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Une visite du chantier en avant-première avant l’inauguration à l’automne

L’inauguration de la Cité internationale de la langue française au château de Villers-Cotterêts étaient attendue en ce printemps 2022. Elle sera finalement retardée de deux saisons car l’ouverture officielle est annoncée à l’automne prochain. Mais une ouverture au public en avant-première est tout de même organisée pour découvrir les trésors patrimoniaux déjà restaurés côté logis royal et jeu de paume. L’opération se déroule les 19 et 20 mars à l’occasion de la Semaine de la langue française et de la francophonie.

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Xavier Bailly, l’administrateur du château de Villers-Cotterêts, ici en plein travaux de restauration avant l’ouverture de la Cité internationale à l’automne.

400 compagnons du devoir travaillent toujours en continu sur l’immense chantier de restauration du château de Villers-Cotterêts. Ils poursuivront donc leur travail jusqu’à l’automne 2022, période à laquelle est programmée l’inauguration de la Cité internationale de la langue française. Le chantier s’ouvre cependant les 19 et 20 mars, le temps d’un week-end dédié à la première présentation au public de la partie déjà restaurée, celle-ci étant de plus l’entrée de la future Cité internationale avec son parcours d’expositions. Cette partie du logis royal et du jeu de paume comprend d’ailleurs les principaux chefs-d’œuvre du château Renaissance de François 1er, à commencer par l’escalier restauré du Roi, l’ancienne chapelle ou salle des Etats où fut hypothétiquement signée la célèbre ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 qui imposa le français comme langue officielle du royaume pour tous les actes administratifs et judiciaires, jusqu’à l’escalier de la Reine.
Après deux ans de travaux, l’occasion est ainsi donnée au public de découvrir l’avancée du projet, en débutant par la façade sud du château, côté place Aristide Briand, dégagée des échafaudages. L’occasion également de voir que le projet prend forme depuis l’idée émise en 2017 sur fond de campagne présidentielle, par un certain Emmanuel Macron alors candidat. Les études ont été lancées dès 2018 et le président désormais élu est même venu faire une visite surprise pour confirmer qu’il voulait placer la ville d’Alexandre Dumas au centre de la francophonie. L’Etat a alors confié la réalisation du projet au Centre des Monuments Nationaux (CMN) qui a dépêché sur place Xavier Bailly comme administrateur du château de Villers-Cotterêts et ses 23 000 m2 de monuments historiques. Il ne fallait pas moins d’une structure aussi importante que le CMN qui gère 100 monuments nationaux et 10 millions de visiteurs par an pour mener à bien un projet de l’ampleur de la Cité internationale de la langue française au budget de 185 M€. Philippe Bélaval, le président du CMN, a d’ailleurs classé le château de Villers-Cotterêts comme l’une des trois ouvertures majeures de l’année en France (NDLR : avec le site d’Ensérune et l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue).

Le château de Villers-Cotterêts en restauration pour accueillir la Cité internationale de la langue française.

« La plus haute grue après celle de Notre-Dame-de-Paris »

Après avoir administré le Mont-Saint-Michel, Xavier Bailly a pour sa part pris ses fonctions en terres cotteréziennes en septembre 2019. Depuis le début des travaux en février 2020, il confie « n’avoir pas chômé et bien travaillé avec l’ensemble des partenaires et des 600 compagnons à l’œuvre au plus fort du chantier ». Le retard de quelques mois, il l’explique principalement par « les mauvaises surprises auxquelles nous avons dû faire face dans un château qui a été malmené pendant deux siècles, des transformations qui n’ont pas été faites dans le respect d’un monument historique. Dans le même temps, la crise sanitaire ne nous a pas facilité la tâche. »
L’autre partie des travaux restant à faire se situe quant à elle dans les ailes des communs et la cour des Offices. Elle concerne les activités à vocation économique où seront concentrés l’hôtellerie – restauration, l’entrepreneuriat et les lieux culturels complémentaires. Deux avis d’appel à manifestation d’intérêt ont été lancés concernant un hôtel/restaurant et un tiers-lieu.

