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Le label Ville et Pays d’art et d’histoire à l’échelle du Soissonnais

Les élus de GrandSoissons veulent mettre en place une politique commune de mise en valeur de tout le patrimoine soissonnais à l’échelle de l’agglomération et de ses
28 communes.

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Dès son élection à la présidence de GrandSoissons Agglomération en 2020, Alain Crémont a présenté le développement économique du territoire comme une priorité. Sa politique de développement économique inclut l’essor du tourisme local et par là même la mise en valeur du patrimoine soissonnais. Quelques semaines plus tard à l’heure du bilan touristique de l’été 2020, il annonçait déjà en misant sur la richesse historique et patrimoniale locale : « Faire du Soissonnais non plus un territoire de transition, mais un territoire de destination ». Le vice-président au tourisme Pascal Tordeux ajoutait à cette occasion : « Le Soissonnais est un livre d’histoire à ciel ouvert et c’est cette histoire que nous devons raconter aux visiteurs. »

L’enjeu est bien de capitaliser sur les multiples atouts artistiques et patrimoniaux du territoire. C’est pourquoi les élus du conseil communautaire ont voté l’extension de la convention « Ville et Pays d’art et d’histoire » à l’échelle de GrandSoissons Agglomération et ses 28 communes. Il est en effet question ici d’extension du label au « Pays » car Soissons est elle-même « Ville d’art et d’histoire » depuis 1988. Ce label attribué par le ministère de la Culture rassemble au total 203 Villes et Pays d’art et d’histoire en France, dont 17 dans les Hauts-de-France. Il a permis à Soissons de créer son service dédié au patrimoine : le service de l’architecture et du patrimoine, de recruter du personnel qualifié et de concevoir une politique globale de valorisation du patrimoine. Le service de l’architecture et du patrimoine s’est depuis renforcé en terme d’effectifs et un CIAP (centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine) s’est créé en 2007.

Au conseil d’agglomération, la chargée de projets Coline Courbin s’est adressée en préambule aux élus pour leur exposer les enjeux de l’extension au « Pays » : « Il s’agit de renforcer la cohérence territoriale de GrandSoissons par le patrimoine, une composante incontournable du territoire, tout en partageant un projet de valorisation avec les acteurs locaux. » Elle souligne par ailleurs « l’aura non négligeable qu’apporte ce type de label à un territoire, la structuration par le biais d’un service dédié au patrimoine à l’échelle de l’agglomération, avec les moyens politiques et humains pour mener à bien les actions de valorisation, sans oublier les subventions dont peut bénéficier la collectivité. »

Avec l’ambition de décrocher ce label « Ville et Pays d’art et d’histoire », Coline Courbin a déjà engagé un travail colossal avec l’ensemble du service architecture et patrimoine, l’office de tourisme, la Drac et tous les acteurs locaux dans le domaine. L’ensemble du patrimoine soissonnais doit en effet être recensé dans un premier temps, « un patrimoine immense » de l’aveu même de la chargée de projets qui découvre petit à petit le territoire depuis son arrivée en octobre 2020. Un bilan décennal doit également être élaboré car la convention signée entre le ministère de la Culture et la collectivité est renouvelable tous les 10 ans.

« L’objectif est de transmettre le dossier de candidature à la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture en 2022 », annonce le vice-président Pascal Tordeux. Le territoire soissonnais pourrait alors décrocher officiellement le label en 2023. A terme, on peut même imaginer un label « Ville et Pays d’art et d’histoire » à l’échelle supérieure, celle du PETR du Soissonnais et du Valois qui regroupe les collectivités du GrandSoissons, de Retz-en-Valois, du Val de l’Aisne et du canton d’Oulchy-le-Château. Cette structure qui est également présidée par Alain Crémont englobe en effet de plus en plus de projets locaux et s’inscrit petit à petit comme la future délimitation du territoire local.

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Debussy : le clip hommage au centre de Bucy

« Debussy » est tout simplement une réussite : bien écrit, bien réalisé, émouvant, plus qu’un message d’espoir c’est un hymne à la vie que rend Willie à la Maison de Kate.

