Connectez-vous avec le Vase

Actualités

ParkingMap : Soissons connectée au stationnement facile

Si Soissons ne retrouvera plus sa place de première capitale comme au temps des Francs, la ville s’autoproclame aujourd’hui « capitale française du stationnement intelligent ». Avec le déploiement du système ParkingMap, elle devient en effet la première ville française équipée de ce dispositif.

Le Vase Communicant

Publié

le

La municipalité de Soissons annonce la mise en fonction de l’application gratuite ParkingMap sur Smartphone. Outil dédié au stationnement qualifié « d’intelligent », l’application est la suite logique aux actions en place depuis 2016, avec Flowbird (ex-Whoosh), permettant de payer son parking à distance et d’allonger la durée de stationnement via son smarphone, puis l’expérimentation de la rue Georges Muzart et ses installations de capteurs donnant en temps réel les places de stationnement disponibles.

« No parking, no business » aime à dire la municipalité Crémont. Le stationnement est en effet une problématique prioritaire dans l’attractivité des commerces du centre-ville. C’est pourquoi elle a fait de la mobilité l’un de ses cinq axes majeurs du projet Cœur de Ville. Ses objectifs : faciliter la rotation des véhicules, fluidifier le trafic automobile dans l’hyper-centre et faciliter la vie des usagers.

« Dans ces travaux du cœur de ville, chaque place enlevée sera une place remise, assure Pierre Bureau, conseiller municipal délégué aux transports. Nous y intégrons notre réflexion sur la circulation et sur le stationnement, mais la rotation des véhicules ne se fait pas non plus qu’en démultipliant les places, certaines places doivent être payantes pour éviter les voitures ventouses, d’autres en zone bleues ou blanches. »

Les places de stationnement connectées comme ici rue Georges Muzart font partie du plan de « stationnement intelligent » de la ville, avec ses bornes de stationnement courte durée (15 mn), de recharge de véhicules électriques (la nuit) et de stationnement des camions de livraison (en début de matinée).
Un boitier de capteur d’images en hauteur, l’une des deux technologies avec les capteurs au sol.

Bientôt 1 800 places connectées

La collaboration avec la start-up ParkingMap prend alors tout son sens. A l’instar de la rue Georges Muzart, la ville déploie le système de capteurs sur toutes les places de parking du centre. Deux technologies sont utilisées : des capteurs au sol et des capteurs d’images installés en hauteur. Toutes les données peuvent alors être récoltées pour évaluer, analyser et comprendre le stationnement et le flux des véhicules dans la ville.
« Ces analyses n’avaient jamais été faites, souligne Pierre Bureau, elles nous permettront d’adapter notre politique de stationnement. »

Près de 1 000 places sont déjà équipées du système, bientôt 1 800, fin février/début mars, avec le travail qui s’effectue maintenant sur les parkings du parc Gouraud, de la place Mantoue, la rue du Collège, la rue de la Buerie, jusqu’à la rue et la place Saint-Christophe. Dans le même temps, des « panneaux de jalonnement dynamiques » ont été installés aux six entrées de la ville. Plus clairement, ces panneaux connectés au système ParkingMap indiqueront le nombre total de places disponibles en temps réel et orienteront les automobilistes qui n’utilisent pas l’application mobile vers les parkings et les poches de stationnement. D’autres panneaux (5 mâts) seront aussi montés aux points stratégiques du cœur de ville, « le but étant de casser l’image qu’il n’y a pas de places en centre-ville », appuie le conseiller municipal.

Enfin, au cours de l’année 2020, de nouveaux capteurs couvriront progressivement les zones manquantes sur les avenues de Reims et Gambetta. Il sera aussi réalisé un nouveau calendrier de déploiement pour couvrir les zones blanches en fonction des futurs projets d’aménagement des quartiers de la Gare, de la place Alsace-Lorraine et des berges de l’Aisne.

Il faut dire que la Ville de Soissons se donne les moyens de mener cette action, elle investit 374 000 € HT, dont 50 % sont subventionnés par l’Etat. C’est ainsi qu’elle se nomme « capitale française du stationnement intelligent », étant la première commune à s’équiper de ce système dans sa globalité.

L’utilisation de l’application ParkingMap pour visualiser en temps réel les places disponibles (image de la ville de Soissons).

L’utilisation sur mobile

Comment ça marche ? L’application gratuite ParkingMap est disponible sur les plateformes de téléchargement AppStore, Google play, de même que sur l’appli « Soissons ».

Dans l’onglet « stationnement » de la page d’accueil, il suffit de cliquer sur « stationnement disponible », et chaque place disponible est indiquée en temps réel avec ses caractéristiques (place payante, arrêt minute, place pour personne à mobilité réduite).

