entraident toujours, les Bazin poursuivent la même façon de procéder : « La sélection de bêtes d’exception tout d’abord, adaptée aux préférences de chaque boucher. Puis l’élevage 6 mois de l’année en grande pâture pour une croissance lente et régulière. L’hiver à l’abri, pour surveiller les naissances d’une part, sur un lit de paille que nous changeons trois fois par semaine. Et une nourriture très équilibrée d’autre part, à base de pulpes de betteraves et de pois qui viennent de notre exploitation, auxquels nous ajoutons notamment du lin, des minéraux, des granulés de colza et de maïs, sans OGM bien sûr. »

Baptiste , Laurent et Thibaut Bazin aux petits soins de leurs Limousines en pâture du côté de Saint-Pierre-Aigle.

La famille élève ainsi près de 300 bêtes actuellement en pâture autour de Saint-Pierre-Aigle : des vaches de race Limousine, « qui produisent une viande fine, tendre et juteuse », confient-ils, mais aussi de la Blanc bleu, la Parthenaise ou encore la Blonde d’Aquitaine, « à la demande du boucher qui achète exclusivement des génisses d’au moins 3 ans, les mâles étant moins qualitatifs ».
Sur les 6 bouchers partenaires d’Acte Viande, 3 sont installés dans le Soissonnais et le Valois : les boucheries Petit et Hamby à Soissons, et la boucherie Cotelle à Villers-Cotterêts. Acte Viande reste le seul élevage de l’Aisne qui leur assure cette charte de haute qualité :
« C’est un marché de niche, nous sommes les derniers des Mohicans, s’amusent Thibaut et Baptiste. Mais la filière fonctionne car c’est la seule façon d’avoir de la bonne viande. » Dans le même temps, ils admettent qu’ils ne pourraient pas vivre uniquement de l’élevage : « C’est vrai que la tendance va plutôt contre l’élevage et la consommation de viande. Mais nous n’incitons personne à la consommation, chacun est libre de faire comme il veut. Nous sommes toujours prêts en revanche à ouvrir nos portes pour expliquer notre fonctionnement, nous sommes transparents à 100 %. »
Ils se disent par ailleurs prêts à travailler avec d’autres bouchers qui se reconnaissent dans leur démarche : « Il est certain que la filière conduit à un coût plus élevé, nous sommes cependant partisans de manger moins de viande mais mieux. Nous faisons le choix de la qualité plutôt que de la quantité, une qualité qui se retrouve chez nos artisans bouchers. »

Acte Viande

Les éleveurs : Famille Bazin à Saint-Pierre-Aigle – Famille Pinta à Noyant-et-Aconin.
Les bouchers : Cotelle (Villers-Cotterêts) , Petit et Hamby (Soissons), Maricourt (Ussy-sur-Marne), Vansteenbrugghe (Athis-sous-Laon), Denis (Crouy-sur-Ourcq).

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LIVRE : Trois siècles d’économie en Soissonnais

S’appuyant sur 50 années d’observations, d’échanges, de rencontres et d’archives soigneusement conservées, le fondateur du Vase Communicant publie un ouvrage abondamment illustré sur 300 ans d’histoire économique locale.

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S’il y a une personnalité que les lecteurs du Vase Communicant connaissent, c’est bien Michel Bultot. Fondateur du magazine gratuit d’informations locales du Soissonnais en 2007, il coule aujourd’hui une paisible retraite depuis 4 ans, après avoir laissé la main de son bimensuel au fiston Martin. Mais l’écriture et la passion du territoire le rappellent toujours, on ne se refait pas. Michel s’est alors plongé dans l’histoire de l’économie soissonnaise, en faisant un bond de 300 ans, de la Révolution à 2020. Aucun hasard ici dans le choix du sujet à traiter : « Je suis tombé dedans quand j’étais petit, s’amuse-t-il, c’est le fruit d’un travail de 50 ans de recherches, de collectes et d’archives. Le livre s’appuie sur mes sources personnelles que je note depuis 1972 et que j’ai complétées au fur et à mesure. » De qui dirait obsessionnel, non c’est là tout l’esprit curieux de Michel : « J’observe comment les choses évoluent, spécifiquement dans le Soissonnais, mon côté chauvin. » L’aspect histoire économique s’est également imposé tout naturellement : « La vie économique se crée et se transforme sans cesse, et pourtant elle est très peu couverte dans l’histoire locale, il existe très peu d’écrits sauf dans les grandes zones urbaines. De même, ici très peu d’entreprises ont écrit leur histoire. »

L'histoire des grandes entreprises soissonnaises tombant petit à petit dans l'oubli des jeunes générations a poussé Michel Bultot à écrire « Trois siècles d'économie en Soissonnais ».

Les ouvertures, les fermetures, les changements, les projets des entreprises… Les lecteurs assidus du Vase Communicant auront vite fait le parallèle avec la rubrique « Informerciales » du journal, « le fondement du magazine, confirme Michel, directement inspiré de mes observations régulières. Celles-ci forment aussi la base de ce livre. » Les habitués du Vase y retrouveront en effet toute la patte de Bultot père, avec toute sa rigueur et sa connaissance du territoire. Ils y retrouveront également la forme puisque les 210 pages largement illustrées ont été composées par Alexandre Dupont, le graphiste du journal.