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Début septembre 2021, une équipe de 50 personnes a débarqué au château de la Maison de Kate à Bucy-le-Long. Acteurs, techniciens, producteurs mais aussi anciens patients ont investi pendant deux jours le château et les environs de Bucy-le-Long pour tourner le clip « Debussy ». Le compositeur Claude Debussy, c’est le seul nom qui venait à l’esprit de Willie Schwartz à son arrivée au centre de soins de Bucy fin 2020. Quelques mois plus tard, il est revenu au château pour mettre son talent au service de la structure qui l’a accueilli. Auteur et musicien, il a écrit son « au revoir » au groupe, à la façon du véritable processus de rétablissement en fin de séjour. Pour la réalisation du clip, il a fait appel à un autre professionnel, son ami Thomas Creveuil, lui aussi ancien patient du centre. Le film de 5’30 est sur les plateformes vidéo depuis quelques semaines, il a été spécialement projeté au cinéma de Soissons le 21 mars, il est même passé au mythique cinéma Max Linder à Paris. « Debussy » est tout simplement une réussite : bien écrit, bien réalisé, émouvant, plus qu’un message d’espoir c’est un hymne à la vie que rend Willie à la Maison de Kate et toutes les personnes qu’il y a croisées. Il semblerait qu’ils veuillent en faire un long métrage, grand bien leur en prendrait.

La Maison de Kate bientôt dans un nouvel environnement

Sabine Casterman, la directrice de la Maison de Kate, ici dans les jardins du château de Bucy-le-Long pour 18 mois encore.

Tout juste certifiée de la Haute Autorité de Santé en février, la Maison de Kate devra pourtant quitter son château du début XXe et son parc classé à Bucy-le-Long. La construction d’un nouveau centre de soins plus adapté, situé avenue de Coucy à Soissons, débute et doit ouvrir fin 2023.

Connue localement comme la Maison de Kate, du nom de Kate Barry qui a fondé l’établissement en 1994, la structure est un centre de soins dédié aux personnes souffrant d’addictions à l’alcool et aux drogues. La fille de Jane Birkin avait choisi ce lieu privilégié à Bucy-le-Long pour accueillir les patients qui choisissent ici librement d’engager leurs démarches de rétablissement. Aujourd’hui géré par l’association Aurore, le CSAPA (centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie) se prévaut d’avoir conservé son bon service qualité : « C’est le seul établissement de l’Aisne spécialisé en Soins de Suite et de Réadaptation, et le seul CSAPA résidentiel, les autres étant en ambulatoire », souligne la directrice Sabine Casterman.

Et depuis sa création, le centre se distingue aussi par sa prise en charge inspirée du modèle « Minnesota », basé sur l’entraide, la solidarité et les groupes de paroles : « Nous accueillons des adultes mixtes pour un séjour de 12 semaines, précise Sabine Casterman. Ce sont des personnes en grande difficulté face à leurs addictions, elles arrivent au bout de leur processus mais elles viennent ici librement, avec le souhait personnel de sortir de leurs dépendances, dans le respect de notre cadre bien sûr. Notre admission oblige d’ailleurs à avoir fait un sevrage hospitalier avant car nous proposons un séjour en toute abstinence et sans produit de substitution. Les patients réapprennent à vivre en communauté et à retrouver une hygiène de vie pour se rétablir. »

Le château de Bucy-le-Long et son parc apparaissent bien sûr comme le lieu idéal pour se rétablir. Mais force est de constater que l’édifice n’est plus adapté aux activités de soins, pour les patients d’une part qui n’y ont pas leurs chambres individuelles par exemple, mais aussi pour l’ensemble de l’équipe professionnelle divisée dans des petits bureaux notamment. Le CSAPA Aurore, c’est en effet 30 salariés qui couvrent tous les postes de la santé, de l’éducation adaptée, de l’accompagnement social comme de la logistique, la restauration et l’administration. Un nouveau centre de soins plus grand, plus moderne et plus éco-responsable est donc devenu indispensable : « Nous avions pensé au départ réhabiliter le château, confie la directrice, mais le réaménagement nécessitait un budget de 4 M€, trop lourd pour l’association. » Elle reconnaît alors « devoir quitter un bel environnement, cela étant, le centre qui nous attend est aussi un beau projet architectural, plus lumineux avec également son grand espace de verdure. Dans un même temps, le rapprochement à Soissons en sera un confort indéniable puisque nous y avons tous nos rendez-vous médicaux, sociaux et même culturels car le Mail est aussi un de nos partenaires. Nous viendrons en fait renforcer le pôle santé de la ville de Soissons. »