Pour autant, les rénovations entreprises sont d’ores et déjà suffisamment spectaculaires pour ouvrir le château au public les 19 et 20 mars. La (re) découverte de son histoire et toutes les informations sur la magistrale restauration en cours sont aussi l’objet de l’ouverture de la Maison du projet depuis le 15 janvier (lire l’encadré).
« Il s’agit d’appréhender les différentes étapes du chantier, précise Xavier Bailly : 3 600 m2 de toiture à restaurer, la plus haute grue sur un chantier patrimonial après celle de Notre-Dame-de-Paris, l’installation d’une verrière de 620 m2 abritant un ciel lexical dans la cour du Jeu de Paume…
C’est toute une vie qui s’organise au quotidien derrière les palissades, faite de savoir-faire, ceux de métiers différents et tous complémentaires. » Et à quelques mois de l’inauguration officielle, l’administrateur invite la population à se projeter dans l’avenir : « Celui de la Cité internationale de la langue française, lieu culturel et artistique reposant sur un programme entièrement dédié à la langue française. Elle offrira 1 600 m2 d’expositions permanentes et temporaires dont 1 200 m2 de parcours permanent de visite sur la langue française, un auditorium de 250 places, 2 commerces de proximité avec une librairie et un café-salon de thé et 12 ateliers de résidence pour des artistes, chercheurs, entrepreneurs. »

Ouverture exceptionnelle du chantier les 19 et 20 mars

A l’occasion de la Semaine de la langue française et de la francophonie et de la Journée internationale de la francophonie, une ouverture exceptionnelle du chantier du château de Villers-Cotterêts est organisée : samedi 19 et dimanche 20 mars de 10h à 19h – Accès par la place Aristide-Briand – Gratuit.
Découvrez en avant-première les chefs-d’œuvre de la Renaissance restaurés du château. En pénétrant dans la cour des Offices, la façade sud du Logis royal, joyau de l’architecture, dévoilera sa splendeur retrouvée. Les escaliers du Roi et de la Reine vous surprendront par leur ampleur et la richesse de leur décoration. Enfin, la chapelle vous éblouira par sa hauteur retrouvée et ses ornements. Des guides-conférenciers vous dévoileront tout au long de la journée l’histoire et les anecdotes de ces joyaux de la Renaissance, étapes du futur parcours de visite de la Cité internationale de la langue française.
Départ des visites commentées toutes les 15 minutes, de 10h à 19h – Réservation sur place uniquement.
Visites accessibles à partir de 7 ans (les espaces restent difficiles d’accès).
En nocturnes : vendredi 18 et samedi 19 mars de 20h à 21h30.
« La forêt s’invite au château » : illumination artistique de la façade du logis royal par Lumière de Verre. A la tombée de la nuit, la cour des offices s’illumine dans la tradition des lanternes magiques. La magnifique collection de diapositives de verre façonnées et colorées à la main de Julien Guiller et Stéphane Petit est projetée sur toute la hauteur des façades restaurées. Ormes, chênes, pins… la forêt s’invite au château.

La maison du projet ouverte en attendant la Cité

Située dans le parc du château de Villers-Cotterêts, au « Petit bosquet » à la jonction de l’impasse de la Faisanderie et de l’avenue du Rossignol, la maison du projet est ouverte depuis le 15 janvier, tous les samedis en accès libre de 10h à 12h et de 14h à 17h. Tandis que le chantier de restauration et d’aménagement du château bat son plein, le Centre des Monuments Nationaux propose ici des temps d’accueil et d’information. La maison du projet s’adresse tout particulièrement aux Cotteréziens, aux habitants des villages alentours, aux promeneurs et aux curieux pour qu’ils découvrent, redécouvrent, échangent et s’approprient le projet de Cité internationale de la langue française. « Un projet culturel aux multiples facettes, souligne Lyse Hautecœur, chargée de communication au Centre des Monuments Nationaux. Cet espace permet notamment de redécouvrir l’histoire du château de Villers-Cotterêts et tout savoir sur sa magistrale restauration en cours, car c’est une véritable renaissance que va connaître ce joyau architectural. »