« Trois siècles d’économie en Soissonnais » retrace ainsi un large pan de l’histoire locale à travers les rencontres de l’auteur avec des centaines d’acteurs économiques, des milliers de coupures de presse, d’anecdotes et d’archives soigneusement conservées. De ces 300 années de vie économique, Michel Bultot en ressort l’analyse que « Soissons n’était pas du tout une ville industrielle avant la Révolution contrairement à d’autres grandes et moyennes villes voisines. Elle ne comptait que 7 000 habitants en 1760 dont 1 000 ecclésiastiques et religieux, elle était probablement la ville la plus ecclésiastique avec ses 18 abbayes et couvents. Le tout début d’un développement industriel est finalement lié à la vente des biens nationaux et donc de ses abbayes qui ont été autant de nouveaux bâtiments pour l’installation des industries. »

Il ajoute : « Le vrai démarrage de l’industrialisation dans le Soissonnais débute avec la verrerie Vauxrot en 1826 puis la fonderie Zickel Dehaitre en 1846. S’en est suivie la grosse révolution industrielle de 1870 à 1914, une période durant laquelle les entreprises n’ont pas arrêté de s’implanter. Puis la ville a connu son apogée dans les années 1960/70 avec ses chaudronneries et ses cartonneries avant le coup d’arrêt de 1975. Une centaine d’entreprises ont disparu en 40 ans et près de 7 000 emplois industriels dans le même temps. » Michel Bultot voit-il trois siècles d’économie soissonnaise qui se termine en faillite ? « Le territoire opère un tournant dans son activité depuis les années 2000/2010 avec l’essor du numérique. Il se matérialise par exemple par la création du Parc Gouraud, appuyé par l’intervention des pouvoirs publics en mettant à disposition terrains et bâtiments. On peut donc revoir l’avenir avec optimisme dans le Soissonnais. »

« Trois siècles d’économie en Soissonnais »
par Michel Bultot, édition Le Vase Communicant :

en vente à partir de début décembre dans toutes les librairies soissonnaises

208 pages, 29,90 €.

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Le label Ville et Pays d’art et d’histoire à l’échelle du Soissonnais

Les élus de GrandSoissons veulent mettre en place une politique commune de mise en valeur de tout le patrimoine soissonnais à l’échelle de l’agglomération et de ses
28 communes.

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Dès son élection à la présidence de GrandSoissons Agglomération en 2020, Alain Crémont a présenté le développement économique du territoire comme une priorité. Sa politique de développement économique inclut l’essor du tourisme local et par là même la mise en valeur du patrimoine soissonnais. Quelques semaines plus tard à l’heure du bilan touristique de l’été 2020, il annonçait déjà en misant sur la richesse historique et patrimoniale locale : « Faire du Soissonnais non plus un territoire de transition, mais un territoire de destination ». Le vice-président au tourisme Pascal Tordeux ajoutait à cette occasion : « Le Soissonnais est un livre d’histoire à ciel ouvert et c’est cette histoire que nous devons raconter aux visiteurs. »

L’enjeu est bien de capitaliser sur les multiples atouts artistiques et patrimoniaux du territoire. C’est pourquoi les élus du conseil communautaire ont voté l’extension de la convention « Ville et Pays d’art et d’histoire » à l’échelle de GrandSoissons Agglomération et ses 28 communes. Il est en effet question ici d’extension du label au « Pays » car Soissons est elle-même « Ville d’art et d’histoire » depuis 1988. Ce label attribué par le ministère de la Culture rassemble au total 203 Villes et Pays d’art et d’histoire en France, dont 17 dans les Hauts-de-France. Il a permis à Soissons de créer son service dédié au patrimoine : le service de l’architecture et du patrimoine, de recruter du personnel qualifié et de concevoir une politique globale de valorisation du patrimoine. Le service de l’architecture et du patrimoine s’est depuis renforcé en terme d’effectifs et un CIAP (centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine) s’est créé en 2007.

Au conseil d’agglomération, la chargée de projets Coline Courbin s’est adressée en préambule aux élus pour leur exposer les enjeux de l’extension au « Pays » : « Il s’agit de renforcer la cohérence territoriale de GrandSoissons par le patrimoine, une composante incontournable du territoire, tout en partageant un projet de valorisation avec les acteurs locaux. » Elle souligne par ailleurs « l’aura non négligeable qu’apporte ce type de label à un territoire, la structuration par le biais d’un service dédié au patrimoine à l’échelle de l’agglomération, avec les moyens politiques et humains pour mener à bien les actions de valorisation, sans oublier les subventions dont peut bénéficier la collectivité. »

Avec l’ambition de décrocher ce label « Ville et Pays d’art et d’histoire », Coline Courbin a déjà engagé un travail colossal avec l’ensemble du service architecture et patrimoine, l’office de tourisme, la Drac et tous les acteurs locaux dans le domaine. L’ensemble du patrimoine soissonnais doit en effet être recensé dans un premier temps, « un patrimoine immense » de l’aveu même de la chargée de projets qui découvre petit à petit le territoire depuis son arrivée en octobre 2020. Un bilan décennal doit également être élaboré car la convention signée entre le ministère de la Culture et la collectivité est renouvelable tous les 10 ans.

« L’objectif est de transmettre le dossier de candidature à la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture en 2022 », annonce le vice-président Pascal Tordeux. Le territoire soissonnais pourrait alors décrocher officiellement le label en 2023. A terme, on peut même imaginer un label « Ville et Pays d’art et d’histoire » à l’échelle supérieure, celle du PETR du Soissonnais et du Valois qui regroupe les collectivités du GrandSoissons, de Retz-en-Valois, du Val de l’Aisne et du canton d’Oulchy-le-Château. Cette structure qui est également présidée par Alain Crémont englobe en effet de plus en plus de projets locaux et s’inscrit petit à petit comme la future délimitation du territoire local.

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