Sabine Casterman tient cependant à rassurer toutes les susceptibilités qui verraient d’un mauvais œil l’arrivée d’un centre de soins pour addictologie : « Nous rassemblons une population qui n’est pas dangereuse, il n’y aura pas d’aiguilles qui traînent, pas de dealers au coin de la rue car nous avons une ligne d’abstinence, nos patients ne consomment pas, ils sont là pour se soigner. »

La construction du futur CSAPA Aurore d’une surface de 1 700 m2 est donc lancée. Porté par le bailleur social Clésence, il se situera au 14 avenue de Coucy, sur un terrain de 5 670 m2 entre le centre de lavage de véhicules Expresswash et l’atelier d’artisan – créateur D’ors et Déjà. Programmée pour une durée de 18 mois de travaux, la nouvelle Maison de Kate à Soissons devrait ouvrir ses portes fin 2023.

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Orpi Soissons se met au service des pros

Orpi Soissons est l’une des 1 350 agences immobilières de l’enseigne en France. Elle ajoute un autre champ à son savoir-faire en apportant toute son expertise aux professionnels. Adil Houem, le dirigeant d’Orpi Soissons, présente ce service nommé Orpi Pro.

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Orpi Pro, c’est quoi ?

« Orpi Pro est une branche d’Orpi France offrant des services dédiés à l’immobilier d’entreprise : achat/vente/location et gestion locative de bureaux, locaux professionnels, locaux commerciaux, entrepôts, terrains industriels… Orpi pro intervient également sur la cession de fonds de commerce. Bien entendu, nous pouvons être rédacteurs des compromis de vente ou des baux. Nous avons même développé une garantie loyer impayé pour la location. »

Pourquoi avoir créé la branche ORPI PRO à Soissons ?

« Pour nos clients ! En effet, certains nous ont demandé à plusieurs reprises si nous pouvions les accompagner sur leurs projets en immobilier d’entreprise. Pour ne pas faire les choses à moitié et pour apporter un service de qualité, nous avons décidé de nous appuyer sur la coopérative Orpi France qui avait les outils et l’expertise via Orpi Pro. Nous avons eu la même démarche avec le service gestion locative fin 2020 et qui avait été créée à la suite de plusieurs demandes. Pour tout dire, quand nous avons ouvert il y a 4 ans, je ne savais pas que nous allions proposer ces deux autres services. »

Quel est l’impact au sein de votre entreprise ?

« Une augmentation du volume d’activité, forcément. Il a fallu revoir nos moyens matériels et RH.
Un conseiller est donc dédié uniquement à l’activité Orpi Pro et nous sommes en cours de recrutement pour un deuxième conseiller sur ce service et un troisième sur 2023. Nous avons dû également revoir notre local car la place commençait à devenir un réel sujet. Nous avons alors eu la chance de récupérer un deuxième local juste à côté de l’existant. Et celui-ci est maintenant dédié à l’activité Orpi Pro. »

Et comment l’activité de l’agence évolue ?

« Aujourd’hui, exceptée la location saisonnière qui est à part, nous intervenons sur les quatre grands métiers de l’immobilier sur lesquels Orpi France évolue. Ces métiers sont la transaction, la location – gestion locative, l’immobilier d’entreprise désormais via Orpi Pro, et également depuis peu : le Syndic de copropriété via l’agence de Saint-Quentin qui intervient déjà sur Soissons et qui peut s’appuyer sur notre agence pour les rendez-vous physiques et ainsi garder une proximité avec nos clients. C’est aussi ça l’esprit de la coopérative Orpi, travailler ensemble et avec bienveillance au service de nos clients, et cela depuis 1966 ! Aujourd’hui, Orpi représente le premier réseau immobilier sur le territoire en nombre d’agences, et c’est également vrai pour Orpi Pro. Comme pour le résidentiel où nous avons 35 agences en Picardie, le réseau Orpi Pro bénéficie en effet d’un fort maillage. La preuve sur le territoire avec les agences Orpi Pro de Laon, Château-Thierry, Meaux, Compiègne, Beauvais, Reims… Et maintenant Soissons. »