Sortie en avant-première du timbre « Cité internationale »

L’Amicale philatélique cotterézienne annonce avec fierté la sortie du timbre « Cité internationale de la langue française ». La Poste émet ce nouveau timbre à partir du 21 mars, mais il sera vendu en avant-première sur place, dans la cour des Offices du château de Villers-Cotterêts, les samedi 19 et dimanche 20 mars lors de la première ouverture au public, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h. A cette occasion, le graveur Louis Genty et le dessinateur Clovis Rétif animeront une séance de dédicaces au château, le samedi 19 mars de 10h30 à 12h30. Dans le même temps, le timbre sera également vendu en avant-première le samedi à Paris, au Carré d’Encre (13 bis rue des Mathurins) de 10h à 17h.
Le timbre fait bien sûr référence à François 1er qui a engagé la construction du château de Villers-Cotterêts à partir de 1532. C’est en cette demeure royale qu’il signa l’ordonnance d’août 1539 dite de Villers-Cotterêts, imposant le français dans les actes administratifs et juridiques et ouvrant ainsi la voie à la généralisation de son usage et à son institution comme langue officielle. Elle constitue en cela une étape décisive dans la construction de l’unité française. Resté dans le domaine royal jusqu’à la Révolution, le château est saisi comme bien national en 1790. Il devient par la suite un dépôt de mendicité, puis une maison de retraite, qui se retire progressivement des bâtiments avant de les quitter totalement en 2014. Place désormais à la Cité internationale de la langue française lancée par le président Emmanuel Macron. En mars 2018, il confia le projet de création au Centre des Monuments Nationaux.
A partir du 21 mars 2022, le timbre « Cité internationale de la langue française » sera vendu dans certains bureaux de poste, par abonnement ou par correspondance à Philaposte Service clients commercial ZI avenue Benoît Frachon BP 10106 Boulazac, 24051 Périgueux cedex 09, par téléphone au 05 53 03 19 26, par mail sav-phila.philaposte@laposte.fr, sur réservation auprès de votre buraliste, ou sur le site www.laposte.fr

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De la destruction à la résurrection de la cathédrale

Denis Rolland consacre son dernier livre à la reconstruction de la cathédrale de Soissons « Maison de Dieu, mémoire des Hommes ». Un incroyable témoignage en images issues de 300 photos du fonds Vergnol.

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Denis Rolland lance une souscription avant la publication de son prochain ouvrage sur la reconstruction de la cathédrale de Soissons en images. Ici une photo de la cathédrale en 1919, seuls deux angles de la tour avaient subsisté.

« En 1919, la cathédrale de Soissons offre un aspect pitoyable. Au milieu du champ de ruines qu’est devenue la ville, sa nef est coupée en deux.
La tour sud s’est effondrée en ne laissant que deux moignons de maçonnerie.
Les dommages sont si importants qu’on se demande même s’il sera possible de la réparer. »

Président de la Société Historique de Soissons et déjà auteur de nombreux ouvrages, Denis Rolland s’est cette fois-ci plongé dans la grande aventure de la reconstruction de la cathédrale de Soissons, de sa destruction par les bombes allemandes durant la Première Guerre mondiale à sa lente résurrection en 1937. Pendant des semaines, il a ressorti, décortiqué et trié la trentaine de cartons conservée à la Médiathèque du patrimoine et de la photographie de Charenton-le-Pont où sont répertoriés tous les éléments de l’histoire. Il remet plus particulièrement au grand jour l’incroyable fonds de 300 images laissées par le photographe André Vergnol. Car cet ouvrage de 170 pages se distingue par ses 150 photos qui témoignent de la reconstruction de l’édifice durant toutes ces années et du travail des hommes qui ont été véritablement des grands bâtisseurs, eux aussi, au XXe siècle.

