Rencontré il y a six ans, dans une librairie de Soissons où il signait son premier livre, Philippe Robin a dit « Je vais écrire un second livre ? La réponse est oui. »
Il l’a fait. C’est un roman policier – ou « gendarmesque » selon l’auteur, car l’enquêteur principal, qui doit résoudre un cas bien curieux, est un gendarme en poste à Château-Thierry, Frédéric Bordeaux (un collègue s’appelle Boulogne…).
Né et élevé lui-même à Château-Thierry, l’auteur a tout de suite voulu y faire figurer Jean de La Fontaine, gloire littéraire de sa ville.
L’adjudant-chef Bordeaux récupère dans le butin d’un cambrioleur une boîte à biscuits contenant le vieux manuscrit d’une… fable, La chèvre et le bouc. Et si c’était une fable inconnue de La Fontaine ? La réponse, comme dans tout polar qui se respecte, est inattendue.
Philippe Robin a écrit un vrai « polar » : plutôt que de brasser des abstractions existentielles et produire des portraits psychologiques approfondis, son objectif est de raconter une histoire saisissante, en faisant entrer le lecteur dans un milieu qu’il ne connaît que de l’extérieur. L’auteur, journaliste à Laon après une vingtaine d’années à Soissons, connaît par son métier les structures complexes de la Gendarmerie.
Il a maintenant le choix : une série « Bordeaux », qui monterait en grade succès par succès ? Ou une série « La Fontaine » ? Son lectorat verra.
La dernière fable, éd. A contresens, 2024.14€
L’auteur signera son livre le 26 avril à la libraire Interlignes.
[Cet article paraît dans le Vase Comminicant n° 395.]
Un commentaire, une question ? denis.mahaffey@levase.fr