Actualités

Le cinéma est déconfiné pour l’été

Au premier jour de réouverture autorisée, le cinéma de Soissons est sorti de son confinement le lundi 22 juin.

Le Vase Communicant

Publié

le

Nicolas Bey est le directeur du cinéma de Soissons depuis un an.

Après 100 jours de fermeture, le directeur Nicolas Bey et son équipe étaient impatients de rouvrir les portes des Clovis : « 100 jours de fermeture c’est inédit, confirme Nicolas, même pendant la guerre les salles de cinéma étaient ouvertes. »

Impatients mais aussi quelque peu frustrés. Habituellement à cette époque de l’année le cinéma bat son plein : « La fête du cinéma a été bien sûr annulée. L’an dernier à cette même date il y avait foule, ce sont toujours des moments agréables. » La fréquentation a tout simplement chuté de 70 % et la population n’est pas encore prête à reprendre toutes ses habitudes, à raison : « Il n’y aura pas de retour à la normale avant le mois de novembre, estime Nicolas Bey, les distributeurs américains sont très frileux et ils décalent toutes leurs grosses productions. »

Le directeur des Clovis ne se désunit pas pour autant, bien au contraire, toute l’équipe a mis « plein pot sur les mesures sanitaires » et est prête à accueillir le public de l’été. Sept dessins animés seront à l’affiche et le cinéma travaille sur le développement des contenus, « nous essayons par exemple d’avoir la saga Jurassic Park », confie Nicolas. Dans tous les cas, il se sent soutenu par sa direction : « CGR est un grand groupe en plein essor et il a les reins solides. Le cinéma de Soissons ne sera pas impacté et les projets ne seront pas avortés. »

La construction du nouveau cinéma est donc toujours d’actualité, la seule inconnue reste encore à savoir où…

ALLIANZ – Parution 2

Continuer la lecture

Actualités

Maison Henry : des Soissonnais soucieux de sa préservation

Alors que la construction du domaine d’Agathe et ses 113 appartements haut de gamme est lancé boulevard Jeanne d’Arc à Soissons, un groupe de citoyens appelle à la vigilance pour la préservation de la Maison Henry, modèle de l’Art Nouveau du début du XXe siècle.

Le Vase Communicant

Publié

le

Le chantier du domaine d’Agathe a débuté dans le prolongement de la Maison Henry.

Le chantier de construction du domaine d’Agathe a commencé début 2020 et déjà en avril des riverains se sont levés contre l’abattage d’un hêtre centenaire, sans résultat. Il est certain que la surface importante de la future résidence s’étend sur la majeure partie de l’ancien parc boisée de la Maison Henry (voir l’encadré). Maison Henry qui est maintenant l’objet de toutes les attentions d’un groupe de citoyens soissonnais, composé de Denis Rolland (vice-président de la Société Historique de Soissons), Eric Boutigny (auteur spécialiste de l’Art Déco dans l’Aisne) et Evelyne Leroy (créatrice du groupe Facebook « Soissons et environs, d’hier et d’aujourd’hui »).

Construite en 1905, l’édifice reste le témoin de l’architecture soissonnaise typique du début du XXe siècle avec ses boiseries Art Nouveau, ses cheminées et moulures Art Déco et son jardin d’hiver. La maison sera belle et bien conservée, elle fait partie intégrante du projet de la société Aegide Domitys qui prévoit de réhabiliter l’intérieur pour y aménager notamment six logements. Ces travaux de réhabilitation n’ont pas encore débuté mais le groupe, soucieux de la préservation du patrimoine local, préfère prendre les devants : « Notre démarche est d’attirer l’attention du public et d’appeler à la vigilance », disent-ils. La vue d’une vidéo présentant le projet pour l’intérieur de la maison les a en effet alertés : « La rénovation ne laisse visiblement aucune place aux éléments de décor Art nouveau qu’il faut conserver. Nous sommes tout autant inquiets pour la réhabilitation du jardin d’hiver avec ses ferronneries et ses verreries du début XXe. Par ailleurs, du fait que la maison soit cloîtrée depuis 6 ans avec ses fenêtres calfeutrées, sans ventilation et sans chauffage, nous avons la crainte que le bois soit attaqué par la mérule. Il y aurait dans tous les cas un diagnostic à faire sur la présence ou non de ce champignon. »

Si les trois Soissonnais lancent cet appel public, c’est aussi parce que le contact n’est pas établi avec le constructeur. Mais le président de la Société Historique que Denis Rolland a été pendant des années n’a pas oublié d’anticiper les choses quand il s’agit encore une fois de protéger le patrimoine : « J’avais fait précédemment une demande de classement de la maison en monument historique, demande acceptée et inscrite en septembre 2015. J’ai fait cette action par précaution pour le futur aménagement. Il est vrai que l’inscription en monument historique a été accordée après le dépôt de permis, mais j’espère que le constructeur respectera cette réglementation. »

Dans l’incertitude, le groupe de citoyens soissonnais lance donc son appel à la vigilance pour la préservation de la Maison Henry.