Réalisé en collaboration avec Marie Raymond, préfacé par Marie-Agnès Pitois, la présidente des Amis de la cathédrale de Soissons, le livre de Denis Rolland est tout d’abord ouvert à une souscription (bulletin ci-dessous) jusqu’au 1er mars, au prix de 16 € au lieu de 22 € pour sa publication à venir en mars ou avril dans les librairies soissonnaises.

La cathédrale en 1919 : on mesure ici l’importance des dégâts sur la cathédrale et les immeubles environnants. Les premiers travaux de protection sont en cours.
La reconstruction des voûtes de la nef. Elles sont refaites à l’abri de la couverture. Les nervures sont terminées mais reposent encore sur les cintres. À gauche, Maurice Lépissier surveille les travaux. À droite, les deux ouvriers débutent la pose des blocs de remplissage et l’homme avec la blouse blanche est probablement un métreur (AD 02, 13 Fi 1267).
La nef au début de l’année 1916 : les voûtes se sont effondrées sur toute la longueur de la nef.

Autre sortie en librairie :

le nouveau « Mémoires du Soissonnais »

Tout juste publié et en vente à la librairie du Centre et chez Inter Lignes à Soissons : le dernier tome de la collection « Mémoires du Soissonnais » de la Société Historique de Soissons, consacré aux souterrains et à l’archéologie. On y découvre notamment des articles sur la dernière découverte archéologique cet été des Américains Sheila Bonde et Clark Maines à Saint-Jean-des-Vignes, un état des lieux des dernières fouilles et recherches de Denis Defente à l’abbaye Saint-Médard, les 130 années de l’Argus Soissonnais avec les membres de la famille Fossé d’Arcosse, le château de Clémencin à Crouy disparu pendant la Grande Guerre, les photographies et les plans inédits d’un monde souterrain étonnant, ou la vie de Pierre Lebrun, cinéaste des années 20 installé à Fère-en-Tardenois.

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Le concours inédit de cuisine végétale

Ambiance Top Chef et MasterChef dans les cuisines de Saint-Vincent-Paul durant toute une matinée. Les élèves du Bac Pro Cuisine ont participé à un concours inédit en France. 

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Les Bac Pro Cuisine du lycée Saint-Vincent-de-Paul ont participé au premier Trophée VégOresto.

Le lycée Saint-Vincent-de-Paul de Soissons a lancé le premier concours de cuisine « Trophée VegOresto ». Au menu : plat végétal et dessert végétal, selon les convictions de l’application VegOresto dont le but est de démocratiser la cuisine végétale dans la restauration française. Le concours est en effet né de l’initiative d’Olivier Héraud, chargé de mission VegOresto et intervenant ponctuel dans la formation cuisine du Bac Pro : « J’interviens dans bien d’autres établissements scolaires de toute la France, dit-il, mais le coup d’essai du trophée est tenté à Soissons. Après cette belle organisation, il ne demande qu’à être transformé ailleurs, les demandes sont déjà nombreuses. »

L’organisation a de fait été confiée au professeur de cuisine de Saint-Vincent-de-Paul, Xavier Bertrand. Avec tout son enthousiasme et sa passion, il a donc monté avec succès ce premier événement en France, tout en fédérant les classes de Bac Pro Cuisine et Salle autour du projet. « L’idée était de casser les codes à travers ce concours dédié à la cuisine végétale, souligne Xavier Bertrand. Cela permet d’une part de promouvoir une cuisine et une consommation diversifiées, qui trouvent de plus en plus un public soucieux des problématiques écologiques en raison notamment de la surconsommation de viande. Il faut d’autre part former nos élèves aux nouvelles habitudes de consommation qui leur seront demandées à l’avenir, mais déjà aujourd’hui. Il vaut mieux savoir quelles sont les différences entre végétarien, végétalien, vegan ou flexitarien… Mais c’est aussi un concours qui les prépare tout simplement à leurs futurs examens. »

L’effervescence dans les cuisines du lycée Saint-Vincent-de-Paul.