Agence Na & Co Immobilier

Achat / Vente / Location / Gestion locative
57 avenue de Paris
02200 SOISSONS

03 23 59 40 54

Retrouvez-nous sur :
www.orpi.com/immobiliernaco

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Bénédiction et concert pour la nouvelle rose

Tout juste dévoilée de l’intérieur de la nef, la rose de la cathédrale de Soissons entièrement restaurée a été bénie par Mgr de Dinechin. L’ensemble Axonance l’a aussi mise en lumière à travers un concert au répertoire spécialement composé de chansons de roses.

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La rose à nouveau visible de la nef depuis l’enlèvement mi-mars des derniers panneaux de protection pour le chantier.

La nouvelle rose de la cathédrale Saint-Gervais Saint-Protais a été officiellement inaugurée en janvier après cinq années de reconstruction minutieuse et spectaculaire. Le 12 janvier 2017, la tempête Egon avait en effet partiellement détruit la rose occidentale et l’orgue de la cathédrale. L’énorme échafaudage extérieur côté parvis a été enlevé à la suite de l’inauguration, restaient encore les plaques de bois installées à l’intérieur pour protéger la nef du chantier. C’est désormais chose faite depuis mi-mars : la rose est désormais complètement dévoilée et visible de l’extérieur comme de l’intérieur. Ses couleurs illuminent à nouveau toute la cathédrale, celles-ci ne sont d’ailleurs altérées en rien par la vitre de protection thermoformée posée à l’extérieur.

Le public a pu le découvrir de ses propres yeux dimanche 24 avril, à l’occasion d’une journée événement ponctuée par la bénédiction de la rose par l’évêque de Soissons, Mgr Renauld de Dinechin, puis un concert de l’Ensemble Axonance. Un événement qui a revêtu un caractère tout à fait particulier pour l’ensemble vocal dont la création est intimement liée à la reconstruction de la rose de la cathédrale : « Il se trouve qu’Axonance a été fondée le 13 janvier 2017, au lendemain de la destruction de la rose par la tempête, confie Karine Jagielski, responsable du service “Soissons, Ville d’art et d’histoire”. L’ensemble souhaitait se produire à la cathédrale depuis longtemps et voulait organiser ce concert à la restauration de la rose, les deux histoires se sont maintenant rejointes. »

L’ensemble semi-professionnel Axonance dirigé par Stéphane Candat est composé d’une trentaine de chanteuses et chanteurs de l’Aisne et de la Marne, ils répètent d’ailleurs successivement à Soissons et à Reims. Le chœur est issu pour partie de l’ancien Studio choral de l’Aisne qui avait dû arrêter son activité suite aux restrictions de subventions du Département en 2017. Désormais constitué en association, l’ensemble vocal perpétue donc sa passion du chant sous le nom d’Axonance. Le public soissonnais a alors pu apprécier tout le talent du chœur qui avait préparé pour l’occasion un répertoire de musiques mariales, la rose étant une figure souvent attribuée à Marie au Moyen-Age. Privé de concert pendant ces deux années de crise covid, Axonance a fait son grand retour en public à la cathédrale de Soissons, d’autres concerts seront programmés au cours de cette année 2022.

Le service de l’architecture et du patrimoine de la Ville de Soissons organise d’autres animations autour de la rose de la cathédrale de Soissons :

  • « Allons voir si la rose… » : tous les jours à partir du 24 avril. Retour sur un chantier exemplaire, dans le respect de l’architecture gothique mais avec le savoir-faire du XXIe siècle, exposition photos à l’entrée de la nef. Gratuit, RV à l’entrée de la nef de la cathédrale.
  • « La rose s’offre à vous » : à partir du 15 mai, les mercredis, vendredis et dimanches à 16h. Accès à la tribune sud de la cathédrale, à deux pas de la rose, visite commentée sur le vitrail et sa restauration. 5 € par personne, déconseillé aux moins de 6 ans, RV à l’entrée de la nef de la cathédrale.
L’ensemble Axonance dirigé par Stéphane Candat (archives © Axonance).

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