ALLIANZ – Parution 2

Le projet Agathe

Le permis de construire du domaine d’Agathe au 78 – 78 bis boulevard Jeanne d’Arc a été accordé à la société Aegide Domitys en octobre 2014. Le projet prévoit la réalisation d’une résidence haut de gamme pour seniors autonomes, composée de 113 appartements allant du studio au 3 pièces. L’ensemble d’une surface de 7 433 m2 au plancher, pour une hauteur maximale de 14 m, est construit sur la parcelle de 8 740 m2 du parc de la maison de maître, couramment appelée Maison Henry. Maison qui est elle-même intégrée au projet et qui fera face à la future résidence neuve. Elle sera réaménagée pour abriter six logements, ainsi que des espaces pour séminaires et activités communes. Le chantier a commencé en ce début d’année 2020 pour se terminer fin 2021, date de livraison annoncée avant le confinement.

Le projet du domaine d’Agathe sur le parc Henry, au cœur du boulevard Jeanne d’Arc.

Continuer la lecture

Actualités

Les « emplois francs » généralisés pour relancer l’embauche dans les quartiers prioritaires

L’Etat relance pour un an l’aide à l’embauche des habitants des Quartiers Prioritaires de la Ville, dont l’accès à l’emploi reste plus fermé.

Le Vase Communicant

Publié

le

Les « emplois francs » ont été expérimentés dans les Hauts-de-France d'avril 2018 à décembre 2019. A Soissons, les quartiers de Presles, Chevreux et Saint-Crépin sont concernés. La municipalité et ses partenaires avaient organisé il y a un an un « forum emplois francs », ici à la salle #Aulocal, rue du Bois de Sapin (photo d'archives).

Les inégalités face à l’emploi subsistent si l’on vient d’un quartier dit « difficile » ou si l’on habite un riche centre-ville. A diplôme, âge et parcours équivalents, il est en effet toujours plus difficile d’accéder à un travail pour les habitants des Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV). C’est bien à l’intention des habitants des QPV que les « emplois francs » ont été expérimentés sur certains territoires. A Soissons, les quartiers de Presles, Chevreux et Saint-Crépin sont concernés.

Le principe des emplois francs consiste à aider financièrement tout employeur (entreprise, association) qui recrute un demandeur d’emploi ou un jeune suivi par une mission locale et résidant dans un QPV, dans le cadre d’un CDI ou d’un CDD d’au moins 6 mois. Après un an et demi d’expérimentation, l’Etat a décidé de le généraliser depuis le 1er janvier 2020 sur l’ensemble du territoire pour une durée d’un an.

Avec ces emplois francs, le but est bien sûr de relancer l’embauche. Les entreprises qui souhaite recruter avec ce dispositif doivent adresser leur demande d’aide à Pôle Emploi dans les trois mois qui suivent la signature du contrat de travail. Le montant de l’aide financière de l’État accordée à l’employeur pour un emploi franc est à hauteur de :

  • 5 000 € par an sur 3 ans en CDI.
  • 2 500 € par an sur 2 ans en CDD d’au moins 6 mois.

Dans le département de l’Aisne, on compte actuellement 17 Quartiers Prioritaires de la Ville répartis dans neuf villes (Saint-Quentin, Soissons, Laon, Château-Thierry, Hirson, Chauny, Tergnier, La Fère et Villers-Cotterêts). Au total, près de 6 800 demandeurs d’emploi domiciliés dans ces quartiers prioritaires peuvent bénéficier du dispositif Emplois francs (données au 31 décembre 2019).

ALLIANZ – Parution 2

Le constat établi par l’Etat

Le taux de chômage dans les quartiers prioritaires de la Politique de la ville reste très élevé, proche de 25 %, soit plus de deux fois et demi le taux de chômage national.

Les difficultés d’accès à l’emploi touchent toutes les catégories de résidents de ces quartiers prioritaires, les personnes peu qualifiées mais aussi les personnes les plus diplômées.

Les études montrent que le fait d’être issu de certains territoires ou quartiers constitue un frein d’accès à l’emploi.

Continuer la lecture
P U B L I C I T É
JEROME TROUVE – Hypnose

Inscription newsletter

Catégories

Facebook

Top du Vase