Un concours ouvert aux élèves de Première et Terminale Bac Pro Cuisine. Quatre d’entre eux ont relevé le défi : Jamélia Vanon et Cyril Lempereur, 17 ans et élèves de Terminale, Camille Lefebvre et Aristide Quéhu, 16 ans et élèves de Première. Tous étaient secondés par un commis, un Seconde Bac Pro en l’occurrence. Et Trophée VegOresto oblige, un cahier des charges leur était imposé pour leurs menus : un plat végétal en utilisant tofu et haricots de Soissons, un dessert végétal obligatoirement croustillant. Une fois les assiettes dressées, leurs camarades de salle ont ensuite pris le relais pour servir les membres du jury. Celui-ci était composé d’Olivier Héraud, Xavier Bertrand, de l’ancien chef Bannier et le membre de la confrérie du Haricot de Soissons, Martine Lechef.

Les candidats et leurs menus

1re Jamélia Vanon

Tofu à l’ail des ours accompagné de son riz rouge et ses haricots de Soissons sauce arachide
Tartelette et mousse chocolat au tofu aux cerises et coulis de fruits rouges

2e Cyril Lempereur

Tofu fumé sauté, accompagné de jeunes pleurotes, carottes glacées et endives braisées sur lit de mousseline de haricots de Soissons
Pudding de chia au lait de coco sur son coulis de mangue fraîche et sa tuile à la farine de lentille verte

3e ex-æquo :   Camille Lefebvre & Aristide Quehu

Trilogie de purée de carotte, haricots de Soissons et vitelotte et son tofu fumé sauté.
Clémentine poché au sirop de basilic et ganache chocolat aux zestes de clémentine confite
Tofu fumé sauce bourguignonne à l’aubergine grillée et haricot de Soissons aux petits légumes
Mousse chocolat à l’aquafaba, amande et raisin, accompagnée de son caramel aux pois chiches

La présentation du plat au jury.

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Le Sommet de la Francophonie 2024 à Villers-Cotterêts

Alors que l’inauguration de la Cité internationale de la langue française est annoncée pour la fin du printemps 2023, le président Emmanuel Macron, présent à Djerba en Tunisie pour le XVIIIe Sommet de la Francophonie, a annoncé que l’édition 2024 se tiendra à Villers-Cotterêts : « Il n’y a pas de plus beau lieu pour que la langue française puisse raconter son odyssée et bâtir son avenir », a-t-il déclaré. C’est aussi pour la première fois depuis plus de 30 ans que le sommet se déroulera en France.

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Le château de Villers-Cotterêts, ici au-dessus de la verrière qui vient d'être posée, fait l'objet d'une double annonce : l'inauguration de la Cité internationale à la fin du printemps 2023 et l'organisation du Sommet de la Francophonie 2024 (© Centre des Monuments Nationaux).
S’il y a bien un lieu symbolique de la francophonie, c’est en effet le château François 1er où il signa l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, imposant désormais « le français dans tous les actes à portée juridique de l’administration et de la justice du royaume. » Elle posa tout simplement le premier jalon pour l’essor de la langue française. Ce fut également Emmanuel Macron en 2017 qui afficha son souhait de faire du château la future Cité internationale de la langue française. Au terme d’un chantier colossal toujours en cours, la Cité accueillera donc son sommet dans 2 ans. Le président a par ailleurs annoncé en même temps que la marraine de cette édition 2024 sera la chanteuse Yseult : « Je veux que cela soit un temps très fort pour les créatrices et les créateurs francophones. Avec Yseult, nous allons continuer à promouvoir notre si belle langue ».

L’annonce de cet événement promet dans tous les cas l’accueil d’une manifestation d’ampleur mondiale à Villers-Cotterêts. Le Sommet de la Francophonie est en effet la conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, l’instance suprême de la francophonie en d’autres termes. Organisé tous les deux ans, il est présidé par le chef d’État ou de gouvernement du pays hôte du sommet jusqu’au sommet suivant. Il définit les orientations de la Francophonie pour 10 ans « de manière à assurer son rayonnement dans le monde. Il adopte toute résolution qu’il juge nécessaire au bon fonctionnement de la Francophonie et à la réalisation de ses objectifs. »

Le chantier de la Cité internationale avance bien : le ciel lexical et la verrière viennent d'être posés au-dessus de la cour du Jeu de paume (© Centre des Monuments Nationaux).

Place à la jeunesse francophone

Présent au Sommet de la Francophonie à Djerba en tant que conseiller auprès du président de l’Association Francophone d’Amitié et de Liaison, l’ex-député Jacques Krabal se réjouit de l’annonce d’Emmanuel Macron. Pour la petite histoire, c’est lui qui amena en 2017 le futur président de la République à Villers-Cotterêts, alors en campagne électorale. Il découvrit à cette occasion le château François 1er, en bien mauvais état, et de là en découle le projet colossal de Cité internationale dans la cité d’Alexandre Dumas.

Jacques Krabal au Sommet de la Francophonie à Djerba, avec Jean-Daniel Sylla, élève du lycée Européen et Jeune Ambassadeur Francophone.

« J’en éprouve une certaine fierté puisque mon engagement politique au sein de la Francophonie parlementaire n’avait de sens que si le territoire se saisissait de cette opportunité », confie Jacques Krabal. Il met plus particulièrement en avant le programme des Jeunes Ambassadeurs Francophones : « Un projet émanant de la charte de l’élève francophone, rédigée par les établissements scolaires de Villers-Cotterêts et présentée en mars 2018 avec mon équipe au lycée Européen, lors d’un événement organisé à l’occasion du mois de la Francophonie. Depuis lors, nous mobilisons et accompagnons les Jeunes Ambassadeurs Francophones à faire entendre leurs voix par des actions qu’ils mettent en œuvre. » De ce fait, un élève du lycée Européen, Jean-Daniel Sylla, a accompagné Jacques Krabal au sommet de Djerba. Désormais, avec l’organisation de l’événement à la maison dans 2 ans, l’objectif annoncé est de rassembler 1 000 Jeunes Ambassadeurs Francophones dès l’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 puis au Sommet de la Francophonie programmé dans la foulée quelques semaines plus tard, date à confirmer toutefois. « L’ambition est maintenant de relever le défi et notre chance est d’emmener tout le territoire jusqu’au niveau régional pour être à la hauteur de ce qui nous est proposé. Il s’agit de fédérer tout le monde, des élus jusqu’à la population, pour mettre en lumière toute une région. »

La ministre de la Culture en visite de chantier

Le chantier du château de Villers-Cotterêts est l’un des grands chantiers en cours en France. L’annonce de l’organisation du Sommet de la Francophonie 2024 en son sein ne fait que confirmer l’importance du projet. Rien d’étonnant de ce fait à ce que la ministre de la Culture, Rima Abdul-Malak, soit récemment sur le chantier, une visite pour se rendre compte de l’état d’avancée des travaux. Le Centre des monuments nationaux a pu lui confirmer à cette occasion que le chantier avance bien. L’inauguration de la Cité internationale de la langue française, après avoir été retardée en raison du covid et de quelques complications, est même annoncée pour la fin du printemps 2023.

La ministre de la Culture Rima Abdul-Malak accueillie par le Centre des Monuments Nationaux, les élus et les autorités locales.

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